Chapitre 1
Mon réveil sonne et me fait sursauter. « Putain... pourquoi interrompre un truc aussi bien... » je grommelle. Je faisais un rêve tellement agréable, aussi contradictoire soit-il. Un rêve érotique sur mon ex... quelle blague, mon esprit ! Enfin, peu importe. Je n'y prête pas attention. Je suis juste en chaleur, et le fait de n'avoir connu qu'un seul mec ne laisse pas grand-chose à mon imagination. Il y a deux mois, j'ai surpris mon petit ami Wyatt avec sa bite à l'intérieur d'une autre fille. Et pas n'importe laquelle, évidemment... ma soi-disant « meilleure amie » de l'équipe de softball, Kaci.
Tout repasse en boucle dans ma tête comme une scène de film à la con. Je suis entrée dans la chambre universitaire de Wyatt comme d'habitude, avec sa pizza préférée, et portant la lingerie la plus pute que j'avais pu trouver sous mes vêtements. On n'avait pas eu beaucoup de temps à passer ensemble dernièrement, à cause de nos saisons sportives respectives. Je voulais faire un truc spontané, un truc sexy... En ouvrant la porte, j'ai immédiatement croisé le regard de Kaci. Elle était au-dessus de lui, face à moi, et Wyatt tournait le dos à la porte. Elle a fait un sourire en coin et s'est mise à gémir encore plus fort, en faisant tout un cinéma. Je n'ai pas attendu, je n'ai pas hésité, j'ai juste marché vers lui et je l'ai fixé jusqu'à ce qu'il comprenne ce que j'étais en train de voir. Il a éjecté Kaci de ses genoux, a attrapé un oreiller pour se couvrir et s'est précipité après moi hors de la chambre en déblatérant le classique : « Evie ! Ça ne voulait rien dire ! J'étais seul, elle ne compte pas ! Je te le promets ! » Je l'ai dévisagé ; à ce stade, on avait attiré une foule dans le couloir. J'étais folle de rage et j'ai crié : « Tu sais quoi, Wyatt... t'avais pas besoin d'un oreiller taille réelle pour cacher ce ver ratatiné que tu appelles ta bite ! Tu me rends service. Je vais peut-être ENFIN avoir un vrai orgasme maintenant. Va te faire foutre, et bon débarras. » Tout le couloir a fait « ooh » pendant que je retournais à mon dortoir.
À cet instant, j'ai su que j'allais quitter cette fac. J'abandonnais la seule chose que j'avais toujours connue et vraiment aimée, le softball, à cause d'un mec minable et d'une « meilleure amie » à deux balles. J'ai passé mes examens finaux et je me suis tirée de là pour prendre un nouveau départ dans une autre université avec ma vraie meilleure amie d'enfance. Que les jeux commencent, je tourne la page. Je vais devenir tout ce dont j'ai toujours rêvé, et faire tout ce dont j'ai eu envie sans être attachée à personne.
Quoique, être attachée, ça pourrait être sympa aussi, non ?