Chapter 1
La soirée s’annonce calme. Trop calme. Allongée sur mon lit, je fixe mon plafond en laissant échapper un long soupir. Mon portable vibre à côté de moi mais je l’ignore. Probablement un message de Liam. Mon copain enfin si on peut vraiment l’appeler comme ça. Notre relation est… compliquée. Un jour il est attentionné le lendemain, distant. Un vrai mystère.
Un autre soupir j’attrape mon téléphone et déverrouille l’écran et effectivement c’est lui.
Liam : Tu me manques bébé
Liam : Montre-moi à quel point je te manque aussi…
Je lève les yeux au ciel. Je mordille ma lèvre, hésitante. Je ne suis pas du genre à envoyer ce genre de messages encore moins des photos mais ce soir… pourquoi pas ? Il passe son temps à me dire que je suis trop réservée, trop timide. Peut-être qu’il a raison peut-être que je devrais me lâcher un peu.
Je me lève, passe devant mon miroir et ajuste légèrement mon haut. Mon cœur bat un peu plus vite à l’idée de ce que je m’apprête à faire. C’est ridicule. Juste une photo. Rien de bien méchant.
Je prends mon téléphone et après une dernière hésitation, je me lance. « Clic ». Une seconde de doute puis je sélectionne la photo et l’envoie.
Merde.
Mon cœur rate un battement alors que mes doigts glissent sur l’écran de mon téléphone. Non non non… C’est pas possible J’ai pas fait ça. Je sens la panique monter alors que je fixe le nom du destinataire. Mon souffle se bloque et mon estomac se noue.
Monsieur Blackwell.
J’ai envoyé cette photo à mon patron.
Mes mains tremblent alors que je tente désespérément d’annuler l’envoi mais c’est trop tard les deux petites coches bleues apparaissent sous mon message.
Il l’a vue.
Mon cerveau refuse de fonctionner je suis figée, incapable de croire ce que je viens de faire une photo pas du tout appropriée et maintenant elle est sous les yeux de l’homme le plus froid, le plus intimidant et le plus inaccessible que je connaisse. Je sens ma gorge se serrer. C’est une blague. Ça doit être une blague. Mon téléphone vibre dans ma main un message.
“A mon bureau demain.”
Merde.
Le lendemain matin, je suis dans un état second. J’ai à peine dormi j’ai passé la nuit à fixer mon plafond en revivant encore et encore la scène de la veille. Ce foutu message cette foutue photo ce foutu patron. J’ai envisagé toutes les options. Simuler la maladie, déposer ma démission et disparaître au pôle nord, Me cacher sous mon lit jusqu’à la fin des temps. Mais non au lieu de ça me voilà devant la porte de son bureau, le cœur au bord de l’implosion. J’inspire profondément mais ça ne sert à rien.
Allez Isabella c’est peut-être pas si grave peut-être qu’il va juste faire comme s’il n’avait rien vu. Je toque doucement.
— Entrez
J’avale difficilement ma salive avant de pousser la porte. Monsieur Blackwell est là, assis derrière son immense bureau costume sombre, cravate parfaitement ajustée, regard impassible. Il est toujours intimidant mais aujourd’hui c’est pire parce que je sais ce qu’il a vu et lui aussi.
Il ne dit rien au début il se contente de m’observer et c’est encore pire que s’il me hurlait dessus. Finalement il lève lentement son téléphone et tourne l’écran vers moi. La photo. Ma photo.
— J’imagine que ce n’était pas pour moi
Sa voix est calme beaucoup trop calme. J’aimerais m’enterrer vivante.
— Je… c’était une erreur je… je suis désolée
[Silence.]
Je n’ose même pas respirer. Puis il pose son téléphone sur le bureau, croise les mains et me fixe.
— Une erreur hein ?
Je hoche la tête. Il esquisse un sourire pas un sourire rassurant mais un sourire dangereux.
