Stella

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Summary

Stella, trente ans, mène une vie sous contrôle. Mariée à Hugo Moretti, l’un des hommes les plus puissants et dangereux de l’hexagone, elle vit protégée, surveillée… et effacée. Elle l’a aimé sans condition. Lui a épousé une héritière. Tenue à l’écart des affaires, Stella n’est qu’une façade élégante dans un monde d’hommes et de silences. Jusqu’au jour où elle est kidnappée à la suite d’un contrat non respecté. Gardée prisonnière en Sicile, Stella découvre que certaines cages sont plus confortables que d’autres… et que la liberté peut naître là où l’on cesse d’être possédée.

Status
Ongoing
Chapters
15
Rating
5.0 1 review
Age Rating
18+

Chapitre 1: Hugo Moretti



— Hmmm… tu me rends fou, murmure-t-il contre ma peau. Retire ta petite culotte, mon ange.

Sa voix me caresse. Basse. Posée. Presque tendre.

Lui, c’est Hugo Moretti.

Il est à la tête du plus puissant cartel français. Et accessoirement… c’est aussi mon mari.

Je glisse ma main le long de ma hanche et retire le string en dentelle sans discuter.

Je me demande brièvement si je pourrais lui dire non. Pas aujourd’hui. Pas maintenant. Juste une fois, pour voir. Avec lui, je n’ai jamais eu à dire non. Parce qu’il ne m’a jamais laissé penser que c’était une option.

Il ne me force pas. Non.Il n’en a pas besoin.

Il n’élève jamais la voix sur moi.Il lui suffit d’un regard.Un léger froncement de sourcil.Une pause trop longue avant de répondre.

En même tant je lui dois tout.

La sécurité.Le statut.La protection.

C’est ce que mon père répétait à ma mère.C’est ce que Hugo n’a jamais eu besoin de me dire.

La chambre est plongée dans une pénombre feutrée. Les rideaux épais filtrent les lumières de Paris, étouffant la ville comme on étouffe un secret. Le silence n’est troublé que par sa respiration calme. Maîtrisée. Hugo ne se précipite jamais. Il a cette façon d’habiter l’espace, de s’imposer sans haussement de voix. C’est ce qui m’a plu dès le premier jour.

Je suis tombée amoureuse de lui presque immédiatement. Sans ménagement. Sans défense. Sans recul.Avant même de comprendre ce que cela impliquait.

Il pose une main sur ma taille, sûr de son geste, sûr de moi. Je frissonne, comme toujours. Son toucher n’a rien de brutal. Il est précis, mesuré. Hugo n’est pas un homme qui déborde. Il contrôle. Tout. Y compris moi. Surtout moi.

— Tu es tellement belle, dit-il simplement.

Ces mots suffisent à me faire fondre. Mon corps réagit aussitôt. Mon entrejambe palpite, trahissant à quel point je suis conditionnée à sa voix, à son regard, à son approbation.

Il me pousse doucement contre le lit. Je m’enfonce dans le gonflant moelleux de la couette en plumes d’oie. Tout ici a été choisi avec soin: le linge, la lumière, l’atmosphère. Comme notre mariage. Comme ma vie.

Il se met à genoux et retrousse le bas de ma robe, dévoilant mes cuisses nues sur lesquelles il dépose des baisers appuyés. Puis ses lèvres remontent lentement. Il ne me quitte pas des yeux. Ses pupilles sont dilatées, ses iris noir de désir.

Je me sens vue. Désirée. Appréciée. J’ai l’impression d’exister.

Son souffle se fait plus rauque, à mesure qu’il accède à mon intimité. Sa langue effleure mon clitoris. Sa main gauche s’agrippe à ma hanche. Et son index glisse en moi. Méthodiquement. Calculé. Comme tout ce qu’il fait.

Je me cambre de plaisir.

— C’est pour moi que tu mouilles comme ça, mon amour? Me taquine-t-il.

Je hoche la tête, haletante, tandis qu’il insert un deuxième doigt et vient titiller mon point G.

— Dis-le.

Je gémis.

— Dis-le… si tu ne veux pas que ça s’arrête.

— C’est… C’est pour toi… que je mouille comme ça Hugo Moretti.

Même dans nos ébats il veut garder le contrôle. Il garde toujours le contrôle.

Ce n’est pas pour rien qu’à sa mort, mon père lui a confié le cartel. Parce qu’il savait que Hugo en garderait toujours le contrôle. Qu’il saurait tenir les rênes. Quoi qu’il arrive. Quitte à écraser ce qui doit l’être.

