Create New List
Share with your friends
Customize readability

L'hypothèse interdite

All Rights Reserved ©

Summary

Eden, brillante étudiante en sciences, fait face à sa professeure madame Belmont. Entre elles, une tension invisible et dangereuse s'installe, tissée de secrets et d'interdits. Jusqu'où pourront-elles aller sans tout compromettre ?

Genre
Romance
Author
Lou_Mds
Status
1d ago
Chapters
38
Rating
5.0 (2 reviews)
Age Rating
16+

Chapitre 1 : Eden

Je crois que je me suis réveillée avant mon réveil.

D’habitude, mon téléphone sonne plusieurs fois avant que j’accepte enfin de sortir de mon sommeil. D’habitude, Noah finit par ouvrir ma porte pour me rappeler que, non, dormir quinze minutes de plus ne va pas changer ma vie.

Mais là, rien.

Pas de bruit dans le couloir, pas de musique qui filtre sous une porte et pas d’eau qui coule dans la salle de bain.

Juste le silence. Un silence presque trop grand pour notre appartement.

Je reste quelques secondes immobile, les yeux ouverts, à fixer le plafond sans vraiment comprendre pourquoi je suis réveillée. Puis je tends la main vers ma table de nuit pour attraper mon téléphone.

L’écran s’allume.

8h05.

Mon cerveau met quelques secondes à comprendre l’information. Puis tout devient beaucoup plus clair.

C’est la rentre, mon premier cours de l’année et j’ai déjà cinq minutes de retard.

— Merde.

Je me redresse d’un coup, encore à moitié endormie. Je me lève. Je cherche mes vêtements sans vraiment regarder ce que je prends. Un jean abandonné sur le sol, un sweat qui traîne sur ma chaise. Je passe une main dans mes cheveux avant d’abandonner l’idée de faire quelque chose avec.

La salle de bain est froide.

J’allume même pas la lumière. Je me contente de passer de l’eau sur mon visage en espérant que ça suffise à convaincre mon cerveau de fonctionner.

Ça ne marche pas vraiment.

Mes chaussures sont déjà dans l’entrée. Je les enfile rapidement, en équilibre sur un pied, attrape mes clés et ouvre la porte.

Avantage de vivre dans une résidence universitaire collée au campus : je peux être en retard sans avoir besoin de traverser toute la ville.

Enfin, en théorie.

Parce qu’à 8h05 pour un cours à 8h, il faut quand même courir.

Je traverse le chemin qui sépare la résidence du bâtiment principal en essayant de garder une allure normale.

Ce qui est totalement contradictoire avec le fait que mon cœur bat beaucoup trop vite mais je refuse de donner satisfaction à mon corps.

J’arrive devant les grilles du campus et inspire doucement.

Je connais déjà le chemin jusqu’à l’amphithéâtre.

Je connais aussi les regards des étudiants qui arrivent à l’heure et qui me voient débarquer avec plusieurs minutes de retard.

Leandro et Noah sont sûrement déjà installés. Ils m’ont laissée, ils ne sont même pas venus me réveiller...

Évidemment. Mais je ne leur en veux pas. Ils me connaissent assez pour savoir qu’il existe une limite très précise entre « je suis encore en train de dormir » et « je peux techniquement arriver à temps si je me dépêche ».

Et surtout, ils savent que je déteste qu’on me réveille. On vit ensemble depuis trois ans maintenant. Ils ont eu largement le temps de comprendre mes habitudes étranges.

Leandro est probablement la personne qui me ressemble le moins mais qui me comprend le plus. Il parle beaucoup mais n’attend pas forcément de repose. Avec lui, il n’y a jamais besoin de remplir les silences. Ils ne sont pas gênants. Il est drôle et est toujours près à amuser la galerie. Il a cette capacité à rester près de moi sans jamais me donner l’impression d’être obligée de faire quelque chose.

Noah, c’est différent. Noah est mon opposé. Elle aime les gens. Elle aime parler. Elle aime attirer l’attention.Moi, je fais tout pour éviter qu’on me remarque. Et pourtant, elle est la seule personne avec qui je supporte autant de proximité. Elle est tactile, pas moi.

