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THE DISE 2

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Summary

Je croyais avoir tout sous contrôle, jusqu'à ce que Gabrielle m'avoue l'impensable : elle m'a caché l'existence de mon fils pendant vingt ans. Rongé par la rage et la trahison, je comptais bien lui faire payer chaque seconde de ce silence. Mais quand ce gamin, mon propre sang, se retrouve au cœur d'une guerre d'intérêts et piégé par un père adoptif prêt à le sacrifier, mes priorités basculent. Entre chantage, dettes de sang et faux-semblants, Gabrielle n'a plus le choix : elle m'appartient à nouveau. Mais dans ce jeu dangereux où les secrets ressurgissent et où la vengeance guette, serai-je capable de protéger ce que j'ai si longtemps ignoré posséder... ou finirai-je par tout détruire ?

Genre
Romance
Author
CAROLE73
Status
Ongoing
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
18+

Chapitre 1

FREDERIC

Gabrielle est à terre. Je sais déjà que je ne pourrai jamais lui pardonner ce mensonge : elle a eu un fils, mon fils, et elle ne m’a jamais mis au courant.

Elle prétend avoir accepté cette alliance avec Dante pour me protéger de son père, mais je n’avais jamais demandé sa protection.

Quelle justification pourra-t-elle bien me servir quand je prendrai enfin le temps de l’interroger ?

Mais là, l'heure est grave pour ce jeune homme, pour mon fils, si on veut lui faire recoudre le doigt il va falloir aller très vite.

Je saisis mon téléphone et j’appelle la sécurité de l’hôtel particulier.

— Jakson, ramène ton cul avec Thomas. Je veux que vous mettiez « la dette » au sous-sol jusqu’à mon retour.

Elle sait que je parle d’elle. Elle ne dit plus rien, se redresse avec une lenteur calculée et se rajuste.

— Comment as-tu pu me mentir sur ça ? je crache.

— J’ai fait ce que je pensais être le mieux, murmure-t-elle.

— Le mieux pour toi, sale chienne !

Mes hommes arrivent. Ils n’ont pas besoin de la forcer ; elle les suit, toujours avec cette dignité qui me donne envie de la briser. L’admiration que je pouvais éprouver autrefois a totalement disparu, balayée par une rage froide, une haine pure.

Je la regarde partir avec mes hommes et je prend le même chemin pour sortir et aller a ma voiture, en descendant, je reflechis et appel mes hommes.

— Prenez le doigt. Mettez-le dans un sac de congélation avec des glaçons dans un second sac. On va l’emmener à la clinique pour qu’on le lui remette.

Un silence passe, puis la voix de mon homme de main grésille, hésitante, presque terrifiée :

— Patron… ça va pas être possible.

— Quoi ? je rugis, le poing serré sur le volant.

— Le doigt… il a disparu. Le chien de la garde, il… il l’a attrapé quand il est tombée. Il l’a dévoré, patron. Il ne reste rien. On n'a pas essayer de lui reprendre on pensait que c'était pas grave !

Je m’arrête net, mais le monde semble s’être figé autour de moi. La rage, celle qui bouillonne dans mes veines depuis des heures, atteint un point de non-retour.

— Il l’a mangé ? je répète, ma voix descendant dans un murmure glacial qui fait frissonner l’homme à l’autre bout du fil. Très bien. Si il n’est plus entier, c’est qu’il ne mérite plus de l’être.

Je saute dans ma voiture et je roule vite, sans doute un peu trop, mais toutes mes pensées sont focalisées sur ce fils que je ne connais pas.

Je me demande si Dante, ce salaud de Dante, est au courant. Lui a-t-elle avoué ?

Lorsque je descends vers la salle d’interrogatoire, le silence est oppressant, presque irréel. Même le gamin, à qui l’on vient de trancher un doigt, ne gémit pas. Pas un cri, pas une supplique. Il est là, immobile, comme une statue brisée.

