Chapitre 1
**Chapitre 1**
Sa queue s’enfonce d’un coup sec jusqu’au fond de mon cul, et je me dis, très calmement : *« Franchement, Léna — t’es où, là, dans ta vie ? »*
Je suis à quatre pattes sur le capot glacé d’une berline noire, dans un parking souterrain à moitié vide. Mes genoux me font déjà mal contre le métal. Ma jupe est remontée jusqu’à la taille. Mon string traîne quelque part par terre. Mes bas sont déchirés. Derrière moi, un homme d’une cinquantaine d’années, costaud, que je connais depuis exactement quarante-trois minutes, me défonce le cul avec une violence méthodique.
*« Plus fort, Monsieur le Proviseur… s’il vous plaît… »*
Ma voix est volontairement petite, polie, presque sage. Je sais exactement ce que ça lui fait. Ses doigts s’enfoncent plus fort dans mes hanches.
*« Petite salope… tu vas tout prendre… »*
*« Oui, Monsieur le Proviseur… je prends tout… défoncez-moi le cul, s’il vous plaît… »*
Il grogne et s’enfonce jusqu’à la garde. Je sens ses couilles claquer contre ma chatte trempée à chaque coup de reins. Le bruit est obscène, mouillé. Mon con s’ouvre et se referme à vide, et je suis si trempée que ça coule déjà le long de mes cuisses.
*Note mentale : le type est vraiment proviseur de lycée. Pas une fantaisie. Un vrai. À classer dans « messieurs respectables qui paient pour souiller une lycéenne ». Bonus : il a des mains d’homme qui n’a jamais fait de sport de sa vie.*
*« Tu as été une vilaine petite élève, n’est-ce pas ? C’est pour ça que tu es punie… »*
*« Oui, Monsieur le Proviseur… j’ai été très vilaine… punissez-moi plus fort… détruisez-moi le cul, je vous en supplie… »*
Je pousse mes fesses contre lui, les joues écartées. Chaque impact me traverse le ventre. Mes seins sont écrasés contre le capot, les tétons durs frottant contre le métal froid. Mon visage est tourné sur le côté, la bouche ouverte, un filet de bave coulant le long de ma joue. Dans le rétroviseur de la voiture à côté, je me vois : joues rouges, yeux mi-clos, une expression complètement conne. J’ai l’air d’une vraie petite pute de lycée.
Je *suis* une pute, là, tout de suite.
*Et le pire, c’est que j’aime ça. Vraiment. Si mon prof de psycho me voyait ici, en train de me faire sodomiser en jouant la lycéenne punie, il pourrait donner un cours entier. Thème : « Fantasmes de pouvoir et plaisir de l’avilissement. » Note : 18/20, mention très bien.*
Il accélère. Sa respiration devient rauque, presque animale. Sa queue épaisse me dilate à chaque va-et-vient, et je sens mon sphincter brûler juste ce qu’il faut.
*« Je vais te remplir le cul, petite… tu vas rentrer chez toi en dégoulinant… »*
*« Oui, Monsieur le Proviseur… jouissez en moi… remplissez-moi… je veux tout sentir… s’il vous plaît… »*
D’un coup sec, il se retire, se branle frénétiquement contre mon trou béant et éjacule en jets épais et chauds sur mes fesses, le bas de mon dos, et directement dans l’orifice encore ouvert. Je sens le sperme glisser aussitôt à l’intérieur, brûlant, visqueux. Il ajoute deux autres giclées sur mon anus qui continue de palpiter. Ça coule déjà entre mes fesses écartées.
Je reste là, affalée, essoufflée, le cul qui pulse, les cuisses qui tremblent. Pas de fatigue. D’excès. De plaisir sale.
Silence. Juste son souffle lourd et le bruit lointain d’une voiture à l’étage au-dessus.
Il range sa queue encore luisante, remonte sa braguette et me tend trois cents euros en billets froissés. Je les prends sans me redresser tout de suite.
