Revenge Hotel by Solveig L'Hévéder at Inkitt
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Revenge Hotel

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Summary

Oh ! Bienvenue à l’hôtel Revenge. Je sais, ce n’est pas un nom très engageant, mais je n’y suis pour rien, il paraît que ce nom remonte à bien avant ma naissance. Vous êtes nouveau, non ? Ne vous inquiétez de rien. Je m’appelle Poena, je fais un peu tout ici, l’accueil, le ménage et aussi la caisse. Vous désirez une chambre pour combien de temps ? Une nuit ? Soit. Tenez, voici la clé. Vous y serez très bien, vous verrez. En revanche, ne vous souciez pas trop des bruits que vous pourriez entendre. Ici, à l’hôtel Revenge, nous avons toute sorte de visiteurs. Certains ont une note en retard, ils peuvent faire un peu de grabuge. Mais ne vous en préoccupez pas, chacun finit par passer à la caisse. Je vous souhaite une bonne nuit. Si aucune dette ne vous attend… Direction la chambre 1! Une nouvelle gentillette... pour commencer.

Status
Complete
Chapters
1
Rating
4.0 2 reviews
Age Rating
18+

Chambre 1

Bonjour ! Bienvenue à l’hôtel Revenge !

Vous dites ? La chambre 1 ? Ah oui, je me souviens de la petite dame de la 1. Elle était toute docile, la pauvre fille. Son fiancé l’avait abandonné devant l’autel pour aller s’occuper de sa maîtresse qui avait eu un soi-disant accident.

Si cette peste n’avait rien, Nadine, elle, avait tant pleuré en conduisant sous la pluie pour fuir les quolibets qu’elle avait atterri dans un arbre près de l’hôtel. Elle était arrivée trempée. Sa magnifique robe blanche, d’une excellente facture, était couverte de son sang. Elle avait tenté d’appeler son fiancé, mais il lui avait hurlé de le laisser tranquille. Il avait crié si fort, cet hurluberlu, que j’avais tout entendu.

Pauvre petite.

Elle a pris une chambre pour la nuit et a refusé de se rendre à l’hôpital. Alors je suis montée pour l’aider.

Toc ! Toc ! Toc !

Nadine, tremblante, ouvrit la porte. Une vilaine plaie sur son crâne laissait échapper un flot continu de sang sur son visage.

— Oui ?

La femme de l’accueil se tenait dans l’encadrement. Sous une tignasse ondulée d’un roux irréel, son regard gris était empli de douceur lorsqu’elle montra une trousse de secours. Une douceur dont Nadine n’avait plus l’habitude.

La mariée, toujours engoncée dans sa robe, s’écroula. Les larmes ruisselaient et traçaient des sillons propres sur ses joues écarlates. Poena s’accroupit, passa ses bras autour de la jeune femme, puis la releva pour la guider vers le lit.

— Là, ça va aller, ma petite. Vous ne voulez pas me raconter ?

Elle secoua la tête, puis grimaça.

— Bougez pas. Poena s’occupe de vous.

Elle sortit des compresses, puis s’attela à éponger sa figure afin de constater l’ampleur des dégâts.

— Vous avez de la chance. Vous avez une bosse et une belle entaille sur le cuir chevelu, mais ce n’est pas profond. La tête, ça saigne beaucoup. Vous n’imaginez pas tout ce que j’ai soigné comme blessures dans ma vie.

Ses gestes étaient d’une douceur étonnante. Nadine essuya ses larmes, les mains couvertes d’un mélange de sang et de maquillage.

— Pourquoi êtes-vous si gentille avec moi ?

Le sourire de Poena s’élargit, sans toucher ses yeux.

— Parce que vous souffrez, ma petite. J’ai connu des gens de toute sorte. Ceux qui souffrent dénichent rarement une épaule sur laquelle pleurer. L’être humain cherche toujours à tirer profit des pires situations plutôt que d’aider. « Le malheur des uns fait le bonheur des autres », non ? Moi, je trouve ça révoltant. Je ne suis qu’une pauvre femme qui fait le ménage et l’accueil dans un vieil hôtel, mais je sais ce que je veux dans ce monde. Et vous ?

Nadine resta silencieuse pendant que les doigts habiles de l’hôtesse lui rendaient figure humaine.

