Noir cendre

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Résumé

Ce recit est cour d’écriture. Pour moi avant tout car j’aime ce genre de recit et je ne trouve pas d’histoires qui me conviennent. J’aime ecrire et lire. Grâce aux ia je peux creer les illustrations et travailler le recit comme je le souhaite. Si par la même occasion certains lecteur aime j’en suis ravie. L’histoire raconte les souffrances du passé et la reconstruction dans la souffrance.

Genre :
Romance/Fantasy
Auteur :
Freeez
Statut :
En cours
Chapitres :
2
Rating
n/a
Classification par âge :
16+

Le donjon

Cela faisait des semaines, des mois, peut-être plus, qu'il était là. Il ne savait même plus si c'était le jour ou la nuit. Il ne comptait plus que les battements irréguliers de son cœur, les pulsations sourdes qui faisait irradier la douleur dans son corps.

Enchainé à la paroi de pierre, l'odeur poisseuse de moisissure et de sang emplissait sa cellule. Ses sens ne percevaientt plus de vie, que la mort, et la douleur. L'humidité et le froid rongeaient sa chair, comme un poison. Et pourtant il était en sueur, la fièvre, la douleur, et le manque...

Chaque fois qu'il sentait son esprit glisser vers l'inconscient et la mort, il était rattrapé par ses tortionnaires. Les hurlements dans les geôles voisines ne lui amenaient plus de compassion, son échine de trésaille plus, il n'était même pas sûr que ce soit réel. Il fait partie de cet enfer, et son corps se fondait dans la pierre recouverte de son sang et de sa sueur. Cet endroit abritait plus de fantômes que de vivants.

Tout à commencé quand les démons sont descendus de la mer du nord il y environ trois ans. Personne ne sait pourquoi ils sont arrivés sur le continent des hommes. Mais la guerre a commencé et les hommes n'avaient que deux choix, mourir ou se battre. Les démons ne faisaient pas de prisonniers. Pourtant lui, avait été capturé. Lors d'une bataille pour défendre les terres de son clan, les hordes de démons ne leurs avait laissé aucun répit. Les démons attaquaient la nuit, et la nuit suivante la bataille durait encore. C'est lors d'une retraite qu'il avait pris la décision de rester en arrière avec quelques hommes pour retenir les ennemies et permettre à son clan de se replier. Il fut gravement blessé mais le clan avait pu se mettre en lieu sûr. Et c'est lorsqu'il reprit connaissance qu'il constata les chaines à ses poignets et ses chevilles, des chaines lourdes et froides. Cela faisait des mois peut-être plus maintenant, qu'il était prisonnier, torturé, nuits et jours.

Ses tortionnaires ne posaient même plus de questions à présent. Au début ils voulurent savoir où se cachaient la résistance des hommes, ou était le clan, qui était les chefs des armées humaines. Mais depuis longtemps ses bourreaux ne posaient plus de questions. Il n'avait jamais parlé. Il avait scellé sa langue, même quand son corps avait été brisé, même si sa chair se déchirait sous les coups et les lames, il ne parlerait pas.

Parfois on l'oubliait plusieurs jours dans sa cellule, sans eau, ni nourriture. Mais ces moments étaient ceux qu'il préférait. Il parvenait à peine a se rappeler le vent, le soleil, les rires, ou les visages aimés. Mais dans ces moments d'oubli il se sentait glissé vers l'inconscient et parvenait a oublier ce qu'il était.

Il attendait avec impatience que son corps cède enfin et que les démons l'oubli. L'agonie serait lente mais elle aurait une fin.

Pourtant ce jour-là un bruit inhabituel se fit entendre. Il entendit un démon crié puis un bruit sourd. Il entendit des bruits de luttes, des fers qui s'entrechoquent, des épées? Il n'était pas sûr que ce soit réel. Il était suspendu à ses chaines depuis plusieurs jours déjà. Le démon qui s'occupait de lui l'avait laissé pendre après l'avoir battue. Le fouet, le tisonnier, le fer. Il lui avait fait boire la potion noire et épaisse comme du goudron pour le maintenir en vie, puis avait recommencé avant de laisser là, encore, le corps sanguinolant et tremblant. Cette potion maintenait en vie les hommes et obligeait leurs corps a guérir pour faire durer leur enfer. Mais pire, elle les rendait dépendants, leurs agonies se prolongeaient à cause d'elle et leurs corps en réclamaient.

