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4- BLACK OUT

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Résumé

💥 BLACK OUT / ou la vie foireuse de Nathan Campbell 💥 Dans ce dernier volet de l'histoire des Campbell, nous retrouvons Nathan, l’aîné de la famille, en proie à une série de déceptions amoureuses et de coups d'un soir qui le laissent sur sa faim. Alors qu'il tente de naviguer dans le tourbillon de ses mésaventures romantiques, la vie semble lui jouer des tours, et les problèmes s'accumulent comme une orageuse tempête. Nathan se demande s'il est vraiment responsable de sa malchance, ou si tout cela est lié à la récente arrivée d'Amelia, une nouvelle employée qui semble avoir un effet déstabilisateur sur lui. Entre attirance et confusion, il se retrouve à jongler avec ses sentiments tout en essayant de garder le cap dans sa vie professionnelle et personnelle. Les événements s'accélèrent, et alors que Nathan pense que la situation ne pourrait pas être pire, il se retrouve confronté à des défis inattendus qui vont remettre en question tout ce qu'il pensait savoir sur l'amour et ses relations. ⚡"Black Out"⚡ est un voyage électrisant à travers les hauts et les bas de la vie amoureuse de Nathan Campbell, où chaque choix peut mener à une nouvelle déception ou à une illumination inattendue. Préparez-vous à être surpris, car dans ce monde plein de rebondissements, l'amour peut frapper à tout moment, et parfois, il faut plonger dans l'inconnu pour trouver ce que l'on cherche vraiment.

Genre :
Romance,Other
Auteur :
LUPIC
Statut :
Terminé
Chapitres :
35
Rating
5.0 (7 avis)
Classification par âge :
18+

Chapitre 1 - NATHAN

La plupart des gens héritent d’un nom, d’un regard, parfois d’un sourire. Moi, j’ai hérité d’un empire. Et d’une solitude solidement charpentée.

On me connaît. Ou plutôt, on connaît mon nom. Campbell. Synonyme de prestige, de verre soufflé à la main, de draps en satin d’Égypte, de toits-terrasses surplombant Manhattan et de coupes de champagne qui n’en finissent jamais de se remplir.

Mais derrière la façade impeccable, le costume taillé au millimètre et la montre suisse qui bat contre mon poignet gauche comme un métronome… il y a le reste. Celui que personne ne voit. Celui que personne ne prend le temps de regarder.

Je suis l’aîné. Celui qu’on attendait avec fierté, qu’on a élevé comme l’héritier d’une dynastie dorée. Celui qui devait réussir, tracer, maintenir la barre haute pendant que les autres s’autorisaient à rêver.

Matthew, mon frère cadet, est devenu une légende du baseball. Aujourd’hui, il est aussi fou amoureux qu’heureux. Sa femme rayonne, leur bébé arrive, et leurs sourires à tous les deux feraient pâlir la une des magazines les plus cyniques.

Emma, notre sœur, a deux enfants magnifiques. Des jumeaux qui rient comme si le monde était un terrain de jeu. Son mari l’adore. Elle, elle brille.

Et moi ? Je travaille.

Je gère des hôtels de luxe. Je sauve des ouvertures qui dérapent, j’éteins des incendies que personne ne soupçonne, je fais en sorte que l’image reste parfaite même quand tout menace de s’effondrer.

Mais au fond… je suis seul.

Une solitude polie, bien habillée, parfumée au bois de cèdre. Le genre de solitude qui ne crie pas, mais qui creuse lentement, chaque jour un peu plus profond.

C’est peut-être pour ça que j’ai autant de mal avec l’amour. Ou peut-être que je suis simplement mauvais dans ce domaine. Chaque tentative est une catastrophe soigneusement scénarisée, un désastre d’une précision chirurgicale.

Je pourrais écrire un manuel. Nathan Campbell, ou comment rater sa vie amoureuse avec style.


