I
La voix désincarnée du haut-parleur annonça « Victor Hugo » d’un ton nasillard. Erik laissa le gros de la foule descendre, et se glissa avec habileté entre les voyageurs qui montaient dans la rame. Il rejoignit la surface par l’escalier menant à la place qui portait le nom du célèbre écrivain. La lumière du jour lui piqua les yeux, et il se dépêcha de caler sur son nez les lunettes de soleil qu’il venait d’attraper dans sa pochette.
Il contourna la place et traversa – sans y prêter la moindre attention – trois rues et autant de terrasses de restaurant, avant de tourner dans l’avenue Bugeaud, qu’il suivit sur une centaine de mètres. Là, il tourna à gauche, et s’arrêta quelques secondes devant un immeuble moderne de la rue de la Pompe avant de passer son badge devant la serrure électronique.
Comme à chaque fois qu’il venait au bureau, il ne put s’empêcher de sourire : le nom de la rue était à ses yeux un véritable appel aux blagues grivoises, et même si son patron lui avait expliqué un demi-million de fois avec un air navré que le nom de la rue faisait référence à une authentique pompe à eau, rien n’avait jamais convaincu Erik de mettre un frein à ses sous-entendus. Cette fois-ci n’échapperait sans doute pas à la règle.
Arrivé au deuxième étage, il colla son badge sur la petite plaque d’acier fixée juste sous la sonnerie. Il poussa la porte quand le bourdonnement de la serrure se fit entendre, et pénétra dans l’appartement qui servait de bureaux à l’Agence.
Obligé de déménager quelques années plus tôt à la suite d’un changement de propriétaire des locaux qu’il occupait auparavant, Stéphane s’était rabattu sur cet appartement, « le temps de trouver plus grand ». Le « plus grand » avait commencé quand un second appartement sur le même palier s’était libéré, puis un troisième et, petit à petit, tout l’étage y était passé. Ainsi qu’une bonne moitié du troisième étage.
La jeune femme qui se tenait derrière un immense bureau de chêne arborait un sourire magnifique :
– Salut Erik !
– Salut, Sarah ! Alors ? Ce rhume, ça va mieux ?
– Heureusement que j’avais demandé à Stéphane de n’en parler à personne ! répondit-elle sèchement.
– Sarah ! Ma puce ! Allez, tu n’es certainement pas la première à tomber malade au mois de juin, tu sais. Et certainement pas non plus la dernière !
– Sans doute pas, admit-elle, mais tu sais comment sont les gens…
– Arrête : tout le monde s’en fout, que tu aies pris froid ! Il y a des infos bien plus croustillantes que celles-là qui traînent ! Au fait, il est là ? demanda Erik en désignant une double porte derrière le bureau.
– Oui, et il t’attend.
– Est-ce que tu sais pour qui c’est ?
– Je n’en ai pas la moindre idée, répondit-elle en haussant les épaules, mais étant donné qu’il nous a donné notre matinée pour être seul au bureau, ça pourrait bien être pour le Pape, ou pour le président des États-Unis.
– Je vois… Mais merci quand même !
Elle lui adressa un clin d’œil complice. En dépit de son gros rhume, il lui fit une bise sur la joue, et alla frapper à la porte du bureau de Stéphane.
– Entre !
Erik prit une profonde inspiration, et pénétra dans le Saint des Saints.
Stéphane Verdier flirtait avec la soixantaine, et ne cherchait nullement à s’en cacher. Les quelques cheveux qui ceignaient son crâne dégarni étaient blancs comme la neige, et s’il était plutôt grand, son costume impeccablement coupé cachait de plus en plus mal un début d’embonpoint. Le sexagénaire était un bon vivant, et cela commençait à se voir.
