Sous l'emprise des triplés Alphas

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Résumé

« Pourquoi moi ? » demanda-t-elle, la voix tremblante. « Pourquoi la Déesse de la Lune m'a-t-elle choisie ? » Marsai resta interdite, le regard fixé sur les triplés. Tout ce qu'elle avait toujours voulu, c'était un compagnon qui l'arracherait à cette famille qui la détestait tant, et certainement pas avoir affaire aux garçons qui l'avaient harcelée toute sa vie. **** Marsai est l'oméga dont personne ne veut, maltraitée par toute sa meute et persécutée au lycée, surtout par les triplés Alphas, qui sont aussi les bad boys vedettes de l'établissement et ses principaux bourreaux. Son seul souhait est de partir dès ses 18 ans. Mais la Déesse de la Lune en a décidé autrement. Lorsqu'elle découvre, le jour de son dix-huitième anniversaire, que ses compagnons sont des triplés, elle est dévastée. Les triplés réalisent leur erreur et la supplient de ne pas les rejeter. Suivra-t-elle sa voie, ou changera-t-elle ses plans pour rester ?

Genre :
Romance/Young Adult
Auteur :
Mia White
Statut :
Terminé
Chapitres :
104
Rating
4.0 2 avis
Classification par âge :
18+

Chapitre 1


Marsai :

J’avais le pressentiment que cette journée serait la plus belle de ma vie. Je le savais, tout simplement. J'avais enfin dix-huit ans, l'âge auquel je rencontrerais mon loup.

« Préparez-vous, tout le monde ! Nous allons commencer ! »

J'entendis quelqu'un crier avec enthousiasme, ce qui me fit me figer alors que j'atteignais l'entrée du grand hall.

Je jetai un coup d'œil prudent par la fenêtre et mon cœur se serra à la vue de ce qui se passait. La salle était à couper le souffle. Elle était décorée avec élégance et remplie d'élèves qui s'agitaient autour de piles de cadeaux impressionnantes. L'air était empli de rires et d'excitation, mais hélas, rien de tout cela n'était pour moi.

« Dégage de mon chemin, espèce de monstre ! Les filles comme toi n'ont pas droit à des anniversaires », ricana une blonde en me bousculant. Son épaule heurta la mienne assez violemment pour me faire trébucher.

Évidemment. À quoi m'attendais-je ? Après toutes ces années, personne ne m'avait jamais fêtée, et cette année ne serait pas différente.

L'amertume, à laquelle je m'étais habituée, remonta dans ma gorge, mais je la ravalai en serrant mon sac plus fort contre moi. Je traversai la foule en hâte pour rejoindre mon casier.

Pourtant, aujourd'hui était censé être différent. C'était le jour que tout le monde à la Starlight Academy attendait depuis des mois. Ce soir, sous la lumière de la pleine lune, ceux d'entre nous qui venaient d'avoir dix-huit ans trouveraient enfin leurs âmes sœurs.

Ce n'était pas un jour comme les autres ; c'était un moment qui allait changer nos vies. Le fait que mon anniversaire coïncide avec cette occasion monumentale le rendait encore plus spécial. Pour une fois, je m'autorisai à croire qu'une bonne chose pourrait m'arriver.

Mais à peine cette lueur d'espoir était-elle née en moi qu'elle fut étouffée par une voix froide et moqueuse.

« Qui voudrait bien être lié à une fille aussi vulgaire, inutile et maudite qu'elle ? »

Je me figeai. Je n'avais pas besoin de me retourner pour savoir de qui il s'agissait, mais je le fis quand même, redoutant ce que j'allais voir.

« C'est clair », ajouta Zoe, ses yeux balayant mon corps avec un dégoût qui me retourna l'estomac.

« Elle est assez pathétique pour croire qu'un loup voudrait d'elle. »

Aya et Zoe étaient mes sœurs. Elles se tenaient au milieu de la pièce, souriant comme si elles venaient de dire la chose la plus drôle au monde. Leurs amies, toujours prêtes à les suivre, éclatèrent de rire avec elles.

