Chapitre 1
Ce livre fait suite au livre "Et puis je t'aimerai ", mais il se lit seul !
Cynthia regardait par la fenêtre de son appartement parisien, observant les premiers flocons de neige tomber doucement sur la ville et recouvrir les arbres du parc qui se trouvait en face de chez elle d’un léger voile blanc.
Cette neige soudaine sur la capitale annonçait un hiver rude.
La ville se transformait peu à peu en un tableau féerique, les lumières scintillantes et les décorations festives ajoutant une touche de magie à chaque rue.
Il n’était pas très tard en cette fin d’après- midi, mais la nuit commençait déjà à tomber.
Les vacances d’hiver approchaient, et avec elles, les fêtes de Noël et du nouvel an !
Cependant, pour Cynthia, cette année, les fêtes seraient différentes.
Depuis sa séparation avec Dean, son mari et l’amour de sa vie, tout avait perdu de l’éclat, et les fêtes sans lui seraient pareilles.
La neige, habituellement source de joie, semblait aujourd’hui n’être qu’un doux rappel de ce qui était autrefois.
Elle savait que cette période serait difficile, mais pour le bien de ses enfants, elle avait décidé de fournir un effort. Elle voulait qu’ils ressentent la chaleur et la magie de Noël, malgré les circonstances.
Ses pensées s’égaraient à leur ancienne vie, aux moments heureux passés en famille, aux rires partagés autour du sapin. Mais la nostalgie ne pouvait effacer la réalité présente, ni la souffrance qu’elle portait encore au plus profond de son cœur.
Dean, qu’elle avait surpris dans son bureau d’avocat avec sa secrétaire sous le bureau, était un souvenir douloureux. Elle se rappelait cet instant comme si c’était hier, un instant qui avait bouleversé sa vie. C’était leur anniversaire de mariage, une date censée être marquée par l’amour et la célébration. Au lieu de cela, elle avait été confrontée à une trahison brutale.
Dix ans déjà qu’elle s’était fait piéger dans un contrat qui l’avait contrainte à épouser Dean Curtis, un brillant avocat et le fils de son parrain. Un héritage qu’elle avait signé sans lire les petites lignes. Ce contrat avait d’abord semblé être un mal nécessaire, mais il avait évolué en quelque chose de beaucoup plus significatif.
Au début, Cynthia avait résisté à ses sentiments pour cet homme qui pouvait se montrer aussi autoritaire qu’elle était têtue. Elle avait été claire sur ses intentions : elle partirait à la fin des cinq ans prévus par le contrat. Mais avec le temps, elle avait commencé à lui faire confiance, à ressentir des papillons dans le creux de son estomac, à se sentir bien dans ses bras. La colère partagée avait lentement laissé place à une complicité profonde. Dean était devenu bien plus qu’un partenaire imposé ; il était devenu son âme sœur, sa seule raison de vivre.
Lorsque Dean avait eu un accident, elle avait cru le perdre. Les mois suivants avaient été marqués par une intensité émotionnelle qui les avait rapprochés encore davantage. Après la naissance de leur fille, et avec la promesse d’en avoir encore une ribambelle derrière, ils s’étaient remariés, religieusement cette fois, pour l’éternité. Ce moment avait ressemblé à un conte de fées moderne, renforçant l’idée que leur amour pouvait surmonter toutes les épreuves. Leur fils était né deux ans après Tricia, complétant leur famille idéale.
Pour leur dixième anniversaire de mariage, Cynthia avait voulu faire les choses en grand. Elle avait réservé un voyage ou ils pourraient faire de longues balades aux bords de la mer et pas que.
Elle avait rempli l’une de ses valises de tenues coquines et d’autres accessoires pour surprendre son mari et raviver la passion.
Il était vrai que depuis la naissance de leur fils Lucas, elle s’était un peu laissé aller côté passion, mais elle était fatiguée avec le petit qui n’était pas facile et Tricia qui vivait difficilement l’arrivée du petit frère dans la famille.