Au début, ça m’agaçait. Maintenant, c’est devenu normal. Elle prend ma main quand elle sent que je m’éloigne trop. Elle me serre dans ses bras sans demander la permission. Elle agit comme si mon espace personnel lui appartenait depuis toujours.

Le pire, c’est que je la laisse faire.

Elle a toujours eu ce rôle-là avec moi.

Je rentre dans le bâtiment et monte rapidement les escaliers. Quand j’arrive devant la salle, la porte est déjà fermée.

Je frappe. Une voix répond presque immédiatement.

— Entrez.

J’ouvre doucement. Un étudiant devant moi se retourne, puis s’efface pour me laisser passer.

Je murmure un merci, mais il ne m’entend probablement pas.

Je n’aime pas attirer l’attention.

Malheureusement, arriver en retard dans une salle silencieuse est probablement la pire façon d’y parvenir.

Je ne regarde pas directement le professeur.

Je préfère éviter.

L’étudiant qui vient de m’ouvrir la porte se tourne vers elle.

— Une retardataire, le premier jour.

Je traverse la salle. Noah m’a gardé une place.

Elle me sourit dès que je m’assois à côté d’elle. Puis elle dépose un baiser rapide sur mon front.

— Merci.

Elle répond simplement par un sourire.

Et c’est exactement à ce moment-là que la voix du professeur retentit.

— Je ne tolère pas les retards.

Le silence tombe. Je sens immédiatement que cette femme n’est pas du genre à répéter les choses.

— Et je ne supporte pas l’indifférence.

Je relève légèrement les yeux. Elle est debout devant son bureau.

— Votre nom ?

Je pourrais répondre. Ce serait probablement la chose la plus logique à faire. Mais quelque chose en moi refuse parce que parler devant toute une salle remplie de personnes que je ne connais pas me semble être une dépense d’énergie inutile.

Noah soupire discrètement à côté de moi. Puis elle répond à ma place.

— Eden Morel.

Le regard de la professeure vient enfin vers moi. Et pendant une seconde, j’oublie presque de détourner les yeux. Elle porte un tailleur sombre parfaitement ajusté.

Elle n’a rien de chaleureux. Elle paraît froide.

Je reste bloquée une seconde de trop. Je ne sais même pas pourquoi je la regarde. C’est juste une curiosité étrange.

Elle finit par retourner vers son bureau.

— Ce cours n’est pas un refuge pour ceux qui ne prennent pas leurs études au sérieux.

Sa voix est calme.

— Je n’attends pas la perfection. J’attends de la rigueur. De l’investissement. Et surtout, de la présence.

Elle marque une pause.

— Ceux qui ne sont pas prêts à fournir ces efforts peuvent encore quitter cette salle.

Personne ne bouge. Je m’installe un peu mieux sur ma chaise. Je sens le regard de Noah sur moi. Elle sait déjà que je n’aime pas cette femme.

Le problème, c’est que je ne sais pas encore si c’est parce qu’elle m’agace...

Le reste du cours passe lentement, pas qu’il n’est pas intéressant bien au contraire. Je crois que c’est justement ça le problème, ça m’agace que son cours m’attire autant. Il est complexe et elle explique bien.

Sa voix est agréable à écouter. Elle parle avec une précision presque agaçante. Chaque phrase semble avoir été préparée avant même qu’elle ouvre la bouche.

Tout est maîtrisé chez elle.

Sa façon d’écrire au tableau. Sa façon de tourner les pages. Sa façon de reprendre quelqu’un sans jamais hausser la voix.

Je crois que c’est ça qui m’agace le plus. Les personnes comme elle donnent l’impression de toujours savoir exactement où elles vont.

Moi, j’ai parfois l’impression de passer mon temps à improviser.

Elle parle du programme, des attentes du semestre, des projets que nous aurons à réaliser.

Des mots que j’ai déjà entendus des dizaines de fois.

Des mots que les adultes aiment beaucoup utiliser quand ils veulent nous expliquer qu’on n’en fait jamais assez.

Je prends quelques notes. Enfin, je fais semblant. Mon cahier est ouvert devant moi, mais je passe surtout mon temps à regarder autour.

