LA NUIT...ET MOI ALORS ?

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Summary

Rana-Oanez Nuru a grandi sous l’autorité silencieuse de Brigitte Nuru, une mère convaincue qu’une femme n’existe qu’à travers la soumission. Orpheline de père, entourée d’un frère et d’une sœur, Rana-Oanez apprend très tôt que dire non est une faute, et aimer un devoir. Cette éducation rigide la conduit à un mariage précoce avec Magnus Mira, un homme dominateur, jaloux et infidèle. Loin d’être un refuge, le foyer devient une cage. Magnus lui refuse le droit d’étudier, de s’élever, de rêver. Il façonne sa peur et use de sa position d’époux pour étouffer toute lumière en elle. Mais la vie a ses failles. Et dans l’une d’elles apparaît Karem-Homère Bulu, un homme passionné, attentif, profondément amoureux. À son contact, Rana-Oanez découvre une autre définition de l’amour : celle qui n’humilie pas, qui ne possède pas, qui libère. Déchirée entre un mari qui la retient par la loi et un amant qui l’appelle par le cœur, elle s’engage dans un triangle amoureux dangereux, où chaque pas menace de tout détruire. Entre héritage maternel, violence conjugale et soif de liberté, ce roman explore la lente métamorphose d’une femme qui ose enfin se choisir — quitte à payer le prix fort.

Genre
Romance
Author
Rryam
Status
Ongoing
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
16+

RANA NURU

Rana Nuru, jeune , ambitieuse, ne cherche qu’à ce construire après la mort tragique de son père. Elle se retrouve mariée très tôt avec un homme aui n’était même pas dans ses pensées. Elle , voulait étudier, apprendre , devenir médecin mais elle était brutalisée par la vie pour atteindre ce sommet.

Moi c’est Rana Nuru , laissez-moi vous raconter ma vie .

10 janvier 2020 après l’enterrement de notre père Lucien . Nous rentrons à la maison avec quelques voisins du quartier.

Nous habitons la province, une famille pauvre , notre feu père n’était que chasseur , ma mère Brigitte , ménagère . Moi j’avais 18 ans détentrice d’un baccalauréat, mais je voulais plus devenir médecin, mon père disait qu’il ferait tout pour me voir devenir médecin mais hélas on vient de le mettre sous terre, ma mère quant à elle dit que je suis une femme, que les longues études c’est pour les hommes, que je dois me contenter de trouver un bon mari et subvenir aux besoins de ma famille.

J’avais pleuré mon père pas seulement parce qu’il était mon géniteur mais parce qu’il me comprenait même dans le silence , il comprenait mes attentes et croyait en mes rêves. Pour ma mère mon rôle c’est de trouver un bon mari , juste ça.

Je sentais que le monde venait de me tomber dessus sans savoir pourquoi.

2 semaines seulement après l’enterrement de mon père, c’était moi au Commande , je faisais le champ le matin jusqu’à douze heures. Les après-midi je faisais le porte à porte pour aider les familles aisées du quartier. Mais malgré mes efforts , ma mère disait que j’étais inutile, quand je ramenais moins de 20000fc , elle me critiquait .

Ce soir là après une longue journée, elle m’appelle et me dit :

Brigitte : tu as ramené combien aujourd’hui ?

Rana: 25000fc .

Elle disait ramasser, alors que je tuais mon corps pour ça.

Brigitte : tu sais que c’est insuffisant pour les frais scolaires de tes frères.

Oui j’ai des magnifiques freres , ils sont jumeaux. Une fille et un garçon , âgés de 14 ans .

Rana: je sais qu’il faut plus , je fais de mon mieux.

Brigitte : bon , le fils de Miss Lucie vient , dois chercher une épouse. Je pense que ça ira avec toi .

Rana: je ne me vois pas encore dans un foyer mère, j’ai 18 ans , je dois étudier.

Brigitte : demain la famille à organiser un dîner pour l’anniversaire de Miss Lucie . On va s’y rendre.

Rana: et ?

Brigitte : utilise cet argent pour te trouver quelque chose et arranger tes cheveux.

Rana : bien.

Le jour j , j’avais fait comme elle voulait. J’étais une femme tellement belle, je le savais mais je savais aussi que j’étais inutile.

