PROLOGUE 1.1
***Je suis une fleur sauvage, indomptable, qui pour s'épanouir, a besoin de lumière réfléchi par les diamants***.
ROSE
Je suis allongée sur un banc à la piscine de cet hôtel à accès libre au public, savourant tranquillement mon jus d’orange. Mon bikini deux pièces attire les regards, et je suis allongée de façon à être bien en vue sur le tapis de la piscine, mes lunettes de soleil bien en place. Je scrute l’entourage, comme à mon habitude, à la recherche de ma prochaine “cible”. Cependant, je ne vois que des hommes et des femmes qui sont soit trop vieux, soit trop peu fortunés à mon goût.
Soudain, un homme passe devant moi en me lançant un regard appuyé. Amusée, Je baisse mes lunettes de soleil pour lui faire comprendre que je l’ai vue me mater. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres puis, il se lève finalement et se dirige vers moi. Physiquement, il est plutôt séduisant, mais la question cruciale demeure : est-il également séduisant sur le plan financier ?
Plus il s’approche de moi, plus Je l’analyse avec minutie. Mais, dans une discrétion insoupçonnable. Ce n’est pas un gros poisson. Certes, il passe des heures à la salle de sport, vue son corps d'Apollon, ses cheveux sont bien coiffés, mais, avec un gel bon marché. Il se donne visiblement beaucoup de mal pour soigner son apparence, probablement dans l’espoir de donner l’impression d’être riche. Par exemple, son short, bien que de bonne qualité, semble avoir été utilisé à de nombreuses reprises, ses couleurs n’ont plus autant d’éclat. Deux hypothèses me viennent à l’esprit : soit il utilise des produits de mauvaise qualité, ce qui serait surprenant pour quelqu’un de riche, soit il l’a lavé tellement de fois qu’il s’est fané.
Lorsqu’il arrive à ma hauteur, je me redresse légèrement, sans pour autant lui accorder un regard, attendant de voir comment il va se présenter.
Règle numero 2, face à une cible, fais-toi désirer. Joue-les désintéressées. Les hommes n’aiment pas les proies faciles.
Techniquement, c’est lui la proie mais, le laisser croire qu’il est le prédateur a un avantage. Il tombe plus facilement.
— Bonjour jolie fleure. Me lance-t-il en prenant place à côté de moi.
Ah oui, je confirme que ce n’est pas un gros poisson.
— Rose, plus précisément. Dis-je de ma voix la plus provocatrice.
— Les roses sont mes fleures préférées. Surtout les rouges… elles sont passionnelles et hargneuses.
— Bon choix. Mais attention… elles peuvent être très vicieuses. Toutes les roses ont des épines.
— Je sais ou les tenir pour ne pas être confronté à leur hostilité. Dit-il avec un sourire en coin
— Tu es beaucoup trop confiant. Bon maintenant, si tu veux bien m’excuser… Dis-je en me levant.
Je ne vais pas ruiner mes chances avec un inutile alors qu’un homme mieux que lui peut être attiré par moi.
— Moi c’est Jason. Enchaine-t-il. Je peux avoir ton numéro ?
— Non, désolé je suis déjà en couple. Répondis-je d’une voix cajoleuse. J’adore jouer avec leurs hormones sensibles. Surtout lorsque mes charmes opèrent.
La meilleure excuse pour me débarrasser de ces inutiles affligés, je balance la carte de la fille déjà prise. Bien que ça ne stoppe pas la plus part du temps, ces impécunieux, Comme on dit, c’est la mauvaise herbe qui a tendance à s’accrocher.
— Tu ne portes pas d’alliance… je peux encore être un cheval dans la course. Continue-il.
Qu’est-ce que je disais ? C’est la mauvaise herbe qui a tendance à s’accrocher.
— Navré, si tu n’es pas un Akhtal téké, ne te fatigue pas mon chou. Combien tu vaux ? Demandé-je sans détours.
Il me regarde pris au dépourvue
— C’est ce que je croyais. Tu n’as rien d’un cheval précieux, tu es un pain horse ou un frison… trop banal. Il sourit.
Au lieu d’être frustré, je vois une lueur briller dans ses yeux.
— Je vois. J’ai à faire à une croqueuse de diamant.
— C’est encore mieux si le diamant est très gros. Dis-je d’une voix provocatrice en passant mon doigt sur son tors bien sculpté. Il m’a l’air d’être un bon coup. Dommage qu’il soit financièrement laid. A mon geste, je sens son corps frémir légèrement. Cependant, il attrape ma main et l’éloigne doucement de son torse.
— Dans ce cas, on n’a plus rien à se dire. Lâche-t-il d’une voix méprisante avant de s’éloigner de moi.
Bon débarras.
Apres, monsieur cheval sans valeur, j’ai même oublié son nom ! Pourquoi retenir un nom qui n’a aucun poids dans la société. Moi je veux un mec que lorsqu’on prononce son noms, ça fait mouiller les culottes de plus d’une.
Après son départ, j’ai localisé le PDG de DDM, la plus grosse entreprise de télécommunication du pays, assis en face de moi entrain de profiter du soleil. Sa réputation de faiblesse pour les jeunes femmes est bien connue. Même s’il est âgé et décrépi, Je crois que c‘est ma chance. Comme je le dit, un homme riche n’est jamais ni trop vieux, ni trop laid. Ce qui importe, c’est la beauté de son portefeuille. Si je parviens à devenir sa maîtresse, je pourrai lui soutirer autant d’argent que possible. Alors qu’il est en face de moi, sirotant son verre de whisky, mes mouvements deviennent calculés. Je mets en avant mon magnifique corps et mes longues jambes. Je le vois se redresser, me mater avec envie en se léchant les lèvres. Ça y est, il semble avoir mordu à l’hameçon. Je continue mes avances, vu que cela semble fonctionner à merveille.
