Chapter 1
â ïž AvertissementCette histoire sâadresse Ă un public adulte (18+). Elle contient des scĂšnes explicites, des thĂ©matiques matures et un langage parfois cru. Si ce type de contenu vous dĂ©range, il est prĂ©fĂ©rable de ne pas poursuivre. Sinon, bienvenue.ï»ż
Prologue
Je suis Orianna, 23 ans. AprĂšs la faillite de ma garderie, retourner chez mes parents dans le New Jersey est inenvisageable. Je vis avec mon frĂšre, toujours en mouvement. JâapprĂ©cie New York en Ă©tĂ©, avec sa chaleur et lâanimation des terrasses. Aujourdâhui, sous un soleil radieux, je me sens vivante, enfin libĂ©rĂ©e des dĂ©corations de NoĂ«l.
â Ce soir, tu viens avec moi, annonce Asher avec un sourire espiĂšgle.
Je lĂšve un sourcil, perplexe.
â Pas question. Tu sais que je dĂ©teste ces soirĂ©es.
Il roule des yeux.
â Câest une mission de sauvetage. Lâagent secret du fun, câest toi.
Je soupire, dĂ©jĂ lasse Ă lâidĂ©e.
â PrĂ©pare-toi pour 19 heures. Jâai un job pour toi, avec logement et repas.
Discuter ne sert Ă rien. Pour me changer les idĂ©es, je me rends Ă Central Park. Je mâinstalle sur mon banc habituel, profitant du soleil tout en Ă©coutant les rires des enfants et le murmure des fontaines.
La chaleur estivale mâenveloppe, mais je ne compte pas mâĂ©terniser.
Point de vue de Dale
Je suis Dale, 26 ans. Joueur professionnel de football amĂ©ricain, pĂšre dâune petite fille de deux ans, Lila. Ashley, sa mĂšre, a renoncĂ© Ă ses droits parentaux.
Ma nounou vient de me lĂącher, et je navigue Ă vue. Asher mâa parlĂ© de sa sĆur qui cherche un emploi. Elle est compĂ©tente, mais entre Orianna et moi, câest comme mĂ©langer lâhuile et lâeau. Ce soir, je prends le risque.
â Papa ! Lila veut aller dehors !
Je souris en voyant ma fille sâagiter. Une inquiĂ©tude mâĂ©treint, un poids sur la poitrine.
â Dâaccord, princesse. Direction le parc.
Une brise lĂ©gĂšre me ramĂšne Ă la rĂ©alitĂ©, et je contemple le ciel dâun bleu parfait. Le calme des Hamptons me manque, loin de cette agitation urbaine.
â Allez, Lila, câest parti ! Je saisis sa main, mais elle tire avec impatience, toujours prĂȘte Ă prendre les devants.
Lâair est empli de lâodeur dâherbe fraĂźchement coupĂ©e, et prĂšs de nous, une fontaine murmure, accompagnĂ©e des rires des enfants.
Point de vue dâOrianna
Les enfants me manquent. Lâodeur des feutres, les petites mains collantes. Jâai toujours rĂȘvĂ© dâune grande famille bruyante.
Assise sur mon banc, les épaules affaissées, je me ressaisis. Pas de larmes, Ori.
â Maman !
Une petite blonde aux yeux dâun bleu saisissant me fixe, un seau Ă sable dans sa main.
â Oh non, ma puce, je ne suis pas ta maman. Mais je peux ĂȘtre ton amie. Je souris, malgrĂ© une douleur qui me transperce, une chaleur douce qui ravive des souvenirs perdus.
â DĂ©solĂ©... elle appelle toutes les femmes « maman » ! Je... Ori ?!
â Dale ! Câest ta fille ?
â Eh oui... Sa voix vacille, un sourire gĂȘnĂ© Ă©claire son visage.
LâidĂ©e dâĂȘtre sa mĂšre est absurde, mais je ressens une connexion inattendue.
â Maman, viens jouer avec Lila.
