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Le destin d'Aby - Tome 2

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Summary

Aby, après avoir levé le voile sur ses origines, se retrouve face à un héritage aussi prestigieux que périlleux. Les Bertolucci, sa famille biologique, évoluent dans un monde où tradition et pouvoir dictent un jeu aux règles bien plus complexes et impitoyables que tout ce que les Lavender auraient pu imaginer. Dans ce labyrinthe de grandeur et de conspirations, chaque pas pourrait être le prélude d'une chute vertigineuse. À son arrivée, Aby est immédiatement confrontée à un nouveau chapitre de sa vie, marqué par l'ombre protectrice de Matteo Romano. Ce garde du corps, dont la beauté n'a d'égale que le mystère qui l'entoure, se voit confier sa sécurité. Mais pour Aby, habituée à une liberté sans entraves, cette surveillance rapprochée est un défi à son indépendance. Leur relation, électrique et orageuse, est un mélange explosif de défiance et de désir. Aby, déterminée à ne pas se plier, promet de transformer cette cohabitation forcée en une bataille de volontés où elle ne compte pas être la perdante. "Le Destin d'Aby" tisse la toile d'une intrigue où les secrets de famille se mêlent aux jeux de pouvoir, et où le cœur se trouve pris dans le tourbillon des stratégies de domination. Un roman où chaque révélation peut bouleverser l'ordre établi et où l'amour peut se révéler être l'atout le plus imprévisible.

Genre
Romance
Author
dbjessica
Status
Complete
Chapters
68
Rating
5.0 (11 reviews)
Age Rating
16+

🌹 Caprices d'une Héritière 〜 Aby🌹

Le verrou cliquète, trahissant mon retour moins que discret. Les talons de mes Louboutins résonnent sur le marbre froid, une cadence irrégulière, presque mélancolique. La porte se referme avec un soupir que je suppose être le mien. L’obscurité de mon appartement milanais m’accueille, un sanctuaire de luxe qui semble juger silencieusement ma démarche chancelante.

Je ris, un son aigu qui se perd dans l’immensité des pièces. Éméchée ? Peut-être. Mais libre. Libre de ces regards qui pèsent, de ces attentes qui étouffent. Je titube, une danseuse étoile après son dernier acte, et je m’accroche à chaque meuble comme à un amant de passage.

— Mademoiselle Bertolucci, laissez-moi vous...

La voix, grave et inquiète, vient de nulle part et de partout à la fois. Mon garde du corps, ombre fidèle, est là, prêt à me rattraper. Mais je n’ai pas besoin de lui. Pas ce soir. Jamais même.

— Non, je grogne, repoussant son bras comme on chasse un mauvais rêve.

Je ne suis pas une de ces héritières fragiles, une poupée de porcelaine à manipuler avec précaution. Les Lavender ne chancellent pas, ils orchestrent une marche triomphale, même dans la défaite.

Je m’effondre sur le lit, un nuage de soie et d’orgueil. Le silence retombe, lourd, seulement brisé par le lointain aboiement d’un chien, un écho à ma propre rébellion. Je ferme les yeux, et le monde tourne, un carrousel ivre sous un ciel sans étoiles.

— Bonne nuit, murmure-t-il, une promesse ou peut-être une prière.

Je ne réponds pas. Les Lavender n’ont besoin de rien. Ni de personne. Pas même dans leurs rêves.

La lune filtre à travers les persiennes, dessinant des barreaux de lumière sur le lit où je gis, une captive de mon propre esprit. Le silence de l’appartement pèse sur ma poitrine, un rappel que les murs dorés ne peuvent étouffer le vide. La famille, ce mot résonne en moi comme une mélodie oubliée. Ma famille adoptive, les Lavender, avec leurs sourires faciles et leurs étreintes qui réchauffent l’âme, me manquent cruellement.

Je saisis mon téléphone, un geste presque désespéré, et compose le numéro de Lorenzo. Il décroche après deux tonalités, sa voix est un baume.

— Aby ! s’exclame-t-il, et je peux presque sentir son sourire à travers la ligne.

— Lorenzo, dis-je, la voix étranglée par l’émotion. Raconte-moi tout.

Il se lance dans des récits de leur vie en Vendée, près de la mer, où le sel et le soleil semblent avoir tissé une tapisserie de bonheur autour de leur trio inhabituel.

— La mer, Aby, c’est comme une vaste toile, toujours en mouvement, toujours libre, dit-il avec une pointe de poésie dans la voix.

Je l’imagine là-bas, les cheveux au vent, le regard perdu dans l’horizon où le ciel embrasse l’océan.

— Et Nolan, oh, il vient d’être promu ! Tu te rends compte ? Notre Nolan, avocat redouté et maintenant encore plus respecté.

