Le Secret Du Reflet D'argent by KiraDreki at Inkitt
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Le Secret du reflet d'argent

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Summary

Je m'appelle Diane, et dans ce futur lointain où l'humanité a été presque anéantie par une météorite et une maladie mystérieuse appelée Select, nous, les survivants, naissons avec des yeux orange. Cette couleur est notre héritage d'une époque tragique. À l'aube de mes 16 ans, je m'apprête à entrer dans une période appelée « l'obscurité », où je deviendrai temporairement aveugle avant que mes yeux ne changent de couleur, révélant une nouvelle teinte qui définira ma place dans notre société. Ce moment est plus qu'un simple rite de passage : il marque le début d'un nouveau chapitre de ma vie. Mais je ne pouvais pas imaginer que ce moment serait le début d'un voyage qui bouleversera tout ce que je pensais savoir sur le monde. Lorsque mes yeux révèlent une caractéristique unique, je me retrouve au centre de l'attention. À travers cette transformation et une rencontre inattendue, je vais découvrir des vérités cachées, des secrets du passé, et des mystères qui pourraient changer le destin de Laeddiccia. Je vais devoir relever des défis et faire des choix aux conséquences inimaginables.

Status
Complete
Chapters
77
Rating
4.8 5 reviews
Age Rating
18+

Réminiscence

Encore ce cauchemar, je le détestais, mais c’était devenu une habitude. Depuis onze ans, je revivais chaque nuit le même cauchemar. Je me demandais si d’autres étaient hantés ainsi par leur passé. Quand les gens disaient que parfois le passé nous rongeait, c’était d’autant plus vrai pour moi : le feu qui dansait de manière incontrôlable, la chaleur étouffante, la maison et toutes nos affaires qui brûlaient. La voix de mon père qui résonnait à ma recherche, ces bras forts dans lesquels je m’étais senti en sécurité instantanément. La vitre qu’il avait brisée en voyant que les flammes nous empêchaient de rebrousser chemin, puis la chute pour atterrir dans les bras d’un inconnu quand il m’avait lancé pour me mettre hors de danger.

La perte d’un être cher brûlant vif dans les flammes sous mes yeux. J’avais cinq ans à l’époque, mais je revoyais cette scène chaque nuit depuis lors. Je sentais les larmes sur mes joues, mais comme d’habitude, j’étais bloqué dans ce cauchemar et je ne parvenais pas à en sortir. Mon épaule me faisait mal, me rappelant l’endroit où j’avais été brûlée cette nuit-là et puis cette odeur qui m’agressait encore les narines. J’avais l’impression, cette fois-là plus que jamais, d’être retourné dans le passé, l’odeur de brûlé était si forte que j’avais la sensation d’étouffer.

« L’odeur ? » me suis-je exclamé en ouvrant les yeux en sursaut.

L’odeur, je ne pouvais pas la sentir dans mes songes. Je me suis levée d’un bond, confirmant que l’odeur de brûlé venait du rez-de-chaussée. J’ai couru hors de ma chambre et je me suis précipitée en bas des escaliers pieds nus. Comme à mon habitude, même dans la précipitation, mes pas étaient légers et inaudibles. La discrétion, c’était mon truc, les gens avaient presque tendance à oublier mon existence. J’aimais ça la plupart du temps, ça me permettait de passer inaperçue et surtout, je n’attirais pas l’attention comme ça. Je n’aimais pas être le centre de l’attention, c’était pire que la fumée, c’était étouffant et cela me mettait très mal à l’aise.

En arrivant dans la cuisine au pied des escaliers, j’ai trouvé ma mère en train d’essayer de retirer du pain grillé, enfin plutôt brûlé du grille-pain. Elle avait débranché la prise, mais n’arrivait à rien avec sa fourchette. J’ai soupiré de soulagement, il n’y avait pas le feu, ce n’était que du pain brûlé.

Je me suis approchée pour poser la main sur son épaule, en douceur. Elle a sursauté et tourné la tête vers moi. Ses yeux blancs ne pouvaient pas me voir, elle était dans l’obscurité depuis bien longtemps, mais elle savait que c’était moi, un sourire embarrassé a étiré ses lèvres gercées. Elle me reconnaissait souvent à mon odeur d’après elle. Elle disait que je sentais toujours bon, c’était fruité et frais, comme être proche de fruits rouges.

J’ai pris la fourchette de ses mains et je me suis occupée du pain sans un mot. Mon cœur commençait à peine à se calmer entre le cauchemar et la frayeur que je venais d’avoir. J’essayais de reprendre mes esprits doucement. J’étais tout de même soulagée qu’elle n’ait rien. Je n’avais plus qu’elle à présent, je devais veiller à sa sécurité.

« Diane, chérie, je suis désolée, je voulais te préparer ton déjeuner pour ton dernier jour de cours, le dernier de ta vie de jeune fille, m’a-t-elle dit sur un ton penaud. J’aurais dû me contenter de sortir des céréales et du lait, cela aurait été plus raisonnable.