Nous allons et arrivons à la grande propriété de Miss Lucie . Cette famille est la plus riche de la province. Je n’ai jamais su qu’il avait un enfant. Souvent je travaille chez eux , miss lucie est tellement humble et courtoise.

La parcelle était désormais un espace convivial, magnifiquement décoré. Je suivais ma mère car je me sentais très gênée. Je ne voulais pas être ici . Et quelle veuve n’avait pas pour reprendre sa vie , deux semaines après la mort de son mari, eh bien : ma mère !

Il était à présent 22h , j’étais fatiguée mais ma mère disait qu’on ne peut pas partir sans avoir vu le fameux fils de Miss Lucie . J’ai vu alors envie de me soulager, je connais assez bien la propriété alors je me dirige seule dans les latrines mais brutalement je me cogne à un homme . Une chose que ma mère me dit toujours « ton avis ne compte pas » surtout pas devant un homme. Du coup je n’ai presque plus envie de parler. L’homme que j’avais heurté me toise avant de dire « t’es aveugle ? » . Je me suis vite excusé et j’ai continué ma route.

Quand je rejoins la table ma mère était debout, elle me prend juste à la main et puis me conduit dans une foule où on trouvait miss Lucie . Elle nous reçoit gentiment.

Miss : oh ! Ma petite tu es magnifique.

Rana : merci .

Miss : attendez deux minutes , je cherche mon fils.

Elle nous revient avec l’homme que j’avais heurté . Son regard était impassible.

Miss: Rana je te présente mon fils , Magnus . . Magnus voici Rana .

Magnus: enfin une belle femme, enchanté Rana .

Son visage était passé d’impassible au gentil . Il me tend la main , je la saisi . Il avait la main douce.

Miss : heureuse qu’elle te plaise , on vous attendrait démain à 11h pour un déjeuner.

Brigitte : comptez sur nous madame.

On rentre à la maison .

Point de vue de Miss : mon fils Magnus a 29 ans , il a fait ses études à Harvard. C’est un gestionnaire certifié. Son père malade a juste exigé que Magnus devait se marier avant de prendre le relais de nos entreprises. Disant que cela allait le stabiliser. J’ai vite pensé à la Fille Nuru , elle est dune beauté rare et intelligente, humble , travailleuse. Elle sera une bonne épouse pour mon Magnus et lui est juste impassible, parfois exigeant mais gentil.

Point de vue de Magnus: je suis Magnus Mira , fils unique de la grande famille Mira . J’ai 29 ans , je viens tout justement des États-Unis où je vis depuis 13 ans . Mon mère récemment malade me dit que je devais prendre sa place mais je devais me marier avant ça . Je n’ai pas le choix . Mon père m’a élevé comme une machine, études après études . Pas d’amour juste le travail. Même a 29 ans , j’obéis à ses ordres, je n’ose discuter. Depuis mon arrivée j’étais dégoûté par les filles de cette province, toutes bases et laides , désolé . Quand ma mère me présente une, c’était celle que j’avais heurté 5 minutes avant . Elle était belle,oh ! Oui . Légèrement maquillée, grande , avec des formes comme je les aime et surtout elle sentait la rose. Elle est la candidate parfaite pour un Magnus .

Fin , une fois à la maison ma mère parle enfin .

Brigitte : c’était parfait, maintenant prépare toi pour demain , prends bien soin de ton apparence.

Rana : bien .

Il était tard , je vais alors me coucher. Je ne ressentais rien . Je n’ai jamais eu des relations amoureuses. Ma mère me dit toujours « marie toi vierge , au moins ça sera une fierté et ta dote sera grande » .

Le lendemain, je me réveille et fais tout avec l’aide ma petite sœur Layleen . Elle s’en fou de tout et veut juste devenir mannequin.

Layleen : deux jours sans travailler, tu manigances quoi ? et ta mère te laisse comme ça .

Rana : elle m’a présenté à un magnats, le fils de Miss lucie .

Layleen : tu vas te marier ?

Rana: on dirait !

Layleen : félicitation , enfin on sera riche .

Rana : sûrement.

Les jeunes vont au lycée et moi je commence à me préparer pour le déjeuner avec la famille Mira .