200XBXTa-001 : La 10 /10

En ce qui concerne les femmes, je me suis toujours targué d’avoir préféré la qualité plutôt que la quantité et d’avoir soigneusement choisi mes partenaires. Sur la douzaine qui ont partagé ma vie, une seule fut une totale erreur. Toutes les autres restent dans ma mémoire, figées dans des bulles de nostalgie douce. Elles jalonnent mon parcours de vie. Leurs amours furent toujours vrais et forts, et lorsqu’ils furent morts, cela ne causa aucun déchirement traumatique, alors leur souvenir n’est pas teinté d’amertume.
Je réalise que tout le long de ma vie j’ai eu une chance hors norme, d’abord la qualité intrinsèque de mes compagnes, puis leur grande beauté pour la plupart. Cela est assez notable, car beaucoup de filles avec qui je suis sorties étaient physiquement bien au-delà de ce que j’aurais pu devoir, pouvoir chopper avec mon physique... Je suis sorti avec plusieur femmes qui étaient totalement hors de ma ligue physique.
Je ne suis pas laid non plus, mais je suis loin d’être normalement à égalité avec des 8 ou 9 sur 10.
C’est aux portes de l’âge adulte et d’une nouvelle vie que je réalise totalement et que la conscience se fait que si ces femmes m’ont choisi, c’est pour autre chose que mon physique somme toute attrayant mais pas exceptionnel.
Je sors de ma voiture garée sur le parking de l’accueil de ce site industriel où Maëlys m’a trouvé un job. Il y a un soleil radieux alors qu’on est en plein mois de Janvier c’est ça le sud-ouest.
Je franchis a pied les quelques dizaines de mètres qui séparent le parking du poste d’accueil, un espèce de grand cube d’aluminium et de verre teinté, et je me vois avancer vers lui dans la réflexion des vitres. Je suis très mince, j’ai peut-être une gueule somme toute banale, mais le cyclisme m’a sculpté un corps athlétique et affûté qui, lui, ne l’est pas.
Ce bâtiment des années 70 est une sorte de brique géante et réfléchissante posée sur le macadam en face d’un rond-point qui y mène. Je sais pas comment c’est foutu, on voit pas distinctement de porte, c’est que des panneaux de verre. Je reste devant à regarder autour de moi un peu perdu, pourtant y’a bien marqué “accueil” en haut avec des lettres rouges lumineuses. Je danse d’une jambe à l’autre ne sachant où aller.
Je m’approche d’un panneau réfléchissant, ma main en casquette contre le miroir frais, je ne vois rien à l’intérieur, juste une sorte de profondeur de verre opaque, c’est une vitre blindée. Je me recule, je réajuste ma cravate dans ce miroir improvisé et lisse ma chemise. Je commence à rebrousser chemin, pensant que l’entrée du site devait se trouver ailleurs : il y a un grand bâtiment en béton gris contre cette construction de verre, mais il n’y a qu’une entrée pour des véhicules et c’est fermé d’un immense portail en acier. Il y a une sonnette minuscule sur un des grands piliers ; je ne m’imagine pas que ce soit l’entrée, mais, en désespoir de cause, je prends la direction pour aller appuyer dessus. Peut-être pourra-t-on m’aider.
C’est alors qu’un des panneaux de verre sur le côté coulisse, et lorsque je vais devant l’ouverture ainsi créée, cela me relève l’intérieur de l’accueil, où un immense comptoir encore totalement vitré me fait face, il scinde le bâtiment en deux sur toute sa longueur. C’est très sécurisé ici, ce n’est pas un comptoir de la CAF, c’est completement fermé sur toute la hauteur de la pièce par des parois de verre. Le verre n’est pas teinté, et derrière la vitre, devant moi, se tient une fille...
Une fille d’une beauté comme j’en ai rarement vue, immédiatement mon cerveau de mâle lui colle un 9/10... Se refusant toujours à coller des 10, meme si pour la premiere fois il se demande s’ il devrait pas le faire.
Elle doit avoir plus de 19 ans mais moins que 25 ans. Mais son aura lui donne plus, elle fait tres femme alors que c’est une jeune fille.