La façon dont certains étudiants écrivent déjà comme si leur vie dépendait de chaque phrase prononcée. La façon dont d’autres essaient discrètement de comprendre qui est cette nouvelle professeure. La façon madame Belmont ne semble remarquer personne.

Quand la sonnerie retentit enfin, tout le monde se lève presque immédiatement. Les chaises raclent le sol. Les conversations reprennent.

Je range lentement mes affaires. Noah, elle, prend toujours son temps.

Je crois qu’elle pourrait être la dernière personne sur terre à quitter une salle simplement parce qu’elle n’est jamais pressée.

— Tu sais que tu viens probablement de te faire remarquer dès ton premier cours ?

Elle murmure ça en mettant son cahier dans son sac. Je hausse les épaules.

— C’était pas mon objectif.

Elle me regarde avec cet air qui signifie qu’elle me connaît trop bien.

— Justement.

Je n’ai pas le temps de répondre. Une voix derrière moi m’arrête.

— Mademoiselle Morel.

Je me retourne. Madame Belmont range ses affaires. Elle ne semble pas pressée.

— Je souhaiterais vous parler quelques minutes.

Noah s’arrête à côté de moi. Je sens sa main attraper légèrement mon poignet.

— Vous pouvez nous laisser.

Le regard de la professeure descend brièvement vers nos mains liées.

Je regarde Noah et lui fais signe que ça va. Elle hésite. Puis finit par lâcher ma main.

— Je t’attends dehors.

Elle se penche vers moi et dépose un baiser sur ma joue avant de partir rejoindre Leandro. Je reste seule dans la salle.

Madame Belmont termine de ranger ses documents avant de parler.

— Ce n’est pas un lycée ici, Mademoiselle Morel.

Je reste silencieuse.

— Les retards ne seront pas tolérés. Les absences non plus.

Elle ferme son classeur. Toujours avec cette précision presque irritante.

— Et je vous conseille d’éviter de donner l’impression que vous ne prenez rien au sérieux, ça m’agace.

Je la regarde sans rien dire, je ne sais pas quoi dire.

Elle interprète sûrement mon silence comme de l’arrogance. Les gens font souvent ça. Ils voient quelqu’un qui ne parle pas et décident eux-mêmes de ce que ça signifie.

— Je prends note de votre attitude aujourd’hui, ajoute-t-elle.

— Faites donc.

Les mots sortent avant que je puisse réfléchir.

Son regard se pose sur moi. Pour la première fois, j’ai l’impression qu’elle me regarde vraiment.

Il y a quelque chose dans ses yeux.Une sorte d’interrogation. Puis ça disparaît. Elle reprend son expression habituelle, froide.

— Vous pouvez partir.

Je ne me fais pas prier et quitte la salle.

Je retrouve Noah et Leandro devant le bâtiment. Noah croise immédiatement les bras.

— Alors ?

— Alors quoi ?

— Tu t’es fait disputer ?

Je hausse les épaules.

— Un peu.

Leandro sourit.

— Je pense qu’elle va retenir ton prénom.

Je lui lance un regard.

— Super. C’est exactement ce que je voulais éviter.

Noah rit doucement.

— Eden, tu arrives en retard, tu refuses de répondre et tu regardes ta prof comme si elle t’avait personnellement offensée.

— Je ne la regarde pas comme ça.

Leandro arque un sourcil.

— Si totalement.

Je soupire.

Je n’ai aucune envie d’admettre qu’ils ont peut-être raison.

La matinée continue. Les cours s’enchaînent. Je retrouve peu à peu les habitudes de l’année précédente.

Les couloirs sont trop remplis. Les étudiants qui courent entre deux bâtiments.

La rentrée ressemble toujours à ça.

Tout le monde prétend que c’est un nouveau départ. Alors qu’en réalité, on reprend simplement là où on s’est arrêté.

À midi, on rejoint la cafétéria.

Noah parle déjà de son prochain cours pendant que Leandro l’écoute à moitié. Moi, je cherche juste une table. Et c’est là que je la vois.

Madame Belmont. Elle est assise seule près des fenêtres. Un carnet ouvert devant elle. Son repas presque intact. Même quand elle mange, elle a l’air concentrée.

Je détourne immédiatement les yeux.

Trop tard.

— Mademoiselle Morel.