Après de longues minutes, elle sortit un pot en verre minuscule de son sac. Ça ressemblait à une crème hydratante. Elle en prit sans se soucier de ses mains sales et l’appliqua sur la blessure.

— Oh ! Non ! glapit Poena. Je n’ai pas fini de désinfecter ! Vous ne devriez pas mettre n’importe quoi sur une plaie ouverte !

Un sourire sans joie étira les lèvres de Nadine.

— Ne vous inquiétez pas. C’est un baume sur lequel je travaillais quand j’étais à l’université. Un vrai petit miracle. Il contient des nanorobots qui analysent les dégâts, injectent directement les molécules nécessaires à la cicatrisation et détruisent tout risque infectieux.

— Incroyable ! s’extasia l’hôtesse. Je ne connaissais pas. C’est nouveau ?

Nadine referma le pot avec force. Elle le serrait si fort que ses jointures blanchirent. Les yeux baissés, elle répondit d’une voix morne.

— Ça n’est pas commercialisé. J’avais encore beaucoup de tests à faire. J’ai arrêté mes études pour suivre mon fiancé avant d’avoir fini. Depuis, ma découverte attend patiemment, bien à l’abri dans mon sac. Ce n’est guère plus qu’un porte-bonheur, maintenant. Pas très efficace en plus.

Poena frotta l’épaule de la jeune femme avec compassion.

— Peut-être que la chance vous sourirait plus, si vous alliez la chercher, au lieu de la laisser dans votre sac.

Elle tapota les mains de Nadine qui tentait toujours de broyer le petit pot, se leva et lui souhaita bonne nuit.

Nadine arracha ses bijoux et son voile, mais fut contrainte de dormir directement dans sa robe de mariée souillée. Elle ne possédait rien d’autre et se voyait mal dormir directement dans son corset en dentelle.

Le lendemain, lorsqu’elle se brossa les cheveux, sa blessure n’était plus qu’une fine ligne de peau blanche. La bosse n’avait pas disparu, mais son baume avait fait effet, l’entaille était déjà refermée. D’ici quelques jours, il n’y paraitrait plus.

Dès qu’elle la vit, Poena s’extasia de l’efficacité de son produit pendant que Nadine essayait de payer la chambre. En vain. Sa carte ne passa pas. Elle composa le numéro de Calvin, son fiancé.

— Chéri, j’ai dû…

— Où es-tu, Nadine ? Que pensais-tu ? Que j’allais te courir après ?

— Non… Mais j’ai été obl…

— Ça ne m’intéresse pas ! Pourquoi n’étais-tu pas là quand je suis rentré ?

Rentré de sa soirée avec sa saleté de maîtresse. Il avait beau prétendre qu’il ne couchait pas avec cette femme, Nadine savait à quoi s’en tenir, Sandra était plus importante qu’elle. C’était pourtant elle, sa fiancée. Au début, elle y avait cru, quand il était encore gentil avec elle, qu’elle se sentait désirée et précieuse à ses yeux. Puis elle avait appris la vérité, il ne pouvait tout simplement pas épouser Sandra. Elle avait un jour fait la bêtise de poser pour des photos dénudées. Depuis, la famille de Calvin ne voulait plus entendre parler d’elle. Alors, il s’était rabattu sur elle. La remplaçante…

Il l’avait abandonnée devant l’hôtel pour une autre, et maintenant il lui criait dessus parce qu’elle n’était pas retournée l’attendre à la maison ? Mais elle était incapable de conduire ! Tout le monde s’était moqué d’elle. On avait ri de son malheur. Des paris avaient été pris sur combien de temps elle pleurerait avant de venir ramper aux pieds de Calvin.

— Réponds-moi, Nadine !

Elle inspira. Ses doigts tremblaient sur le téléphone.

— J’ai eu un accident.

— Tu as déjà essayé de me la faire, celle-là, Nadine. Je ne suis plus avec Sandra, et elle va bien, merci de demander. Donc, tu n’as plus de raison de me faire ta crise de jalousie. Pas la peine de jouer les martyrs.

Nadine resta bouche bée.

— Tu as bloqué ma carte ? comprit-elle.