Une lueur de satisfaction traverse son visage. Il se redresse et se penche vers moi pour m’arracher un baiser passionné. Nos langues dansent ensemble encore et encore. Ses doigts continuant d’onduler au creux de mon ventre. Je m’accroche à ses épaules musclées. Je suis à deux doigts de vaciller.

— Chut… mon ange. Pas tout de suite. Pas encore. chuchote-t-il contre mes lèvres.

Je gémis à nouveau, frustrée, brûlante. Je serre les cuisses l’une contre l’autre. Je n’ai envie que d’une chose: qu’il me baise. Violemment. Brutalement.

Mais là encore, ce n’est pas moi qui décide. Ce sera quand et comme il voudra. Ne jamais décider de rien. C’est tout ce qu’on attend de moi.

Hugo. Le premier et l’unique homme de ma vie. Mon père n’aurait jamais toléré que je perde ma virginité avant le mariage. Il aurait tué le mec qui aurait osé s’en emparer avant de m’avoir menée à l’autel. Et ça tous les hommes de mon père le savaient. Personne n’a jamais osé rien tenter. Personne ne m’a jamais laissée seule avec un autre homme. Ordre de mon père.

Comme si on ne pouvait pas me faire confiance…

On me tient à l’écart de tout ce qui concerne de près ou de loin le cartel. Ma vie se résume à profiter de l’argent qui en découle. Sourire. Me taire. Être belle. Rien de plus.

Que je sois une gentille fille qui obéit à son mari. Sans faire de bruit.

Il se relève pour retirer sa chemise, défait sa ceinture et laisse tomber son pantalon au sol.Son membre en érection se dresse contre le tissu de son caleçon.

Son autorité est intacte. Même nu.

— À genou… mon ange.

Je descends du lit et m’agenouille docilement, mes yeux plongés dans les siens.

Il caresse l’oval de mon visage du plat de la main, avant d’enfoncer son pouce entre mes lèvres.

— Tu sais à quel point j’aime ta jolie bouche. N’est-ce pas? Dit-il en me soulevant le menton.

Je souris. Je sais très bien ce qu’il veut dire par là. Tout ce qu’il veut, à ce moment précis, c’est y fourrer sa queue.

— Ouvre moi cette jolie petite bouche, mon ange.

Il me saisit par la base des cheveux et m’attire vers lui.

Ma langue s’enroule aussitôt autour sa bite, dessinant des vagues langoureuses. Puis je la prends en entier, son gland très proche du fond de ma gorge. Le va et vient des ses reins est intense. Trop intense. Je lève la main et saisit sa fesse gauche, pour ralentir le rythme qu’il m’a imposé.

Mes doigts se referment autour de son membre gorgé de sang, et commencent à le branler, lentement, en accentuant chaque fois un peu plus la pression. Il émet un son rauque, trahissant qu’il est au bord de l’explosion. La veine remontant le long de sa verge palpite.

Il se retire d’un coup sec et m’attrape par les cheveux pour me relever.

— Toujours aussi douée, mon amour.

Il m’embrasse, sa langue se frayant un chemin pour retrouver la mienne.

— Viens sur moi, me dit-il en s’asseyant sur le rebord du lit.

Je monte sur lui à califourchon et frotte ma petite chatte mouillée contre sa verge dure et gonflée.

Je gémis. Je n’en peux plus. Je veux juste qu’il me baise. Maintenant.

Et comme s’il avait compris ce qui se tramait dans mon esprit, il m’attrape par la gorge et s’enfonce en moi profondément.

Un gémissement sonore sort de ma bouche. Sa bite est tellement dure, et moi tellement serrée.

— Je vais te baiser jusqu’à ce que tu aies mal ma petite chienne. Jusqu’à ce que tu me supplies d’arrêter. C’est compris?

— Oui.

Il m’attrape par les hanches, je monte et redescends sur sa verge à un rythme effréné.

— Tu es à moi, petite chienne. Rien qu’à moi.

Ses mots m’excitent encore plus. Je suis proche, très proche du précipice. Je roule les yeux vers le plafond. Entrouvre les lèvres et halète. J’y suis presque, chaque coup de rein me rapproche encore un peu plus du point ultime. Je gémis de plus en plus fort. Je m’agrippe fermement à ses cheveux. Je serre les dents et me raidis. Je dois attendre son signal. Attendre qu’il soit d’accord avant…

— Tu peux y aller mon ange. Viens. Viens pour moi. Viens maintenant.