Je sentis les larmes me piquer les yeux alors que mon regard se posait sur le sol. Je souhaitais simplement que la terre m'avale tout entière.

Soudain, un cri aigu brisa le silence. « Oh... mon... Dieu ! Regardez-les ! Ils sont trop canons ! »

Je trouvai cela inhabituel. La salle commença à bourdonner de chuchotements excités et de murmures étouffés. La curiosité l'emporta, et j'osai lever la tête juste assez pour voir ce qui causait tout ce remue-ménage.

Mon cœur se serra dès que je les vis. Les triplés Alpha : Ethan, Miles et Navian. Chacun de leurs pas dans le hall provoquait des vagues d'admiration dans la foule.

Autour de moi, les filles se pâmaient littéralement devant eux, gloussant et les dévorant des yeux comme s'ils étaient des dieux parmi les mortels.

Mais pour moi ? Ils n'étaient rien d'autre qu'un cauchemar. Je les détestais autant que je détestais chaque personne qui avait fait de ma vie un enfer.

Je plissai les yeux en observant Aya courir vers Ethan et lui déposer un baiser sur la joue.

Ethan mesurait un mètre quatre-vingt-dix, tout comme ses frères. Avec ses cheveux d'un noir de jais et ses yeux bleu océan saisissants, il était du genre à faire perdre leurs moyens aux filles d'un simple regard.

Mais depuis qu'Aya était sa petite amie, elle veillait à ce qu'aucune autre fille n'ose s'approcher de lui.

Je réprimai l'envie de lever les yeux au ciel alors qu'Aya gloussait comme une adolescente amoureuse, sortant un cadeau parfaitement emballé de son sac pour le lui donner.

Je me demandai brièvement s'il s'agissait d'un cadeau de pré-liaison. Mais alors que cette pensée me traversait l'esprit, mon souffle se coupa.

Elle sortit un deuxième cadeau, son sourire radieux me faisant me sentir encore plus mal.

« Joyeux anniversaire, bébé ! » gazouilla-t-elle.

Anniversaire ? Attends… Son anniversaire ? Comment avais-je pu ne pas le réaliser ?

Une vague de colère se noua dans le creux de mon estomac. Pourquoi fallait-il que je partage mon anniversaire avec ces trois-là, de toutes les personnes possibles ?

« Oh Aya, tu es vraiment un amour ! Je t'aime ! » Ethan rayonnait comme un idiot avant de l'attirer à lui pour l'embrasser. Leurs lèvres se rejoignirent, et la salle explosa en acclamations et en cris. Ce spectacle me donna la chair de poule.

Et puis, il y avait Navian, le deuxième triplé et le dragueur par excellence. Contrairement aux yeux bleu perçant d'Ethan, ceux de Navian, noisette, pétillaient de chaleur et de malice, attirant les gens avec un charme naturel.

Les filles grouillaient autour de lui comme des papillons autour d'une flamme, et honnêtement, qui pouvait les blâmer ? C'était un Alpha, après tout.

Comme par signe, trois filles se précipitèrent vers lui, lui tendant chacune un cadeau. Il eut un sourire en coin. Son regard erra ensuite paresseusement dans la pièce tandis que d'autres filles réclamaient son attention, brandissant leurs présents dans l'espoir d'être remarquées.

« Oh, regardez qui voilà… » La voix de Navian perça soudain mes oreilles, son regard se verrouillant sur moi tel un prédateur guettant sa prochaine proie.

Le hall me parut soudain étouffant. Même si je ne pouvais nier son attirance, cela ne changeait rien au fait que je le détestais de toutes les fibres de mon être.

Il s'avança avec désinvolture, faisant battre mon cœur à tout rompre. « Eh bien, eh bien, si ce n'est pas le monstre oméga ! »

« Que veux-tu, Navian ? » demandai-je en me préparant à l'humiliation à venir. Depuis que mes sœurs sortaient avec les frères Alpha, elles s'étaient donné pour mission de me narguer à chaque occasion.