Je ferme les yeux une seconde. Je me retourne. Elle est debout. Toujours cette même expression neutre.

— Vous n’avez pas récupéré votre emploi du temps ce matin.

Je serre légèrement mon plateau.

— Je pensais que je devais simplement l’obtenir auprès du secrétariat.

— Vous repasserez me voir après votre déjeuner.

Elle marque une pause.

— À l’heure.

Je retiens un soupir.

— D’accord.

Elle acquiesce légèrement puis retourne à sa table. Je reste quelques secondes immobile.

Noah arrive derrière moi.

— Elle t’a encore trouvée.

— Elle me cherche, c’est pas possible.

— Ou alors tu es juste toujours exactement là où elle peut te trouver.

Elle n’a pas attendu que je réponde. On s’installe et mange tranquillement.

— Bon on a pas cours la, vous voulez faire quoi ?

— Dites moi mais je dois aller voir madame Belmont... D’ailleurs je vais pas y aller.

Je me lève et dépose mon plateau. Je sors de la cantine et part au même amphithéâtre que ce matin. Je frappe à la porte.

— Entrez !

Je pousse la porte avec précaution.Sa salle est vide et étrangement silencieuse. Les stores sont à moitié baissés et la lumière de l’après-midi découpe des bandes claires sur le parquet. Elle signe un document assise à son bureau sans relever les yeux.

Je referme doucement derrière moi.

— Vous êtes à l’heure.

Sa remarque me surprend presque.Je m’attendais à un reproche.

— Oui.

Elle hoche simplement la tête avant d’ouvrir un tiroir.

— Votre emploi du temps.

Elle me tend la feuille. Je m’avance.Nos doigts se frôlent une fraction de seconde. Elle retire aussitôt sa main.

Je baisse les yeux vers le papier.

— Merci.

Le silence retombe. Je crois que je peux partir. Je fais un pas vers la porte.

— Mademoiselle Morel.

Je m’arrête.

— Asseyez-vous.

Je tourne légèrement la tête.

— Deux minutes.

J’obéis sans discuter. La chaise grince faiblement lorsque je m’installe. Elle referme lentement son classeur avant de croiser les mains devant elle.

— Vous avez donné une impression... particulière ce matin.

Je ne réponds pas. Elle semble s’y attendre.

— Vous êtes arrivée en retard. Vous n’avez pas répondu lorsque je vous ai interrogée. Vous avez laissé une autre étudiante parler à votre place.

Je fixe un point sur son bureau.

— Ce n’était pas contre vous.

Ma voix est plus basse que je ne l’aurais voulu. Elle m’observe quelques secondes.

— Alors contre qui ?

Je relève enfin les yeux. Je n’ai pas de réponse. Aucune que j’aie envie de lui donner.

Elle finit par soupirer très discrètement.

— Je ne cherche pas à vous mettre en difficulté, Mademoiselle Morel.

C’est étrange. Sa voix semble moins dure.

— Mais j’attends de mes étudiants un minimum de participation.

J’acquiesce.

— Vous pouvez y aller.

Je me lève.

Cette fois, lorsque j’ouvre la porte, elle ne dit rien. Je referme doucement derrière moi. Dans le couloir, je laisse enfin échapper l’air que je retenais.

J’ai toujours cette impression bizarre.

L’après-midi reprend sans enthousiasme. Noah marche devant moi en parlant de tout et de rien.

Je l’écoute d’une oreille. Leandro, lui, a disparu comme toujours. Il réapparaîtra sûrement au moment où on s’y attendra le moins.

— C’est anglais, souffle Noah en me donnant un léger coup d’épaule. Tu survivras.

— C’est pas le cours qui m’inquiète.

Elle sourit.

— Je sais.

La salle est déjà presque pleine lorsque nous arrivons.

La professeure nous accueille avec un enthousiasme qui me fatigue avant même qu’elle ait commencé son cours.

Elle parle vite. Noah semble déjà l’apprécier.

Moi, je compte les minutes.

Quand vient mon tour de lire un passage en anglais, je m’exécute sans discuter.

— Very good, Eden.

Je baisse aussitôt les yeux. Je n’aime pas qu’on me remarque. Même pour quelque chose de positif.