Alors qu’il s’éloigne en ajustant sa ceinture, une pensée me traverse, nette et franchement amusée :
*Putain, Léna. T’es en M1 de psycho. Tu vis encore chez tes parents. T’as un partiel dans trois jours. Et là, tu te fais défoncer le cul dans un parking souterrain par un vrai proviseur de lycée qui te fait jouer la lycéenne punie. T’as le cul plein de sperme et les genoux en feu. Et le pire… c’est que t’adores ça. T’es déjà en train de te demander si tu recommenceras la semaine prochaine.*
Je reste comme ça encore trente secondes, le cul en l’air, le sperme qui refroidit et glisse lentement le long de mes cuisses, avant de me relever, de rabattre ma jupe et de ramasser mon string trempé par terre.
En marchant vers la sortie, je sens le liquide chaud couler jusqu’à mon genou.
Je souris dans le noir.
*Trois cents balles. Une bonne dose dans le cul. Et une petite note mentale : « Améliorer les genouillères. Le béton et le métal, c’est vraiment pas top pour les articulations. »*
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Six mois plus tôt, je n’aurais jamais imaginé ça.
Je suis assise au troisième rang de l’amphi Richelieu de la Sorbonne, en plein TD de psychopathologie avec M. Fournier. La salle est bondée, comme toujours. Ça sent le café froid, les manteaux mouillés et le stress collectif des partiels qui approchent. M. Fournier, dans un costume gris un peu trop large, les lunettes au bout du nez, parle des troubles de la personnalité avec cette voix monocorde qui endort la moitié de la salle en moins de dix minutes. Moi, je bois ses paroles. C’est mon cours préféré. Le seul où j’ai vraiment l’impression d’apprendre quelque chose sur les êtres humains, et pas juste sur des concepts.
J’ai toujours aimé décrypter les gens. Pas de façon romantique ou empathique. Plutôt comme on observe des insectes sous une loupe. Quand j’étais petite, à table, je regardais mon père mastiquer en silence et je me demandais déjà ce qu’il cachait derrière ce regard absent. À huit ans, j’avais remarqué que ma mère souriait trop fort quand elle était en colère. Elle disait *« tout va bien »* les mâchoires serrées, et je l’avais noté mentalement : mensonge de protection, niveau intermédiaire. Au collège, je passais plus de temps à analyser pourquoi la fille populaire changeait de meilleure amie tous les trois mois qu’à suivre le cours de maths. Une fois, en quatrième, j’avais dit à une camarade : *« Tu te moques de Léa parce qu’au fond, t’es jalouse d’elle. »* Elle m’avait regardée comme si j’étais une extraterrestre. Ce jour-là, j’avais compris qu’il valait mieux garder certaines observations pour moi.
Adolescente, ça n’avait pas vraiment changé. Pendant que les autres s’embrassaient derrière le gymnase, moi, j’observais qui prenait l’initiative, qui détournait les yeux, qui riait trop fort pour cacher sa gêne. J’avais l’impression d’avoir une petite caméra discrète dans la tête, toujours en marche. Ma mère disait que j’étais *« trop dans ma tête »*. Elle n’avait pas tort. C’est juste que ma tête préférait les êtres humains aux équations.
Et maintenant, dans cet amphi un peu surchauffé, alors que M. Fournier égrène sa liste de traits pathologiques, je me dis que pour une fois, quelqu’un me donne enfin les mots pour classer tout ce que j’observe depuis des années.
Je m’appelle Léna. Vingt et un ans, un mètre cinquante-cinq, quarante-cinq kilos toute mouillée. Une vraie petite taille. Le genre de fille qu’on peut soulever d’une main sans forcer, ce qui, j’ai remarqué, plaît beaucoup plus aux hommes qu’aux femmes. Je suis plutôt sportive : je cours plusieurs fois par semaine, je fais un peu de gainage, rien d’extrême, mais assez pour avoir un joli petit cul, ferme, qui se relève bien sous une jupe ou un legging. La nature m’a aussi gâtée plus haut. Des seins bien ronds, un vrai 90C, ni trop gros ni trop petits, juste ce qu’il faut pour remplir un soutien-gorge sans déborder de façon vulgaire… sauf quand je décide que ça doit déborder. Ma grand-mère, qui avait le sens de la formule, disait toujours en riant : *« T’es un petit ange avec les saints qui dansent sur le balcon. »* Elle avait raison. Visage d’ange, corps déjà bien plus expérimenté que mon air innocent ne le laisse penser.