Soudain, une femme mûre surgit derrière moi et m’attrape par les cheveux. Avant même que je puisse comprendre ce qui se passe, elle me projette violemment dans l’eau.
— Espèce de trainée, tu n’es pas gonflée de draguer mon mari sous mes yeux. Vocifère-t-elle.
— En prenez-vous plutôt au vieux crouton qui ne cesse de baver sur mes magnifiques jambes. Grognée-je en tentant de sortir de l’eau. Luttant contre la sensation de désorientation qui m’envahit
Une fois sortie, je n’ai pas eu le temps d’essorer mes cheveux que deux hommes viennent vers moi, me sommant de sortir de l’hôtel. Je conclue que c’est l’ordre de la vieille peau. Pour ne pas attirer plus d'attention que que je ne l'ai déjà fait. j’obtempère sans me faire prier. Je ramasse mes effets, m’habille et sors de l’hôtel. Je suis tellement furieuse. Qu’elle s’en prenne à son moche de mari. S’il regarde ailleurs c’est parce qu’il a faim. Elle n’a qu’à bien le nourrire et le tenir en laisse son chien pour qu’il n’aille pas grignoter l’os d’un autre. Je sors, de l’hôtel, tellement je suis en colère que je traverse sans regarder et je manque de me faire cogner par une… attendez, je rêve ou bien c’est une Ferrari. Ou la… mais qui est le conducteur ? Par réflexe, je me jette de moi-même sur le capot et je simule un malaise. Le chauffeur sort de son véhicule paniqué
— Aie. Aie…aie
— Ca va mademois… sa phrase reste suspendue quand il voit que c’est moi.
Fais chier encore ce gars ? Je vais finir par croire qu’il me suit.
— Waouh ! Mais c’et la rose ! Ou plutôt, le cactus desséché. Lance-t-il d’un ton narquois.
— Ah ! Le mauvais cheval. Quoi, tu es allé laver le véhicule de ton patron ?
Il éclate de rire
— C’est la mienne bébé ! Tu vois, finalement je ne suis un Akhtal téké, plutôt discret. Tu aimes croquer le diamant mais moi, je n’ai pas le diamant j’ai de l’or et beaucoup d’autre pierre précieuse. Prochainement, analyse bien avant de juger sur les apparences. Et pour info, je suis milliardaire bébé.
Je me mords la lèvre, tres embarrassée. J’ai envie de disparaitre. Je sens un pincement au cœur. Pourquoi est-ce à moi que cela arrive ? Tout cela à cause d’un mauvais diagnostique qui m’a fait passer à côté de l’opportunité parfaite. J’ai clairement sous-estimé l’apparence physique de ce pigeon. Je crois que prochainement je ferais plus attention. Malgré cette déception, Je refuse cependant, de me rabaisser devant lui. Le respect de la règle numero 3 est primordial : ne jamais perdre la face. Toujours garder la tete haute, quelle que soit la situation. On ne supplie pas un homme. Jamais ! Une reine ne supplie pas. Elle accepte sas défaite avec dignité et s’en va la tete haute plaine de fierté. Cependant, il arrive parfois qu’il soit nécessaire de faire des concessions lorsqu’une situation se présente offrant de nombreux d’avantages.
— Tu viens de me percuter avec ta voiture. Tu me dois un dédommagement. Dis-je en le regardant de haut.
— Tu peux toujours rêver.
— Soit on fait un arrangement à l’amiable tout de suite, sois je te porte plainte. A toi de voir… dis-j’en simulant une douleur.
— Rien ne prouve que je t’aie percuté. Tu n’as aucune égratignure. Répond-il sur la défensive.
— Ah oui ? Tu crois ?Au secours, crié-je en me tortillant sur le capot de sa voiture.
J’ai pris de cours de théâtre il y a quelques années. A l’époque, j’avais hésité entre embrasser une carrière de mannequin ou me lancer dans l’industrie cinématographique. Apres mure réflexion, et compte tenu de la nécessité de mémoriser des textes et des répliques en tant qu’acteur, j’ai opté pour le mannequina. Apres tout, mes neurones devraient être utilisés uniquement pour attirer l’attention des hommes fortunés. C’est plus facile et plus distrayant. Pourquoi s’embêter à faire des efforts alors qu’on a un corps qui peut faire tout le travail à notre place ? Pourquoi se gêner dans un métier casse tete quand on peut se contenter d’être belle et de sourire ?
Finalement, j’ai réussi à le convaincre de céder à mes exigences. N’ayant pas assez de liquidités sur lui, il a consenti à me faire un chèque de 3000 euro que je suis allé encaisser sans hésiter. J’ai un besoin vital d’argent et ce n’est pas son corps d’apollon qui va me mettre le pain au plat le soir.
C’est satisfait de ma chasse, que je rentre chez moi. Bien que cela aurait pu être plus fructueux si je ne m’étais pas trompé sur ce gars. Il aurait été ma vache nourricière pendant beaucoup de temps.









🤣🤣🤣🤣🤣 bon début