L'arrivée
Son cœur battait depuis quelques minutes à une vitesse de 1500 battements par secondes. Ses pas, irréguliers, se dirigèrent dans une petite ruelle entre deux bâtiments construits avec de vieilles briques pleines de saletés.
Reprenant une forme normale, il entendit des pleurs venant d'un passage étroit entre un muret et le mu de la bâtisse d'à côté. Il guérissa sa blessure à la jambe et à l'épaule avec lenteur. La douleur s'accentuait à mesure que la plaie se refermait et disparut une fois la blessure guéri.
Il regarda derrière le mur ce qu'il se passait pas loin de lui. Il vit un homme et un de ses congénères démoniaques s'attaquer à lui, lançant un cri horriblement assourdissant, au point qu'il se boucha les oreilles.
Il posa son regard vers un autre côté. Rien à signaler. Les bâtiments furent détruits, des trois béants ornés les murs en brique bordeau, un nuage de poussière flottait dans l'aire. Les barrières des maisons étaient ai trois quart par terre, détruit pas les armes.
Des sons de fusils retentissaient dans l'air, pas un pète de vent à l'horizon. Les pleurs de la personne entre le muret et le bâtiment étaient toujours audible. Il regardait du côté du bruit de sanglot et s'avança discrètement vers l'emplacement. Son souffle était irrégulière à cause l'épuisement. Sa puissance s'est envolée plus rapidement qu'il le pensait. Il marchait en zigzag, essayant de retrouver un peu de son équilibre. Il manqua de tomber et se rattrapa en s'appuyant sur le mur. Il approcha son visage l'espace étroit et observa la source des sanglots avec difficulté.
Un petit garçon d'environ quatre ans se cachait dans la fente pour que personne ne puisse le trouver. Il était blessé à la cheville alors le jeune homme frappa le mur que le petit le regarde, ce qu'il fit.
- Et, petit, qu'est-ce que tu fais caché là-dedans ? Viens, je vais m'occuper de toi.
Le petit garçon, prenant peur, s'enfonça plus loin dans le petit espace.
- Non, reviens. Je ne vais pas te faire du mal. Viens, je suis de ton côté.
Le garçon resta figé quelques secondes, le regard fixant le sol. Ses doigts s'entremêlaient, signalent son stress à l'homme, accroupie devant le fin espace en attendant le jeune venir vers lui. Le môme, regardant sa cheville ensanglantée, décida de s'avancer vers l'homme. Tentant de le rassurer, le monsieur continua de lui parler doucement avec une voix calme.
L'enfant sortit de sa cachette et l'homme le pris dans ses bras. Les coups de fusil entendus plus tôt retentirent plus près d'eux, l'enfant se mit à pleurer en enfuissant son visage dans la poitrine de l'homme, qui se redressa et s'en alla.
Ses pas resonnairent dans ses oreilles, ses forces s'éteignent petit à petit et l'enfant devient de plus en plus lourd. Il arriva à un endroit désert et déposa par terre le môme. Il entendit une femme au loin, crier le nom de son enfant. Il se boucha les oreilles en entendant qu'elle s'approchait d'eux. “Ikenna !“ criait-elle.
L'homme leva une trappe cachée dans le sol qui s'ouvrit sur une échelle, descendant dans un endroit sombre. Il y faisait trop noir pour savoir ce qu'il y avait en bas.
- Vas-y, descend et moi je te suis.
Le petit afficha une expression horrifiée et fit un “non” de la tête. Le jeune homme soupira et descendit en sautant dans le trou carré. L'enfant ne voyais que le bout du nez de l'homme et a peine le visage de celui-ci se faisait remarquer par ses yeux du gosse.
- Tu vois. C'est pas si terrible. Tu viens maintenant ?
La progéniture regarda un instant en bas et se tourna pour descendre l'échelle. Il agrippa fermement les barreaux verticaux et posa son premier pied sur un barreau horizontal. Il descendit un barreau après l'autre.
Une fois en bas, l'homme referma la trappe et pû souffler des hurlements de la femme. Ses oreilles sensibles lui donnaient la migraine pour le moindre bruit alors il prit des bouchons d'oreilles et les mis craignant que l'enfant ne fasse trop de bruit.
Il pris l'enfant par les aisselles et le projetta vers le haut en mettant son bras derrières ses genoux en vol pour le porter. Il l'emena dans la salle de bain, qui se trouvait derrière une des portes dans un long couloir orné de porte en bois de chêne sombre poli et vernis.
Il baissa la clenche d'une porte devant laquelle il se trouvait et ouvrit la porte. Quand ce fut le cas, le môme ouvra en grand ses yeux. La salle de bain était brillante, à en aveugler. La baignoire était énorme et blanche, une douche à l'italienne se trouvait à gauche de la baignoire, à droite, une fenêtre ouverte sur un magnifique meuble lavabo en marbre noir, au-dessus, pour s'admirer, deux grand miroir sans une trace dessus. Puis, à côté de la porte, un porte-serviettes et un petit placard non loin des lavabos où se rangeaient les brosses et dentifrices, ainsi que quelques produits cosmétiques.
L'homme mit l'enfant dans la baignoire et enleva doucement son pantalon. Il fit couler l'eau et la réchauffa.
- Ça va ? Ce n'est pas trop chaud ?