Si beaucoup de gens cherchaient la reconnaissance et la gloire, ce n’était pas du tout le cas de Stéphane Verdier. La discrétion était la pierre angulaire de son travail, au point que le numéro du bureau était sur liste rouge. D’ailleurs, si le grand public n’avait pas la moindre idée de qui était le patron de la Conciergerie, rares étaient les gens célèbres qui ne connaissaient pas son nom. Son numéro de téléphone était le sésame qu’on s’échangeait dans les soirées mondaines, la preuve tangible qu’on faisait partie d’une certaine catégorie de gens privilégiés. Stars du cinéma, présentateurs de télévision, grands noms de la haute-couture ou de la finance, illustres familles aux noms prestigieux, chanteurs, ministres… et même le locataire d’un certain palais de la rue du Faubourg-Saint-Honoré : tout personne suffisamment importante se devait d’avoir dans son téléphone portable le numéro de Stéphane Verdier.
L’Agence – c’était le nom que le personnel donnait à la Conciergerie – fournissait au gratin du personnel de maison, des chauffeurs, des professeurs, des coaches sportifs, des assistants privés… Lorsque votre nom figurait dans le carnet d’adresses de la Conciergerie – le terme « client » était proscrit du langage de la maison, où l’on parlait plus volontiers de « sociétaires » – vous pouviez demander un plombier à deux heures du matin, et être assuré qu’en moins d’une heure votre problème de robinet qui goutte serait réglé. Envie d’organiser un dîner entre amis le soir même ? Pas de soucis : l’Agence vous trouvait un chef étoilé, venait préparer votre appartement pour la réception, et se chargeait d’aller chercher les invités en limousine.
Naturellement, tout ceci avait un prix, et il valait mieux pour vous que votre carte bleue soit noire et votre compte bancaire bien fourni. Mais la plupart des gens qui avaient recours aux services de la Conciergerie dépensaient tout simplement sans compter.
En revanche, rares étaient les sociétaires qui se déplaçaient jusqu’au bureau, et plus rares encore ceux qui étaient reçus hors de la présence du personnel. D’ailleurs, Erik commençait à se demander si ce n’était pas une première.
– Assieds-toi, je suis à toi dans une seconde.
Comme toujours, Stéphane était pendu au téléphone. Il ne disait pas un mot, se contentant d’arpenter la pièce de long en large en hochant gravement la tête. Machinalement, il tira sur sa veste, signe chez lui d’une certaine nervosité.
– Soyez assurée, madame la Comtesse, que le nécessaire sera fait sans délai. Raphaël sera chez vous demain matin à la première heure. Au revoir, Madame la Comtesse.
Il raccrocha, et jeta nerveusement son téléphone sur son bureau. Il ne prit même pas la peine d’utiliser l’interphone et appela sa secrétaire en élevant la voix. Une seconde plus tard, la porte du bureau s’ouvrait pour laisser entrer une Sarah au regard inquiet.
– Oui, Stéphane ?
– Appelez Raphaël et dites-lui de rentrer immédiatement. Il doit être chez la comtesse de Granville demain matin à huit heures.
– Mais… Il vient à peine de partir en congés !
– Et vous croyez que je ne le sais pas ? Apparemment Karin est « une brave fille », mais « ce n’est pas comme avec Raphaël » … Bref, ses vacances sont annulées, peu importe ce que ça coûtera de le faire rentrer. Au besoin, trouvez-lui un vol privé.
– Très bien.
– Et maintenant, laissez-nous.
Sarah ne se fit pas prier et referma derrière elle le lourd vantail capitonné. Erik, lui, s’était fait tout petit pour éviter de s’attirer les foudres de son patron.
– Raphaël t’a parlé de madame de Granville ?
Stéphane ne l’avait pas fait déplacer à cause de la comtesse de Granville, quand même ?
– Non. Enfin, si : comme on peut échanger à propos de nos sociétaires respectifs. Rien de spécial…
– Si tu savais à quel point elle peut me courir sur le haricot ! Quatre-vingt-seize ans, dont trente années passées à me pourrir l’existence, et au moins autant à pourrir celle de mon père… Je te fiche mon billet qu’elle s’est entichée du beau Raphaël.
– Si c’est le cas, il ne m’en a rien dit.
Stéphane se tourna vers lui, et le scruta de ce regard qui semblait pouvoir déchiffrer les âmes.
