DJAURKEPHE
On est montés à deux sur ce voilier pour qu’on puisse se recréer un espace,
Mes larmes peuvent couler aussi vite que celles d’un pompier,
Pour faire vivre mon âme, estas la seule en capaz,
On t’a doté d’un don, il n’y a rien que je souhaiterai oublier.
Je m’endors toujours près des étoiles et nul besoin de me supplier,
J’aimerais pouvoir tout filmer même quand caméra fait preuve de maladresse,
Mes cils face à toi ne rêvent plus d’osciller,
Mes yeux s’illuminent et à l’avenir je ne cesse d’y penser.
Laisse-moi te couvrir de baisers comme éclipse,
Une pointe de douceur que tu déposes comme un zeste,
Comment rester insensible, vue la vie sous ce prisme ?
J’ai pensé ce récit sans pensées viles et fantasmes;
On remue ciel et terre pour ne plus subir l’asthme,
Pour devenir père et mère faut faire régner le calme..
Le voeu que j’aimerai se voir exaucer est qu’on finisse en beauté,
Je suppose que le Paradis est le prix le plus prisé,
Je n’échangerai rien contre celle qui cernera le sens de mes phrases,
Serviteur clandestin n’a pas besoin de voler pour viser plus haut qu’une fusée.
J’ai rétréci le chantier pour être plus proche de ma base,
Loin d’être devin sur ce que sera demain mais j’envisage,
Mon poison se nommait « solitaire » j’ai dû prendre mon courage,
Seul, je n’y serai jamais parvenu pour dissiper le mirage.
Je peux te le jurer que je n’aime pas les adieux et ce peu importe l’âge,
Hostile à l’enfer, donc je ne compte pas m’en faire, là-haut je t’attends au dessus d’un nuage,
Il n’y a de DJAURKEPHE sans MARIE-AMANDINE,
Que tu deviennes ma promise pour compléter mon دين.
Dans mon miroir je n’y vois que ton visage,
Sous mon parapluie j’ai crié toute ma rage,
Je ricochais mes étés sur un bord de plage,
Tout l’amour que je te porte me fait déborder de la marge.
Nos coeurs se détendaient d’emblée tant on était jeunes,
Je devenais ébène pour que tu deviennes mon oxygène,
On se construit entre confidence et nuance quand les environs sont ternes.
Poupée de cire deviendra poupée de souvenirs,
Si l’un de nous deux part, je me demande s’il sera possible d’en revenir ?
On se relayait la couverture pour moins se découvrir,
On aurait fait d’une pierre de manches le temps d’apercevoir cette pomme pourrir..
Je t’échangerai pas pour 1000 parures,
Quand bien même si mon état ne fait qu’empirer,
C’est loin d’être pire: tant que j’expire, tant que j’inspire, t’es gravé en moi avant le bonjour comme après l’au revoir.
Je glisse sur le parquet, le ciel dénonce la rivière;
Le toit s’agrandit et corpulent est ce couloir,
Pourtant rien n’a changé dans mon ossature,
Tu brilles au milieu de mon champ, tu es tout ce qui m’attire,
Prends soin de la devanture, ton coeur ne peinera pas à s’ouvrir,
A l’arrière de la boutique peu peuvent t’extraire un sourire.
Alors profitons de ces moments avec passion et intensité,
J’espère que cet hiver on le passera loin de la cité,
Pour changer d’horizon, de vision, de portée,
Comme une plume, par le vent je me laisse emporter..
Une douleur me traverse la poitrine, on dirait du plomb,
Est-ce une flèche qui me transporte, voire me transperce ?
Le froid ça réveille mais ça gèle, quelle drôle d’ambiance,
Je ferme les yeux, t’accorde toute ma confiance comme le revers d’une pièce.