J’ai les cheveux châtains, assez longs, qui tirent un peu sur le roux au soleil. Je les porte presque toujours attachés, en queue-de-cheval ou en chignon négligé, parce que sinon, ça m’agace, ça finit dans ma bouche, ça colle à mon rouge à lèvres et ça me donne l’air d’avoir passé la nuit dehors. Ce qui, ironiquement, arrive de plus en plus souvent.
J’ai encore un visage un peu trop rond pour mon âge, presque juvénile. De grands yeux marron qui disent *« bonne élève sérieuse »*, le genre de regard qui donne envie aux gens de me protéger… ou de me salir, selon les tempéraments. Je porte des lunettes rondes, style secrétaire, comme dit mon petit frère avec un sourire en coin. Elles glissent tout le temps sur mon nez. J’ai une bouche que les gens trouvent mignonne : des lèvres assez pulpeuses, un peu trop naturelles, le genre de bouche qui fait dire à certains garçons (généralement après deux verres) que j’ai *« une bouche faite pour sucer des queues »*. Ils ne le formulent pas aussi crûment, mais l’idée est là. Je souris poliment et je classe l’information.
On me donne souvent dix-sept ans. Parfois moins. La dernière fois qu’une caissière m’a demandé ma carte d’identité pour une bouteille de vin, j’ai failli lui dire que j’étais flattée, mais que c’était limite vexant. J’ai juste souri poliment. Comme d’habitude. Au fond, ça m’arrange. Les gens me prennent pour une petite chose inoffensive. Ils baissent un peu leur garde. Et moi, derrière mes lunettes de secrétaire et mon visage de bonne élève, j’observe.
Pour le caractère, je suis plutôt calme. Polie. Un peu distante sans le vouloir. Je ris facilement, mais souvent intérieurement, à ces petits décalages que personne d’autre ne semble remarquer. J’ai un humour sec que peu de gens captent du premier coup. J’aime les choses un peu décalées. Les contradictions. Les gens qui croient maîtriser la situation alors qu’ils se trahissent en permanence.
Ce qui m’intéresse vraiment, depuis toujours, c’est ce qui se passe dans leur tête. Pas pour les aider. Pas pour les sauver. Juste pour comprendre. Et une fois que je comprends… voir jusqu’où je peux les faire bouger. J’aime tester. Poser une question un peu trop précise, laisser un silence un peu trop long, sourire à un moment où un sourire n’est pas attendu. Regarder la micro-réaction. Noter. Classer. Une fois, en deuxième année, j’ai passé trois semaines à arriver volontairement en retard aux TD juste pour voir comment le même prof réagissait selon les jours. Certains s’énervaient, d’autres faisaient semblant de ne rien voir. J’ai tout noté dans mon carnet. Pas par méchanceté. Par curiosité. Et parce que comprendre comment on influence quelqu’un, même un peu, ça me donnait une sensation très particulière. Une sorte de pouvoir discret. Propre. Presque élégant.
Les gens pensent que je suis juste une bonne élève réservée. Ils n’ont pas tort. Ils n’ont juste pas toute l’histoire.
Je vis encore chez mes parents, dans une maison un peu trop propre de la banlieue ouest. Le genre de maison où la pelouse est toujours tondue à la bonne hauteur et où les coussins du canapé sont alignés au millimètre. Ma chambre est à l’étage, sous les combles. C’est mon territoire. Un lit une place que j’ai refusé de changer, une étagère qui ploie sous les livres de psycho et les romans un peu salaces que je cache derrière les manuels, un bureau près de la fenêtre encombré de cours, de tasses sales et d’un carnet noir où je griffonne parfois des observations que je ne montre à personne. La porte a une serrure. Je m’en sers. Pas pour faire des trucs interdits… enfin, pas encore. Juste pour avoir un espace où personne n’entre sans frapper.
Ma mère est infirmière, mon père comptable. Ils sont gentils, prévisibles, et convaincus que je vais devenir psychologue clinicienne dans un cabinet bien rangé avec des plantes vertes et des patients qui parlent de leur mère. Je ne les ai jamais contredits. C’est plus simple. Le dimanche à midi, on mange ensemble et ma mère demande si *« les études se passent bien »* avec ce petit air inquiet des parents qui sentent que leur fille leur échappe sans savoir comment. Mon père hoche la tête en silence et passe le sel. Ils m’aiment, c’est évident. Ils me connaissent juste très mal.