– De toute manière, étant donné que vous entendez tous les deux comme larrons en foire, je présume que même s’il t’avait dit quelque chose, tu ne m’en parlerais pas.
Ce n’était pas une question. Erik n’y répondit donc pas.
– Tu es allé au cinéma, dernièrement ?
La question prit Erik au dépourvu.
– Euh… Oui.
– Qu’es-tu allé voir ?
– Les Mondes de Jupiter. C’est un film de science-fiction. Pourquoi ?
– C’est parfait, répondit Stéphane en se laissant tomber dans le fauteuil de cuir de son bureau. Ça m’évitera de t’envoyer le voir.
– D’accord… Une raison particulière pour que je…
Erik s’arrêta au milieu de sa question, et les choses se mirent rapidement en place dans sa tête. Stéphane avait reçu un nouveau sociétaire ce matin seul au bureau – ce ne pouvait être qu’un nouveau sociétaire : pour les autres, c’était lui qui se déplaçait. Et l’une des vedettes du film, Shawn Ford, était actuellement en Europe pour la tournée de promotion.
– Il a besoin d’une nounou ?
– Qui donc ? demanda Stéphane, manifestement surpris.
– Ben, Shawn Ford !
– Et comment voudrais-tu que je le sache ?
– Mais vous avez dit…
– Je ne t’ai encore rien dit, lui répondit Stéphane en souriant. Je ne t’ai rien dit du tout.
C’était vrai.
– Notre nouveau sociétaire, c’est Max Hensley.
Alors là, pour une surprise ! Max Hensley était l’autre star des Mondes de Jupiter. Âgé de vingt-cinq ans, celui qui était devenu en quelques semaines la nouvelle coqueluche d’Hollywood faisait la couverture de tout ce que la presse pouvait compter comme magazines people, cinéma, mode, etc. Le parcours du jeune Français était tout simplement hors norme : rares étaient les vedettes de cinéma qui réussissaient le tour de force de réussir une carrière sur grand écran tout en assumant leur carrière d’acteur de films pour adultes et, en même temps, en conservant l’amour d’un public prêt à tout leur pardonner… Même la presse ne tarissait pas d’éloges à propos du jeune prodige.
Depuis bientôt sept ans, Max Hensley faisait les beaux jours de BoysWith.Me, un studio de production de films pornographiques gay. Doté d’un sens des affaires hors du commun, le jeune Max avait su bien s’entourer et amasser une véritable fortune : en plus du cinéma, il avait posé pour les plus grandes marques de haute-couture, et s’était offert une place de coproducteur dans ce qui était bien parti pour devenir la superproduction de l’année, et peut-être même de la décennie. C’était donc sans trop de difficultés qu’il avait obtenu le rôle du sulfureux pirate de l’espace Rob Finnegan… et qu’il avait réussi à faire trembler d’effroi l’Amérique puritaine tout en faisant exploser le box-office. D’ailleurs, à tout prendre, comme acteur, il était plutôt bon. Même en dehors des films pour adultes.
En attendant, si le studio avait pris un risque calculé – la rumeur voulait que le montant de la participation de Hensley couvre largement le risque financier dû à ses « activités annexes » – les recettes étaient d’ores et déjà au rendez-vous : le film s’était offert un démarrage à plus de soixante-dix millions de dollars pour son premier week-end, et à ce rythme-là la production serait bénéficiaire avant la fin du mois de juin. On parlait même déjà d’une suite !
Erik, passionné de cinéma et de science-fiction, avait été parmi les premiers spectateurs du film en France, et s’était offert une séance de cinéma à minuit pile le jour de sa sortie.
– Tu ne dis rien ?
Erik mit quelques secondes à répondre.
– Je réfléchis, et je cherche mes mots.
– Tu as un problème avec lui ?
– Absolument pas.
– Est-ce que, par hasard, tu l’aurais vu dans d’autres films que celui qui vient de sortir ?
– Ça ne fait aucun doute. Et je dois dire qu’il est plutôt… bel homme.