— Tu n’étais pas à la maison, j’ai voulu t’empêcher de te souler dans un bar à mes frais. Tu ne travailles pas, je te rappelle. Ton argent, c’est le mien.

Nadine raccrocha net.

— Je n’ai plus rien… Je ne peux pas vous payer… bredouilla-t-elle, choquée, à Poena.

— Vous devriez vendre votre crème. Ça vous rapporterait une fortune. Et ce misérable n’en verrait pas un rond !

— Un jour, peut-être.

— Quand vous aurez épousé votre enfoiré et que sa maîtresse aura mis au monde son premier enfant dans votre dos ? ricana-t-elle.

Nadine grimaça, horrifiée.

— Comment savez-vous…

La rouquine secoua la main devant son visage.

— Je ne suis plus toute jeune, mais j’entends encore très bien. J’aimerais juste vous dire une chose : cet avenir n’est pas le seul à votre portée.

Elle tira une carte de visite d’un tiroir avant de continuer.

— Je connais quelqu’un qui pourrait être intéressé par votre produit. C’est un homme bien. Je vous garantis qu’il pourra vous épauler dans vos travaux.

Elle planta ses yeux d’un gris indéfinissables dans ceux de Nadine.

— C’est à vous de choisir, ma petite. Voulez-vous rester sous la coupe de cet homme jusqu’à votre mort, ou prendre vos propres décisions ?

Nadine déglutit. Son téléphone ne cessait de vibrer dans sa main. Quelque chose changea en elle. Elle ne comprenait plus pourquoi elle avait accepté qu’il la traite comme un chien, qu’il ne soit ni fidèle, ni même bienveillant envers elle. Il attendait qu’elle le serve, qu’elle lui prépare à manger, qu’elle s’occupe de sa maison et qu’elle écarte les cuisses quand lui seul le désirait. Ces trois dernières années, avait-elle donc perdu la tête ? Elle avait été une scientifique de talent. Avant la fin de ses études, elle avait mis au point un procédé révolutionnaire alliant médecine et technologie, et elle avait tout abandonné, pour lui. Parce qu’elle croyait l’aimer.

En vérité, elle l’avait aimé. Elle avait aimé celui qui la faisait rire sur les bancs de la fac. Celui qui était beau, gentil, intelligent et qui lui promettait une vie de rêve pleine de joie. Quand il avait cessé d’être ce garçon, pourquoi était-elle restée ? Parce qu’elle le retrouvait dans ces rares moments de douceur, quand il lui ramenait un cadeau pour s’excuser de son comportement. Mais à chaque fois, il recommençait.

Ses amis le lui avaient répété, mais elle l’avait écouté, lui. D’abord, parce qu’elle pouvait tout accepter tant qu’il continuait à lui montrer de l’intérêt. Ensuite, parce qu’elle se sentait de plus en plus mal, de plus en plus nulle, face aux remontrances de ses proches. Et puis, lui, il disait qu’ils étaient jaloux, que s’ils se disputaient, c’était à cause d’eux. Alors, elle avait pris ses distances.

Maintenant, elle était seule. Elle ne fréquentait plus que les copains de Calvin qui ne rataient jamais une occasion de se moquer « gentiment » d’elle. De l’humilier, oui. Pourquoi s’était-elle laissée faire ?

Son regard se durcit. C’était fini. Elle arracha son collier de son cou et le tendit à Poena.

— Tenez, ça paiera la chambre.

— Oh, non, ma chère, répondit-elle en refermant les doigts de Nadine sur le bijou. Gardez-le pour votre nouveau départ.

— Mais… l’argent…

— Non. Ne vous inquiétez pas, les dettes sont toujours remboursées à l’hôtel Revenge. J’aurai mon dû, le moment venu.

Nadine ne décrocha pas aux coups de fil répétés de Calvin. Elle fit un selfi pour lui montrer son visage déformé par la bosse et le sang qui maculait sa robe, le lui envoya, puis le bloqua dans la foulée.

— Est-ce que je peux rester plus longtemps ?

Un sourire carnassier étira les lèvres de l’hôtesse.

— Aussi longtemps que vous voulez, ma petite.

— Donnez-moi la carte de visite, je vais téléphoner à cet homme.

— Je l’appelle immédiatement pour vous, il sera sans doute là dans la journée.

