PRIS EN FLAGRANT DÉLIT
Point de vue de Billie
Sacrément dangereux, non ? Prendre un tricheur sur le fait sans qu’il se doute de rien ?
Super amusant, « ou pas ».
Je me sens dégoûtée et trahie.
Mon fiancé est en train de rouler des pelles à une traînée connue. Une vraie salope qui traîne dans les bars. Elle essaie désespérément de gagner son cœur.
Comment je sais ça ?
Eh oui. C’est ma cousine.
La fille qui pourrait avoir n’importe quel mec à ses pieds. Et pourtant, elle est en train de se taper mon fiancé sur mon comptoir. Beurk, quelle audace !
Les gémissements et les grognements résonnaient à mes oreilles quand je leur ai balancé un seau d’eau glacée. Willa a poussé un cri.
Bien fait pour elle, cette briseuse de ménage !
« Billie, espèce de connasse ! »
Je suis une connasse ? Je suis juste mesquine, c’est ça ? Tant mieux.
« Oh, je suis tellement désolée que ta chatte ait été défoncée par la bite de mon fiancé. »
Beurk, j’ai envie de vomir !
« M… mais qu’est-ce que tu fais à la maison ? »
Je lève les yeux au ciel ; la question la plus stupide de l’histoire !
Mon fiancé est désormais connu sous le nom de Connard numéro 1. Ce n’est évidemment pas son vrai prénom. Ron Tyler, ce sac à merde !
« C’est tout ce que tu trouves à dire après avoir été pris en train de me tromper ? Et chez moi, en plus. »
J’ai envie de les massacrer tous les deux !
Dupond et Dupont n’ont plus rien à dire ?
Quelle surprise !
« Quoi, rien à dire ? »
J’ai commencé à rire devant leurs têtes de débiles. Ils me prenaient pour une idiote ?
Non, désolée, il n’y a rien de drôle !
« Bébé, je suis désolé. C’est une erreur, je le jure. »
Vraiment ?
« Alors quoi, tu es juste tombé dedans par accident ? Dis-moi ce qui t’attire chez cette pute sans cervelle. »
L’hésitation est le propre des abrutis.
Leurs têtes en voyant que je ne perds pas mon calme est un avertissement. Willa se rhabille, avec mes vêtements en plus ?
Oh, non mais je rêve ! Cette garce porte mes fringues.
« Tu as volé mes vêtements en plus ? Tu te fous de moi ? Tu es pathétique, Willa. Je me demande ce que tes chers parents penseraient de leur "précieuse" fille. Et toi, l’abruti, dégage de chez moi. Tu es souillé par une maladie. »
Ils sont plantés dans la cuisine comme des statues. Ils croyaient que je plaisantais ? « S’il te plaît, je suis désolé. Laisse-moi me rattraper, bébé. »
Ça commence à me barber !
« Oh, tu pensais que je plaisantais ? Oh que non. Je pense chaque mot que je prononce. Dégagez de chez moi. Prenez vos affaires et partez, ok ? Très bien. Quant à toi, la traînée, tire-toi. Ces vêtements que tu portes, brûle-les avec toi. DÉGAGEZ ! »
Eh oui, j’ai fini par craquer !
« Tu es puérile. C’est pour ça que je te trompais. Tu es paresseuse ! »
Paresseuse ? Puérile ?
« Je suis paresseuse ? J’ai deux boulots et je suis propriétaire de ma maison. Dont tu profites allègrement. Les parents de Willa paient tout pour elle. Elle est endettée jusqu’au cou et c’est moi que tu traites de paresseuse ? Je vais devenir dingue si vous ne sortez pas immédiatement d’ici. Espèces de profiteurs. »
Des abrutis !
Ils ont bougé comme si on leur avait mis le feu au cul. Ron a emballé ses affaires et a attendu à la porte. Je lui ai lancé sa bague à la figure et j’ai claqué la porte.
Note pour plus tard : changer les serrures !
Ce soir-là, je suis sortie avec mes copines. Même si mon fiancé, ce connard, n’a pas une seule fois pensé aux conséquences. Quel idiot.
Jusqu’à ce que je voie un grand brun ténébreux marcher vers moi alors que je faisais la queue au bar. Il portait un costume qui mettait parfaitement en valeur son physique. J’adore. Il est mystérieux et il se balade avec une allure de fantasme vivant.
Il est délicieux. Au secours !
En plongeant mon regard dans ses yeux marron profonds, ma chatte supplie qu’il s’occupe d’elle. Il s’assoit à côté de moi.
Un dieu du sexe. S’il te plaît, domine-moi !
« Bonsoir, beauté. Je m’appelle Brockson, mais les gens m’appellent Brock. Comment tu t’appelles, ma belle ? »
C’est injuste, même sa voix est séduisante !
« Je m’appelle Billie. »
« Un prénom magnifique... Billie. »
Sa voix a fait ronronner mon prénom, ce qui est allé droit vers ma chatte endolorie et délaissée. On boit quelques verres avant que mes amies ne s’en aillent.
« Tu veux sortir d’ici, sexy ? »
Je m’apprête à entamer un voyage sexuel.
« Bien sûr, qu’est-ce que tu as en tête ? »
Ne le dis pas.
« Je veux te baiser. »
Eh bien, si la joie c’était le plaisir, alors là, je vais être servie.