J’ouvre la porte d’un coup de pied violent. Tout le monde sursaute, sauf lui. Il tient sa main droite dans sa main gauche, le sang goutte et macule son pantalon. Il ne daigne même pas relever la tête. Je m’approche, la rage tambourinant dans mes tempes, tandis que l’un de mes hommes lui assène un coup à l’épaule pour le forcer à réagir.

— Le chef est là, petit voleur. Relève la tête.

Je soupire, gardant mon masque d’impassibilité coutumier, et je sors mon dé de la poche de mon veston. Mon regard dérive un instant sur le chien, couché dans un coin, repu. Il est paisible. Ce n’est qu’une bête, après tout, et j’ai une certaine indulgence pour lui : c’est souvent lui qui finit les restes des « interrogatoires ». Le responsable du chien s’approche, penaud :

— J’suis désolé, patron.

— Pas moi, répliqué-je avec un sourire en coin.

Le gamin finit par relever la tête. Le choc me percute avec la violence d’un train. C’est un miroir. Un mélange parfait, troublant, de Gabrielle et de moi. Si je l’avais croisé dans la rue, j’aurais douté de ma propre vue. Je m’assieds en face de lui. Son visage est fermé, boudeur, presque dédaigneux, occultant toute trace de douleur physique.

Je claque des doigts.

— Faites venir le médecin. Pour son doigt.

Je lui prends les mains, il ne se débat pas, il se laisse manipuler avec une apathie terrifiante. J’examine la plaie : le petit doigt. Mes hommes ont été trop cléments. D’habitude, j’exige le pouce ; celui qui sert à tenir une arme, celui qui fait tout le travail.

— Alors, voleur. Qui t’envoie me piller ?

Il plonge ses yeux dans les miens. Il n’y a pas de peur, juste une lassitude infinie.

— Et toi ? Tu ne voles rien, peut-être ? Ma mère est séquestrée chez toi , il paraît.

Je laisse échapper un rire sec.

— Ta mère ? Ton père me l’a donnée en gage. Un gage de bonne foi, en attendant qu’il me rembourse. Mais d’après ce qu’il m’a dit, ça ne devrait plus tarder.

Un rictus étire ses lèvres.

— Mon père n’a pas un sou. Il a tout bouffé, tout brûlé. Il a ruiné ma vie, il a ruiné mon mariage... il ne possède rien, pas même sa dignité.

— Donc tu es venu te servir chez moi pour compenser ?

— Il m’a dit que tu nageais dans le fric. J’ai fait mes recherches, j’ai entendu parler de ce coffre... je pensais que c’était le seul moyen de racheter la liberté que tu a volé a a mère.

Je fronce les sourcils.

— Qui t’a mis sur la piste pour le coffre ? Qui a parlé ?

Il me gratifie d’un rire méprisant, ce qui lui vaut une gifle magistrale. Sa tête bascule sur le côté, du sang gicle de sa lèvre fendue.

— Tu ne te fous pas de ma gueule, craché-je.

Il recrache le sang au sol et me fixe avec une morgue suicidaire.

— Personne ne t’aime . Tu es entouré de charognards. C’est si simple de trouver tes ennemis.

— Qui ? Je ne le répéterai pas !

Il me tend sa main mutilée, le visage soudain dévasté par une sombre détermination.

— Tu veux couper ? Vas-y. Tranche tout. Je ne parlerai pas. Tuez-moi, de toute façon, je n’ai plus rien à perdre. Je m’en fous de la vie, je m’en fous de la douleur, et je m’en fous de toi. Je ne te crains pas, je ne crain personne.

Je monte sur la table, m’asseyant face à lui. Il ressemble à un môme en pleine dépression, un garçon qui a abandonné tout espoir.

— C’est ta mère qui te manque à ce point ? Tu es devenu stupide par manque d’affection ?

Un de mes hommes rit. Je lui jette un regard latéral si glacial qu’il se fige sur place, muet.

— J’ai rien à te dire ! lâche Luis, les dents serrées. Fais ce que tu as à faire et foutez-moi la paix.

— Tu sais, dis-je en faisant rouler le dé sur la table, en général, je laisse le destin décider de la sentence.

