LE DESTIN DE DEUX ÂMES SOEURS

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Summary

Fille de l'alpha Robert Wouston,kenda est une louve qui perdit sa mère à son plus jeune âge.Lors d'un partenariat avec l'alpha suprême d'Amérique, ceux ci se rend compte qu'il sont des âmes soeurs liée par la déesse de la lune.Lui , c'est Alex Madford ,alpha suprême d'Amérique,connu pour son côté froid arrogante cruel .Une longue route attend ces deux âmes opposées

Status
Ongoing
Chapters
26
Rating
4.7 13 reviews
Age Rating
18+

Chapter 1

Légion lunaire

Forêt Nyrvalis

Une douce odeur sucrée s’infiltrait lentement dans mes narines. Je fronçai les sourcils, les yeux encore fermés. L’arôme familier des pancakes... C’était sûr, Lauriane était encore aux fourneaux. Mon ventre gargouilla de plaisir. Je me redressai d’un bond, les cheveux en bataille et le regard encore embrumé.

Un passage rapide par la salle de bain : lavage express, jogging noir, baskets aux pieds. Je descendis les escaliers en courant, deux par deux.

Dans le salon, l'homme au journal celui qui veillait sur moi comme un loup sur sa meute leva les yeux à mon approche. Je m'avançai vers lui, déposai un baiser sur sa joue.

— Bonjour, père.

Son sourire discret en disait long. Il referma le journal alors que je filais vers la cuisine.

Elle était là, fidèle à elle-même. Lauriane. Tablier noué, spatule en main, air maternel et sévère à la fois. Je lui fis un câlin par derrière.

— Encore une matinée qui commence bien, hein ?

— Va t’asseoir, petite gourmande.

Je m’installai. Elle déposa devant moi une assiette encore fumante. Une bouchée… Deux… Mes yeux se fermèrent d’extase.

— Dis donc, ma chérie, on dirait que tu n’as pas mangé depuis trois jours, lâcha la voix moqueuse depuis le salon.

— Mais euh, père ! Tu sais bien que je dois être en forme pour l'entraînement. Ton bêta ne me loupe jamais, surtout sur la condition physique.

— C’est vrai, c’est vrai… Tu as raison. D’ailleurs, à ton retour, il faudra qu’on discute de quelque chose d’important.

Je m’arrêtai un instant, le bout de la fourchette en suspens.

— D’accord. Je rentre tôt, promis.

Une dernière bouchée, et je quittai la maison. Je regardai ma montre : neuf heures. Je soufflai, avant de laisser ma louve prendre le dessus.

Athéna. C’est ainsi qu’elle se nomme, ma moitié lunaire. Sa fourrure est blanche, éclatante, ses yeux bleus comme la glace des monts du Nord. Je courus à travers la forêt, bondissant entre les troncs, esquivant les branches. Le vent fouettait ma fourrure. C’était grisant.

En arrivant sur le terrain d’entraînement, deux silhouettes familières m’attendaient.

— Trois secondes de retard, dit Chloé d’une voix taquine.

— On t’a chronométrée. La prochaine fois, c’est une punition, ajouta Nadia, bras croisés.

Je repris forme humaine, un sourire en coin.

— Les pancakes de Lauriane ont tenté de me kidnapper. Je vous jure, c’était une embuscade sucrée.

— T’as toujours une excuse gourmande, lança Chloé. Tu finiras obèse et heureuse.

— Tant que je meurs avec un pancake dans la bouche, ça me va.

Un rire éclata entre nous. Puis la voix grave, celle qui claquait comme un ordre silencieux, nous coupa net.

— Silence. Reprise des exercices d’hier, suivie des attaques en duo. Je veux voir de la performance, pas des grimaces.

Le bêta Ethan. Celui de mon père. Un roc. Une montagne avec des yeux perçants. Quand il parlait, on obéissait.

La suite se déroula dans la sueur et la douleur. Coup de pied, roulade, esquive, chute. Encore et encore. Mes bras criaient au secours. Mon dos me suppliait d’arrêter. Même ma louve grognait dans un coin de mon esprit : On est censées survivre, pas mourir d’abdos.

— Je vais m’évanouir, soufflai-je, dramatique, les mains sur les genoux.

— Si tu t’évanouis, je filme, déclara Nadia.

— Et je vends la vidéo. Cent pièces la séquence, déclara Chloé.

On éclata de rire, malgré la fatigue. Finalement, le monstre en chef siffla la fin.

— C’est tout pour aujourd’hui. Travail à domicile obligatoire. Lundi, on reprend. Et buvez de l’eau. Vous avez besoin de vos muscles, pas d’un cercueil.

