​Peut-on aimer la bonne personne au mauvais moment

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Résumé

Lorsqu’ils se rencontrent, l’évidence est immédiate. Ce n'est pas la découverte d'un étranger, mais les retrouvailles de deux âmes qui semblent se connaître depuis des siècles. Pourtant, la réalité est implacable : trajectoires opposées, responsabilités et départs forcés... Le présent refuse de leur accorder une place. ​"Peut-être dans une autre vie" explore ce "deuil blanc", celui où l’on doit laisser partir l’être aimé non par manque d’amour, mais par nécessité. Pour survivre à l’absence, ils se raccrochent à une philosophie poétique : celle des mondes parallèles. Ils se plaisent à imaginer que quelque part, dans une dimension où les horloges se sont enfin alignées, une version d'eux-mêmes a réussi. Là-bas, ils ne se sont jamais quittés. Des premiers messages nocturnes aux adieux déchirants, suivez une fresque émotionnelle qui traverse le temps et l'espace. C'est un hommage aux amours inachevés et une promesse faite à l’univers : rien de ce qui es det vrai ne se perd jamais tout à fait. ​Une histoire mélancolique et profonde sur le destin, la résilience et l’espoir infini que, sous un autre ciel, tout deviendra possible.

Genre :
Humor/Mystery
Auteur :
Peigne
Statut :
En cours
Chapitres :
5
Rating
n/a
Classification par âge :
18+

​Chapitre 1 : Le signal de fumée

La première fois que je l’ai vu, le monde n’a pas tremblé. Il n’y a pas eu d’éclairs, pas de musique de film, juste le bruit sourd de la pluie contre la vitre du café L’Interlude. C’était un mardi gris, de ceux qui vous donnent envie de disparaître dans les pages d’un livre.

Il était assis trois tables plus loin. Il ne lisait pas, il ne regardait pas son téléphone. Il fixait simplement la buée sur la fenêtre, traçant des formes invisibles du bout de l’index. Et moi, sans savoir pourquoi, j’ai arrêté de respirer.

Ce n’était pas de l’attirance, pas encore. C’était une reconnaissance. Comme si mon âme venait de retrouver une vieille amie après des siècles d’errance. Ses yeux ont croisé les miens et, pendant une seconde qui a duré une éternité, j’ai eu l’impression que nous nous étions déjà tout dit. Que nous avions déjà vécu mille vies, partagé mille secrets, et que ce café n’était qu’une escale de plus.

— Est-ce qu’on se connaît ? a-t-il demandé, sa voix étant un murmure qui a balayé toutes mes certitudes.

J’ai souri, un sourire triste que je ne me connaissais pas.

— Pas encore. Mais j’ai l’impression que c’est trop tard.

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