La première ? Une femme sublime, un sourire qui ferait fondre la pierre. Deux mois de rêve, et des plans de mariage déjà couchés sur papier. Puis, un message. Pas pour moi. Pour un autre. Un homme au portefeuille plus rempli que le mien. Bien sûr.

La deuxième ? Une amoureuse de l’extrême. Fusionnelle à en perdre haleine. Et quand j’ai tenté de respirer ? Elle m’a traqué comme une ombre. Cinquante messages par heure. Des crises pour un “vu” sans réponse. Des accès à mes réseaux exigés. J’ai fui, littéralement, comme on échappe à une secte.

La troisième… elle m’a laissé croire. Une complicité rare. Un humour assorti. Et puis un soir, elle a souri doucement et m’a dit : “Je suis désolée, je t’aimais bien… mais j’étais avec toi pour m’aider à affronter ce que je suis vraiment. Je préfère les femmes.”

Je l’ai regardée partir. En silence. Le cœur encore chaud de ce qu’on aurait pu être.

Et puis, il y a eu celle que j’ai vraiment imaginé aimer. Jusqu’à ce qu’elle disparaisse. Pas une explication. Pas un mot. Comme si je n’avais été qu’une parenthèse entre deux battements d’aile.

Depuis ? Plus rien. Des rendez-vous qui n’aboutissent pas. Des femmes qui s’éclipsent avant même de me laisser une chance. Et ce foutu vide que même le travail ne comble plus vraiment.


Parfois, je me dis que l’univers joue à un jeu cruel avec moi. Un genre de test cosmique où l’amour serait le défi ultime, et où moi, Nathan Campbell, malgré mes efforts, échouerais systématiquement à la dernière épreuve.

Il faut voir les repas de famille pour comprendre. Tout commence toujours avec un verre de vin, un toast, des rires feutrés. Et puis ça glisse. Toujours vers la même question, habillée différemment mais toujours aussi coupante : — Et toi, Nathan ? Quand est-ce que tu trouves quelqu’un ? — Tu ne veux pas d’enfants, toi aussi ? — Tu comptes finir seul, avec tes hôtels et ton chien ? À chaque fois, je souris. Je réponds avec une plaisanterie bien rodée. Et je me sers un autre verre. Mais la vérité ? C’est que ça commence à me ronger. Lentement. Comme une pluie fine qui finit par traverser même les toits les plus solides.

Et le pompon ? Mon cousin Ben. Ce mec, ce spécimen incapable de rester fidèle plus de trois jours, va se marier.

Je l’ai regardé, l’autre jour, parler de sa future femme avec des étoiles dans les yeux. Lui, l’homme aux conquêtes sans nom, va dire “oui” devant un prêtre.

Alors oui. Déprimant est un mot bien trop doux.

Et comme si le destin avait décidé de se foutre ouvertement de moi, il m’a envoyé Amelia.

Avant, c’était Emma qui m’accompagnait sur les chantiers de nos hôtels en construction. Elle avait l’œil, le flair, la douceur nécessaire pour tempérer mes excès de rigueur. Elle savait comment travailler avec moi.

Mais depuis ses jumeaux, ses priorités ont changé. Et voilà que débarque… elle.

Amelia.

L’antithèse de la tendresse. L’exact opposé du compromis.

Une perfection glacée, précise, redoutablement efficace. Chaque mot qu’elle prononce est une pique en costume trois-pièces. Elle ne hausse jamais la voix, elle n’en a pas besoin. Son silence est une arme en soi.

Et pourtant… malgré tout ce que je devrais ressentir, de l’agacement, de la frustration, de l’exaspération pure, il y a autre chose. Quelque chose d’inavouable.

Je la regarde parfois plus longtemps que nécessaire. Je guette ses réactions. Je me surprends à penser à elle, même en dehors des réunions.

Et cette pensée-là est la plus dangereuse de toutes.

Parce qu’elle réveille quelque chose en moi. Un manque. Une faim. Un besoin que je croyais enfoui sous des années de travail, de responsabilités, de désillusions sentimentales.