Elle a un visage de poupée parfaite, une poupée de porcelaine aux traits délicat, des cheveux noirs de jais lui ondulent autour jusqu’à ses épaules, encadrant sa figure avec une élégance étudiée. Elle est typée, Espagnole peut-être, son teint est subtilement ambré et ses yeux en amande sont d’un marron uniforme très sombre, presque noir, sans éclat de vert ou de noir dans les pupilles. Son nez trop parfait est visiblement refait, l’arête dorsale est trop parfaitement droite et la façon dont il se retrousse au bout dénote de la dernière mode en matière de nez ; ça a été fait par un orfèvre de la chirurgie.
Ses lèvres sont étroites et charnues comme une bouche de geisha naturelle, un grain de beauté piquette la commissure gauche de sa bouche, minuscule et presque sans relief, le genre du grain de beauté latin que bien des meufs rêvent d’avoir, et que bcp se tracent artificiellement d’une pointe d’eye-liner.
Cette fille est une merveille de perfection, un pur chef-d’œuvre de Dame Nature.
Elle est impassible, mais ses yeux pétillent ; je crois qu’elle a rigolé de mon manège dehors. Je ne peux me décrocher de ses yeux en amande aux pupilles dun noir si dense qu’elles semble capté la lumiere sans la refleté, donnant a ses yeux une profondeur inaltérée par aucun reflet, ils sonts incroyables et brillent d’intelligence, scintillent d’un éclat atone mais alerte. Je maintiens son regard, par politesse je me retiens de faire dévier mes yeux ailleurs sur elle pour examiner autre chose que son visage, je réalise tout de même qu’elle est très mince.
Avec un temps de retard, qu’elle doit percevoir, je me rapproche du comptoir : la partie basse en bois m’arrive à mi-poitrine. Ça doit être plus haut de l’autre côté : la fille est assise haut perchée sur un tabouret, elle me toise pourtant de bien 10 cm ou plus. De l’air conditionné sec et froid me tombe dessus par je ne sais quelle ouverture invisible dans le faux plafond.
En scrutant son côté de l’accueil, je vois une seconde hôtesse assise derrière à un bureau, une femme d’un certain âge qui a dû être belle il y a longtemps, mais que le temps et des années de tabagisme ont flétrie... Elle doit flirter avec la quarantaine, mais a l’air d’avoir deja dépassé les 50. Sa peau exhale le résultat de décennies de consommation de cigarette, elle est grise et sans éclat, trop ridée. Je vois un paquet de Camel sur le bureau, je ne doute pas une seule seconde que cela doit être le sien.
En face de moi, la fille à la beauté irréelle me sourit sans fléchir. Son attitude est d’un professionnalisme total, elle se tient exagérément droite sur son tabouret.
Le son de sa voix s’échappe soudain d’un interphone, elle me demande ma pièce d’identité. Seules ses lèvres bougent, le reste de son corps est immobile, son visage figé, son sourire est professionnel mais déjà dévastateur. Son maquillage est très discret et fin, je suppose que sa peau doit être couverte de couches de choses dont je ne sais pas le nom, mais moi je ne peux distinguer que l’eye-liner sous ses yeux et l’espèce de gloss mouillé qui doit être tellement de la même teinte que ses lèvres que seule sa luisance légère trahit son application.
Je fais passer ma carte d’identité, par une espèce de mini sas en métal incrusté sur le dessus du comptoir qui translate sur des rails ; le site est très sécurisé.
Elle prend ma carte avec une main extrêmement fine à la french manucure impeccable, elle n’a aucune bague sur sa main gauche. Elle continue de me fixer un moment, puis son regard se détourne devant son ordinateur sans que sa tête ne bouge. Je ne sais pas quel entraînement elle a, mais son absence de mouvements n’a rien de naturel, elle est comme robotique, gardant sa felinité sous un contrôle mental absolu.
Je m’accoude au comptoir pendant qu’elle fait face à son ordi, comme pour montrer ma décontraction alors qu’elle tape sur son clavier sans regarder ses doigts... dactylographe aussi? Moi je suis agent de sécurité sans diplôme mais elle semble être d’une autre trempe, elle a tout un background qui sied à son statut, elle m’intrigue immédiatement.
Elle manipule un badge vierge au-dessus d’une espèce de machine qui imprime un code barre dessu, termine son opération après quelques clics de souris et se lève pour me tendre mon badge d’entrée à travers le sas en m’indiquant de son doigt long et fin un autre panneau de verre sur le côté qui s’ouvre au moment où je pose mon regard dessus : c’est l’entrée.