Mon corps réagit immédiatement. J’atteins l’apogée de mon plaisir sans aucune retenue. Tout mon corps tremble. La tête me tourne, mes oreilles bourdonnent. Je me laisse retomber contre son torse, le cœur battant.

Hugo, me mordille dans le creux du cou, ses deux mains posées sur mes fesses.

— Allez mets toi à quatre pattes maintenant. À moi de jouer.

J’obtempère à bout de souffle. Il me pénètre brusquement sans ménagement. Mes fesses claquent contre ses cuisses.

— Qu’est ce que j’aime ton petit cul. Grogne-t-il en me claquant le dessous de la fesse.

Le rythme de ses coups de reins augmente, encore et encore jusqu’à ce que lui aussi atteigne l’orgasme. Il se retire brusquement et jouit sur mon dos, son sperme chaud se répand sur ma peau.

Je ne prends pas la pilule.

Hors de question que je la prenne.

Et avoir un bébé, ce n’est pas franchement dans nos projets. Du moins… pas dans ses projets.

Je me laisse retomber sur le ventre. Exténuée.

Lui, va chercher une petite serviette et revient essuyer le fluide qu’il m’a laissé. Puis se couche à mes côtés. Je pose ma tête sur son épaule. Son bras se referme sur moi. Ses doigts descendent le long de mon dos et viennent caresser le rebondis de mes fesses.

Nous reprenons notre souffle, respirant à l’unisson. Je profite de cette bulle de tendresse, car je sais qu’elle ne durera pas longtemps. Pas assez longtemps.

Quand tout s’apaise, il se lève sans un mot et traverse la pièce pour se servir un verre et allume une cigarette. Je reste étendue sur le lit, encore enveloppée de sa présence. J’observe son dos, la ligne parfaite de ses épaules, cette assurance presque insolente.

Il remet ses vêtements avec cette précision clinique qui me serre la gorge.

— Tu pars déjà ? demandé-je doucement.

Il se retourne à peine.

— J’ai une réunion. Importante.

Il a toujours une réunion importante.Toujours.

Je hoche la tête, docile. Je n’ai jamais été celle qui retient. Être l’épouse d’Hugo Moretti, c’est aussi ça. Accepter de passer après tout le reste. Les affaires. Les hommes. Les territoires. Les contrats.

Je me redresse lentement, attrape un peignoir de soie et le noue autour de ma taille.

— Tu rentres ce soir ?

Il hésite une fraction de seconde. Une infime pause que je suis la seule à remarquer.

— Ne m’attends pas.

Ces mots me piquent plus que je ne voudrais l’admettre. Pourtant, je souris. Toujours. Comme si comprendre ses absences faisait partie de mon rôle. Faisait partie de ce qu’on attend de moi.

Il ne me demande jamais si j’ai envie qu’il reste ou qu’il rentre pour le dîner. Parce qu’il sait que je dirai oui.Alors il ne me laisse même pas cette illusion.

Et puis c’est aussi un rappel. Un rappel que je n’ai pas de droit sur son temps. Ni sur ses absences.Ni sur ses choix.

— Fais attention à toi, dis-je.

Il m’adresse un regard bref, presque tendre. Et m’embrasse sur le front.

Quand la porte se referme derrière lui, le silence retombe brutalement. Le luxe de notre hôtel particulier me paraît soudain exagéré. Trop vaste, trop froid. Je me lève et marche pieds nus jusqu’à la baie vitrée. Je me glisse derrière les épais rideaux. Paris s’étend sous mes yeux, indifférente, magnifique.

Je pose une main sur la vitre.

J’ai tout, paraît-il.

Un mari puissant. Une vie protégée. Une place enviée. Mais ce que les gens oublient, c’est que tout ça rime avec solitude. Une immense solitude.

Parfois, une pensée me traverse — fugace, dérangeante.

Et s’il ne me voyait pas comme je le vois? Si cette vie n’était pas faite pour moi? Et si finalement j’étais plus heureuse ailleurs?

Je chasse cette idée aussitôt. Hugo est mon mari. Il m’a choisie. Il m’a épousée. Je dois me sentir chanceuse d’avoir trouvé l’homme de ma vie.

Mais, je ne savais pas encore que certaines unions ne reposent pas uniquement sur l’amour, mais plutôt sur la continuité.

Et que l’amour, lui, n’est jamais une garantie.