Piégée par le patron de mon ex-mari

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Résumé

Après des années prisonnière d'un mariage brutal, Charlotte Kissman commet l'impensable. Elle dérobe l'argent que son mari détournait, planifie sa fuite et demande le divorce. Mais sa liberté est de courte durée lorsque le propriétaire des fonds spoliés frappe à sa porte. Keith Royalwood, le patron impitoyable de son ex-mari, lui rappelle que tout voleur finit par payer sa dette. Keith ne la dénonce pas immédiatement ; à la place, il lui fait une proposition : l'épouser… ou finir en prison avec l'homme qui a brisé sa vie. Il insiste sur le fait qu'il ne s'agit que d'un arrangement professionnel. Mais alors que vengeance, désir et une dangereuse attirance s'entrechoquent, Charlotte commence à réaliser que ce mariage avec Keith Royalwood est tout sauf un simple contrat – et qu'il est peut-être bien plus dangereux… et bien plus destiné à être sien, qu'elle ne l'aurait jamais imaginé.

Genre :
Romance
Auteur :
Lola Ben
Statut :
Complete
Chapitres :
52
Rating
5.0 (2 avis)
Classification par âge :
18+
Ceci est un extrait

Encore cinq jours

CHARLOTTE

« Oh oui, Brady », cette excitation stridente a atteint les sommets. « Là, bébé ! Juste là ! »

D’un regard vide, je fixais le cul plat de mon mari tandis qu’il s’envoyait brutalement sa dernière maîtresse. Une femme qui n’était visiblement pas impressionnée par ses talents au lit, mais très éprise de son argent.

Curieusement, ce n’est pas la vie que j’avais imaginée pour moi.

Après quatre ans, onze mois et vingt-cinq jours de mariage, on pourrait croire que je serais en vacances, en train de siroter un cocktail sur une plage.

Non.

Je suis fermement attachée à une chaise, pour être sûre de ne rien rater de ce spectacle fantastique : mon mari, Brady, en train de défoncer la chatte de sa maîtresse aux gémissements forcés.

« Oui ! Oui ! Oui ! »

J’ai levé les yeux au ciel avant de les fermer.

Et j'ai murmuré pour me rassurer : « Encore cinq jours. »

Les bruits de leurs ébats ont redoublé pour me narguer.

« Ça sera fini dans cinq jours », ai-je répété, mon cœur irrité souhaitant s'arracher aux liens de cuir qui me retenaient.

Mais tout ce que je pouvais faire, c'était crisper mes doigts et enfoncer mes pieds dans le tapis, en m'assurant que mon visage ne trahissait aucune émotion.

« Espèce de sale connasse ! » Le cri de Brady m’était clairement destiné.

D’un changement de position rapide, il s’est tourné vers moi, les jambes de sa maîtresse sur les épaules. Ses yeux mauvais brillaient alors qu’il m’insultait : « T’as le cerveau bouché ou quoi ? Je t’ai dit de ne pas fermer les yeux ! »

La maîtresse a gloussé, ce qui a nourri son ego.

Avec un large sourire en coin, il a repris ses va-et-vient dans le trou de cette femme, qui a poussé un petit couinement que j'aurais juré entendre.

Dans le même temps, il a plaisanté : « Je parie que t'es toute mouillée. Regarde autant que tu veux, Char. Et sois reconnaissante de pouvoir mater ça. »

Alors que ses rires résonnaient dans la pièce, son corps s'est incliné et, les yeux fixés sur moi, il a accéléré la cadence.

Moi, en revanche, même si je ressentais une excitation agaçante, j’ai ravalé mes larmes de dégoût et j'ai transporté mon esprit vers le jour où j'ai compris que j'avais fait la pire erreur de ma vie.

C’était dix jours après notre mariage très chic aux Maldives.

Je lui parlais de mes recherches d'emploi quand il s'est transformé en monstre, furieux à cause de l'assiette que je lui avais servie.

À partir de ce jour, mon calvaire n'a fait que s'aggraver. Sans fin.

Chaque sourire chaleureux qu'il me montrait quand nous sortions ensemble s'est transformé en grimace. L'amour qui me donnait confiance à l'université s'est mué en haine, une haine aux multiples visages.

Certains étaient des mots horribles, rabaissants, hurlés sans cesse pour transformer mon cœur et mon âme en un champ de terreur.

Sa haine prenait aussi la forme de coups de poing et de pieds. Ce n'était pas fréquent, mais chaque fois que cela arrivait, Brady s'assurait d'avoir une excuse pour que son ami médecin secret reste avec nous quelques jours. J'ai maintenant des cicatrices avec lesquelles je mourrai.

Sa manière la plus méprisante de me témoigner son indifférence était son infidélité notoire.

Sept jours sur sept, il était parfaitement capable d'être avec au moins vingt femmes.

Et comme un bouffon, Brady tirait une immense fierté de ses conquêtes. Si bien qu'une fois, lorsque j'ai exprimé mon mécontentement face à ses putasseries, il m'a battue à sang et s'est moqué de ma jalousie, disant que d'autres femmes l'avaient alors qu'il ne m'avait même pas embrassée depuis notre mariage.

Après ce jour, je n'ai plus jamais remis en question ses amusements stupides.

J'ai même fini par me dire que c'était une bonne chose qu'un homme aussi usé ne me touche pas. Qu'au pire, il me forçait juste à le regarder baiser d'autres femmes.

Alors… Oui.

Depuis près de cinq ans, je suis coincée dans cet enfer, incapable de partir, sentant mon âme se briser à chaque seconde qui passe.

Cependant, dans cinq jours, je vais enfin lui renvoyer son malheur en pleine face.

Avec une fausse quinte de toux, j'ai fait semblant de m'intéresser à leur partie de jambes en l'air et j'ai caché mon sourire, tandis que mon plan se déroulait dans ma tête.

Voyez-vous, pour chaque insulte, chaque claque, chaque coup, chaque abus émotionnel, financier ou mental… je me suis assurée que Brady me le paie.

Mais mon mari idiot n'en sait rien.

Oh que non.

Comment pourrait-il savoir ?

Alors qu'il me rabaissait quotidiennement, me crachant au visage que je ne serais jamais rien, j'utilisais mes compétences en ingénierie logicielle.

Grâce à cela, et à l'aide d'un bon ami à moi, je frappe Brady là où ça fait le plus mal.

Encore une fois… Il ne se doute de rien !

« T’en fais pas, Char », a repris Brady avec sarcasme en mettant sa maîtresse en position, les mains tirant ses cheveux en arrière. « Très bientôt, j'offrirai à ta chatte le plaisir de goûter à ma bite. Ça te démange d'y goûter, hein ? »

Le dégoût que je ressentais au fond de ma gorge a failli ruiner le faux sourire que j'ai affiché en réponse.

Riant avec insouciance, Brady se délectait de ma réaction. Il était sans doute persuadé que j'allais ouvrir la bouche pour le supplier.

Quel idiot.

La dernière fois que je l'ai supplié pour quoi que ce soit, c'était il y a des années.

Et c'est précisément à cette époque que j'ai commencé à élaborer mon grand plan.

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