Eyes On Me par Vivienne Wren chez Inkitt
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Les yeux sur moi

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Résumé

**Dark romance/romance obsessionnelle** Il l'observe. Il traque ses habitudes. Il s'introduit chez elle. Et maintenant, il est prêt à prendre ce qui lui appartient. Guinevere Merritt est douce, réservée, et totalement impréparée face à un homme comme Asher Blackwell — un milliardaire de la tech reclus, qui détient trop de pouvoir et nourrit une obsession dangereuse. Elle. Lorsque Ash sort de l'ombre pour entrer dans sa vie, Guinevere doit décider : va-t-elle le fuir… ou courir vers lui ?

Genre :
Romance
Auteur :
Vivienne Wren
Statut :
Terminé
Chapitres :
37
Rating
4.9 155 avis
Classification par âge :
18+

1 | Cible

ASHER

Putain, je déteste les gens.

Tout le monde veut quelque chose : du prestige, des contrats, être dans mes petits papiers. N'importe quoi pour se sentir puissant.

Je prends sur moi, je souris, je serre des mains. Je hoche la tête comme si j'écoutais. Je fais semblant de m'y intéresser. J'essaie de ne pas m'étouffer entre l'odeur du parfum de luxe et celle du désespoir.

Je déambule dans la foule en évitant les mains qui se tendent, et je récupère une coupe de champagne sur un plateau.

« Blackwell ! » tonne une voix derrière moi.

Fait chier.

Je me retourne en affichant un visage à peu près aimable.

« Boden », dis-je en serrant sa main tendue. Il attrape la mienne avec ses deux mains. J'ai immédiatement envie de me dégager. Mais je lui souris et je serre un peu plus fort que nécessaire. Juste assez pour lui rappeler qui il touche.

Sale petite fouine.

« On a du mal à vous attraper », murmure Boden, « même à votre propre événement. »

« Surtout à mon propre événement », je réponds sèchement avec un autre sourire forcé. « Mais vous m'avez eu. Qu'est-ce que je peux faire pour vous ? »

« Venez marcher un peu avec moi », dit Boden en me tirant par le bras comme si on était potes.

Je le suis vers le vestiaire, surtout pour m'éloigner du reste de la foule. Je le laisse déballer son baratin sur sa boîte.

Et c'est là que je la vois.

Une petite chose délicate. Ses cheveux châtain clair sont relevés en un chignon flou, comme si elle l'avait fait à la va-vite. De grands yeux noisette scrutent les portants comme s'ils allaient la brûler si elle restait trop longtemps. C'est la plus belle fille que j'aie jamais vue.

Fragile. Innocente. Putain de parfaite.

Ma première pensée est déplacée, la seconde est possessive.

Il faut qu'elle soit à moi.

Elle ne me regarde pas. Elle ne m'accorde pas un seul regard. Même quand je m'appuie des deux mains sur le comptoir en la fixant du regard pour essayer de la paralyser.

Peu importe. Moi, je la vois. Je l'ai déjà choisie. Ça suffit.

Alors, quand Boden sort son téléphone et fait tomber son ticket de vestiaire, je le ramasse. Et quand le gars à côté de moi s'éloigne du comptoir en rangeant son ticket dans sa poche, je conclus l'affaire avec une petite accolade amicale bien calculée. J'échange les numéros. Je glisse le ticket de l'inconnu dans la poche de veste de Boden, et je le regarde continuer de jacasser, sans rien remarquer.

La fille s'approche du comptoir, et je regarde son badge.

Guinevere. Putain de merde. Un joli nom pour une jolie fille.

Elle prend le ticket de Boden et disparaît dans le labyrinthe des manteaux. Elle revient quelques instants plus tard avec un trench noir de prix entre les mains.

Boden le prend sans un mot et l'enfile. Puis il retire brusquement sa main de la poche comme s'il s'était fait piquer. Il enlève le manteau et vérifie l'étiquette.

« Hé, mademoiselle », aboie-t-il, indigné. Ça me donne envie de lui faire bouffer ses dents, mais je ne bouge pas.

Guinevere réapparaît, les sourcils levés.

« Ce n'est pas le mien », râle-t-il en jetant le manteau sur le comptoir.

Elle fronce les sourcils et le reprend. « Vous êtes sûr ? » demande-t-elle, confuse. « C'est le... »

« Vous croyez que je ne reconnais pas mon propre manteau ?! » lance-t-il, et elle sursaute.

Une sensation vive s'allume en moi. Ce regard dans ses yeux. Je veux le revoir. À cause de moi. Selon mes règles.

Elle fouille dans une pile de tickets délaissés et en sort deux. Tous les deux portent le numéro 312.

Elle les fait glisser vers Boden. « Vous voyez ? C'est le numéro que vous m'avez donné. Je m'en souviens parce que... »

Il se penche sur le comptoir et lui coupe la parole. « Vous croyez que je ne connais pas mon propre manteau ? » grogne-t-il à nouveau. Ses yeux parcourent la pièce et se fixent sur une porte latérale. « Laissez-moi entrer, je vais le chercher moi-même. »

« Non ! » s'écrie Guinevere. « Je ne peux pas vous laisser passer, c'est contre le règlement ! »

Elle tremble maintenant. Elle a les yeux écarquillés par la terreur.

