Un problème à résoudre
OUI MONSIEUR !
Chapitre°1
Un problème à résoudre
ANNA
Je m’appelle Anna Gareth, j’ai 22 ans, je suis étudiante en droit à la New York University School of law. Je dois entamer ma dernière année dans un mois.
J’ai vraiment trimé et j’ai sacrifié ma vie sociale pour en arriver là.
Contrairement à certains, qui ont des facilités d’apprentissage, moi, il me faut beaucoup de temps et de concentration pour assimiler tous ces cours.
Je ne suis pas sotte, mais je ne peux pas me permettre de faire la fête comme beaucoup d’étudiants le font.
J’ai donc passé la plupart de mes années universitaires dans les bouquins alors que mon amie Julie, qui est elle aussi en droit, les a passées à boire et à faire la fête !
Elle, il lui suffit de lire son cours une fois, et il est mémorisé !
C’est vraiment trop injuste !
Je vis donc par procuration, à travers ses récits de fêtes arrosées et de soirées torrides.
Oh, je ne suis pas une nonne, j’ai eu quelques expériences... une en fait.
J’ai été en couple avec Tim pendant deux mois, mais il a fini par me larguer, lassé de toujours passer après mes bouquins.
Mais je ne suis plus vierge !
Mais tout cela n’a pas d’importance, là, je suis dans une impasse !
Toutes ces années risquent d’être réduites à néant !
Jusqu’à présent, c’est mon père, chirurgien renommé, qui finançait mes études et payait les quelque 70 000 dollars réclamés par l’université chaque année.
Mais l’année dernière, il a quitté ma mère pour une fille à peine plus vieille que moi, la réduisant à devoir faire des ménages pour payer ses factures !
Ma mère et lui étaient ensemble depuis l’université.
Mon père avait trois ans d’avance sur elle, et quand il a enfin été diplômé, ma mère est tombée enceinte de moi (oui, je sais, ça ne fait pas très sérieux pour des étudiants en médecine !)
Il lui a demandé de cesser ses études pour devenir femme au foyer, lui disant qu’il gagnerait suffisamment bien sa vie pour s’occuper de sa famille et qu’elle n’aurait pas à travailler.
Elle a donc interrompu ses études de médecine, pour m’élever.
Cependant, mon paternel étant issu d’une famille fortunée, ils se sont mariés sous le régime de la séparation des biens.
Et tout au long de leur vie, mon père, estimant que comme c’était lui qui avait travaillé pour les payer, a mis toutes leurs possessions acquises pendant leur mariage à son nom seul !
Tant et si bien qu’au moment de leur divorce, ma mère s’est retrouvée sans aucun revenu et aucun bien, à part une petite pension alimentaire, tellement ridicule qu’elle suffisait à peine à payer son modeste loyer.
Furieuse de cette situation injuste, je me suis insurgée contre mon père et nous avons fini par nous disputer violemment.
Il m’a mise à la porte en me traitant d’ingrate et a décidé de cesser de payer mes études.
Depuis, je vis dans un petit appartement avec ma mère et cherche des petits boulots pour l’aider ! Mais je n’ai aucune idée de comment trouver l’argent nécessaire au paiement de ma dernière année d’étude !
Les banques refusent de m’accorder un prêt, car je n’ai aucune garantie à offrir.
Seules des maisons de prêt peu scrupuleuses acceptent de me prêter cette somme, mais elles pratiquent des taux d’intérêt tellement scandaleux qu’il me faudrait presque toute une vie pour rembourser !
Je suis dans la merde !
Du coup, ce soir, je fais la fête et me bourre la gueule !
Je suis donc dans une boîte de nuit avec Julie et Tina, une autre amie de mes cours de droit, mais qui sort peu et étudie beaucoup !
Je ne suis pas la seule !
Je suis à mon troisième cocktail, et comme je ne bois jamais, je suis déjà bien pompette !
Alors que Julie s’éclate sur la piste de danse, je commence à parler à Tina de mes soucis, mais il m’est difficile de finir mes phrases, car à chaque fois, un homme m’interrompt pour m’offrir un verre ou pour me parler, voulant faire connaissance !