Nadine la remercia, puis remonta dans sa chambre. Elle était seule, mais elle se sentait libre. Une légère inquiétude ne la quittait pourtant pas. Cette femme étrange la mettait à l’aise, mais c’était peut-être un piège pour la dépouiller du peu qu’elle possédait ? Cependant, elle avait refusé le collier. Il valait probablement plus d’un mois dans cette chambre miteuse. Si elle était intéressée par son argent, elle aurait accepté.

Peu après, Poena frappa à la porte, armée de son balai, et déposa un jean et un t-shirt sur le lit défait.

— Vous avez certainement envie d’ôter cette chose, dit-elle en désignant la robe de mariée.

En effet, Nadine n’en pouvait plus de porter cette robe sale et trop serrée à la taille pour la faire paraitre plus fine. La coupe sirène ne lui permettait pas d’être libre de ses mouvements et elle respirait de plus en plus mal.

Avec l’aide de l’hôtesse, elle dénoua les rubans qui lui servaient de carcan, puis enfila les vêtements de tous les jours d’une simplicité qui lui évoquait ses années d’étude. Elle ne prit même pas la peine de se coiffer. Elle retira toutes les épingles de son chignon, puis passa ses doigts dans ses cheveux. Sa crinière brune cascadait dans son dos, exempte de toute attache. Elle termina par un peu d’eau sur son visage pour effacer les restes de maquillage. Des taches de rousseurs apparurent sous le fond de teint.

Elle était belle, sauvage, enfin maîtresse d’elle-même.

La porte s’ouvrit soudain avec fracas.

— Nadine ! Tu te rends compte que tu m’as fait venir jusqu’ici ! Comment oses-tu ignorer mes appels ?

Elle se tourna vers Calvin, le regard dément, mais la voix glaciale.

— Sors de ma chambre.

— C’est ma chambre, c’est moi qui paie, je te signale ! Donc, je fais ce que je veux.

Nadine s’empara d’un vase qui contenait une fleur en plastique et le lui lança à la figure. Après tout, s’il était touché, elle avait sa crème. Il pourrait toujours prétendre qu’elle l’avait attaqué, il ne subsisterait aucune trace passé quelques jours. Aucun médecin ne croirait qu’il avait été blessé.

— C’est terminé, fumier ! Ton argent, je n’en ai pas besoin ! Va baiser ta Sandra chérie ! Elle a plus besoin de toi que moi !

Le vase lui percuta l’arcade sourcilière. BINGO !

— Ah oui ! J’oubliais, ta « grande » famille ne peut pas accepter une fille qui a posé nue ! Eh bien, tu sais quoi ? Je m’en bats les ovaires ! Je ne veux plus de toi, elle n’a qu’à prendre les restes. Sinon, trouve-toi une autre conne prête à supporter tes sautes d’humeur !

Calvin se jeta sur elle et lui tordit les bras dans le dos.

— Arrête ta crise de nerfs, Nadine ! Tu rentres avec moi. C’est bon ! Le mariage aura lieu le mois prochain !

Elle se débattit, mais physiquement, il était bien plus fort qu’elle. Elle se tortilla en criant jusqu’à parvenir à libérer une de ses mains. Elle s’empara de l’escarpin hors de prix qu’il avait insisté pour lui offrir. Un escarpin au bout bien pointu, comme il les adorait, alors qu’elle détestait ça. Au moins, il serait utile.

Avec toute la puissance de sa rage, elle le lui enfonça entre les jambes. Calvin pâlit, puis s’écroula, les deux mains sur ses parties intimes. Bien sûr, l’arme improvisée ne pouvait pas pénétrer la chair, mais cela avait suffi à lui faire perdre toute volonté de combat.

Les larmes de souffrance s’amoncelaient aux coins de ses yeux quand Nadine se pencha sur lui. Elle agrippa ses cheveux pour relever sa tête et murmurer à son oreille.

— Garde ton fric et ton pénis pour celles que ça intéresse. Ne t’approche plus jamais de moi, Calvin, ou je te jure d’inventer un produit qui te desséchera les pruneaux au point que la douleur que tu ressens aujourd’hui ne sera rien en comparaison. Je t’assure que j’en suis capable. Tu n’as jamais été assez malin pour le voir, mais je suis un génie.