Un collègue arrive derrière elle. « Monsieur, je suis désolé... »

J'interviens. Calme. Détendu. Ma main se pose sur l'épaule de Boden et je serre juste assez pour qu'il se fige.

« Boden, mon vieux », dis-je d'un ton mielleux et venimeux. « Pourquoi vous n'iriez pas fumer une cigarette dehors ? Guinevere va trouver votre manteau. N'est-ce pas, ma belle ? »

Elle tressaille. Ses grands yeux croisent enfin les miens. Juste une seconde, mais ça suffit.

Elle hoche la tête, puis s'esquive à nouveau.

« Mes clopes sont dans mon manteau », grommelle Boden.

« Un verre, alors », je dis, en le dirigeant déjà vers le bar.

Il s'éloigne et je me retourne vers elle.

Elle fouille les portants. Ce sont presque tous des trenchs noirs, la pauvre.

Je l'observe comme un rapace, en étudiant chacun de ses mouvements. Sa respiration est courte et rapide. Elle est nerveuse et regarde par-dessus son épaule toutes les deux secondes. Elle vérifie si Boden est revenu, je parie.

Il lui fait peur.

J'aime la voir nerveuse, mais je n'aime pas que ce soit lui qui en soit la cause. Et je n'aime vraiment pas qu'elle regarde à travers moi comme si je n'étais pas là, bordel.

Je m'appuie sur mes avant-bras sur le comptoir, les doigts croisés.

Il lui faut presque dix minutes pour trouver quelque chose qui correspond à la description de Boden. Elle revient en hâte, le manteau à la main.

Je fais signe à Boden d'approcher.

Il tend la main quand il voit le manteau, mais Guinevere hésite.

« Pourriez-vous me dire ce qu'il y a dans la poche droite ? » demande-t-elle sans oser le regarder en face.

« Vous vous foutez de moi, là ? » marmonne Boden en tendant à nouveau la main.

Elle recule d'un pas.

« Vous m'avez donné un autre ticket », dit-elle d'une voix douce et peu assurée. « Le règlement impose de vérifier avant de rendre un manteau à quelqu'un qui n'a pas le bon numéro. »

Boden la regarde comme s'il allait sauter par-dessus le comptoir. Puis il grogne : « Des cigarettes et un Zippo en argent. »

Elle vérifie, hoche la tête et lui donne le manteau.

« Encore une fois, Monsieur, je suis tellement désol... »

« Taisez-vous », crache-t-il. « De toute façon, vous allez sûrement vous faire virer. » Puis il s'en va furieux, en sortant déjà une cigarette.

Guinevere se retourne et tombe directement dans les bras de son collègue. Celui-ci l'enlace et lui caresse les cheveux comme s'il était un foutu héros.

Je reste là, à la regarder se confier à lui, totalement ignorante de ma présence. Ça m'enrage et ça m'excite à la fois.

Je traîne dans les parages. Je retourne faire quelques tours dans la salle de réception, je parle à des employés, je fais semblant de réseauter. Mais je ne la quitte jamais des yeux.

Quand je la vois dire au revoir à ses collègues et prendre son manteau, je me faufile à travers la foule.


L'air de la nuit me pique le visage quand je sors. Je reste assez loin derrière elle pour ne pas être vu. Elle s'enroule dans une écharpe trop grande pour sa petite carrure et met ses mains dans ses poches. Elle marche vite pour quelqu'un d'aussi menu.

Je reste dans l'ombre et j'observe.

Elle dépasse le parking et continue de marcher.

Guinevere, bébé. Ne me dis pas que tu rentres seule à pied dans le noir.

Elle traverse la rue et accélère le pas.

Une rue plus loin, elle commence à fouiller dans son sac.

Elle cherche ses clés. Soit elle est presque arrivée, soit elle sait qu'on la suit et elle cherche désespérément de quoi se défendre.

Mais elle s'arrête devant une petite maison de ville et déverrouille la porte. Elle la claque derrière elle. J'entends les verrous tourner.

Je reste dans l'ombre d'un arbre, de l'autre côté de la rue. Je continue de regarder.

Elle allume la lumière. Elle enlève son écharpe et son manteau. Elle disparaît un instant, puis revient avec une couverture. Enfin, elle tire les rideaux.

C'est bien, ma grande.

On ne sait jamais quels genres de monstres peuvent rôder dehors.


Bienvenue dans le monde détraqué d'Asher Blackwell. Préparez-vous 🔥⛓️

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Bien écrit

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Intrigue captivante

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Super personnage

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Super personnage

Dialogues forts

44

Dialogues forts

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author

oh my !!!!
came here thanks to your books on galatea
jumping straight to my 3rd book on inkitt... safe to say I didnt get much sleep this past week, and not work done at all ! 😂

7 mois
2
author

i love it

4 mois
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author

What a rollercoaster ride !

25 jours
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