Elle s’était faite belle, s’était rendue chez le coiffeur, avait enfilé une tenue séduisante, et avait mis des talons hauts.
Elle avait confié ses enfants à ses parents et était allée lui faire la surprise à son bureau.
Mais la surprise, c’était elle qui l’avait eue.
La porte était entrebâillée, et elle avait entendu le rire de la secrétaire.
Elle avait tendu l’oreille se disant qu’il s’amusait bien.
Les mots échangés entre Dean et Celia résonnaient dans sa tête comme des coups de poignard.
— Mais détends-toi, petit cochon !
La voix de Celia était pleine de complicité et de provocation, un contraste choquant avec la situation que Cynthia avait imaginée pour leur soirée spéciale.
— Arrête tes bêtises, Celia, je suis marié.
— Pff, oui, à une femme qui ne sait pas s’occuper de toi comme moi, je vais le faire !
Les mots de Celia étaient une insulte directe à l’engagement de Cynthia, et elle sentit une rage froide monter en elle. Elle se pencha pour voir l’intérieur du bureau, et son cœur se serra en découvrant Dean, qui riait et semblait se détendre dans une situation totalement inappropriée.
Il était assis sur son fauteuil et regardait sous le bureau en riant !
Il n’était pas nécessaire d’être médium pour savoir ce qui allait se passer dans ce bureau !
— Écoute, fais-toi plaisir si vraiment tu…
Sans réfléchir, Cynthia donna un coup de pied violent dans la porte, qui s’ouvrit brusquement. Dean se redressa et se rajusta, réalisant avec horreur ce qui se passait. La secrétaire, surprise, se cogna la tête sous le bureau dans une tentative désespérée de se cacher.
— Cynthia !!
La secrétaire finalement sortit du bureau avec un sourire gêné, et Cynthia, emportée par la douleur et la colère, enleva ses chaussures qui lui faisaient si mal aux pieds et les lança à la tête de son mari et de la secrétaire.
La première chaussure rata Dean, mais la seconde, celle de gauche, atteignit Celia en pleine tête, faisant éclater un cri de surprise.
— Mais ça ne va pas !
Cynthia, le cœur brisé, les larmes aux yeux, les regarda un instant.
Elle était incapable de dire un mot, se contentant de faire demi-tour et de sortir du bureau. La colère et la douleur la poussaient à fuir, à échapper à une situation trop douloureuse pour être endurée.
Elle courut à travers le couloir, traversa le parking du cabinet d’avocat et monta dans sa voiture. Elle démarra à vive allure, les larmes roulant sur ses joues, son cœur brisé en mille morceaux, tuant au passage tous les papillons que Dean avait pu faire naître en elle
Tout était allé très vite après cette découverte : la séparation et son refus de lui pardonner.
Elle avait quitté la Normandie, cette terre chargée de souvenirs douloureux, pour Paris, où elle avait dû tout reconstruire à partir de zéro.
Elle avait trouvé un nouvel appartement dans un quartier animé mais paisible, inscrit sa fille dans une nouvelle école et trouvé une nourrice pour son fils.
Le tout aidé par un ami de longue date qui avait été son premier amant étant jeune : Luc, avocat comme son mari, était un homme un peu déjanté, mais il l’avait aidée et soutenue.
Elle voulait un avocat pour divorcer !
Elle était allée le voir directement.
Elle savait que Dean ne l’aimait pas.
À une époque, Luc travaillait avec Maxime, le père de Dean, c’est ainsi qu’ils s’étaient rencontrés.
Cynthia, comme beaucoup de jeunes filles, était tombée amoureuse d’un homme plus âgé qu’elle. Le fait qu’il soit le meilleur ami de son père et son parrain avait fait que Maxime n’avait jamais cédé à la jeune fille qui tentait par moments de le séduire. À chaque fois, il la remettait gentiment en place, riant même parfois de cette situation.
