Prologue
_Maman, maman ! Il est là
_Ne t'en fais pas mon coeur, je suis là! Je vais lui dire de partir. Reste dans ta chambre et n'en sort pas, tu m'as bien comprise.
_Oui maman, mais s'il te fait du mal, je te jure que je descends et je le tues.
_NON JASON GRIFFIN TU N'EN FERAS RIEN ! TU RESTES CACHE ET S'IL TE TROUVES TU TE SAUVES ET TU NE TE RETOURNES PAS! SUIS-JE ASSEZ CLAIRE?
Ma mère crie très rarement. Quand elle crie c'est soit parce qu'elle a peur ou soit que je l'ai poussé à bout. C'est arrivé une fois quand elle s'est fait convoqué par le lycée car j'avais séché les cours et insulté le prof de gros porc pervers. Cela m'a valu 5 heures de colles, une exclusion d'une semaine et avertissement marqué jusqu'à la fin du lycée.
Je ne sais pour quelle raison , il est revenu. Il est parti de la maison cela fait plusieurs semaines, quand ma mère à découvert qu'il avait une autre vie, une autre femme et certainement d'autres enfants.
Nous nous battons lui et moi quand il est rentre. Je suis descendu à l’instant où il a franchi la porte car il s’’est mis à crier sur maman. Il vient de la frappé, je m’interpose devant elle. il m’attrape par les cheveux, me traine dans la cuisine et il me bat plus fort qu’à l’habitude. Je me releve et je le frappe à mon tour mais du haut de mes 14 ans et malgré mon mètre quatre-vingt-deux je fais pas le poids contre son deux mètre. Je veux le blesser avec couteau que j’ai récupérer en me relevant mais il le retourne contre moi et il me poignarde dans le thorax. Je n'arrive plus à respirer.
En me réveillant, je m’aperçois que je suis encore dans le noir, je ne supporte pas d'y être. Je tente de savoir dans quelle pièce je suis, je marche à taton, je me cogne dans quelques choses qui ressemble à du bois. Merde! Je sais où je suis cette fois, il a fait fort, il m'a enfermé dans la vieille grange. J'entends un bruit, je me cache immédiatement derrière ce que je crois être une botte de foin. Tout à coups une fourche me transperce la poitrine et celle-ci est rapidement retirée, je n’arrive de nouveau plus à respirer mais il faut que j’arrive à rejoindre ma mère. Il le faut, je puise dans le peu de force qui me reste pour ne pas reperdre connaissance et j’attends que mon père disparaisse de notre ranch. Cela fais plusieurs minutes que je patiente, n’entendant plus un bruit je decides tant bien que mal de me déplacer jusqu’à la maison. La porte est grande ouverte, je rentre et je découvre le corps inanimé de ma mère dans une mare de sang. Mes larmes coulent le long de mon visage, de douleurs mais aussi de tristesse. Je ne supporte plus cette souffrance, je m’allonge près de cette femme, m’enlace de ses bras qui gît sur le sol.
Maman ne me sourira plus, ne me dira plus qu’elle m’aime. Avant de fermer les yeux , je m’approche de son visage ensanglanté, je l’embrasse et lui fais la promesse que cet homme que j’ai longtemps considèré comme mon père, sera mort avant mes 20 ans.
Je ferme les yeux et laisse couler de nouveau mes larmes. Et puis… plus rien… plus de bruit… juste la douleur qui s’éloigne.