— Ce n’est rien, Maman, ai-je répondu en soupirant de soulagement et en déposant le pain et la fourchette sur une assiette prévue à cet effet, merci d’avoir essayé. Tu es adorable, mais des céréales et du lait, ce sera très bien.

— Tu n’es pas trop stressée, chérie ? » m’a-t-elle demandé en allant s’asseoir après avoir souri à ma réponse.

Je me suis tournée pour la regarder faire, la suivant du regard. C’était mon dernier jour en tant qu’enfant, j’aurais seize ans le lendemain, le 16 mars, et les choses allaient foncièrement changer. J’ai soufflé calmement, je ne voulais pas l’inquiéter, je l’ai embrassée sur le front en lui disant de ne pas s’en faire pour moi et j’ai regagné les escaliers. Une fois dans ma chambre, je me suis adossée à la porte et j’ai regardé mon reflet dans le miroir à ma gauche. L’orange de mes yeux était terne, cela annonçait l’arrivée imminente de mon éclosion.

J’ai soupiré et j’ai coiffé mes longs cheveux blonds en laissant mes yeux vagabonder dans la pièce. Ma chambre, enfin notre chambre, même si Layla n’était plus là, son lit et ses affaires n’avaient jamais bougé de place. J’avais toujours espéré qu’elle finirait par être libérée et rentrerait à la maison, mais ce n’était jamais arrivé. Elle avait éclos deux ans avant moi, mais cela ne s’était pas vraiment bien passé pour elle. Elle avait reçu la pire couleur possible, le noir, elle était ce que les gens appelaient communément une démone.

Je me suis assise sur son lit, il me restait un mois avant mon éclosion, je saurais enfin à quelle classe j’appartiendrais très bientôt. J’ai soupiré et entrepris de me préparer. Après la mort de papa, Layla avait tout pris en main à la maison et pour l’association “Color for Blind” dont papa était le président. Elle avait tout géré d’une main de maître alors qu’elle n’avait que sept ans. Elle avait été mon pilier, mon phare dans la nuit, c’était grâce à elle que mes cauchemars ne m’empêchaient pas de vivre. Ma sœur était une battante, forte et bienveillante, je l’ai toujours admirée même durant le mois d’obscurité qui avait précédé l’éclosion, elle avait été incroyable.

Je ne lui arrivais pas à la cheville et ce ne serait jamais le cas. J’ai soufflé calmement, ce n’était pas le moment de m’apitoyer sur mon sort, maman avait besoin de moi et tout le quartier comptait sur moi. J’ai enfilé mon uniforme scolaire, une jupe et une veste orange, une chemise noire, et de longues chaussettes blanches montant jusqu’au-dessus de mes genoux. J’ai mis mes boucles d’oreilles en forme de papillon, le dernier cadeau que m’avait fait papa avant de disparaître dans les flammes.

J’ai regardé mon reflet à nouveau, les gens disaient souvent que je ressemblais à ma sœur et ça leur faisait peur à cause de ce qu’elle était devenue. De mon côté, j’en étais assez fière, ma sœur était quelqu’un de génial, et j’avais toujours du mal à croire qu’une couleur pouvait l’avoir changée autant. J’ai secoué la tête pour chasser toutes ces pensées parasites, j’allais finir par être en retard. Je suis descendue avec mon sac à dos et je l’ai posé dans l’entrée. Après cela, j’ai rejoint ma mère et pris mon petit déjeuner.

« Tu sais que tu n’es pas obligée d’y aller aujourd’hui ? m’a-t-elle dit après un moment.

— Je sais, maman, mais j’ai cours avec le professeur Lorn, je voudrais vraiment y assister une dernière fois.

— L’histoire de Laeddiccia, tu vas finir par la connaître par cœur, m’a-t-elle dit en soufflant sur son café.

— J’aime l’histoire, ce sont des faits, c’est déjà passé, on ne peut plus avoir de mauvaises surprises.

— Je n’ai plus qu’à te souhaiter une bonne journée, alors, » m’a-t-elle dit en souriant.

Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire moi aussi. Ma mère, bien qu’elle soit aveugle, voyait mieux que bien des gens que j’avais pu côtoyer. J’ai terminé mon bol de céréales et j’ai embrassé ma mère sur la joue avant d’aller enfiler mes chaussures noires. Attrapant mon sac, je suis sortie, un peu éblouie par le soleil. Chez moi, on vivait presque dans le noir, ma mère ne s’en rendait pas compte et moi, j’y étais habituée, surtout depuis le départ de ma sœur. Les gens marchaient dans la rue autour de moi, la plupart avaient une canne ou bien des chiens d’assistance pour ne pas entrer en collision les uns avec les autres. Normal, nous vivions dans le quartier blanc, les couleurs ici étaient inexistantes et seuls les aveugles vivaient ici. Seuls des jeunes comme moi étaient voyants ici.