Fut même un époque ou il lui avait proposé de sortir avec son fils et elle avait refusé .
A cet époque, Dean était tout ce qu’elle détestait !
Mais surtout , elle ne voulait pas le fils !
Et il y avait Luc, un jeune avocat qui devait avoir moins de 30 ans et qui travaillait depuis peu avec Maxime . Elle le croisait a chaque fois qu’elle allait se refugier chez son parrain, séchant ses cours pour faire ce qu’elle aimait le plus au monde, c’est a dire peindre !
Cynthia adorait peindre dans la roseraie de son parrain, le seul qui croyait en son art. Un après-midi, alors qu’elle était plongée dans sa création, Luc l’avait rejointe. Ils avaient discuté longuement, et il l’avait félicitée pour son coup de pinceau. Puis, sans crier gare, il l’avait embrassée et s’était servi d’elle.
Elle l’avait laissé faire, sans trop se l’expliquer !
Cette relation avait duré quelques semaines.
Et le temps les avait séparés jusqu’à ce qu’elle se retrouve contrainte par les petits paragraphes de l’héritage d’ épouser Dean, le fils de Maxime.
Dean avait emmené sa femme à des congrès, des galas, et elle avait revu Luc, mais jamais elle n’avait renoué sexuellement avec lui.
Dean l’avait trahie, et elle s’était tournée vers Luc, peut-être plus par vengeance que pour autre chose.
Luc, au-delà de son rôle d’avocat, lui avait trouvé un emploi et un appartement loin de tout, comme elle le souhaitait. Même si la situation avait dérapé quelques fois au début, il n’y avait plus maintenant que de l’amitié entre eux. Parfois, Luc tentait de nouveau, mais elle le repoussait.
La transition n’avait pas été facile, mais Cynthia avait tout mis en œuvre pour offrir à ses enfants un environnement stable et aimant.
Dean lui versait une pension pour élever leurs deux enfants, une pension suffisamment conséquente pour qu’elle ne soit pas obligée de travailler. Mais Cynthia tenait à être indépendante. Elle voulait prouver qu’elle pouvait se débrouiller seule, pour elle-même et pour ses enfants.
La garde des enfants avait été organisée de manière équilibrée : elle les avait pendant les périodes scolaires, et Dean, une partie des vacances. Cet arrangement permettait à Cynthia de se concentrer sur son travail et de passer du temps de qualité avec ses enfants pendant l’année scolaire. Dean, quant à lui, pouvait profiter des vacances et d’un weekend sur deux pour rattraper le temps perdu avec eux.
Malgré la douleur persistante de la séparation, Cynthia avait réussi à créer un nouvel équilibre dans sa vie.
Les enfants s’étaient bien adaptés à leur nouvelle vie à Paris. Même s’ils manquaient parfois de la présence de leur père, elle espérait qu’ils comprennent qu’elle faisait de son mieux pour eux !
Cynthia avait également rejoint un groupe de soutien pour parents divorcés, où elle avait trouvé des amis et des conseils précieux pour naviguer dans cette nouvelle phase de sa vie.
Elle avait appris à apprécier les petits moments de bonheur avec ses enfants, à savourer les promenades dans les parcs parisiens et à découvrir la beauté de la ville lumière.
Même si les fêtes de fin d’année approchaient et que la magie de Noël semblait ternie par la séparation, Cynthia était déterminée à faire de son mieux pour que ses enfants passent un Noël inoubliable.
Elle avait commencé à décorer l’appartement, à acheter des cadeaux et à planifier des activités festives.
Elle avait même déjà décore le sapin le mercredi passé avec ses enfants, une petite joie supplémentaire dans la tristesse de leur vie.
Elle savait que, malgré les épreuves, elle pouvait encore créer des souvenirs précieux pour ses enfants et leur offrir un Noël rempli d’amour et de joie.









j'adore
oh la la moi qui le pensais amoureux et heureux avec elle ! Dean je te deteste