— Dans ce cas je suppose qu’on va voir comment tu comptes te rattraper
Je cligne des yeux.
Attends quoi ?Je dois mal entendre.
— M-Me rattraper ?
Il ne répond pas tout de suite. Il se contente de m’observer avec ce sourire bizarre sur les lèvres. Mon cœur bat trop vite. Il est en train de jouer avec moi c’est sûr il veut juste me faire peur avant de me laisser partir avec un avertissement.
(Ouais… sûrement.)
— Asseyez-vous Isabella
— Je… je suis désolée d’accord ? Ça ne se reproduira plus c’était un accident un énorme malentendu…
— Isabella
Je me fige. Ses doigts tapotent lentement la surface de son bureau. Il attend. Je suis foutue. Lentement, les jambes tremblantes je m’approche et m’assois sur la chaise en face de lui.
— Vous travaillez ici depuis quoi… huit mois ?
Je hoche la tête, incapable de prononcer un mot.
— Huit mois, répète-t-il. Et en huit mois pas une seule fois vous n’avez osé me regarder dans les yeux aussi longtemps que maintenant.
Je détourne immédiatement le regard.
— Et pourtant, vous avez trouvé le courage de m’envoyer ça
Je le sens se lever il contourne son bureau, s’appuie contre le bord juste en face de moi beaucoup trop près.
— Expliquez-moi, Isabella. Qu’est-ce qui vous est passé par la tête ?
Je serre mes mains sur mes genoux.
— Je… c’était pas… pour vous…
— Je sais
Il croise les bras, attendant la suite. Je ferme les yeux une seconde.
(Inspire Expire.)
— Je voulais juste… je sais pas…
Ma voix est à peine un murmure. Je sens son regard glisser sur moi.
— Vous vouliez quoi Isabella ?
Mon cœur bat si fort que j’ai l’impression qu’il va exploser. Je relève les yeux vers lui.
Erreur.
Son regard est un piège et moi pourtant je suis tombée dedans. Il ne bouge pas et moi non plus. Je devrais parler, trouver une excuse n’importe quoi mais mon cerveau refuse de coopérer son regard ne me lâche pas.
— Vous êtes timide Isabella réservée, discrète.
Sa voix est basse, presque un murmure. Où est-ce qu’il veut en venir ?
— Alors dites-moi…
Il se penche légèrement en avant.
— Qu’est-ce qui vous a pris hier soir ?
(Il fait exprès de ne pas comprendre ou quoi?)
Sa proximité me déstabilise il est trop près beaucoup trop près.
— J-Je voulais juste… faire plaisir à quelqu’un…
[silence.]
— À quelqu’un hein ?
Je hoche la tête.
— Votre copain ?
— Oui
— Hm
Il ne me croit pas et ça se voit. J’ai envie de disparaître.
— Vous êtes ensemble depuis longtemps ?
Je fronce légèrement les sourcils.
— Pourquoi ça vous intéresse ?
Son sourire s’élargit.
— Simple curiosité
— Un an
— Un an, répète-t-il doucement.
— Écoutez… ça ne se reproduira plus je suis vraiment désolée alors si vous voulez me sanctionner allez-y mais s’il vous plaît… on peut oublier tout ça ?
[ silence. ]
Je retiens mon souffle.
— Vous pouvez y aller.
Je cligne des yeux surprise.
— C’est… c’est tout ?
Il hausse un sourcil.
— Vous voulez que ce ne soit pas tout ?
— Non !
Je me lève précipitamment, tellement stressé que j’ai failli faire tomber la chaise. Mon cœur bat encore très fort dans ma poitrine alors que j’avance vers la porte.
— Isabella
Je me fige.
— N’oubliez pas…
Je tourne la tête vers lui.
— On récolte toujours ce qu’on sème.
Je me dépêche de sortir mon souffle est court et mes mains moites j’ai évité la tempête ou peut-être qu’elle ne fait que commencer.