J’ai observé un instant, comme à mon habitude, puis je suis faufilée entre les gens en marchant vers l’académie. En quittant mon quartier, les bâtiments étaient subitement colorés et attrayants. La raison de cette différence ? Je suppose que c’était parce que les aveugles ne voyaient pas, alors dépenser des ressources déjà rationnées pour colorer ces bâtiments serait sûrement du gâchis. C’était dommage, notre quartier avait un côté effrayant et inhospitalier qui décourageait la plupart des voyants.

Sur le chemin de l’Académie, les rues étaient très animées comme toujours. J’ai croisé de nombreuses personnes sur le chemin, mais comme d’habitude, je suis passé inaperçu. Layla m’avait dit une fois que ma capacité à me faire oublier pouvait être un don, et c’est vrai que la plupart du temps, j’étais ravie que l’on m’oublie. Malheureusement, cela avait aussi ses inconvénients : on me bousculait souvent, les portes automatiques ne me détectaient pas, alors je devais attendre que quelqu’un passe pour pouvoir les emprunter. Je devais faire trois fois plus d’efforts que quiconque pour me faire remarquer, peu importe pourquoi.

Depuis qu’il n’y avait plus que moi de voyante dans le quartier blanc, j’avais dû gérer l’association créée par la reine des années auparavant. Mon père en avait été le président, Layla avait repris le flambeau dès que possible et moi, disons que je faisais de mon mieux. Le problème, c’est que je n’avais pas la présence de ma sœur pour récolter des dons, ou pour attirer des bénévoles. Je n’avais pas, non plus, le charisme de mon père ; je n’étais que moi. Enfin, j’avais toujours fait de mon mieux, maman disait toujours que c’était le principal.

En arrivant devant l’Académie, je me suis arrêté pour la regarder, c’était un bâtiment high-tech, les fenêtres diffusaient les programmes de la journée à chaque niveau. J’ai suivi les informations du regard un moment, en cherchant le numéro de ma salle, quand quelqu’un m’a bousculé et mon sac est tombé au sol. J’avais l’habitude ; la personne s’est excusée, mais a continué sa route comme si elle ne m’avait pas vue. J’ai ramassé mon sac et j’ai rejoint ma classe sans perdre plus de temps. À l’intérieur, tout était aussi high-tech qu’à l’extérieur, la technologie était partout.

Je n’étais pas vraiment contre, mais j’aimais bien trop certaines choses non électroniques pour dire que tout cela me réjouissait. Slalomant entre les autres élèves avec des uniformes identiques au mien, j’ai finalement atteint ma classe. Le professeur Lorn était déjà là, le regard absorbé par sa tablette. Ses yeux bleus reflétaient les textes qu’il était en train de parcourir ; c’était un jeune professeur, ses cheveux bruns étaient coiffés d’un chignon et ses ongles parfaitement manucurés tapotaient sur la table de verre devant lui. Quelques élèves étaient là, je me suis installé au même endroit qu’à mon habitude et j’ai patienté silencieusement.

Environ 15 minutes plus tard, l’amphithéâtre s’était bien rempli, et la cloche venait de retentir quand le professeur relevait la tête. Les autres élèves avaient tous les yeux orange comme moi, et le même uniforme. L’enseignant s’est levé de sa chaise et s’est étiré en se raclant la gorge pour attirer l’attention de quelques perturbateurs.

« Aujourd’hui, jeunes gens, cours d’histoire comme d’habitude avec moi. Ouvrez vos manuels page 20 », clama-t-il d’une voix claire.

Tous les élèves ont commencé à taper sur leur tablette, sauf moi ; j’ai ouvert un vrai manuel, le plaisir de sentir le papier sous mes doigts m’avait toujours dissuadé d’utiliser la version numérique. Le professeur a repris en affichant son cours sur un grand écran.

« Comme vous le savez sûrement tous déjà, notre planète Terre a été frappée par une météorite, il y a mille cinq ans environ… Les humains, nous, sommes tombés malades, une maladie grave… et celle-ci a décimé une bonne partie de la population… nous avons appelé cette maladie Select…

— Pourquoi Select, monsieur ? demanda un élève dans son micro au fond, interrompant le professeur qui se tourna pour le regarder.

— C’est simple, expliqua-t-il, un tout petit groupe a survécu, ils ont été comme sélectionnés. Un peu comme les Homo sapiens, qui figure parmi nos plus lointains ancêtres, ont évolué pour survivre.

— C’est une sélection naturelle ? poursuivit le jeune homme.

— Oui, c’est en effet ce que pensent les génies, mais ça reste à prouver. Je peux continuer ? interrogera le professeur.

— Oui, merci, finit l’étudiant en posant son micro.

— Bon, soupira M. Lorn, c’est cette maladie qui est la cause de la couleur orange de vos yeux dès la naissance… mais comme vous le savez, vous n’allez pas les garder ainsi. Qui peut me citer la période qui précède le changement et les différentes couleurs que peuvent prendre nos yeux ? »

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Good Writing

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Compelling Plot

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Great Character

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Strong Dialog

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author

super sujet belle introduction. quel dommage qu'il y ait de gros problèmes de verbes et de vocabulaire inadéquat.

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