â Si ton pĂšre nây voit pas dâobjection, jâarrive, Lila.
Je soutiens le regard de Dale, un courant Ă©lectrique entre nous. Son regard sâattarde, et je sens mon cĆur sâemballer.
â Ăa me va, dit-il, un sourire arrogant. DĂ©solĂ© quâelle tâappelle maman. Câest exclu.
Je lÚve les yeux au ciel, agacée.
â Franchement, tu ne fais pas partie de mon idĂ©al.
â Et câest qui, ton idĂ©al ? Toutes les femmes me dĂ©sirent. Il se penche, dĂ©bordant dâassurance, son regard accrochant le mien.
â Les dĂ©sespĂ©rĂ©es, peut-ĂȘtre. Mon type ? Ă peu prĂšs tout ce que tu nâes pas, Dale.
Un sourire sarcastique se dessine sur mes lĂšvres, mais la tension entre nous sâintensifie comme une flamme vacillante.
â Allez, ma puce, allons jouer, dis-je Ă Lila, mon sourire authentique contrastant avec mon ton mordant.
Une vieille dame passe, coiffĂ©e dâun chapeau de paille.
â Je nâai pas vu une aussi belle famille depuis longtemps. On sent lâamour qui vous unit, dit-elle en souriant.
La pauvre... si seulement elle savait.
â Merci, Madame. Câest trĂšs gentil. On espĂšre mĂȘme agrandir la famille, dis-je avec un clin dâĆil.
â Vous aurez un petit garçon lâan prochain.
â Ce serait merveilleux. Belle journĂ©e Ă vous.
â Prenez soin de votre prĂ©cieuse famille.
â Vous pouvez compter sur moi.
Dale plisse les yeux, amusé.
â Tu nâas pas honte de mentir Ă cette dame ?
â Tu allais briser ses illusions. Je lui ai juste offert un moment de bonheur.
Il soupire, mais un sourire conquérant illumine son visage.
â Jâai toujours su que jâĂ©tais lâhomme de ta vie. La prophĂ©tesse vient de le confirmer.
â Elle doit avoir un sĂ©rieux problĂšme de vue, alors.
Je prends la main de Lila. Nous courons sur lâherbe, imprĂ©gnĂ©e du parfum de terre rĂ©chauffĂ©e par le soleil. Dale nous observe, un sourire satisfait accrochĂ© aux lĂšvres. Sa fille est adorable. Et lui... je dĂ©teste lâadmettre, mais il mâintrigue.
Lila bĂąille, Ă©tirant ses petits bras, et je la serre contre moi, son odeur douce de lait me rĂ©conforte. Nous nous asseyons, elle niche sa joue sous mon cou, et je sens son souffle lĂ©ger caresser ma peau, me rappelant une tendresse que jâai longtemps ignorĂ©e.
â Ta fille est incroyable, Dale. Vraiment exceptionnelle.
Je caresse doucement ses cheveux soyeux, une chaleur douce et réconfortante envahit ma poitrine.
â Merci. Tu mâas bluffĂ© aujourdâhui. Lila tâa adoptĂ©e instantanĂ©ment.
â Tu as une chance inouĂŻe de lâavoir. Savoure chaque instant.
â Je ne suis pas un expert en parentalitĂ©, mais je fais de mon mieux. Parfois, câest... Ă©crasant.
â Il nâexiste pas de manuel parfait. Chaque enfant est unique. Donne simplement le meilleur de toi-mĂȘme.
â Je ne lâai jamais entendue rire comme ça avec personne.
â Jaloux, avoue-le ?
Il hoche la tĂȘte, un sourire en coin rĂ©vĂ©lant une fossette.
â Un peu... mais pas trop. Je prĂ©fĂšre ĂȘtre son hĂ©ros plutĂŽt que son clown.
â Ne baisse pas les bras. Tu as toute ta vie pour devenir un pĂšre remarquable. Et pas seulement... un sportif arrogant.
â Jâaccepte le compliment.