En réalité, je suis en troisième année de psycho à Paris. J’aime les cours. Surtout ceux sur les mécanismes de défense, les perversions, les dynamiques de pouvoir. C’est le seul endroit où j’ai l’impression qu’on me donne enfin les mots pour classer tout ce que j’observe depuis des années. Le reste du temps, je fais semblant de faire ce qu’on attend de moi.
Mes loisirs sont banals, presque décevants. Je cours deux ou trois fois par semaine, pour garder ce petit cul ferme dont j’ai déjà parlé. Je lis beaucoup, pas seulement de la psycho : des romans, des essais, parfois des trucs bien moins recommandables. Je regarde aussi des documentaires glauques sur YouTube à deux heures du matin, le genre sur les sectes, les tueurs en série ou les gens qui vivent dans des bunkers. Et surtout, je collectionne les observations absurdes sur les êtres humains. Depuis toute petite, j’écris tout. Tout. Dans des carnets successifs. Je suis au quinzième aujourd’hui. Des cahiers noirs, toujours les mêmes, rangés dans une boîte sous mon lit. À l’intérieur, il y a des notes comme : *« Le prof de neuro a un tic de mâchoire dès qu’une étudiante pose une question un peu trop intelligente. Note : possible complexe. À retester. »* Ou des trucs plus vieux, plus naïfs, écrits à onze ans d’une écriture encore maladroite. Je n’ai jamais perdu cette habitude. Écrire, c’est comme ça que je classe le monde.
Côté sexe, je ne suis pas timide. Pas une sainte non plus. Je suis juste… pas très expérimentée. J’ai eu trois petits amis. Le premier au lycée, maladroit, pressé, qui jouissait en trois minutes chrono et s’excusait après. Le deuxième en première année, gentil, un peu trop romantique, fleurs et regards languissants ; on a tenu huit mois avant que je m’ennuie. Le troisième, l’an dernier, plus expérimenté : c’est lui qui m’a appris que j’aimais qu’on me maintienne les poignets contre le matelas. Rien de spectaculaire. Quelques plans cul aussi, rien de plus. J’ai toujours trouvé ça intéressant. Mais jamais vraiment satisfaisant. Comme s’il manquait une couche, une intensité, quelque chose que les gens autour de moi semblaient chercher sans jamais vraiment trouver.
Mes vrais profs en la matière, ce ne sont pas mes ex. Ce sont les livres et quelques vieilles cassettes VHS. Des auteurs érotiques un peu datés, parfois mal écrits mais étrangement précis, que j’ai dévorés en cachette. Et surtout, des films avec Brigitte Lahaie que j’avais trouvés dans le grenier de mes grands-parents, rangés dans une boîte en carton à côté de vieux numéros de *Paris Match*. L’image était pourrie, le son grésillant, mais il y avait quelque chose de brut là-dedans. Des corps qui ne faisaient pas semblant. Des regards. Des dynamiques de pouvoir. Je regardais ça seule, la nuit, le volume bas, et je prenais des notes mentales. Pas pour me toucher, pas tout de suite. Pour comprendre.
J’ai des tabous, oui. Ou j’en avais. Ou j’en ai encore, je ne sais pas. La douleur trop forte me fait peur. Les trucs purement dégradants me laissent encore un peu froide. Pour l’instant. Mais plus j’avançais dans mes études, plus certaines questions commençaient à me démanger. Pas de façon excitée, au début. Plutôt de façon scientifique. Qu’est-ce qui fait qu’on paie pour un corps ? Qu’est-ce qui se passe vraiment dans la tête de celle qui vend ? Et dans celle de celui qui achète ? Est-ce que le pouvoir change de camp au moment où l’argent passe de main en main ?
Je me posais ces questions dans les amphis, en surlignant mes cours, pendant que le type à côté de moi bâillait.
Je ne savais pas encore que j’allais chercher les réponses ailleurs que dans les livres.