Je commence par les recaler gentiment, mais au bout d’un moment, je m’énerve et m’exclame.
-« Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à la fin ? Ils se sont passé le mot pour me faire chier ou quoi ? »
Tina est morte de rire, et me dit :
-« On voit que tu ne sors pas souvent ! Tu ne te rends pas compte à quel point tu es canon ! Tu les rends fous ! Ils te veulent tous, ma belle ! »
Heu, OK, je me suis maquillée et ai mis un truc assez sexy, que Julie m’a prêté, mais n’exagère pas ! Je la regarde avec de grands yeux et lui dis :
-« quoi ? Mais tu dis n’importe quoi, je suis banale ! »
Tina s’esclaffe !
- « Banale ? Mon Dieu, Anna, regarde-toi ! Tu as un visage sublime, de magnifiques yeux bleus pétillants, une crinière blonde incroyable, des lèvres… qui doivent leur donner des idées très...chaudes!(J’ai effectivement une bouche très pulpeuse) et ton corps ! Tu as tout ce qu’il faut, où il faut ! Regarde-moi cette poitrine ! Tu dois faire au moins un bonnet E et ils sont magnifiques, et ce cul ! L’apesanteur n’a pas d’effet sur toi ? Comment tient-il en l’air comme ça ? » dit-elle en me donnant une claque sur le postérieur.
-« J’en ferais bien autant!» ! S’exclame un mec qui passe à côté de nous à ce moment-là !
-« Dans tes rêves ! », s’exclame Tina, morte de rire.
-« Ouais, ben ça me fait une belle jambe tout ça ! Ce n’est pas ça qui va me payer ma dernière année d’études ! » M’écrie-je alors.
Et je raconte mes problèmes à Tina.
Celle-ci m’écoute attentivement, puis me fixe un instant, avant de se rapprocher de moi pour pouvoir me parler sans que personne d’autre n’entende.
-« Ben si, justement, ça pourrait t’aider à payer tes études, ma belle ! Comment crois-tu que je finance les miennes ? Mes parents n’ont pas un sou et je ne suis pas assez bonne pour avoir droit à une bourse ! »… puis réfléchissant intensément un long moment en se mordant la lèvre, les yeux fixés sur moi, elle finit par dire : « Je vais te parler de quelque chose, mais il ne faut que tu me promettes de n’en parler à personne, y compris Julie ! »
Je la regarde alors intriguée, et lui promets.
-« Heu ouais, OK, c’est promis ! Tu m’intrigues là ! Accouche ! »
Et là, je suis effarée par ce qu’elle me dit !
-« je bosse pour une agence qui met en contact de jolies jeunes femmes, ayant un bagage intellectuel intéressant, avec des hommes riches qui paient pour passer une soirée avec elles.
Il s’agit la plupart du temps d’assister à des dîners d’affaires en leur compagnie.
La plupart des hommes d’affaires amènent une compagne pour ces occasions, donc ceux qui n’en ont pas, se servent de nous comme faire valoir.
Nous devons être capables de tenir une conversation et de parler de tout, et bien entendu de bien présenter physiquement.
La soirée peut s’achever là...mais c’est rarement le cas… En fait, la soirée finit la plupart du temps au lit… ben, ce sont des hommes, quoi !
Mais l’agence veille à ce que ces hommes soient respectueux !
Et en général, les pourboires sont généreux, voire TRÈS généreux !
Si nous n’assistons pas à des dîners d’affaires, nous pouvons aussi les rencontrer directement dans leur chambre d’hôtel, ce sont pour la plupart des hommes d’affaires en déplacement qui souhaitent agrémenter leur voyage.
Ils sont souvent mariés et pères de famille, et nous sommes tenus à la confidentialité.
Je ne sais pas ce que tu en penses, mais moi, je finance mes études comme ça depuis le début.
J’ai maintenant des clients réguliers, tous très riches ! Ce sont mes « sugar daddy » il y en a même un qui est super mignon ! »
Elle me regarde enfin, attendant ma réaction.
Celle-ci tarde à venir, car je suis scotché par ce qu’elle vient de me révéler !
Je ne m’attendais pas à ça !
Elle semble si... normale !
