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ma fleur malade

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Summary

Ils disent que l'amour résiste à tout. Même au cancer. Même au temps. Même à l'oubli. Au début, il était là. Chaque jour. Un sourire, des fleurs, des promesses. Puis, petit à petit, il est devenu un visiteur du samedi. Un étranger pressé. Un souvenir douloureux. Émia s'accroche à la vie dans une chambre d'hôpital où le temps s'efface. Elle regarde partir ce qu'elle croyait éternel. Et lorsque la fin approche, elle choisit de l'affronter avec la beauté, la dignité... et l'amour qu'on ne peut pas lui enlever. Car certains cœurs brillent encore quand tout le reste s'effondre. Et certains choix condamnent ceux qui oublient comment aimer.

Genre
Romance
Author
anime
Status
8mo ago
Chapters
6
Rating
n/a
Age Rating
16+

Prologue

Les machines tournent. Toujours. Un grondement sourd, une plainte mécanique qui se love dans les os et y dépose sa rouille. On se dit alors que la vie ne peut plus s’enfoncer — qu’après cela, plus personne, personne, n’osera vous murmurer à l’oreille que votre malheur n’est qu’un caprice d’enfant gâté. Qu’il existe des enfers plus profonds, des vies plus brisées que la vôtre, oui. Des âmes qui ont léché la cendre jusqu’à s’en étouffer. Pourtant, aux yeux du monde, nous sommes les damnés désignés. Les premiers à cirer de protection quand souffle l’épidémie, les premiers à voir se dresser les barricades quand le ciel se fend. Les intouchables. Les maudits officiels.

Mais nous — du moins ceux de mon secteur, ceux qui connaissent la couleur exacte du désespoir — nous sommes aussi les premiers à refuser la fuite. À rester plantés là, les pieds dans la boue des tranchées, quand le danger déferle. À tendre le cou vers la lame, non par courage, non par folie, mais par une sorte de fidélité obscène à ce qui nous a déjà dévorés. Comme si, survivants malgré tout, nous devions un jour retrouver ceux que l’abîme a engloutis avant nous. Comme si nos corps portaient encore l’odeur de leurs fantômes.

C’est mon constat, à moi qui n’ai plus de raisons. Plus de raisons de serrer les poings, de mordre dans la chair du jour, de jouer cette comédie où l’on nous force à brandir des armes imaginaires. Je n’attends plus que la fin, maintenant. Avec cette impatience lente, cette fièvre sourde qui ronge les os des condamnés. Bien sûr, j’ai peur. Qui n’en aurait pas ? Toute âme un peu lucide tremble devant le seuil — ce pas de trop qui bascule dans l’inconnu. Mais il y a autre chose, aussi. Une curiosité malsaine, presque extatique. Comme si, au fond du noir, quelque chose nous faisait signe.

Est-ce que mourir, c’est enfin dormir sans rêves ? Ou bien est-ce un voyage — un de ces trains de nuit dont on ne revient pas, qui filent vers des gares sans noms, où les voyageurs descendent en silence, les valises pleines de questions ? Personne ne sait. Personne ne saura jamais, sauf ceux qui osent sauter. (Et encore. Peut-être même pas eux.)

Ces mots ne sont pas une incitation. Ce n’est pas un appel du pied lancé vers le vide. C’est seulement l’écho d’un homme cloué à son lit d’hôpital, qui a eu tout le temps du monde pour compter les fissures du plafond. Pour y voir des constellations, des visages, des réponses qui se dérobent. La vie, la mort, l’attente... Trois sœurs qui dansent en rond, et moi, au milieu, qui tends les mains vers l’une puis vers l’autre, sans jamais réussir à les saisir.

Je pourrais vous dire que la solitude ne me guette pas. Que je ris avec les infirmières entre deux perfusions, que j’ai tissé des complicités avec les autres pensionnaires de ce navire-hôpital, que je suis devenue celle dont on parle — la reine des histoires, la flamme qui danse encore dans les yeux des mourants. Ce serait un mensonge. Un joli mensonge, bien sûr, de ceux qu’on brode pour ne pas effrayer les vivants.

Non. Je suis celle qui reste en lisière. Celle qui calcule, d’un regard sec, la distance exacte à garder pour ne pas avoir à tendre la main. À quoi bon ? Apprendre les tics de langage d’un voisin de chambre, ses manies, le sucre qu’il met dans son café... pour quoi ? Pour voir son lit se vider un matin, et se retrouver avec une tasse de memories en trop, un prénom en moins à murmurer dans le noir ? La seule récolte, c’est le cœur en miettes — et les miettes, ça se resème mal. Elles germent en pleurs au pire moment, quand la fièvre monte ou que la douleur vous cloue au matelas comme un papillon sous verre.

Alors je m’occupe. Comme on dit. Je lis — des romans dont les héros courent, aiment, meurent autrement que moi. Je couds — des points serrés, méthodiques, comme pour recoudre les bords de ma propre peau, qui se défait un peu plus chaque jour. Je fais ces petites activités qu’on propose aux enfants et aux vieux : des puzzles, des coloriages, des exercices de respiration pour oublier qu’on étouffe. Ironie du sort : même ces leurres, ma maladie me les confisque. À peine ai-je saisi une aiguille que mes doigts tremblent. À peine ai-je ouvert un livre que mes paupières deviennent des pierres. Me voilà réduite à l’état de ces ancêtres aux yeux vitreux, scotchés devant un écran qui clignote. Sauf que moi, je n’ai même pas la force de changer de chaîne.

On m’a donné des crayons, des fils, des mots croisés. Comme si c’était ça, la vie : une distraction avant la fin. Comme si on pouvait tricher avec l’ennui de l’attente en comptant des cases, en alignant des points. Je suis devenue une experte en passage du temps. Une horlogère de l’immobilité. Je mesure les heures en gorgées d’eau, en changements de position, en ces rares instants où la douleur daigne lâcher prise — comme un chien qui recule, grognant encore, avant de se ruer à nouveau sur ma chair.

**********************************************************************************

merci d’avoir lu jusque la !

Alors juste pour vous prévenir, je vais publier 3 chapitre par mois. Et si je n’y arrive pas 2 par mois.

Je suis désolé d’avance pour mes faute d’orthographe, promis sa n’arrivera que dans les note que j’en ferais

pourquoi ?

parce que flemme

(je t’invite a regarder ma description pour comprendre pourquoi ces faute)

ET je vous le dit mais si mon histoire manque de sentiment, j’en suis désoler

n’hésiter pas a m’aider pour améliorer mon histoire en me donnant votre avis sur des partie du texte, des partie ou l’émotion doit être plus forte, des partie ou sa ce répète, des partie incompréhensible (bien que pour moi sa l’ai)

ET il y aura 32 chapitre + le proloque

On se revoit le mois prochain !!!!!

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Strong Dialog

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