Un sourire en coin dansa sur les lèvres de Navian alors qu'il haussait un sourcil. « Je sais que tu n'es qu'un pauvre monstre qui ne peut même pas s'offrir un cadeau, mais ne serait-ce pas sympa si tu souhaitais au moins un joyeux anniversaire à tes princes Alpha ? »

La chaleur monta à mon cou à ses mots, et la gêne inonda mes joues.

Je serrai les mâchoires, me forçant à soutenir son regard. « Je n'ai rien à te dire, Navian. Ce n'est pas comme si… tu méritais quoi que ce soit de bon. » Les mots jaillirent avant que je ne puisse les retenir, et mon cœur s'emballa alors que je me tournais pour fuir.

Mais avant que je ne puisse m'échapper, il saisit mon poignet avec une poigne qui semblait presque possessive.

J'aurais pu jurer avoir senti une poussée d'énergie parcourir mon corps à son contact, mais elle disparut instantanément lorsqu'il me tira brutalement vers lui.

« Qu'est-ce que tu as dit ? » Sa voix tomba en un grognement bas et menaçant. « Allez, Marsai, ne fais pas la timide, redis-le ! »

Je pouvais sentir les regards de tous les élèves de la salle fixés sur moi tandis que je me débattais contre son emprise. Une douleur fulgurante parcourut mon poignet, mais elle n'était rien comparée à l'humiliation d'être exposée ainsi.

« Laisse-moi partir ! »

Il me sourit, d'un sourire moqueur qui me donna la chair de poule. « Pas avant que tu ne répètes ce que tu as dit, sale oméga ! »

« D'a…ccord, Navian », murmurai-je, ma voix se brisant à chaque mot. « J'ai dit que tu ne méritais rien de bon, d'accord ? Laisse-moi tranquille ! » D'un coup sec, je parvins enfin à libérer mon bras, mon poignet me brûlant alors que je reculais.

Il ricana, et presque aussitôt, une explosion de rires monta de la foule. Je ne pouvais comprendre ce qu'il y avait de si amusant dans mon humiliation, et cela me blessait plus que je ne voulais l'admettre.

« Qu'est-ce que tu viens de dire, Marsai ? » La voix d'Aya retentit alors qu'elle arrivait en trombe, les yeux brûlants de dégoût.

Avant même que je puisse ouvrir la bouche, elle saisit mes cheveux avec une telle force que j'eus l'impression que mon cuir chevelu allait s'arracher. J'étouffai un cri, essayant de retenir les pleurs qui montaient dans ma gorge.

La douleur me submergea, mais ce qui faisait encore plus mal, c'était l'humiliation. Je détestais être aussi faible devant elle, devant eux tous.

Du coin de l'œil, je vis Ethan s'approcher, les bras croisés sur la poitrine, nous observant. Pendant une seconde, l'espoir s'alluma en moi. Une toute petite lueur désespérée : peut-être, juste peut-être, allait-il empêcher Aya de me faire du mal.

Mais non.

Au lieu de cela, ses lèvres se courbèrent dans un sourire cruel, prouvant qu'il appréciait clairement la situation.

« Tu devrais vraiment connaître ta place, Marsai », dit-il en traînant les mots. « Tu ne peux pas agir comme ça et t'attendre à t'en tirer indemne, surtout pas le jour de notre anniversaire. »

Aya tira encore plus fort sur mes cheveux, provoquant une décharge de douleur aiguë dans mon crâne, et je me mordis la lèvre pour empêcher le cri de s'échapper.

« Excuse-toi auprès de Navian, et je te lâcherai. »

Il n'y avait aucune issue. Ma fierté me criait de résister, mais je n'avais pas d'autre option que d'obtempérer.

« Navian, je… »

« Lâche-la, Aya. Tu ne vois pas que tu lui fais mal ? » Une voix basse et rauque brisa la tension, poussant Aya à relâcher légèrement son emprise. Je tournai lentement la tête pour voir Miles, le troisième triplé, debout là, les poings serrés.



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