â Pour « arrogant », jâai Ă©tĂ© plutĂŽt indulgente.
â Je prĂ©fĂšre ne pas connaĂźtre le fond de ta pensĂ©e, dit-il en riant.
â Parfait, parce que je nâai aucune envie de savoir ce que tu penses rĂ©ellement de moi.
â Avant, je tâaurais qualifiĂ©e dâinsupportable. Aujourdâhui, je dois admettre que tu es extraordinaire avec Lila.
â Je prends note.
â Comment fait-on pour rentrer, maintenant quâelle est accrochĂ©e Ă toi ?
â Je la porte. Tu nous ouvres la voie.
â Elle sâagrippe Ă toi comme si sa vie en dĂ©pendait.
â Elle a dĂ©sespĂ©rĂ©ment besoin dâune prĂ©sence maternelle.
Un silence lourd de sens sâinstalle. Je sens une vague de tendresse mâenvahir, tandis que le regard intense de Dale me transperce, me faisant frissonner.
â Asher mâa parlĂ© de ce qui est arrivĂ©. Câest vraiment triste pour Lila. Uniquement pour Lila.
â Dâaccord. Tu marques un point. Tu es devenue trĂšs... posĂ©e.
â Dale, arrĂȘte ton numĂ©ro. Je ne coucherai pas avec toi. Ăconomise tes compliments pour quelquâun dâautre.
â Ce nâĂ©tait pas dans mes intentions.
â Garde ça pour tes groupies. Je connais bien tes amis.
â Depuis lâarrivĂ©e de Lila, je ne mens plus : jâai changĂ©. Je nâai pas le choix.
â Fais ce que tu veux de ta vie, tant que ça ne blesse pas ta fille.
â Elle souffre dĂ©jĂ : elle tâa appelĂ©e « maman » toute lâaprĂšs-midi.
â Jâen suis consciente. Tu peux lâaider Ă moins souffrir.
â Comment ? Je suis complĂštement dĂ©passĂ©.
â Trouve une partenaire stable. Pas une aventure, une vraie personne.
â Une femme comme toi, par exemple.
Je fronce les sourcils, surprise par sa suggestion.
â Sur le principe, je suis dâaccord. Mais il y a un obstacle majeur.
â Lequel ?
â Toi et moi, on ne peut pas se supporter.
â On vient de passer lâaprĂšs-midi ensemble, et personne nâest mort.
â Fais attention oĂč tu mets les pieds. Jâai peut-ĂȘtre semĂ© des piĂšges, dis-je avec un sourire provocateur.
â Des piĂšges pour me garder Ă tes cĂŽtĂ©s ?
â Dans tes rĂȘves, grand naĂŻf.
â Personne ne mâa jamais repoussĂ© comme tu le fais. Jâadore ce dĂ©fi.
â Ton hĂŽtel est loin ?
â Pas vraiment. Pourquoi ?
â Pour installer Lila dans un vrai lit.
â Donne-la-moi, je vais la porter.
On essaie. Mission impossible. Lila sâaccroche fermement. Mon cĆur se serre. Cette enfant a un besoin viscĂ©ral dâune figure maternelle. Je me lĂšve avec elle, son poids lĂ©ger contre ma poitrine. Le jour dĂ©cline, elle a besoin de repos.
â DĂ©solĂ©. Elle nâavait jamais rĂ©agi comme ça avant.
â Ne tâinquiĂšte pas. Je nâai pas ta carrure, mais jâai lâhabitude des enfants.
â Dis-moi si tu fatigues.
â Je mâen sors parfaitement.
La piĂšce baigne dans une lumiĂšre crĂ©pusculaire dorĂ©e, le ronronnement du climatiseur crĂ©ant une atmosphĂšre apaisante. Dix minutes plus tard, nous arrivons Ă sa chambre. Lila me serre toujours contre elle. Je mâassois sur le lit avec elle, sentant Dale sâapprocher, son regard intense posĂ© sur nous.
â Tu pourrais prĂ©venir mon frĂšre que je serai en retard ?