On salua, puis chacun reprit la route. Avant de partir, je pris mes deux piliers dans les bras, leur lançai un regard complice.

— Je vous appelle ce soir, promesse de louve.

Une fois seule, je pris le chemin du retour. Mais pas sans m’arrêter un instant.

Devant moi… ma maison. Mon village. Ma meute.

La Légion Lunaire.

Situé précisément dans la forêt Nyrvalis

Un nom murmuré dans les récits anciens. Un nom respecté, parfois craint, mais surtout chargé de mystère.

Notre village se nichait dans une vallée entourée de forêts épaisses, protégée par des enchantements que seuls les anciens connaissaient. Les maisons, en bois et en pierre blanche, formaient un cercle parfait autour de la place centrale, où trônait une statue de la déesse de la lune.

Ici, tout le monde se connaissait. Les enfants couraient pieds nus, riant sous les lanternes suspendues. Les anciens racontaient leurs exploits parfois exagérés sur des bancs taillés à la main.

Un vieil oncle disait toujours qu’il avait jadis courtisé une sirène. Ce qui est drôle, c’est qu’il n’a jamais quitté les montagnes.

Un jour, je lui demanderai comment il a fait… Par signaux de fumée, peut-être ?

Je souris toute seule. C’est ça, la Légion Lunaire. Un mélange de traditions, de magie, de blagues douteuses… et d’amour.

J’ouvris la porte de la maison. L’odeur du dîner flottait déjà dans l’air.

— Te voilà enfin, fit une voix familière.

— Oui, père. Mais avant toute chose… bain.

— File, ma puce.

Je montai à l’étage, les jambes lourdes, le cœur léger. Un bain chaud m’attendait, promesse de réconfort. Et après ? Je n’étais pas encore prête pour cette “chose importante”. Mais j’avais appris une chose : quand père disait ça, c’était rarement quelque chose d’anodin.

Et la lune, ce soir-là, était pleine.

sortit de la douche. L’entraînement avait été rude, mais nécessaire. Elle enfila un pantalon confortable et un t-shirt ample, puis descendit les escaliers en sentant les odeurs appétissantes du dîner envahir la maison.

Dans la cuisine, Lauriane finissait de dresser la table. Elle lui lança un clin d’œil complice.

— Mets-toi à table. Ce soir, ton père a décidé de se mettre aux fourneaux.

Un rire surpris s’échappa des lèvres de Kenda. Son père ? Aux fourneaux ? C’était bien rare. Elle s’assit, intriguée, pendant que son père entrait dans la pièce, tenant un plat fumant avec une certaine fierté.

Ils commencèrent à manger dans un silence inhabituel. Le cliquetis des couverts résonnait dans l’air tendu. Robert finit par poser sa fourchette et croisa les bras sur la table.

— Kenda, il faut que je te parle de quelque chose d’important.

Elle releva la tête, un sourcil arqué.

— Je t’écoute.

— L’Alpha suprême d’Amérique arrivera demain matin. Il vient dans le but de conclure une alliance officielle avec notre meute. Ce pacte pourrait changer beaucoup de choses pour nous.

Kenda écarquilla les yeux, arrêtant net sa bouchée. Elle déposa sa fourchette, secouée.

— Tu plaisantes, j’espère ? On n’a besoin de personne, papa. Pourquoi chercher une alliance maintenant ?

Robert soupira lourdement, comme s’il s’attendait à cette réaction.

— Parce que les tensions augmentent, et que cette alliance pourrait nous offrir une stabilité. Tu sais bien que la paix ne tient qu’à un fil. Ce n’est pas négociable, Kenda. Tu dois être présente.

La jeune louve se leva brusquement, les mains tremblantes.

— Ce n’est pas juste. Tu fais tout dans mon dos, et tu veux que je souris gentiment à un inconnu demain ? Non, je refuse.

Robert se redressa également, son regard dur.

— Tu oublies ta place. Je suis toujours l’Alpha ici, et tant que je vivrai, c’est moi qui prendrai les décisions.

— Peut-être. Mais ne t’attends pas à ce que je t’applaudisse pour ça.

Sans attendre une réponse, elle tourna les talons et grimpa les escaliers, le cœur battant. Elle claqua la porte de sa chambre et se laissa tomber sur son lit, le regard fixe.

Dans sa tête, Athéna grognait.

— Il ne nous dit pas tout, tu le sens aussi, pas vrai ?

Kenda hocha la tête, même si elle était seule. La fatigue et la colère l’envahissaient. Soudain, elle se redressa.

— Merde ! J’ai complètement oublié d’appeler les filles…

J'attrapais mon téléphone et leur envoya un message rapide d’excuse. Il était tard, mais peu importait. Je me laissa ensuite glisser sous ses draps, les pensées en vrac.