Qu’il regarde un porno de temps à autre n’avait jamais été un secret pour personne. Surtout pas pour Stéphane, qui semblait avoir accès à tous les secrets du monde.
D’après son patron, ce que certains considéraient comme un talent particulier était en fait l’inévitable résultat d’un cercle vicieux : puisque les gens étaient persuadés que vous saviez déjà tout, ils n’avaient pas la moindre raison de vous cacher quoi que ce soit. Et vous finissiez donc par tout savoir. Voilà à quoi se résumait ce « talent particulier ».
– Et est-ce que ceci pourrait… poser un problème ? s’enquit prudemment Stéphane.
– À moi, non. En tout cas pas si ça ne lui en pose pas à lui. Il veut quoi ?
– Un assistant personnel.
– Il n’en a pas déjà un ?
– Non : il a un staff qui travaille pour lui. Ce qu’il veut, c’est un assistant personnel qui soit vraiment personnel.
Stéphane, comme toujours, avait su titiller la curiosité de son employé.
– Une raison particulière ?
– Son staff est employé et payé par son agent. Or, si j’ai bien compris, les choses se passent plus souvent comme l’entend son agent que comme monsieur Hensley le souhaiterait.
– C’est un poste de doberman, en quelque sorte ?
– Je préfère le bouledogue.
– C’est nettement moins sexy.
Comme souvent quand Erik le taquinait, Stéphane ignora la remarque.
– Tu n’auras de comptes à rendre qu’à son chargé d’affaires et à moi.
– Intéressant. C’est un contrat de combien d’heures ?
– C’est un temps complet.
Stéphane avait employé une expression qu’on n’entendait que rarement à la Conciergerie. Il n’avait pas dit temps plein, mais temps complet. Comprenez : « à la discrétion du sociétaire ». Pas de soirées, pas de vacances, pas de week-ends. Sauf quand « on » n’avait pas besoin de vous. Temps complet. Ce genre de sociétaires était en règle générale extrêmement exigeant, mais savait en contrepartie se montrer particulièrement généreux.
– Combien de temps ?
– Trois ans. Pour commencer.
Erik lâcha un petit sifflement.
– Et il a versé une avance tout à fait conséquente, ajouta Stéphane.
– Bon, je ne resiffle pas, mais le cœur y est. Je vous rappelle quand même que j’ai déjà plusieurs dossiers en cours, et la charge des sociétaires qui vont avec.
– Plus maintenant. J’ai chargé Ilyana de faire le nécessaire pour que tu sois disponible.
– Donc, vous partez du principe que je vais accepter ?
– Sept mille net par mois, plus les frais, et une prime de soixante-quinze mille en fin de contrat si tu tiens jusqu’au bout. Tu veux vraiment refuser ?
Erik ignora la question, et se focalisa sur la prime… et son montant.
– Une prime ? Et de soixante-quinze mille, en plus ?
– Si tu le lâchais en route, le montant du dédit suffirait à me faire perdre le peu de cheveux qu’il me reste. Je préfère donc t’inciter à aller au bout de ta mission.
– Est-ce que je vous ai déjà lâché ? demanda Erik, vexé.
– Jamais. Mais tu n’as encore jamais eu à t’occuper d’un sociétaire comme celui-là.
– C’est juste.
– Il est venu avec son avocat pour signer son contrat ce matin.
– On dit qu’il est futé, et qu’il est bien conseillé. Dois-je en conclure que c’est vrai ?
– Ce sont désormais maître Morel et maître Duquesne qui représentent ses intérêts.
Stéphane fit une pause, laissant l’information faire son effet, puis il reprit :
– Maître Morel a spécifiquement précisé dans le contrat que c’était toi et personne d’autre qui devrais t’occuper de Max Hensley.
Là, on ne rigolait plus. Non seulement le cabinet de maître Morel et de maître Duquesne représentait le Tout-Paris, mais Étienne Morel était lui-même sociétaire de l’Agence. Et c’était un « temps complet » pour lequel Erik avait déjà eu l’occasion de travailler.
– Eh bien vous m’en voyez très honoré. Et je fais quoi, moi, dans tout ça ?