Je marche dans le couloir sans me retourner c’est une blague ça doit être une blague il m’a laissée partir juste comme ça mais alors pourquoi j’ai cette foutue sensation d’être tombée dans un piège ? Je passe devant l’espace libre en évitant de croiser le regard de qui que ce soit si quelqu’un remarque mon état, je suis foutue. Je fonce droit vers les toilettes et claque la porte derrière moi.
— Putain…
Je m’appuie contre le lavabo.
(Respire Isabella Inspire expire.)
J’ose à peine me regarder dans le miroir j’ai l’air d’une fille qui a vu un fantôme non pire j’ai l’air d’une fille qui a envoyé une photo compromettante à son patron et qui s’est retrouvée à devoir encaisser un interrogatoire trop étrange pour être normal. Je ferme les yeux et laisse tomber ma tête en arrière. Si seulement je pouvais remonter le temps…
Mon téléphone vibre dans ma poche ce qui me fait sursauter violemment. Je le sors à toute vitesse, les mains moites. Liam. Un soupir m’échappe encore lui.
Liam : T’as disparu bébé tout va bien ?
Est-ce que tout va bien ? Je ris nerveusement
Liam : Toujours partante pour ce soir ?
Ce soir ? je fronce les sourcils avant de me souvenir qu’il voulait qu’on se voit je ne sais plus où mais j’ai pas envie j’ai besoin de rentrer, de m enfermer sous mes couvertures et d’oublier cette journée.
Moi : Fatiguée on peut reporter ?
Liam : T’es sérieuse ?
Je ferme les yeux.
Liam : Ça devient une habitude Isabella
Je sais qu’il va continuer à m’écrire alors je verrouille mon téléphone et le range pas maintenant j’ai pas la tête à ça. J’inspire profondément, me redresse et passe de l’eau sur mon visage. Okay je vais retourner bosser et faire comme si de rien n’était je peux le faire, je dois le faire mais alors que je quitte les toilettes je croise le regard perçant de Monsieur Blackwell à travers la vitre de son bureau .Rien ne sera plus comme avant.
Je détourne vite les yeux et presse le pas. Il me regarde encore pourquoi il me regarde encore ? Mon cœur tambourine dans ma poitrine je retourne à mon bureau, m’assois, attrape ma souris mais mes mains tremblent un peu trop.
(Concentre-toi, Isabella.)
Les minutes passent, les bruits du bureau tournent en boucle, des claviers qui crépitent, des rires étouffés, le tintement des tasses de café. Tout le monde vit sa petite routine mais moi j’ai juste envie de disparaître sous mon bureau. Mon téléphone vibre à nouveau Liam sûrement donc j’ignore. Mais non quand je jette un coup d’œil rapide c’est un numéro inconnu mon ventre se noue. J’ouvre le message, le souffle court.
Numéro inconnu : « Vous êtes bien silencieuse Isabella. »
Je sens une vague de frissons parcourir ma peau. Je relève les yeux, lentement Monsieur Blackwell est toujours à son bureau, toujours impassible, toujours en train de…Non il regarde son téléphone est-ce qu’il Mon écran s’éclaire à nouveau.
Numéro inconnu : « Continuez à m’ignorer et je viendrai chercher votre attention autrement. »
Je me fige c’est pas vrai. Je relève les yeux mais cette fois, il ne regarde plus son téléphone il me regarde directement un sourire imperceptible aux lèvres je me sens prise au piège. Ma gorge est sèche, mon pouls bien trop rapide.
Moi : « C’est vous ? »
Est-ce qu’il vient vraiment de m’écrire avec son numéro personnel inaccessible? Ce même numéro qu’il nous a formellement interdit de le contacter avec?
Trois petits points s’affichent j’ai du mal à respirer.
Numéro inconnu : « À votre avis ? »
Merde.
Merde.
Merde.
Je tape une réponse à toute vitesse.