Il regarde le dé, puis me regarde avec un dédain profond.

— Et pour ça ? Pour mon doigt ? Je n’ai pas tiré le dé.

— Ça, c’était un cadeau, petit. Juste un avant-goût.

— Je m’en fous de la douleur ! hurle-t-il soudain, son masque de glace se fissurant sous le coup d’une émotion trop lourde.

Je l’observe, fasciné. Ses tics, son regard, sa façon de braver la mort... c’est Gabrielle, dans toute sa résilience têtue. Je me demande si je dois faire ce test ADN, ou si ma propre chair m’a déjà reconnu.

L’un de mes hommes s’impatiente.

— Patron, on fait quoi ? On continue la découpe ? On envoie un morceau à son père, on exige une rançon ? S’il veut le revoir entier, il devra payer.

Luis éclate de rire.

Un rire vrai, déchirant, qui résonne contre les murs de béton. Il fixe mon second, les yeux injectés de sang.

— Mon père se fout de moi ! Il ne donnera rien, il n’a rien, et même s’il avait des millions, il les garderait pour ses vices ! Sale connard !

La gifle venant de mon second part avant même que j’aie pu cligner des yeux.

— Redise-le, grogne mon second en se penchant vers le gamin, redis le une fois que je suis un connard !

— connard !

Luis lève le menton, le visage maculé de rouge, ses yeux défiant les nôtres avec une rage suicidaire.

— Connard ! hurle-t-il, crachant le mot comme une insulte suprême. Connard, connard, connard ! Tu entends, ça ?

Mon second devient livide, les muscles tendus à rompre, prêt à se jeter sur sa proie. Je le retiens d’un geste sec, immobile. Luis, lui, ne bronche pas. Il est brisé, il souffre, mais il a repris le dessus par un mépris qui le rend presque intouchable.

— Il me traite de connard, patron ! Je vais le défoncer, ce petit merdeux, grogne mon second entre ses dents serrées. — Laisse-le. C’est toi qui lui as cherché des poux.

Il me lance un regard incrédule, incapable de trouver la moindre once d’humour dans cette situation. Luis, le visage en sang, tourne alors ses yeux sombres vers moi.

— Toi aussi, tu en es un. Un connard fini.

Je descends de la table avec une lenteur calculée et je viens m’arrêter juste devant lui, dominant sa silhouette affaissée.

— C’est possible, dis-je d’une voix basse, presque douce. Mais je suis le seul « connard » ici qui possède le droit de vie ou de mort sur ta carcasse.

Il laisse échapper un rire faible, teinté d’une amertume infinie.

— Ça t’excite, pas vrai ? Tu aimes ça, jouer les dieux ? demande-t-il, la voix enrouée par la douleur. Tu aimes te voir dans mes yeux et constater que tu as réussi à projeter ta propre noirceur sur tout ce que tu touches ? Tu te sens puissant en voyant le reflet de ton propre vide dans le regard de ceux que tu brises ?

Je ne réponds pas tout de suite, observant la lueur fiévreuse qui anime ses pupilles. Il ne cherche plus la survie. Il cherche à me faire mal, et c’est exactement ce qui confirme ce que je redoute : ce gosse est mon héritier.

— Ok, dis-je, sans ciller, tu n’as rien volé, mais le préjudice est là. Tu as souillé mon domaine par ta simple présence.

— Tue-moi, répète-t-il, la voix tremblante mais désormais ferme dans sa folie. Je t’en supplie, abrège.

— Toi, oui, peut-être. Mais ta mère... tu penses qu’elle dira quoi, quand elle verra ce qu’il reste de son fils ?

Ses yeux s’embuent instantanément, une lueur de terreur pure traverse enfin son regard, brisant son masque d’orgueil.

— Ma mère... ? Tu parles d’elle comme si elle était encore vivante. Tu l’as peut-être déjà tuée, hein ?

— Non, pas encore ! dis-je en fixant le vide. Mais l’idée me trotte dans la tête, surtout si Dante ne rembourse pas sa dette.

