Chapter 1
🖤 Chapitre 1 — L’homme dans l’ombre
La ruelle était sombre.
Trop sombre.
Les lampadaires grésillaient au-dessus du béton humide pendant que Dawson avançait rapidement, son sac serré contre elle.
Elle sortait de la bibliothèque universitaire.
Encore.
Comme presque tous les soirs à cette époque-là .
Son souffle était court.
Fatigué.
Mais heureux.
Elle n’était qu’à quelques mois de son diplôme de vétérinaire et malgré les difficultés, malgré sa tante, malgré cette maison où elle ne s’était jamais réellement sentie chez elle…
Elle s’en sortait.
Puis soudain—
Une douleur violente explosa derrière son crâne.
Le monde bascula immédiatement.
Son corps heurta brutalement le sol.
Sa vision devint trouble.
Floue.
Elle entendit une respiration au-dessus d’elle.
Une odeur d’alcool.
Des mains sales.
— Regarde-moi ça…
La peur la traversa immédiatement.
Pure.
Brutale.
Elle se débattit malgré sa tête qui tournait atrocement.
— Lâchez-moi…!
Ses larmes coulèrent déjà pendant que l’homme essayait de remonter sous sa jupe.
Le sol glacé brûlait son dos.
Elle avait mal.
Elle avait peur.
Et surtout…
Elle comprit qu’elle allait perdre.
Puis le poids disparut brusquement.
Un bruit sourd éclata dans la ruelle.
Quelqu’un venait de projeter son agresseur plus loin.
Dawson cligna difficilement des yeux.
Sa vision était floue.
Mais elle distingua une silhouette immense vêtue d’une capuche noire.
L’homme avança lentement.
Silencieusement.
Et soudain les coups commencèrent.
Violents.
Répétés.
Terrifiants.
Le sang éclaboussa le béton humide.
Mais ce dont Dawson se souvenait encore aujourd’hui…
Ce n’était pas du visage.
Ni des coups.
Ni mĂŞme du sang.
C’était l’odeur.
Cette odeur sombre de bois, de cuir, de fumée et de parfum masculin.
Une odeur rassurante au milieu du chaos.
Puis elle se sentit portée.
Un bras immense sous ses jambes.
L’autre dans son dos.
Son visage resta caché sous la capuche noire.
Elle ne distingua qu’une mâchoire sombre.
Et cette odeur.
Encore.
Toujours.
Puis un coup de feu éclata dans la nuit.
Et le noir l’emporta complètement.
Trois ans plus tard.
Dawson ouvrit brusquement les yeux.
Son souffle était légèrement rapide.
Comme Ă chaque fois.
Le silence de sa chambre l’entoura doucement tandis qu’elle fixa le plafond quelques secondes.
Encore ce rĂŞve.
Ou plutôt…
Ce souvenir.
Parce qu’elle savait aujourd’hui que tout était réel.
L’agression.
L’homme sous la capuche.
Le sang.
Le coup de feu.
Tout.
Sauf son visage.
Elle ne l’avait jamais vu.
Ses doigts glissèrent machinalement vers son réveil.
12h04.
Elle souffla doucement avant de se redresser dans son lit.
Le soleil traversait les rideaux clairs de sa petite chambre.
Aujourd’hui, elle allait bien.
Vraiment bien.
Hier soir elle avait officiellement fêté l’obtention de son diplôme de vétérinaire avec ses camarades de promotion.
Après des années d’études.
Des années à supporter cette maison.
Des années à travailler jusqu’à l’épuisement.
Elle avait réussi.
Un petit sourire fatigué apparut sur ses lèvres.
Puis elle passa une main dans ses longs cheveux légèrement emmêlés avant de sortir du lit.
La douche chaude termina de la réveiller.
Quand elle descendit finalement au rez-de-chaussée vêtue d’un short en jean et d’un débardeur ample beige, les voix dans la cuisine lui donnèrent déjà envie de remonter.
Sa tante était installée à table avec son mari et leur fille Suri.
Et immédiatement…
L’ambiance devint lourde.
Comme toujours.