Amelia n’est pas douce. Elle est incendiaire. Et moi, je suis en bois sec.


Depuis qu’elle est là, tout se dérègle. Je me cogne. Je perds mes affaires. Je renverse du café. Je me sens comme un adolescent maladroit qui essaie de cacher son trouble sous un masque d’assurance.

Dernier épisode en date : intoxication alimentaire. En pleine présentation devant des investisseurs. J’aurais pu mourir de honte. Littéralement.

Et les chaussures ? Semelles qui se décollent. En public, évidemment. J’ai traversé le hall d’un palace londonien avec un pied qui claquait sur le marbre comme un mauvais sketch.

Le café ? Toujours tiède, toujours amer. Comme si même les baristas sentaient que je portais la poisse.

Mes poches ? Mystérieusement trouées. Mon téléphone ? Tombé, fissuré. Deux fois.

Ma dignité ? Disparue quelque part entre un PowerPoint foiré et un rendez-vous où on ne m’a jamais rappelé.

Sérieusement. Je pourrais écrire un livre. Chroniques d’un cœur poisseux.

Mais le pire, c’est que je continue à espérer. À m’acharner. Comme si, malgré tout, il restait une chance. Une toute petite lumière. Une main qu’on pourrait effleurer au bon moment.

J’ai fait des rencontres, ces derniers temps. Des applications. Des dîners arrangés.

Rien. Pas un message après. Pas un regard en arrière.

Elles m’oublient aussi vite qu’elles m’ont croisé.

Et je commence à me demander sérieusement : est-ce que je suis devenu… invisible ?

Ou pire : est-ce qu’Amelia me jette un sort à mon insu ? Est-ce qu’elle absorbe tout l’oxygène autour de moi ? Est-ce qu’elle m’éclipse, même quand elle n’est pas là ?

Parce qu’il faut bien le dire : depuis qu’elle est entrée dans ma vie, les autres femmes ne m’intéressent plus. Pas vraiment.

Elles manquent de… relief. D’éclat. D’épine.

Amelia, elle, pique. Elle dérange. Elle remue.

Et moi, je suis irrésistiblement attiré par ce chaos.


Et puis, il y a eu le jour du mariage de ma sœur.

Un moment censé être tendre, doux, joyeux. Sauf que même là, j’ai réussi à me prendre une gifle de l’univers.

La sœur d’Ethan. Jolie, intelligente, drôle. On avait accroché. On avait même flirté. Je croyais, pour un instant, qu’il y avait un “peut-être”.

Jusqu’à ce que je la surprenne en train d’embrasser… ma cousine.

Ma. Foutu cousine !

J’ai ri. Je crois. Un rire sec, incrédule. Un de ceux qu’on étouffe dans une flûte de champagne, en priant pour que personne ne remarque à quel point ça fait mal.

Franchement… est-ce que j’ai une malédiction tatouée sur le front ?

Je respire. Profondément. Encore.

Peut-être qu’il faut que je me fasse une raison. Que je m’imagine vieux, riche, seul, avec Toby comme unique compagnon.

Toby, mon chien. Mon seul amour inconditionnel.

Aujourd’hui, il fait beau. Alors je décide de l’emmener à Central Park. L’air est doux, les feuilles vibrent sous le vent comme des caresses.

Je le lâche une minute. Une toute petite minute.

Et quand je me retourne… il est monté sur une chienne, sans la moindre gêne. Bien sûr.

Et sa maîtresse ? Une tornade.

— C’est une blague ?! Vous êtes incapable de contrôler votre chien ? C’est un manque total de savoir-vivre !

Je tente de balbutier une excuse, mais elle ne me laisse même pas respirer.

— Connard, me crache-t-elle avant de s’éloigner, furieuse, sa chienne dans les bras.

Je reste là. Bouche bée.

Même Toby a une vie sexuelle plus épanouie que la mienne.

Et pour la première fois depuis longtemps… je me sens vraiment, profondément, seul..

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Bien écrit

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Intrigue captivante

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Super personnage

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Dialogues forts

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