Le petit garçon inclina la tête de haut en bas et l'homme mit le pommeau de douche au dessus de la blessure du garçon. Il prit une bouteille de savon et en fit sortir un peu dans sa main mouillée. Il commença à en appliquer un peu sur la cheville blessée de l'enfant qui recommençait à pleurer. Quand il eut fini, il rinça et prit une serviette sur le porte-serviettes puis, dans un placard en dessous des lavabos, il attrapa une petite boîte de pansements divers. Il agrippa une bande et la fit tourner autour de la cheville ensanglantée du petit.
- Ça va mieux maintenant ? Comment tu t'appeles ?
Le petit garçon resta silencieux pendant quelques secondes avant de répondre :
- Ikenna.
- Tu as quel âge ? Tu m'as l'air jeune.
- 5 ans… aujourd'hui.
- Ooh, c'est ton anniversaire bonhomme. Aller, viens là, on va dire que ton cadeau c'est ton arrivée ici. Hein, c'est bien ça comme cadeau, en ce jour ma foie, plutôt horrible.
Le petit garçon se retira la tête du cou de l'homme et le regarda quelques secondes avant de pleurer.
- Je veux rentrer chez moi..
- Tu es chez toi ici, ta maison doit être détruite. Maintenant c'est ici que tu habites. Aller, viens, je vais te montrer ta nouvelle chambre et par la même occasion, je vais te faire visiter l'endroit.
L'homme conduisit l'enfant devant une porte semblable aux autres. Il l'ouvrit et la pièce était presque vide, hors un lit et une armoire qui étaient placés là, il n'y avait pas grand chose.
- Bien sûr, on pourra l'aménager comme tu le veux.
Le petit rentra dans la chambre. Il regarda dans tous les coins, contrairement à la salle de bain, pas une seule trace de luxure dans la pièce.
Le démon entra dans la pièce après le garçon et s'arrêta net après l'embrasure de la porte. Un violent pique de douleur au cœur le fit s'écrouler par terre et grimacer. Le petit garçon se tourna vers lui.
Ça... ça va monsieur ?...
- Oui, oui, ce n'est rien.
Le démon se releva tout tremblant, s'appuyant sur son genoux.
- Bon, tu as faim ? Je peux peut-être te laisser visiter seul pendant que je prépare un bon repas ?
Le petit hocha la tête de haut en bas. Dans son regard, l'homme pouvait lire l'inquiétude, la peur. Il fit pivoter sa tête vers le hall d'entrée et se dirigea vers une des autres nombreuses portes alignées.
Le môme commença à se déplacer dans le couloir et ouvrit toutes les portes qu'il n'avait encore pas vu ouverte.
Il vit, derrière la première porte, un bureau. Les murs étaient ornés d'étagères comblées de livres de toutes sortes, rangés correctement dans l'ordre alphabétique des titres. Au milieu, un bureau somptueux, le bois était aussi poli et brillant que les portes, de couleur claire pour aller avec le blanc cassé des murs et du plafond. Le sol était un plancher de la même couleur que les portes, portant sur lui un magnifique tapis rose et bleu pâle ayant comme motif des symboles ancien. Des tonnes de paperasses cependant se baladaient sur le meuble en bois, quelques uns par terre. Un ordinateur fixe était posé sur le bout du bureau et prenait presque la moitié de celui-ci.
En ouvrant une autre porte, il vit une salle de jeu. Tapis posés sur le sol, le recouvrant complètement, trois poufs traînaient devant un grand écran plat, se situant au-dessus d'un petit meuble où se situaient des consoles avec leurs manettes de jeu. Derrière les poufs, des bacs entiers étaient remplis de jouets divers et variés, un coin lecture et dessin dans un enfoncement et bien évidemment, tout au fond de la salle, plusieurs tonnes de CD de jeux vidéos. Le lustre était jeune clair et blanc, très grand et illuminait la pièce de plusieurs petites gouttes de lumières causé par toutes les facettes des cristaux qui y pendaient.
Dans une autre pièce, en face de sa chambre, était la pièce à coucher du démon. Décoration simple, une armoire en bois noir, un lit de même couleur avec des draps bleu nuit. Une table de nuit avec un chargeur, un téléphone et une lampe de chevet posés dessus. Un petit buffet avec ce qui ressemble à des paquets de mal bouffe à l'intérieur et une télé dessus.
En ouvrant la porte suivante, il vit de simple toilettes, alors il alla vers le hall et ouvrit la porte de la cuisine. Il s'y trouvait un super grand plan de travail, un frigo américain un four très moderne et un micro-ondes aussi simple que les autres. A gauche, la table a manger, avec déjà les couverts posés dessus.
Une odeur délicieuse ennivra le petit garçon. Il s'assit à une place où se trouvaient une assiette.
- Ça y est, tu as fait le tour ?
Le petit fit un mouvement de tête timide. L'homme apporta le repas composé d'un steak et des légumes. Le petit garçon degusta facilement son repas. Il mit quelques minutes avant de terminer et poser ses couverts.
- Et bien, tu es très rapide. Tu veux un dessert ?
Ikenna bougea la tête de droite à gauche. L'homme le regarda avant de lancer "Tu n'es pas très bavard comme garçon". Ikenna sortit de table et alla se coucher rapidement.