-« Mon Dieu, Tina, je ne sais pas quoi te dire ! En fait, tu me dis que tu es une prostituée ! »
-« Une ‘Escorte Girl’ plus précisément », me répond-elle, le visage soudain fermé. « Écoute, tu n’es pas obligée d’adhérer, mais ne me juges pas, OK ? Chacun fait comme il peut, et je pensais pouvoir t’aider, mais laisse tomber ! »
-« Non, attends, excuse moi ! Ne le prends pas mal, je ne m’attendais juste pas à ça ! Puis, prenant un air coquin, je rajoute, mais dis donc, tu dois en avoir des trucs croustillants à raconter ! »
Elle se détend alors et me fait un petit sourire en coin.
-« Ho, mon Dieu, je pourrais écrire un bouquin ! »
Et nous passons le reste de la soirée à parler, alors que Julie, qui s’est trouvé un mec pour la soirée, s’éclipse et ne réapparaît plus, nous envoyant un texto disant :
-« Désolée, les filles, ne m’attendez pas, je suis à l’hôtel avec mon beau brun !»
Tina me raconte donc qu’elle a un client gay, qui l’appelle régulièrement, c’est apparemment un footballeur connu, qui n’est pas prêt à faire son ‘coming out’.
Elle lui sert donc de leurre et passe des soirées avec lui dans des palaces après les soirées de fin de match avec ses coéquipiers.
Ils passent donc la nuit à mater des films dans sa suite et dorment sans se toucher.
Ce qui est dommage, dit-elle, car il est carrément canon !
Elle a aussi un homme d’affaires, un PDG de quarante ans, qui est marié à une femme très riche (c’est elle qui détient les parts de l’entreprise.) mais aussi très chiante, et qui n’aime pas le sexe. Donc, il vient se consoler avec elle, lui parlant de ses problèmes et frustrations, et se défoule sexuellement avec elle.
Elle dit qu’il est très inventif de ce côté-là !
Un autre, est un homme de loi très haut placé, beaucoup plus vieux qu’elle, mais extrêmement généreux.
Il lui a payé la totalité de sa dernière année d’études la semaine dernière.
Et enfin, il y a le beau mec, pour qui elle semble craquer.
C’est un bel Italien de trente ans, il est architecte, et vient très souvent en déplacement à New York. Elle ignore tout de sa situation familiale, il n’en parle jamais, et la règle d’or est de ne jamais poser de questions personnelles aux clients !
Ils ne disent que ce qu’ils veulent.
Elle a eu d’autres clients par le passé, mais se contente de ces quatre-là maintenant.
Plus je l’écoute, plus je m’habitue à cet état de fait, et moins je trouve ça choquant.
Elle a l’air de le vivre super bien !
Et qui suis-je pour la juger ?
Elle au moins, elle n’a plus à se soucier du paiement de ses études !
Nous finissons par nous séparer vers 3 heures du matin, et je lui dis que je vais réfléchir à ce qu’elle m’a dit.
De retour dans le petit appartement que je partage avec ma mère, je passe la nuit à tourner et virer dans mon lit, repensant à tout ce que Tina m’a raconté.
Par moments je me dis « pourquoi pas », puis l’instant d’après c’est un « non » catégorique, pour revenir à un « pourquoi pas essayer ?», puis encore à un « c’est hors de question » etc... etc...
Le lendemain matin, comme pour enfoncer le clou, alors que nous sommes en train de prendre le petit-déjeuner, ma mère me dit :
-« Il faudra que tu rappelles à ton père de payer tes frais universitaires ! Tu sais comme il est tête en l’air, il pourrait oublier ! »
Oui, je n’ai pas eu le cœur à dire à ma mère que mon père refusait de payer !
Je ne voulais pas lui rajouter des soucis en tête.
Donc je fis comme si de rien n’était, et lui dis que je le lui avais déjà rappelé.
Elle me fait un grand sourire et me souhaite une bonne journée, partant elle-même pour une longue journée de nettoyage.
Et comme si cela ne suffisait pas, en allant relever le courrier, je trouve une lettre de l’université me rappelant l’échéance proche du premier versement des frais d’inscription.