Le bruit se rapprocha, et il entendit son geôlier jurer et il vit sa grosse tête boursouflée roulée devant les grilles de sa cellule. Sa vue était troublée par la douleur et la fièvre mais il reconnaissait le démon.

Il n'arrivait pas s'accrocher à la réalité pour comprendre ce qui passait, mais quand sa cellule s'ouvrit, il ne pensa pas à autre chose que la suite de son supplice à venir. Pourtant ce qui se produisit fut inespéré. Il entendit son prénom. Il l’avait oublié. ... Erik. Une voix féminine, humaine. Son esprit divaguait de plus en plus. Ses hallucinations lui semblaient si réelles. Mais quand il sentit une main se posé doucement sur son bras, il tressaillit brusquement. Il la regarda, ne sachant pas si-il pouvait faire confiance à ses sens. Elle avait l'air si réelle.

Elle prit les clés du démon et déverrouilla les chaines. Elle fit descendre doucement les chaines suspendues du plafond pour lui éviter la chute.

Il essaya de tenir sur ses jambes mais sans succès. Il avait les membres meurtris. Il était a genoux, essayant de se tenir au mur pour se redresser et voir ce qui se passait. Il ne réalisait toujours pas qu'une femme était présente. Il la prenait pour une hallucination. Mais quand elle s'approcha doucement de lui pour lui parler il eut un mouvement de recul.

-"Erik... j'ai été envoyé pour te faire sortir de là"

Il avança la main pour la toucher, commença à douter de cette hallucination. Mais sa main senti le contact doux de son manteau. Et quand elle lui prit la main dans la sienne, il sentit son cœur se serré dans la poitrine. Elle était humaine, et elle était réelle.

-"Erik, il faut te lever, ils vont revenir"

Elle lui fit passer le bras sur ses épaules et essaya de le soutenir pour le redresser. Mais ses jambes peinaient a le porter.

"Si tu veux sortir d'ici il va falloir faire un dernier effort. je ne peux pas te porter Erik. Tu n'as pas survécu jusqu'à présent pour mourir si près de la liberté. Je ne peux pas te porter mais je ne t'abandonnerais ici!"

Erik la dévisagea, et avec son aide parvint a se redresser, appuyer sur elle. Tout son corps brulait, souffrait, il n'avait plus de forces et les plaies encore sanguinolentes se confondaient avec les innombrables cicatrices qui maculaient son corps. Il ne portait qu'un pantalon de haillons et était pieds nus.

Mais la femme était robuste, solide, elle parvenait sans difficultés a le supporter sur ses épaules pour le faire avancer.

Ils déambulaient dans les couloirs sombres, elle devait parfois le laisser chuter au sol pour se battre contre les démons qui tentaient de les empêcher de fuir. Sa dextérité au combat était impressionnante, Erik s'en rendait compte malgré son état.

Ce fut après de longues minutes qu'ils arrivèrent au pied d'un immense escalier en colimaçon. En haut se trouvait le monde, la vie et la liberté. Elle lui soufflait des mots d'encouragement, son cheval les attendait là-haut.

Ce fut prix de nombreuses chutes et de douleurs qui lui transperçait les os et les muscles qu'ils arrivèrent enfin a la porte. Il pouvait voir la lumière a travers le bois. Quand elle ouvrit la porte, il fut ébloui et ne put avancer plus loin. Il tomba a genoux et sentit la terre, l'herbe, et le vent. Il sentait le vent. Il y avait toujours l'odeur putride du donjon derrière lui, mais pourtant il sentait le monde devant.

Elle l'attrapa par le bras et lui intima l'ordre de se lever! Il comprit qu'il n'avait pas le choix et se redressa. Sans elle il n'aurait pas faire un pas, mais il avança j'jusqu'au arbre, et un peu plus loin, dissimuler dans les fourrés, un cheval.