Mauvaise Journée

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Summary

Cette histoire raconte : Une journée. Une journée avec ou sans Hercule, Suzi, tante Odette, Michael et sa sœur Nicoletta. Une journée pluvieuse. Une journée dans la vie d’Hercule. Une journée ou Hercule se retrouve seul à la maison. Une journée ou Hercule rêve que Michael rentre plus tôt. Une journée ? Ou presque…

Status
Complete
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
13+

Mauvaise journée

19 septembre 2020

Hercule s’était levé du pied gauche. S’en compter que tante Odette s’était fait hospitaliser pour les deux prochains mois. La raison ? Hercule n’en avait aucune idée.

Aujourd’hui c’était l’anniversaire de sa mère, elle aurait fait 17 ans. Évidemment, comme tous les ans dans cette période de l’année, depuis la mort de sa mère, Hercule ne voulait pas sortir. Il passait le plus clair de son temps dans le lit de Michael ou dans le canapé, enfin “dans” le canapé... Je veux dire sous le canapé. Il avait l’habitude de si cacher lorsque Michael et tante Odette se fâchaient. C’était l’endroit où sa mère lui avait dit de se mettre la première fois que Michael avait élevé la voix, cette fois-là ça avait été sur sa sœur, Nicoletta. Depuis Hercule s’y cachait pour éviter les ennuis, les orages, les punitions, les crises de Michael et, depuis la mort de sa mère, l’ennui. Mais aujourd’hui quelque chose n’allait pas.

Mais où est le canapé ?!‽

Hercule se mit à courir partout, complètement paniqué. Étant silencieux comme un muet depuis le décès de Suzi, Hercule avait complètement perdu l’usage de ses cordes vocales.

Il était donc paniqué, mais dans l’incapacité de prévenir qui que ce soit. C’est ainsi qu’il, en courant partout, rentra dans le meuble de la télévision, qui, aussi vieux que tante Odette, ne tarda pas à rejoindre le sol pour une embrassade des plus passionnées. Le pauvre Hercule qui paniquait de plus en plus pris peur, car il savait qu’il allait se faire passer un savon par Michael, mais il ne pourra pas s’en sortir cette fois-ci car sa cachette habituelle avait disparu. Décidément, rien n’allait en ce jour pluvieux.

Hercule vit soudainement de la lumière éclater dans la pièce. Il savait ce que cela voulait dire et, tout tremblant, il se mit à courir à l’étage, plus paniqué que jamais. Il s’engouffra dans la chambre de Michael et se terras sous son lit.

Hercule aurait rêvé avoir une voix pour pouvoir prévenir les voisins que quelque chose n’allait pas.

Un bruit énorme suivit d’une lumière éclatante firent sursauter notre pauvre Hercule qui se sentait plus seul que jamais.

Déterminé à trouver du réconfort et de la chaleur, il sortit de sa cachette et courut dans le couloir à la recherche d’une chambre ouverte.

Il savait que depuis sa mort, la chambre de Nicoletta était inaccessible, fermée à clé et barricadée pour être sûr que la femme de ménage n’y pénètre pas.

Alors, Hercule ne ralentit même pas devant la porte noire, où l’on pouvait voir des traces rouges, qui donnaient l’impression qu’elles sortaient d’entre les lattes en bois de la vielle porte non entretenue, si votre esprit est assez glauque vous pourrez sans mal imaginer que derrière la porte se cache une pièce remplie de sang, comme une grosse piscine...

Bref, revenons en à notre pauvre petit Hercule tout tremblant qui tenait, avec grand-peine, debout. Dans un couinement silencieux, essayas d’ouvrir l’une des portes. Fermée.

Il en essaya une autre sans remarquer qu’il s’agissait de la porte de la salle de bain. Il s’en rendit compte une fois ouverte, cette pièce lui faisait toujours aussi peur.

Alors, avec tout le courage dont son petit corps pouvait faire preuve dans un tel moment, il partit en chasse. Il fit toutes les portes du long couloir, et finalement, l’une d’elle s’ouvrit. La dernière.

Hercule n’avait jamais était aussi loin, il ne dépassait généralement jamais la porte de la première salle de bain, qui se trouvait trois portes après celle de la chambre de Michael, en sachant que de ce côté du couloir il y avait approximativement dix-huit portes et de l’autre côté il y en avait peut-être dix-neuf, et la chambre de Michael est la première du couloir avec celle de Nicoletta, on peut en déduire qu’Hercule ne connaissait pas la maison, mais Hercule, étant peureux n’était pas curieux. Mais aujourd’hui, question de survit il s’était aventuré très loin, trop loin, dans le long couloir de l’étage. Il se trouvait devant la trente-huitième porte, enfin trente-huit… On ne sait pas vraiment, car certes le couloir est très long, et il est vrai qu’il y a beaucoup de portes, mais Hercule ne sait pas compter, et moi non plus. Mais ce dont nous sommes sûr et certains c’est que la porte se trouve entre les deux longs murs du couloir, à l’autre bout, en face des escaliers en colimaçon.