Luis lève brusquement les yeux, un éclair de haine pure dans le regard.

— Dante ? Il ne remboursera jamais rien. Il jubile, il bande même, rien qu’en sachant qu’il a réussi à détruire tout ce qui restait de pur dans ma vie.

Je ricane, un son froid qui résonne contre les parois de béton. — Gabrielle est tout sauf un être pur, Luis. Tu te voiles la face.

Il baisse la tête, dévasté, l’orgueil et le désespoir se mélangeant dans un cri étouffé, presque animal.

— Vas-y, tue-moi ! hurle-t-il, les poings serrés malgré la douleur. Mais n’ose plus jamais prononcer son nom, enfoiré.

Je reste silencieux. Je l’observe, ce gamin. Malgré le sang qui macule son visage et les coups, il possède cette même flamme indomptable, ce feu qui ne s’éteint jamais chez Gabrielle. Le doute qui me rongeait depuis son arrivée se change en une certitude glaciale : ce n’est pas un simple voleur. C’est mon sang.

On frappe à la porte. Le médecin entre, sa trousse de cuir à la main. Il s’arrête net en voyant la scène, ses yeux passant de moi au gamin.

— Frédéric ? Tu m’as fait venir pour ça ?

Je désigne Luis d’un signe de tête.

— Suture son doigt.

Le médecin s’approche, examine la plaie, et son visage se fige. — Le fils de Dante… ici ?

Je hausse un sourcil, intrigué.

— Tu le connais ?

Il affiche un sourire amer.

— Je connais toute la famille. J’ai été leur médecin traitant jusqu’à ce que Dante cesse de payer ses factures. Je connais même sa copine… enfin, son ex. Ils ont rompu il y a peu, c’est bien ça, mon garçon ?

Luis reste prostré, muet.

— Dégage, médecin, lâche Luis entre ses dents. Laisse ce blaireau m’achever et on n’en parlera plus.

Je fais un pas vers lui, le regard soudain menaçant.

— C’est moi, le « blaireau » ?

Luis relève la tête, un sourire provocateur étirant ses lèvres fendues.

— On dirait que tu connais ton nom par cœur.

C’est l’insulte de trop. Je bondis. Le coup de poing claque, projetant Luis à terre. Avant qu’il n’ait pu reprendre son souffle, je suis sur lui, ma main agrippée à son col, le plaquant au sol.

— Tu vas apprendre à me respecter, petit con. Parce que ce que je vais te révéler risque soit de te briser, soit de te réjouir… Le débat reste ouvert.

— Frédéric, arrête, tu vas le tuer ! intervient le médecin, la voix tremblante.

Je ne bouge pas d’un pouce.

— Et ça te regarde ?

— C’est un bon gamin, je l’ai vu grandir ! Je ne sais pas ce qu’il a fait, mais…

— Il a tenté de me voler, coupé-je d’une voix sourde. Personne ne vole un De Valois.

— Il a fait une erreur de jeunesse, insiste le médecin. Et à voir son doigt en lambeaux, je dirais que la punition a déjà été largement assez cruelle.

Je regarde Luis. Il ne se défend même pas. Il a cette résignation suicidaire qui me retourne les tripes. Je soupire, me redresse et fais signe à mes hommes de le remettre sur sa chaise.

— Bon, je te laisse bosser, Doc. Suture-le, mais ne le laisse pas s’échapper. Ensuite, je veux qu’on l’emmène dans mon bureau.

Mon adjoint, qui suit la scène avec un petit sourire cruel est vite remis en place

— Ménagez-le. .

Je sors mon téléphone, mes yeux fixés sur le gamin qui halète sur sa chaise.

— Et pour Dante ? demande l’adjoint.

Je compose le numéro, un sourire prédateur aux lèvres.

— Je vais l’appeler de ce pas. C’est l’heure de voir ce que vaut vraiment son « fils » à ses yeux.


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Great Character

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author

tiens voila ce que j aime son ex qui a souffert pour le protege lui et son fils tres bon debut mais il va le regretter a plutard

a day

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