Je souris, malgré la mélancolie. Nolan, avec son esprit vif et son cœur grand ouvert, mérite chaque accolade.

— Et Camille ? demandé-je, la curiosité piquant le voile de ma tristesse.

— Brillante comme toujours. Elle et Nolan, ils sont... ils sont incroyables, Aby. Et avec moi, nous sommes... complets.

Il y a une chaleur dans sa voix, un éclat de bonheur pur qui ne peut être feint.

— Je suis heureuse pour vous, Lorenzo. Vraiment, je murmure, les mots s’effilochant dans un soupir.

— Tu devrais venir nous voir, Aby. La Vendée, ce n’est pas Milan, mais il y a une beauté ici, une simplicité qui apaise l’âme.

Je ferme les yeux, me laissant bercer par l’idée de la mer, de la famille, de l’appartenance.

— Peut-être, Lorenzo. Peut-être bientôt.

Nous parlons encore un moment, des mots doux qui tissent un pont par-dessus la distance, avant de raccrocher. La chambre semble moins vide maintenant, l’écho de la conversation réchauffant l’air froid. La Vendée. La mer. La famille. Trois mots qui, peut-être, pourraient guérir un cœur éméché et solitaire.

Le clic de la fin de l’appel résonne dans la pièce, un point final à la connexion avec une vie qui semble à la fois si proche et si lointaine. Les larmes montent, incontrôlables, dévalant mes joues en ruisseaux salés. Je suis une île dans un océan de soie et de solitude, une île où les vagues de chagrin viennent s’échouer sans pitié.

Matteo Romano, mon garde du corps, réapparaît, tel un phare dans la brume de ma détresse. Sa présence est à la fois rassurante et irritante.

— Mademoiselle Bertolucci, tout va bien ? Sa voix est douce, presque trop douce pour ce monde de marbre et de fer.

Je le repousse avec une vague de la main, une tempête de feu dans les yeux.

— Je n’ai pas besoin de votre pitié, Matteo. Laissez-moi, craché-je entre deux sanglots.

Mais il ne bouge pas. Il est là, inébranlable, un roc face à l’assaut de mes vagues émotionnelles.

— Pourquoi restez-vous si... si calme ? Pourquoi êtes-vous toujours là ? je lance, la colère perçant à travers la tristesse.

Il me regarde, ses yeux mystérieux cachant des secrets que même l’alcool ne peut dévoiler.

— Je suis payé pour être votre ombre, Mademoiselle. Votre grand-père, Giovanni Bertolucci, a été très clair. Sous aucun prétexte je ne dois vous laisser seule, répond-il avec une patience qui me défie.

Je le dévisage, cet homme grand et beau, avec ses cheveux noirs qui encadrent un visage sculpté dans la pierre de l’assurance. Son regard est une énigme, promettant des histoires que ses lèvres refusent de raconter.

— Allez voir ailleurs si j’y suis. Je n’ai pas besoin de vous... de votre... surveillance, je marmonne, même si une part de moi crie pour qu’il reste.

— Ce n’est pas une question de besoin, Mademoiselle. C’est une question de devoir, rétorque-t-il, sa voix aussi ferme que sa posture.

Je le fixe, cherchant une faille dans son armure, mais il n’y en a pas. Matteo Romano est un sphinx, un mystère enveloppé dans l’uniforme d’un garde du corps.

— Alors, faites votre devoir, Matteo. Mais faites-le en silence.

Il acquiesce silencieusement, et je sens son regard sur moi alors que je m’effondre sur le lit, une poupée brisée dans un monde de géants. Matteo reste là, mon ombre fidèle, un gardien silencieux dans la nuit de mon âme.

La quiétude de la pièce est soudainement tranchée par une mélodie étrangère, une sonnerie de téléphone qui n’appartient pas à mon univers habituel. Je lève la tête, interloquée, les larmes suspendues à mes cils comme des perles de chagrin à peine retenues. Matteo, mon garde du corps, cet énigmatique colosse, sort son portable avec une précision mécanique, son visage imperturbable ne trahissant rien de l’appel qu’il reçoit.

La voix qui s’échappe de l’appareil est teintée d’une autorité indiscutable, celle de mon grand-père, Giovanni Bertolucci. Les mots sont étouffés, mais l’urgence perce à travers chaque syllabe, chaque pause. Matteo écoute, hochant la tête avec une gravité qui semble absorber la tension de l’air.

— Comptez sur moi, Monsieur, dit-il finalement, sa voix est un roc inébranlable, un serment prononcé avec la solennité d’une promesse.

Il range son téléphone avec une délicatesse qui contraste avec la situation pressante et se tourne vers moi, ses yeux sombres capturant les miens dans un échange silencieux de volontés.

