KISS
Du mal à dire « je t’aime » alors on laisse s’échapper un bisous,
Pas besoin de creuser plus bas que terre, sous les pieds de ma mère se trouvent tous mes bijoux.
Je possède les adjectifs et le verbe,
J’ai ses empruntes qui coulent sur mes lèvres,
Toi = infini, bon sang je suis si nul en algèbre,
On a planté nos arbres depuis Milan, on récoltera géode, or et sève.
Cent amour, je ne partage pas ma femme,
On garde la voix, dos au mur impossible de baisser une octave,
Je conserverai tous mes souvenirs dans ma cam’,
Le dernier billet ne m’emmènera pas jusqu’à Parme.
Mes paroles circulent comme des et cetera,
De l’eau sous mon mât, je me suis perdu avant,
L’écran qui me protège du soleil n’est pas ce qu’on craint,
J’ignore rien des termes, c’est pour la vie que j’ai signé ce contrat,
C’est fou j’étais loin dans le moins avant qu’on vienne à se rencontrer..
Dans ma chute de nerf, j’ai repris du poids de la masse,
Sur le banc j’ai toujours cet air désabusé.
Le front sur le sol, ainsi de mes péchés je me débarrasse,
Sous quel prétexte peuvent-ils dire: « sous cette chaleur on crève » ?
Je les vois mourir d’envie, goutte au sol, filet de bave,
Qui disait qu’on influencerait personne à bord d’une épave ?
Aujourd’hui on avance au gré, ils sont tous seuls pour avoir refusé ce qu’au fond ils savent.
Merci pour l’amour, merci pour la paix, merci pour la mort..
De rien mon amour, de rien my lover, de rien mi amor.
J’ai rempli mon verre, la trace de mes lèvres posée à ras bord,
Si je suis le poison t’es le remède; en face je vois l’éclair, de dos je sens le reflet du chlore.
Je retrouve l’appétit comme un morning kiss,
J’ai convié tout le village à la fête,
L’échelle qui mène aux nuages est sensible à la glisse,
En dessous du premier étage, qui m’attendra au sept ?