Je lui souris et la remercie. Je remarque à quel point elle est grande et mince : elle a une taille de modèle, j’ai l’impression qu’elle frôle le mètre 80. Je lève les yeux vers elle, ébahi par sa prestance et sa plastique. Je ne peux pas décrocher de son regard même lorsque je prends le badge qu’elle me tend. Elle sourit d’un sourire étincelant, mais je me doute que c’est son sourire d’hôtesse... Elle est aussi radieuse que professionnelle et c’est le genre de créature qui doit être habituée depuis longtemps au regard ébloui des hommes. Je pense pourtant avoir gardé ma contenance, je ne suis pas mauvais à ce jeu-là.
Mon regard tombe sur son badge qui pend autour de son cou : elle s’appelle Tamara, et à côté de son prénom je distingue le même logo que la boite qui vient de m’embaucher. Elle voit mon regard qui dévie vers sa poitrine, mais elle comprend aussi vite que c’est son badge qui m’a attiré là et rien d’autre. Je dis en même temps que je réalise, surpris:
— Hey, je crois que je suis votre futur collègue en fait. Ils font l’accueil aussi chez Mega-Sécurity-One ?
Elle me répond avec un vrai sourire malin qui n’a plus rien de professionnel, ses dents blanches se révèlent alors que son petit nez se retrousse de façon charmante :
— Oui, on sait...
Ses seins, deux magnifique pomme rondes sont engoncés dans un chemisier blanc si fin que je devine certaines boucles de son soutif derriere ou je sais pas quoi en dessous, y a comme du relief. Les boutons du chemisier sont à la limite de leur tension normale, c’est pas du sur mesure mais ça lui va comme un gant.
Tamara... elle me mystifie sur place. Je ne peux que constater, impuissant, que je joue plusieurs divisions en dessous de la sienne. Je suis un nain dans la cour des géants. Elle resplendit. Elle a cette beauté stratosphérique qui lui permet tout, cette assurance tranquille d’une fille qui maîtrise parfaitement l’infinité d’options amoureuses qui s’offrent à elle. Elle pourrait se pendre aux bras de celui qu’elle voudrait, riche, millionnaire même, et beau... Le monde de l’amour pour elle est un supermarché de luxe ou tout est gratuit et dont elle détient tous les accès...
Les boîtes de sécurité et d’hôtesse d’accueil sont souvent distinctes sur un site, ce n’est pas le cas ici, alors je sais d’ores et déjà qu’on sera amenés à se revoir fréquemment sans que j’ai a élaboré de grands stratagèmes. Alors je lui dit au revoir avec un sourire amical et je fais un signe de tête a la deuxième hôtesse défraîchie, sa beauté fané ne me rend que plus éclatante celle de Tamara, et rappelle comme un sinistre avertissement a quelle point la beautée des femmes est éphémère...Tamara est au fait de sa beauté, c’est une fleur épanouie et resplendissante et je veux déjà la cueillir pour moi. Le pic de ça beauté sera a moi, j’ai la folle impression qu’elle est deja faite pour moi alors que techniquement je n’ai aucune chance théorique de jamais pouvoir sortir avec une 10/10 comme elle, pourtant, dès ce premier jour où je l’a voie derrière sa vitre, je sais que ”c’est elle”. C’est elle obligé c’est ma prochaine... c’est ma prochaine femme, c’est ecrit je le sent en moi. C’est gravé au fer rouge deja dans mon ame et ma chair alors que je viens de rencontré cette fille et qu’un ecran de verre nous sépare.
Impossible de décrire comment cette sensation de certitude s’est imposée, ou quand elle est apparue, mais quand je suis sorti de l’accueil avec mon badge autour du cou et que je suis monté dans la voiture de mon nouveau boss, je savais que cette fille était pour moi. Est-ce que je saurai quoi faire pour la conquérir ? Absolument pas, j’avais juste cette prémonition distincte : elle sera à moi. Je n’avais jamais eu cette sensation auparavant, mais la vivacité avec laquelle elle s’exprimait et habitait en moi était définitive, claire et tranchante, cette fille, je serai entre ses jambes bientôt et je connaîtrai le goût de sa peau et de ses lèvres, je n’avais pas l’ombre d’un doute. Et j’ai imaginé faire des choses sur elle bien avant d’imaginer comment j’allais pouvoir y parvenir.