À la fin du cours, Noah me rattrape dans le couloir.

— Tu vois ? C’était pas si terrible.

Je hausse les épaules.

— J’ai connu pire.

— Oh ça va elle est gentille la prof.

Un sourire m’échappe malgré moi.

Le soir, l’appartement retrouve son calme habituel. L’odeur des pâtes préparées par Noah remplit déjà la cuisine lorsque je pose mon sac près de l’entrée.

Leandro apparaît quelques minutes plus tard.

— Vous voyez ? dit-il en s’asseyant. Je suis quelqu’un de fiable.

— Seulement quand il y a à manger, répond Noah en levant les yeux au ciel.

Je souris sans intervenir. On mange tranquillement. Noah raconte sa journée avec une énergie qui me fait toujours un peu rire.

Elle parle de la prof d’anglais qui a essayé de la convaincre de rejoindre le club théâtre. Leandro se moque gentiment d’elle.

Ils se répondent sans vraiment se laisser le temps de finir leurs phrases.

Je les regarde plus que je ne participe.

J’aime les écouter.

Ils remplissent les silences que je laisse derrière moi.

Et ils ne m’ont jamais demandé d’être différente. À un moment, Noah tourne la tête vers moi.

— À quoi tu penses ?

Je joue quelques secondes avec ma fourchette.

— À rien.

Elle arque un sourcil.

— Tu mens très mal.

Je souffle un petit rire.

— Je pensais juste... à la nouvelle prof.

Leandro relève immédiatement la tête.

— Ah.

Noah sourit.

— Je savais qu’elle t’avait marquée.

— Elle m’agace.

— Les deux ne sont pas incompatibles, répond Leandro.

Je lui lance une serviette en papier.

Il rit.

La conversation dérive rapidement sur autre chose. Et ça m’arrange. Parce que je n’ai aucune envie d’expliquer pourquoi cette femme occupe encore mes pensées plusieurs heures après notre rencontre.

Après le repas, je rejoins ma chambre un peu plus tôt que les autres. La fatigue tombe d’un seul coup.

Je me change, éteins la lumière et me glisse sous la couette.

La résidence est silencieuse.

À travers le mur, j’entends encore Noah rire de quelque chose que Leandro vient sûrement de dire.

Je ferme les yeux.

Demain, tout recommencera.

Let Lou_Mds know what you thought about this chapter!
Love this

3

Love this

Funny

0

Funny

Spicy

0

Spicy

Suspenseful

0

Suspenseful

Emotional

0

Emotional

Profound

0

Profound

Heartwarming

0

Heartwarming

Shocking

0

Shocking

Good Writing

0

Good Writing

Compelling Plot

0

Compelling Plot

Great Character

0

Great Character

Strong Dialog

0

Strong Dialog

Further Recommendations

The Easter Bunny

Mia: Really nice story

Read Now
The Orc's Pet

JyotiRekha: Great plot Describe the life of orcos moe

Read Now
The Alpha's Exiled Mate (ON HOLD)

Catherineb83: Story good just would have liked her not to wear a mask

Read Now
The Cursed Alpha's Fifth Luna

astrid0777: i literally have enjoyed this thrilling story although i am not satisfied that it had to end in a way i am letf curiouse looking forward for another chapter

Read Now
Ruthless Lord

Faerah: A beautifully written story of a love that blooms following an arranged marriage of allegiance in the Vanguard Kingdom ruled by King Dorian. The reluctant groom is Lord Garrion Darkmoor, the ruthless General of the Northern armies. The unwilling bride is the youngest daughter of Lord Tharion Black...

Read Now
Rebuilding After Betrayal

Caspian Gray: Hello everyone!I'm Caspian Gray, a writer who focuses on deep, character-driven emotional dramas. I'm currently looking for trial readers for my new short drama, "Love of the Introvert."It's a story of...

Read Now
Bear Roberts

Kebster: I enjoyed this story. It was a great story about second chances. Bear was a good guy and I was glad that he met Danny. Thank you for sharing 😊

Read Now
Half-Claimed

Sylvia Jeffree: I really loved this readYou are very talented and I’m looking forward to reading what you come up with nextThank you

Read Now
L'hypothèse interdite