Sa tante leva les yeux vers elle.
— Enfin réveillée.
Dawson ouvrit le frigo sans répondre tout de suite.
— Bonjour à vous aussi.
Suri lâcha aussitôt :
— T’aurais au moins pu m’inviter hier.
Dawson attrapa une bouteille de jus.
— Pourquoi faire ?
— Parce que je suis ta cousine.
— On ne s’aime pas.
Le silence tomba immédiatement.
Sa tante se redressa d’un coup.
— Espèce de petite insolente !
Mais Dawson resta calme.
Toujours trop franche pour son propre bien.
— Je ne vais pas faire semblant juste pour te faire plaisir.
Suri croisa immédiatement les bras avec son air de victime habituel.
— Elle me déteste sans raison…
— Non. J’ai plein de raisons.
— Dawson !
Son oncle frappa la table du plat de la main.
Mais la jeune femme leva déjà les yeux au ciel.
Sa tante se pencha légèrement vers elle.
— Puisque madame est diplômée maintenant, elle va commencer à participer sérieusement aux dépenses de cette maison.
Dawson fronça les sourcils.
— Je participe déjà .
— Pas assez.
— Qu’est-ce que tu veux encore ?
— Je t’ai trouvé un travail.
Dawson la fixa immédiatement.
— Non.
— Tu n’as même pas encore écouté.
— Parce que je sais déjà que ça ne va pas me plaire.
Le regard de sa tante devint froid.
— Un homme d’affaires étranger cherche une femme de ménage temporaire pour sa résidence.
Dawson éclata presque de rire.
— Une femme de ménage ? Sérieusement ?
— Tu iras à l’entretien demain.
— Certainement pas.
Sa tante se leva brusquement.
— Tu iras.
— Pourquoi Suri ne travaille jamais pendant les vacances ?
Sa cousine répondit immédiatement :
— Parce que moi je suis chez moi ici.
Le coup était mesquin.
Calculé.
Et sa tante ajouta aussitĂ´t :
— Exactement.
Dawson serra les dents.
— Donc soit tu travailles chez cet homme… soit tu viens travailler dans mon bar le soir.
Son ventre se noua immédiatement.
Elle connaissait ce bar.
Les hommes.
Les regards.
L’ambiance sale.
Alors après quelques secondes de silence…
Elle finit par souffler :
— Très bien.
Le sourire satisfait de sa tante lui donna envie de vomir.
Dawson attrapa immédiatement son sac avant de tourner les talons.
— Et ne claque pas la por—
La porte trembla déjà derrière elle.
Son oncle cria quelque chose à l’intérieur mais elle ne l’écoutait plus.
Elle récupéra son vélo devant la petite maison avant de démarrer rapidement.
Le vent chaud frappa doucement son visage pendant qu’elle roulait à travers les rues animées de Kuala Lumpur.
Son cœur se calma lentement.
Et sans comprendre pourquoi…
Elle repensa encore Ă cette odeur.
Bois.
Cuir.
Fumée.
Cette odeur qu’elle n’avait jamais oubliée depuis trois ans.
Comme une présence restée quelque part dans un coin de sa mémoire.
Puis elle secoua doucement la tĂŞte.
Ridicule.
Cet homme devait probablement avoir oublié jusqu’à son existence.
Au loin, le soleil descendait lentement derrière les immeubles.
Et quelque part dans la ville…
Un homme qui ne l’avait jamais oubliée revenait enfin la chercher. 🖤









Je rejoins @cynthia1488 sur le fait qu'il manque, pour moi, de la ponctuation dans les paragraphe. Et je note, pour moi, une mauvaise présentation avec de grands espaces entre les paragraphes (du moins quand c'est lu sur pc). Cependant ! J'aime beaucoup et j'ai hâte de lire la suite, continue comme ça ! :))
Un jour je vais faire une correction, pour l'heure je n'ai juste pas le temps mes stars, désolé et pourtant cette information est épinglé sur mon mur bref.. C🧡ntrat est une vielle histoire elle ne date pas hier
A quand la suite c'est trop ouf'''...