Di nuovo a scuola - Regan
— Regan ! me crie un garçon en secouant les mains au-dessus de son visage.
Je me faufile parmi la foule d’étudiants en lui faisant signe d’arrêter de faire ces gestes.
— Cazzo* Dante ! Tu peux pas être plus discret, bordel ? À chaque fois tu me fais le coup ! dis-je une fois devant lui.
— Nope, j’aime le faire, et je continuerai !
— Sale gosse !
— J’espère qu’on va être dans la même classe ! dit-il enjoué tout en me serrant dans ses bras.
— Trop d’enthousiasme tue l’enthousiasme !
— C’est toi qui tues l’enthousiasme !
— Excuse-moi Dante si je déteste les rentrées !
Il me tapote la tête en me faisant son plus beau sourire. Ses yeux bleus se fixent dans les miens, un de ses meilleurs atouts pour faire tomber les filles. Visuellement parlant, il n’est pas à plaindre non plus. Ses cheveux courts sont blonds avec un balayage gris. Il a toujours une mèche qui cache légèrement son œil droit. Il approche les 1m80, il entretient son corps vu ce que je vois grâce à son t-shirt noir à col montant qui épouse bien les formes de son torse et de ses bras. Il a opté pour un jean de même couleur avec une chaîne en argent qui pend sur le côté.
— Quel objectif cette année topolino* ? me demande-t-il en regardant autour de nous
— Le même que d’habitude Gattino*, tenter de survivre jusqu’à l’année prochaine !
— Objectif réalisable !
— Le tien, c’est quoi ? Te trouver une chérie ?
— Pourquoi c’est le tien aussi ?
— Au secours...
On se décide à s’approcher du tableau pour savoir où se trouvent les différentes classes, on soupire de soulagement quand on découvre que nous sommes dans la même. On parcourt les longs couloirs à la recherche de notre classe, puis, une fois qu’on l’a trouvé, il y a déjà une vingtaine d’étudiants installés en attendant le professeur. On se fait déjà une idée ainsi qu’un jugement de ceux qu’on va devoir côtoyer ces prochains mois.
— Ah ! chuchoté-je à Dante, j’ai repéré le trio de putes !
— Langage topolino ! rigole-t-il
— Dis le contraire !
— Non, non.
Je repère également une fille à l’écart, de petite taille, la tête baissée. Je tapote l’épaule de Dante en lui montrant la direction.
— Pourquoi est-elle à l’écart ? questionné-je
— Tout comme toi, peut-être qu’elle n’aime pas les gens.
— J’aime les gens !
— Un seul ami depuis la maternelle, dit-il en se pointant du doigt
— Bah c’est déjà bien, non ?
La sonnerie retentit, on voit notre professeur qui arrive. Un homme d’une trentaine d’années nous lance à tous un regard froid. Dante et moi, nous nous regardons en essayant de ne pas sourire.
— Ça promet avec ce type ! chuchoté-je
Dante et moi nous sommes installés près de la fenêtre au dernier rang. On jette de nouveau un œil sur les autres étudiants, puis notre regard se porte sur le professeur qui se tient sur la petite estrade entre son bureau et le tableau blanc. Il attend qu’on soit tous installés avant de commencer à parler.
— Bonjour à tous ! Je suis Monsieur Bianchi, votre professeur d’italien. Je vais vous distribuer votre emploi du temps, vous aurez également une fiche de renseignement à remplir.
Sur ses mots, il fait passer la pile de feuilles afin que chaque élève se serve et la fasse passer aux autres. La pile arrive à notre table, Dante m’en passe une puis il prend la sienne avant de tapoter l’épaule de la fille se trouvant en face de nous. Celle-ci se retourne, je me rends compte que c’est celle qui était à l’écart et j’aperçois une micro étincelle dans ses yeux quand elle croise le regard de Dante. Tout en délicatesse, il tapote sa tête avec le tas restant en souriant, puis il se rassoit après qu’elle l’a récupéré.
— Crush détecté, chuchoté-je en souriant.
— Zitto* !
Une fois que la distribution est terminée, le professeur appelle chacun des élèves afin de savoir si tout le monde est là. Dante et moi, nous remarquons qu’il aurait dû le faire dès le début. Mais grâce à ça, je connais désormais l’identité de la fille devant nous.
— Tu as noté ? lui dis-je tout bas, Giulia Rosso.
— Mais ta gueule ! rit-il sur le même ton.
On entend l’instituteur répéter un certain prénom sans qu’il ait de réponse. Un des élèves lève la main, puis il prend la parole :
— J’ai reçu un message de sa part, il sera en retard.
— Il commence bien l’année celui-là ! lâche sèchement le professeur, merci Matteo !
Ainsi, le premier jour de la rentrée, un certain élève se fait déjà remarquer : Jason De Luca. Je regarde en direction de ce Matteo et je constate qu’il y a une place vide à côté de lui.
— Topolino, m’interpelle Dante en claquant des doigts devant mes yeux, ce n’est pas le moment de t’imaginer à quoi ressemble ce gars !
— On n’a pas commencé le cours !
— Non, mais on est censé sortir une feuille pour noter les fournitures dont on va avoir besoin.
— Ah ! dis-je en me précipitant sur mon sac pour sortir le matériel, cazzo !
— Tu as déjà oublié des trucs ?! s'étonne-t-il.
Je lui montre mon sac entièrement vide. Il frappe son front en soupirant.
— Topolino chérie, elle était où ta tête ce matin ? demande-t-il.
— Sur mes épaules ?
— Toi aussi, tu commences bien l’année !
Il me donne une feuille ainsi qu’un stylo en me souriant, puis nous nous attelons à noter la liste que nous indique le professeur.









Trop contente de le retrouver ce livre ! C’est ma fête ces derniers temps ! Entre Kingdom of Cards et Chi va Piano ! Manquerai plus que tu nous sorte When the Night Falls... 👀🙏