Il faut que je trouve 7 000 dollars avant quinze jours.
Merde!
Ce n’est pas avec le petit boulot de serveuse à mi-temps que j’ai déniché que je vais pouvoir m’acquitter de ce versement !
Ma mère m’a toujours répété qu’il était important d’être indépendant financièrement, et qu’il ne fallait surtout pas dépendre d’un homme.
-« C’est pour ça qu’il faut absolument faire des études pour assurer ton avenir », me disait-elle.
Je pense qu’elle a amèrement regretté d’avoir arrêté ses études.
Elle a dû se sentir piégée dans son rôle de femme au foyer, attendant que son mari lui donne de l’argent pour faire les courses, pour se vêtir, etc.
Et au final elle avait raison !
Sa situation actuelle en est la preuve !
Alors qu’elle aurait pu être médecin à l’heure qu’il est, elle en est réduite à faire des ménages !
Il faut donc coûte que coûte, que je finisse cette putain d’année d’étude !
Et si je dois faire des choses pas très morales pour ça, tant pis !
Je prends donc mon téléphone et compose le numéro de Tina.
Elle décroche rapidement et je lui dis tout de suite :
-« Il faut qu’on parle, on peut se voir ? »
Nous sommes actuellement en vacances, donc comme je l’espérais, elle est libre toute la journée.
-« Oui OK, on peut se retrouver au café du coin » (c’est le nom d’un café que l’on fréquente souvent.)
Une heure plus tard, nous sommes assises l’une en face de l’autre à une table en terrasse.
Il fait très beau, et le soleil caresse doucement notre peau.
Ce pourrait être un moment très agréable si ce que j’avais à dire n’était pas si dur pour moi.
Tina me fixe, je pense qu’elle sait ce que je vais lui demander.
Elle me sourit de manière encourageante, découvrant ses magnifiques dents d’un blanc éclatant.
Cette fille est vraiment très jolie, ses cheveux brun, ondulés cascadent sur ses épaules, ses yeux noisette et son petit nez en trompette lui donnent un air ingénu.
Elle est fine et comme elle me l’a dit hier soir, elle a, elle aussi, ce qu’il faut où il faut !
Je comprends pourquoi ses clients lui sont fidèles, c’est un beau brin de femme !
-« Allez, Anna, dis-moi tout », m’encourage-t-elle.
-« OK, je dois payer les premières échéances de mes frais universitaires dans quinze jours, donc je n’ai plus le choix, je voudrais que tu me parles de cette agence… Pourrais-tu m’y faire entrer ? »
Elle me sourit et répond.
-« Je peux t’avoir un entretien, mais ce sont eux qui décideront s’ils te prennent ou pas. Mais pour moi, je pense que c’est du tout cuit, tu corresponds exactement à ce qu’ils recherchent. Belle, jeune, fraîche, et pas con ! »
Tina m’explique alors que l’agence se nomme « les demoiselles de compagnie » .
C’est une agence censée proposer des femmes belles et intelligentes pour « tenir compagnie » à des hommes fortunés lors de repas ou de fêtes.
Le sexe n’est pas censé être compris dans le deal, la prostitution étant illégale.
Par contre, si cela mène au sexe parce que les deux personnes s’apprécient, cela reste légal parce que le client ne paie pas réellement pour le sexe, car il n’est pas garanti dans le contrat !
-« Bref, dans les faits, bien sûr, nous savons que nous sommes généralement embauchées pour ça ! Mais cela ne doit en aucun cas être dit, ou écrit. Les éventuels pourboires doivent être considérés comme des cadeaux. », dit-elle.
Puis elle me propose de m’amener à l’agence cet après-midi.
À ces mots, je sens une grosse boule d’angoisse monter dans ma gorge, mais je prends sur moi et accepte.









ah non, ah non, ah non....MAIS C'EST QUOI CE DÉLIRE !?!? c'est une vraie PÉPITE !!!!
C'EST TELLEMENT MAGNIFIQUE !!! L’AUTEUR QUI A ÉCRIT CE BIJOUX !?! IL(ELLE) EST DEVENU MON AUTEUR PRÉFÉRÉ !!!😭