— Mademoiselle Bertolucci, il est impératif que vous veniez avec moi, maintenant, insiste-t-il, sa voix est un fil d’acier enveloppé de velours.

Je me redresse, l’ivresse s’évaporant face à l’insolence de l’ordre. Mon cœur se gonfle d’une rébellion née de l’alcool et de l’affliction.

— Je ne suis pas un pion sur votre échiquier, Matteo. Je refuse de me laisser mener par la peur, je rétorque, mes bras se croisant sur ma poitrine dans un geste de défi.

Mais Matteo ne cède pas à la tempête de ma résistance. Avec une aisance qui défie sa stature, il me soulève, m’emportant sur son épaule comme si j’étais une enfant rebelle. Le monde se renverse, les plafonds deviennent sols et les sols plafonds, et je me retrouve désorientée, ma dignité secouée.

— Matteo ! C’est inacceptable ! Je vous interdis... je commence, ma voix est un cri de guerre étouffé par l’indignation.

Il avance, imperturbable, à travers l’appartement qui semble s’étirer en une éternité. Mes protestations sont vaines, mes coups contre son dos aussi efficaces que des pétales contre la pierre.

— Votre sécurité est ma priorité absolue, Mademoiselle. Votre grand-père a été très clair : aucun risque ne doit être pris avec votre personne, explique-t-il, sa voix est calme mais ferme, un murmure de force tranquille.

Nous franchissons le seuil de l’appartement, et je sens le changement d’air, le frisson de la nuit qui s’infiltre dans mes os.La nuit enveloppe la ville d’un voile d’encre alors que Matteo me dépose avec précaution dans l’habitacle en cuire d’une voiture qui respire l’élégance italienne. Une Maserati, peut-être, ou une Lamborghini – un écrin de luxe et de puissance qui semble dérisoire face à mon désarroi.

Je suis là, vêtue seulement d’une robe noire qui épouse chaque courbe, plus adaptée à un cocktail qu’à une fuite précipitée. Matteo, remarquant mon accoutrement peu approprié, ôte sa veste noire et la drape sur mes épaules avec une délicatesse qui contraste avec sa stature imposante.

— Je n’ai pas besoin de votre galanterie, je rétorque, repoussant le tissu avec une pointe de dédain.

— Ce n’est pas de la galanterie, Mademoiselle, c’est du respect, réplique-t-il avec une patience qui semble inépuisable.

Mais il insiste, posant la veste sur mes épaules avec une obstination qui me rappelle que, sous l’uniforme du garde du corps, bat le cœur d’un homme qui se soucie.

Je bouillonne intérieurement, ressentant une infantilisation dans son geste protecteur. Pour lui montrer que je ne suis pas une poupée à habiller et à choyer, je saisis la veste et la jette au sol de la voiture, la piétinant du talon avec une force théâtrale. Je le fixe, cherchant dans son regard une étincelle de colère qui répondrait à mon défi.

— Vous devriez prendre soin de vos affaires, Matteo, dis-je, ma voix est un sifflement de défi.

Pour un instant, je crois voir le coin de ses lèvres tressaillir, l’ombre d’un sourire qui naît puis meurt aussitôt, comme s’il appréciait notre petit jeu de pouvoir. Ou peut-être est-ce une illusion, un reflet de mon propre désir de le voir sortir de sa réserve.

— Comme vous voudrez, Mademoiselle, répond-il simplement, reprenant sa place au volant avec une aisance qui semble défier la gravité de la situation.

Je reste là, assise sur le cuir froid, la veste gisant à mes pieds comme un drapeau noir sur le champ de bataille de notre volonté. Il démarre la voiture, et je sens le mouvement fluide de la machine sous moi. Je suis tentée de ramasser la veste, de me draper dans son parfum de cuir et de quelque chose de résolument Matteo, mais je résiste. À la place, je croise les bras, me blottissant dans le siège, une statue de défi et de fierté blessée.

— Vous êtes un homme étrange, Matteo Romano. Un homme très étrange, je murmure, plus pour moi que pour lui.

Il ne répond pas, mais je vois son regard une dernière fois dans le rétroviseur avant qu’il ne se concentre sur la route devant nous. Un regard qui semble dire qu’il sait quelque chose que je ne sais pas, un secret qui nous lie malgré moi.

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Good Writing

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Compelling Plot

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Great Character

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Strong Dialog

4

Strong Dialog

View 1 previous comment…
author

j'ai attendu avant de commencer parce que quand je commence vos livres j'ai un mal de fou à décrocher et à patienter lol.

3 years
2
author

Bon début

3 years
author

début intéressant. Cependant les Lavender ont été élevés comme des"guerriers" . Je suis donc étonnée par son attitude de petite fille riche blasée.

3 years
1

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