Mon patron ténébreux

All Rights Reserved ©

Summary

Petite note*** Coucou je tiens simplement à préciser qu’à partir du chapitre 10, la lecture devrais être plus agréable, ayant trouvé un logiciel qui corrige pas mal tous. Ne sachant se que sa ferais si je modifie tout les chapitres j’aime mieux laisser ceux déjà publié ainsi. Alors si le début vous rebutait à cause des fautes d’orthographe, de grammaire, ect. Vous devriez mieux apprécier la suite. *** « — Tu croyais pouvoir m’échapper, petite chose… Mon corps tout entier se tend au son de cette voix suave…» « — Tu es un monstre, Valentino Romanov! Hurlé-je en le défiant du regard.» Ella Sharp vient d’une famille modeste : un père strict et autoritaire, une mère douce et aimante. Fille unique, elle grandit avec pour seule compagnie un chien fidèle. Mais à sa majorité, elle fuit. Incapable de supporter plus longtemps cette atmosphère à la fois rassurante… et étouffante. Valentino Romanov, lui, est tout l’opposé. Froid, cruel et imprévisible, il aime asseoir sa supériorité et imposer sa domination, rejetant toute forme de rébellion. Pourtant, derrière cette façade dure se cache une famille aimante : des parents présents et un petit frère qu’il chérit profondément. À la tête de Romanov Magazine, il contrôle tout… jusqu’au jour où quelque chose ou plutôt quelqu’un vient ébranler cet équilibre. Une réalité qu’il refuse d’accepter… mais dont il compte bien tirer profit. Deux âmes que tout oppose. Deux volontés qui s’affrontent…. Comment résister à une attirance aussi violente, aussi interdite… quand céder semble inévitable ?

Genre
Romance
Author
jany
Status
Ongoing
Chapters
21
Rating
5.0 1 review
Age Rating
18+

Chapitre 1

Ella

Je suis dans une forêt. Ou du moins… je crois. Il fait si noir que j’ai l’impression d’être devenue aveugle. À peine quelques formes indistinctes se dessinent autour de moi, des silhouettes d’arbres tordus, immobiles, menaçants. L’air est lourd, comme s’il refusait d’entrer dans mes poumons. Je tourne sur moi-même, lentement, le cœur déjà affolé. Qu’est-ce que je fais là… ? J’ai aucun souvenir… Pas même une image, un fragment, un son. Juste… ce noir, cette forêt et ce silence. Et… mon Dieu, ce silence est insupportable. J’entends aucune oiseau, pas même le souffle du vent. Rien ne bouge, c’est comme si le monde entier avait cessé d’exister.

— Non… non, non… Ma voix tremble, étranglée. Elle semble se perdre aussitôt qu’elle franchit mes lèvres, avalée par l’obscurité. Je suis seule, complètement seule. La panique s’insinue en moi, lente, perfide, s’enroulant autour de ma cage thoracique comme un étau qui se resserre. Mon souffle devient court et je n’arrive plus à penser correctement.

Puis… Crac. Le bruit claque devant moi, je me fige instantanément. Mon cœur rate un battement. Non… Je ne suis pas seule. Mes yeux son river droit devant moi, cherchant le moindre mouvement mais je ne vois rien. Juste ce noir épais qui semble me fixer en retour. Un pas, Puis un autre… Le bruit du feuillage écrasé sous des pieds. Quelqu’un… s’approche, ma gorge se serre. Malgré moi, comme une idiote dans un mauvais film d’horreur, je parle.

— Qui est là… ? Ma voix fend le silence. Bien sûr, aucune réponse. Juste… ces pas qui approche toujours un peut plus vers moi. Le seconde s’étire, devenant insupportable. Puis je les vois, deux lueurs… Rouges qui me fixe comme deux braises dans la nuit.

Mon sang se glace. Mon corps refuse d’obéir une fraction de seconde… puis l’instinct prend le dessus. Je ne réfléchis pas et je me mets à courir alors que je ne sais même pas où je suis. Mes pieds frappent le sol irrégulier, essayant de ne pas trébuché. Mon souffle devient chaotique, bruyant, incontrôlable. Ma poitrine brûle. Il est derrière moi… Je le sens, même sans me retourner. Je zigzague entre les arbres, saute par-dessus des troncs, manque de tomber à chaque racine. La peur me dévore de l’intérieur, me rend maladroite, désespérée. Mais ça ne suffit pas, mon pied accroche quelque chose.. une branche, une racine.  Je ne sais pas, sauf que tout bascule et je m’écrase violemment au sol. Un cri m’échappe, déchirant, mêlé de douleur et de terreur. L’air quitte mes poumons sous le choc. Je reste là, incapable de bouger, sonnée. Non… non, relève-toi… relève-toi ! Mais mon corps ne répond pas.