– Tu te mets en quatre pour lui. S’il veut un hamburger, tu descends chez McDonald’s. S’il veut un caneton de Challans, tu files à la Tour d’Argent. S’il veut des macarons, tu envoies une voiture chez Ladurée.
– Et s’il veut une pute ?
La remarque était délibérément grossière. Comme à chaque fois que le sujet de conversation passait en-dessous de la ceinture, le maître des lieux cligna deux fois des yeux derrière ses lunettes chic, mais ne releva pas l’incongruité de ce type de propos entre ces murs.
– Pour ce qui concerne la bagatelle… sous toutes ses formes… tu appelles mademoiselle Adélaïde.
Naturellement. Il aurait dû y penser.
En fervent catholique, bon père de famille et grand-père exceptionnel, Stéphane Verdier avait tracé une ligne rouge et érigé un mur infranchissable entre sa vie de famille et sa vie professionnelle. Comme il se plaisait à le dire, dans son carnet d’adresses se côtoyaient des gens qui ne se côtoieraient sans doute jamais ailleurs. C’était sans doute très bien ainsi.
– Donc, j’ignore son directeur de staff et son agent ?
– Non, répondit Stéphane d’un ton étrangement doux. Tu te mets entre eux et lui, et tu ne rends compte qu’à maître Morel ou à maître Duquesne, et à moi-même. D’ailleurs, pendant que j’y pense : tu as contractuellement le droit de licencier qui bon te semble, à l’exception de l’agent.
– Et pourquoi ça ?
– Parce que le contrat préparé par maître Morel s’appuie sur le contrat qui lie Max Hensley à son agent. Pour des raisons qui m’échappent, il ne peut pas rompre son contrat pour le moment, mais il peut renvoyer qui il veut. Et il te délègue cette autorité.
– On n’a encore jamais fait ça, je me trompe ?
– Jamais, confirma Stéphane en hochant gravement la tête.
– Période d’essai ?
– Aucune.
Erik soupira.
– Et si ça se passe mal avec lui ?
– Je suis certain que tu sauras faire le nécessaire pour que tout se passe au mieux.
– Je commence quand ?
– Ce soir. Demain, en fait, mais il a demandé que tu passes le voir ce soir, afin que vous fassiez connaissance.
– Et il crèche où ?
Nouveaux clignements des yeux. Erik se reprit :
– Où loge-t-il, exactement ?
– Il occupe une suite au Fitzgerald.
– Il y a pire.
– C’est certain. Erik… ?
– Oui ?
– J’ai réellement besoin de toi à cent pour cent, sur ce coup-là.
– Je sais, patron, je sais, répondit Erik en soupirant à nouveau. Ne vous en faites pas : je vais gérer tout ça comme un dieu. Sinon, monsieur Hensley vous a fait quelle impression ?
– Il a un côté enfant gâté et capricieux qui risque de ne pas être de tout repos.
– Je vois… Mais dans ce cas, pourquoi avoir signé avec lui ?
– Parce que je ne peux décemment pas refuser quelque chose à maître Morel.
– Eh bien quelque chose me dit que mes journées risquent d’être bien longues… Question pratique : comment fait-on pour les frais ?
– Ilyana va te donner les consignes, et tout ce dont tu as besoin. Mais, a priori, tu ne devrais pas avoir trop de surprises. Et en cas de besoin, tu peux toujours m’appeler.
– Quelle heure, ce soir ?
– Sois à dix-huit heures au Fitzgerald : Monsieur Antonin te dira comment ça se passe avec ton protégé.
– Très bien. Je vous tiens au courant.
– Merci, Erik.
Comme s’il n’avait attendu que ça, le téléphone de Stéphane Verdier se mit à sonner. Erik quitta le bureau sans faire de bruit.









Bonjour, c'est une histoire entre 2 hommes ou avec un homme et une femme ? merci
Ça faisait des années que je cherchait cette histoire !! j'avais été tellement dégoutée quand elle a disparu de wattpad. Franchement, je suis vraiment trop heureuse de la retrouver là !