Moi : « Qu’est-ce que vous voulez ? »
Il ne répond pas tout de suite puis enfin :
Numéro inconnu : « Vous le saurez bientôt. »
Je sens mon estomac se tordre mon téléphone glisse presque de mes mains je suis foutue.
Foutue.
Et le pire dans tout ça ? Je crois qu’il aime me voir paniquer.
Je verrouille l’écran de mon téléphone comme si ça allait couper ce lien étrange qui vient de s’installer. Je le range dans un tiroir le plus loin possible de moi comme si c’était une arme, comme si j’avais peur qu’il explose.
(Respire. Juste respire.)
Mais comment je suis censée bosser alors qu’il est là, juste là à quelques mètres à m’écrire des messages qui me donnent des frissons et à me fixer comme s’il voyait à travers moi ? Je veux pas céder à la panique. Je veux rester pro, rester concentrée mais c’est foutu d’avance. Chaque fois que je relève les yeux, il est là pas en train de m’observer directement non c’est vicieux comme s’il me disait : je vois tout même quand tu crois que je regarde ailleurs. J’ai envie de hurler, de me lever et de lui demander ce qu’il cherche exactement mais à la place je reste là silencieuse.
Puis d’un coup mon écran d’ordinateur s’éteint. Je fronce les sourcils il était allumé il y a deux secondes je bouge la souris mais rien l’écran reste noir. Mon cœur loupe un battement. Un petit message clignote maintenant au milieu : « Vous avez été déconnectée. »
(Non non non.)
— Isabella ?
Je sursaute violemment. C’est Thomas un collègue du service marketing qui me regarde l’air un peu inquiet.
— Tout va bien ?
— Euh… oui, oui c’est juste un bug
Il hoche la tête et s’éloigne mais moi je sais que ce n’est pas un bug. Je sais que monsieur Blackwell y est pour quelque chose. Je me tourne à peine que je le vois debout à l’entrée de son bureau, bras croisés et appuyé contre l’encadrement de la porte. Toujours ce regard. Toujours ce demi-sourire qui veut tout dire et rien à la fois. Il incline légèrement la tête vers moi. Juste un geste mais je comprends, je comprends qu’il veut que je vienne et comme une idiote je me lève.
Mes jambes bougent toutes seules, comme si j’avais plus aucun contrôle sur mon corps. J’avance pas après pas en évitant soigneusement de croiser le regard de quiconque. J’arrive devant lui et il ne bouge pas. Il me regarde juste de haut, toujours avec ce petit air calme et sûr de lui. Trop sûr de lui.
— Entrez, dit-il simplement.
Je passe devant lui et il referme la porte derrière moi.
— C’était quoi ça ? Pourquoi mon ordi s’est éteint ? C’est vous hein ?
Il ne répond pas il avance vers moi lentement, les mains dans les poches. J’ai envie de reculer mais mes pieds refusent de bouger.
— Je vous ai dit que vous étiez silencieuse et vous avez continué à m’ignorer
— J’avais du travail, dis-je. J’essaye de garder les choses professionnelles, moi.
Il s’arrête à un mètre de moi. Mon cœur est en train de très fortement dans ma poitrine.
— Ah oui ? Professionnelles ? Et cette photo alors ? C’était quoi ? Un CV ?
— Je vous ai dit que c’était une erreur
Il sourit, mais c’est pas un sourire gentil c’est un sourire qui met mal à l’aise.
— Et vous croyez que je vais juste oublier ça ?
— Je sais pas ce que vous attendez de moi ok ? Mais si vous pensez que je vais…
Je m’arrête net. Il s’est rapproché beaucoup trop ses yeux sont dans les miens maintenant plus sombres plus intenses que jamais. Il n’avait jamais été aussi proche de moi il sent terriblement et sa beauté… je ne veux pas en parler.