Sur ces mots, elle badigeonna sa crème sur l’arcade sanguinolente de son ex-fiancé. Le flot se tarit presque immédiatement. La coagulation commença à une vitesse vertigineuse. En quelques minutes, une croûte épaisse s’était déjà formée.

Clap! Clap! Clap!

Un homme en costume impeccablement taillé entra en applaudissant.

— Excellent travail, Nadine. Si vous voulez bien me suivre, j’ai quelques propositions à vous faire.

— Qui êtes-vous ? articula Calvin avec difficulté.

L’inconnu le dévisagea avec une moue dégoutée.

— Bien que cela ne vous regarde pas, je suis Anthony Griffin.

— Ant… De Griffin pharmaceutique ? s’étrangla Calvin.

Nadine ouvrit des yeux ronds. Depuis un an, Calvin tentait de signer un contrat avec Griffin pharmaceutique. C’était une des plus importantes et des plus prometteuses sociétés du pays. Ça ne pouvait quand même pas être lui que Poena avait contacté, si ?

L’homme s’approcha, examina l’arcade de Calvin, puis arracha la croûte d’un coup sec, indifférent à la douleur qu’il provoquait. La peau était refermée, encore rouge et fine, mais cela restait impressionnant.

Anthony tendit la main à Nadine.

— Ma chère, je vous prédis un grand avenir au sein de mon entreprise. Demandez tout ce que vous voulez, et vous l’aurez aussitôt.

— Elle n’a même pas fini ses études, cracha Calvin.

— Et alors ? le nargua Anthony. Cette femme est un diamant à l’état brut. Je ne serai pas celui qui ne le reconnaitra pas. Je saurais la soutenir jusqu’au sommet. Nadine ?

Il avait toujours la main tendue vers elle. Elle fixa tour à tour les deux hommes.

— Pourrez-vous rompre les négociations avec Cal Industrie ?

La boîte de Calvin, évidemment. Anthony se racla le menton. Il réfléchit un instant, puis toisa l’ex-fiancé de Nadine qui ricanait tout en se relevant difficilement. Du sang maculait encore son visage malgré l’absence de blessure ouverte. Ce type était persuadé d’avoir l’avantage. Il se trompait.

— Pour vous et votre découverte ? Cal Industrie n’existe plus, ma chère.

Calvin s’étrangla pendant que Nadine s’accrochait au bras d’Anthony.

— Je vous suis, avait-elle dit sans un regard en arrière.

Lorsqu’elle arriva à la porte, elle se retourna, juste une fois, pour balancer le collier qui ornait son cou quand il l’avait abandonnée devant l’autel.

— Garde tes bijoux, Cal. Les vieux vêtements que je porte me suffisent. Ils valent davantage que tout ce que tu as pu me donner ces trois dernières années. Ne cherche plus jamais à me contacter.

Nadine tourna les talons, et disparut avec Anthony.

Le petit gars est venu me serrer dans ses bras avant de payer la chambre pour Nadine, avec un gros supplément. Faut dire qu’avec ce coup de fil, je lui ai fait gagner beaucoup d’argent. La petite, c’était vraiment un génie. Elle a créé des médicaments miracles et ses nanorobots, comme elle les appelait, ils n’étaient pas tout à fait au point, mais ce sera la solution d’avenir !

Elle a fini ses études tout en travaillant pour Griffin pharmaceutique. Elle aurait même épousé Anthony quelques années plus tard. Ça, l’autre mou du gland, il l’a bien eu en travers de la gorge ! Elle l’avait prévenu de ne plus s’approcher d’elle, mais non ! Il a réalisé avec son départ qu’elle était importante pour lui.

Quand elle était là, il prenait, sans jamais rien donner, à part de l’argent, bien sûr ! L’argent, ça n’avait pas de vraie valeur. Il croyait qu’elle lui appartenait et qu’elle ne le quitterait jamais. Il avait tort. Elle méritait mieux que lui. Quant à lui, il méritait ce qui lui est arrivé ensuite…

Je l’avais pourtant dit, les dettes sont toujours payées à l’hôtel Revenge.

Sur ce, je retourne à mon ménage.

À bientôt.

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Good Writing

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Compelling Plot

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Great Character

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Strong Dialog

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