Hercule avait ouvert la porte, celle que sa mère lui interdisait d’approcher, mais dans ce moment de détresse et de solitude, Hercule avait oublié les misent en garde de sa mère. Derrière la porte se trouvaient des escaliers droits, mais pour y accéder il faut les contourner, la chose est assez compliquée à faire à cause de l’étroitesse de la pièce. Mais une fois en haut, il y avait une grande pièce, dont on ne voyer pas le fond, et les velux avaient été recouverts de bâches noires, empêchant la lumière de rentrer et une étrange odeur se diffusait dans la pièce, une odeur qu’Hercule n’avait jamais senti. Mais Hercule était intelligent et débrouillard, il trouva l’interrupteur et réussi à allumer la lumière. Mais lorsque l’ampoule à gaz arrêta de clignoter, Hercule regretta immédiatement de l’avoir allumée et même d’avoir ouvert la porte et même d’être sorti de la chambre de Michael.

Pauvre Hercule ne s’attendait pas à voir sa mère. Et encore moins dans cet état. Il ne pouvait plus respirer, son cœur avait arrêté de battre, il n’avait plus de contrôle sur son propre corps, il n’arrivait pas à réfléchir correctement et ses yeux étaient obstinément rivés sur le corps à l’envers de sa défunte mère. Il se rendit compte que cette horrible odeur était celle du sang. Et c’est à cet instant que choisirent ses yeux pour se détourner de sa mère, pour tomber sur un spectacle tout aussi horrible ; attachés comme des cochons pendus, les corps de toutes les femmes qui furent un jour proche de Michael et avec qui il s’était inévitablement disputé, ainsi que tous les animaux que Michael avait aimé de tout son cœur.

Hercule ne savait pas ce qu’il se passait ni même se qu’il était sensé ce passer, il était choqué, terrifié et profondément paniqué.

« Hercule ! Je suis rentrée ! »

Tante Odette ? Mais que fait-elle ici ? N’était-elle pas sensée être à l’hôpital pour les deux prochains mois ? Hercule ne savait pas. Mais prit d’une soudaine joie, lié à un profond soulagement, le petit peureux dévala les escaliers au grand galop, pour se jeter sur tante Odette qui venait de monter les escaliers.

« Et bien d’où vient tu comme ça, petit lapin ? » Question purement rhétorique, vu que la vielle dame avait vu la porte ouverte, au bout du couloir. « Viens avec moi ! On doit revoir la notion d’interdiction toi et moi. »

Hercule paniqua, il n’avait jamais vu Odette si sévère. La vielle le ramena dans l’enfer du grenier. « Et bien bravo ! Est-ce comme cela que l’on t’a éduqué ta mère, Michael et moi ? Rappel moi ce que l’on doit faire en sortant d’une pièce ? » Muet et terrifié, Hercule resta estomaqué. « Éteindre la lumière ! M’enfin, je suppose que tu as dit bonjour à ta chère mère ? »

Plus tôt, Hercule était ravi de voir la vielle tante et se disait qu’elle l’aiderait et le sauverait de Michael si jamais le jeune homme découvrait qu’il avait ouvert la porte interdite. Mais à aucun moment dans sa triste vie il ne s’était dit qu’il aurait besoin de quelqu’un pour le protéger de la vielle folle, qui s’approchait dangereusement de lui.

Hercule avait accusé à tord Michael pour toute cette cruauté, car le garçon, bâtit comme un pilier des All-Blacks, était du genre à s’énerver facilement et il se disputait avec beaucoup de gens, et aussi avec des animaux et des objets. Mais en y repensant, Michael était plus comme un petit chien, il aboit mais ne mord pas. Ce cœur d’artichaut, amoureux de la nature, ultra sensible et peureux, ne serait pas capable de faire du mal à une mouche, surtout à cause de sa peur bleu qu’il a d’elles, mais jamais le jeune homme n’avait, ne serait-ce qu’ essayé de faire du mal à un insecte, il était plus du genre à les sauver. D’ailleurs Michael et Hercule étaient pareils, ils avaient besoin d’attention et d’amour, et étaient bien trop peureux et obéissants pour être curieux, c’est bien pour cela que Michael l’avait accueilli dans sa chambre. Hercule se rendit compte que jamais, depuis qu’il était arrivé dans la maison, il n’avait vu Michael s’approcher de la porte interdite. Et c’est sur cette réalisation, qui lui donna des frissons tout le long de la colonne vertébrale, qu’il vit la vielle Odette, se rapprocher avec des cordes en mains.

Hercule avait perdu. Il avait perdu l’usage de ses cordes vocales, depuis un moment déjà. Il avait perdu l’usage des membres, qui lui permettaient habituellement de bouger, à l’instant. Il aurait souhaité pouvoir être en capacité de fuir, en hurlant, prévenir les voisins du danger que représentait la merveilleuse et attentionnée tante Odette. Mais il en était complètement incapable et le monde se retourna devant ses yeux, avant qu’ils ne se ferment à cause d’une douleur atroce dans la zone stomacale.

Tante Odette, était possessive et protectrice, et ce maladivement. Depuis la mort de sa fille Lydie, elle se sentait dans l’obligation de protéger Michael, mais surtout de le garder pour elle, et uniquement pour elle.

« Hercule, mon chien adoré ? Vient me voir, je suis rentré plus tôt en voyant l’orage, parce que tante Odette est à l’hôpital et comme on va bientôt déménager loin de cette folle, tu n’as plus ton canapé. Oh ! Mais qu’à tu fais à la télé ? Écoute, ce n’est pas grave, on en a pas besoin, tant que je t’ai toi et mon canapé je n’ai besoin de rien ! Tu viens mon chien ? »

« Hercule ? Je t’ai acheté de nouvelles croquettes, vient ! Hercule ? Hercule ? »

« Oh ! Tante Odette ? ».