— Je n’attends rien Isabella
— Je prends ce que vous offrez même par erreur
Je recule d’un pas, mais je heurte le bord de son bureau je suis incapable de bouger. Et puis sans prévenir, tout change. Son regard se détache du mien son visage se referme. Plus aucune trace de ce demi-sourire étrange il fait un pas en arrière comme si tout ce qui venait de se passer n’avait jamais eu lieu.
— Vous devriez rentrer chez vous, dit-il, sa voix redevenue froide
Mon cœur rate un battement.
— Attendez… ça veut dire que je suis renvoyée ?
Il secoue la tête sans émotion.
— Non juste rentrez chez vous Isabella reposez-vous.
Je reste là figée, complètement perdue. J’essaie de comprendre ce revirement brutal mais j’arrive pas. Il me fixe à peine maintenant il a repris ce masque impassible celui qu’il porte toujours au boulot, celui du patron inatteignable.
— Vous êtes encore là ?
Je hoche la tête et quitte la pièce sans un mot. Une fois dehors, je récupère mes affaires sans croiser le regard de personne je suis presque certaine que mes mains tremblent encore. Foutue photo. Dans l’ascenseur, seule je m’appuie contre la paroi froide.
Je sors du bâtiment, le vent me frappe le visage.
En arrivant chez moi, j’ai à peine pris le temps d’enlever mes chaussures. J’ai balancé mon sac quelque part dans le couloir et je me suis littéralement jetée dans le canapé. J’avais besoin de me poser, de souffler, de comprendre ce bordel dans ma tête. J’ai fermé les yeux juste une seconde.
— Tu en as mis du temps
J’ai hurlé littéralement je me suis redressée d’un coup en plaquant une main sur ma poitrine, le cœur prêt à sortir et là, assis comme si de rien n’était sur le canapé d’en face… Liam.
— Putain Liam ! Mais t’es malade ou quoi ? Tu fous quoi chez moi ?! Comment t’es entré ? La porte était fermée !
Il hausse les épaules comme pour dire “c’est pas si grave”.
— La porte de derrière était pas verrouillée
Je le fixe quelques secondes puis je me souviens que ce matin j’étais à moitié ailleurs en partant donc c’est possible merde.
— J’ai failli faire une crise cardiaque sérieux.
Il sourit à peine puis son visage redevient sérieux.
— Pourquoi t’as rien envoyé ?
Je fronce les sourcils pas sûre de comprendre.
— Envoyé quoi ?
— Tu sais très bien de quoi je parle Isabella
Je me redresse, plus tendue maintenant.
— Liam c’est pas le moment j’ai eu une journée horrible j’ai pas la tête à…
— Tu promets des trucs et derrière tu fais la morte ? Sérieux ?
Je le regarde, les bras croisés.
— J’ai rien promis du tout
Il soupire fort, agacé.
— Tu fais toujours ça Isa tu laisses croire puis tu disparaît tu n’es jamais claire
— Ah donc maintenant c’est ma faute ? Je dois rendre des comptes pour chaque truc que je fais ou pas ?
— Non mais un minimum de respect c’est trop demandé ?
Je me lève.
— Respect ? T’es sérieux ? T’es littéralement entré chez moi sans prévenir, sans demander et maintenant tu me reproches de ne pas avoir envoyé UNE PUTAIN DE PHOTO ?
Il se lève aussi, face à moi.
— T’as changé Isabella avant t’étais pas comme ça
Je secoue la tête, blessée et fatiguée.
— Non Liam avant j’étais juste trop gentille pour poser des limites c’est ça qui a changé.
(Le pire c’est que j’allais vraiment lui envoyer une photo)
Il me regarde, la mâchoire serrée il sait qu’il a perdu il attrape sa veste puis il s’arrête à la porte.
— Tu sais quoi ? Repose-toi bien.
Et il claque la porte. Je reste là seule. La pièce est vide, silencieuse et mon cœur est en morceaux mais ce n’est même pas à cause de lui. C’est à cause d’un autre regard d’un autre homme.









hâte de lire la suite
La suite promet d'être intéressante