â Bien sĂ»r. Merci pour tout ce que tu fais pour ma fille. Ăa signifie beaucoup.
â Je ne le fais pas pour toi, quâon soit clairs.
â Je sais. Mais jâapprĂ©cie.
â Jâai passĂ© une journĂ©e surprenante avec vous deux. Tu es... lĂ©gĂšrement moins insupportable que je lâimaginais.
â Juste lĂ©gĂšrement ?
â Ne pousse pas ta chance. Ton frĂšre rĂ©pond. Il veut savoir ce que tu fabriques dans ma chambre dâhĂŽtel...
â Dis-lui quâon va se marier.
â Câest envoyĂ©.
â Non ! Tu nâas pas osĂ© !
â Il ne rĂ©pond plus. Je crois quâil est sous le choc.
â Il sait quâil nây a aucune alchimie entre nous.
â Peut-ĂȘtre quâon a eu un coup de foudre au parc.
â Toi et moi, câest catĂ©goriquement non.
â Peut-ĂȘtre quâil reconnaĂźtra que jâai changĂ©.
â Il nây aura jamais de « nous », Dale.
â On ne dit jamais jamais.
â Moi, si. Sans hĂ©sitation.
â La vieille dame du parc avait peut-ĂȘtre raison : tu porteras mon fils.
â Tâes complĂštement dingue.
On frappe Ă la porte. Dale ouvre. Asher entre, les sourcils froncĂ©s. Il se fige en me dĂ©couvrant avec Lila. Sa colĂšre sâĂ©vapore.
â Tu devrais voir ta tĂȘte ! On dirait que tu as vu un revenant, dis-je, hilare.
â Je ne pensais pas que tu Ă©tais si crĂ©dule, mon pote, ajoute Dale.
â Depuis quand ĂȘtes-vous devenus complices ? demande Asher.
â Depuis que Lila lâa choisie. Impossible de les sĂ©parer, rĂ©pond Dale avec fiertĂ©.
â Jâai cru un instant que tu avais des vues sur ma sĆur, grommelle Asher.
â Et si câĂ©tait le cas ? reprend Dale, provocateur. Tu sais que jâai Ă©voluĂ©.
â Chut, vous allez rĂ©veiller la petite. Allez discuter ailleurs, je murmure.
â Ăa va. Je reconnais que tu as changĂ©, Dale, admet Asher. Mais vous deux ensemble, ce serait... surrĂ©aliste.
â Tu tâemballes trop vite, frĂ©rot, dis-je. Je ne porte toujours pas Dale dans mon cĆur, mais jâai un faible pour Lila.
â Je...
â Elle a raison, coupe Dale. Et jâai vraiment besoin dâaide. Tu mâas vantĂ© ses compĂ©tences.
â De quel travail parles-tu ? je demande, intriguĂ©e.
â Dâune nounou pour Lila. Une nounou qui vivrait avec nous dans les Hamptons.
â Attends... vivre sous le mĂȘme toit ?
â Exactement. Et tu mâaccompagnerais aussi en dĂ©placements. Excellent salaire. Jâai besoin de ton aide, Ori.
â Tu nâes pas obligĂ© dâaccepter, intervient Asher. Prends le temps dây rĂ©flĂ©chir.
â Je vais suivre ton conseil, dis-je Ă mon frĂšre. Je vous donnerai ma rĂ©ponse ce soir. Ăa te convient, Dale ?
â Promets-moi dây rĂ©flĂ©chir sincĂšrement, dit-il, son regard intense plongĂ© dans le mien.
Un léger frisson parcourt mon corps. Malgré mes réticences, je sens une curiosité naissante envers lui, et un sourire fugace se dessine sur mes lÚvres.









pas trouvé sur kindle
tous les personnages sont trĂšs mignons, belle histoire,
jâadore dĂ©jĂ le dĂ©but
merci đ„°â€ïžđ„°â€ïž
bon début j'aime les échanges interactifs