— Tu croyais pouvoir m’échapper… petite chose… Cette voix. Suave, terrifiante, se fait entendre dans mon dos. Tout mon être se tend, je n’ose plus respirer. Des pas résonnent derrière moi, puis une présence juste au-dessus de moi. Et très vite une chaleur écrasante, pousse entre mes omoplates tandis qu’il appuie fortement sa main m’obligeant à m’aplatir complètement contre le sol humide. Mon souffle se brise en sanglots silencieux, c’est fini. Je vais mourir ici, dans cette forêt au mains de cette homme… 

— On ne peut pas m’échapper… et encore moins ce qui m’appartient. Son souffle effleure ma nuque. Un frisson d’horreur me traverse de part en part. M’appartient… ? Mes larmes coulent sans que je puisse les retenir.

— S’il… s’il vous plaît… laissez-moi partir… Ma voix n’est qu’un souffle brisé. Un ricanement bas, presque amusé, vibre contre ma peau.

— Te laisser partir… ? Ses doigts s’enfoncent dans mes cheveux, tirent brusquement ma tête en arrière. Un hoquet de douleur m’échappe.

— Pourquoi je laisserais partir une aussi… délicieuse créature ? Je tremble violemment. Ses lèvres frôlent mon cou. C’est pire qu’un coup, pire que la douleur…  C’est une intrusion et quelque chose en moi hurle.

NON! Je ne peux pas rester là et me laisser faire. Dans un sursaut désespéré, je donne un coup de coude violent. Il ne s’y attend pas, son appui cède et son poids bascule sur moi. Je le repousse de toutes mes forces et me redresse en trébuchant, avant de repartir en courant. Je l’entends jurer derrière moi, mais il ne me rattrape pas immédiatement. Pourquoi… ? Je n’en sais rien et je m’en fiche. Je cours, longtemps… Jusqu’à ce que,  deux chemins apparaissent devant moi. Je ralentis, haletante, le cœur prêt à exploser. Je jette un coup d’œil derrière moi. Rien.. alors je me permets de laisser un soupire sortir d’entre mes lèvres. Cependant quand je me retourne… Mon sang se glace, il est là devant moi. Je regarde part réflexe une nouvelle fois derrière moi. Impossible… Mon esprit refuse de comprendre. C’est… impossible. Il devrait être derrière moi.

— Que… comment… ? Ma voix tremble alors que lui, il sourit. Puis s’avance lentement dans ma direction. Moi.. Je recule, incapable de faire autrement.

— J’ai l’impression que tu n’as pas compris… Sa voix est basse. Calme.

— Tu ne peux pas me fuir. Puis.. Il disparaît et réapparaît à un pas de moi, beaucoup trop vite. Je n’ai même pas le temps de réagir que je tombe. Un cri m’arrache la gorge alors que je ferme les yeux, submergée par la terreur.

Je me redresse brusquement, comme arrachée à quelque chose. Mon regard balaie la pièce dans tous les sens, frénétique, désordonné. Les ombres, les coins, la porte, la fenêtre… Je cherche. Je traque. Mais… il n’y a rien. Rien d’autre que ma chambre, mon lit, mes murs. La faible lumière qui filtre doucement à travers les rideaux. L’air n’est plus lourd, il est revenu normal… Je ne suis plus dans cette forêt… Un souffle tremblant m’échappe. Mon corps entier tremble encore, secoué de frissons incontrôlables. Mes doigts s’agrippent aux draps comme si j’avais peur de replonger. Des larmes roulent sur mes joues, silencieuses, incontrôlées.

— Un cauchemar… Un simple cauchemar… Murmuré-je d’une voix brisée. Les mots sonnent faux, comme si je tentais de me convaincre moi-même.

— Terrifiant… mais irréel… Je passe une main tremblante sur mon visage, essuyant maladroitement mes larmes. Ma peau est brûlante et mon cœur cogne encore trop vite, refusant de redescendre. Lentement, je me laisse retomber contre les oreillers, comme vidée. Mes yeux restent ouverts, fixés au plafond, tandis que j’essaie de reprendre le contrôle de ma respiration. Mais quelque chose ne va pas, je fronce légèrement les sourcils. Une impression dérangeante persiste. Je déglutis difficilement, j’ai l’impression de sentir encore son toucher. Un frisson me parcourt, violent, me figent complètement.

— Non… Ce n’était qu’un rêve, ça doit être un rêve. Ma voix est à peine audible alors que je ferme les yeux un instant, essayant de chasser cette sensation. Mais elle reste là, accrochée à ma peau. Beaucoup trop réelle…Je rouvre les yeux, le cœur serré. Je ne sais pas ce que c’était… ni qui c’était mais une chose est sûre… Ce n’était pas humain. Aucun humain n’a les yeux rouges. Cette pensée me glace aussitôt… Les vampires eux ont les yeux rouge…  Un rire nerveux m’échappe.

— N’importe quoi… Quelque chose que mon cerveau a du attrapé au détour d’un film ou d’un livre… mon subconscient a juste… dérapé. Je ferme les yeux de nouveau, cherchant à m’accrocher à cette explication, à cette logique rassurante. Mais au fond de moi… Une petite voix murmure et si ce n’était pas seulement ça ?