0 - Prologue : La naissance du diable
"Oh! Si tu pouvais comprendre ce qu’il y a d’amère douleur dans une vie sans fin et toute sans partage.
Jouir, souffrir, mais ne jamais attendre d’éloges pour le mal et jamais de récompense pour le bien.
Vivre pour soi seul ; être un objet d’ennui pour soi-même ; et traverser cette éternelle lutte sans noblesse et sans espoir de réconciliation. "
” Le démon de Mikhaïl Lermontov.”
Après vingt minutes d’un combat éreintant, l’épuisement marque nos corps meurtris et nos peaux lacérées. Face à moi, mon adversaire, plus âgé de deux ans et doté d’une musculature plus imposante, me lance un regard chargé de mépris.
Qui aurait cru que la haine pourrait si brutalement remplacer le désir qu’il a maladroitement exprimé, me prenant pour une proie facile, destinée à satisfaire ses instincts les plus vils.
Il n’est à mes yeux qu’un être dépravé, cherchant à m’asservir, ignorant qu’il est sur le point d’être vaincu. Alors qu’il fait un pas vers moi, je m’ouvre à son attaque, le défiant de m’atteindre de son meilleur coup. Son sourire maniaque, trop confiant, me signale le moment parfait pour frapper.
D’un coup, mon bras droit se lance comme un missile, alliant rapidité et force avec une précision mortelle.
“Je vais le démolir !“, je me promets intérieurement, alors que mon poing rencontre sa mâchoire avec une force brutale. Ses yeux s’écarquillent sous l’effet de la douleur, tandis que les miens lui promettent une fin tragique : “Tu vas finir en miettes.” C’est avec cette conviction que j’enchaîne avec un direct de gauche, écrasant son nez et projetant son sang dans toutes les directions.
Haletant, prêt à bondir à nouveau, je l’observe s’effondrer au ralenti, captant chaque instant de sa chute. Sa tête bascule en arrière, entraînant son corps massif dans une danse macabre jusqu’à ce qu’il s’écrase sur le sol, sous le regard stupéfait de la foule.
En quelques secondes, j’ai brisé sa mâchoire, écrasé son nez, et réduit son visage en une masse méconnaissable. Je le regarde, recroquevillé de douleur, incapable de crier, ses gémissements mélodieux à mes oreilles, exacerbant ma joie perverse.
Chaque combat ravive en moi cette flamme sadique. Triomphant, je savoure ma victoire, essuyant le sang de mon visage pour goûter à la saveur métallique de mon triomphe.
Jour après jour, dans cet enfer, ma force grandit, tout comme ma soif de combat, tandis que mon âme se noie dans cette satisfaction morbide qui me remplit après chaque victoire.
“Je suis le cauchemar que vous avez invoqué,” je lance d’un regard féroce à la foule qui s’écarte, craignant d’être la prochaine victime de ma fureur.
PS : Ecoute la chanson dont lien est mis dans la note








