16 RUE DE LA FORTUNE
Chez nous le faible survit et le fort tue,
Je viens de lĂ oĂč la mort se vend comme des invendus;
Je manie les métaphores et les sous-entendus,
Je sonne dâen bas pour que dâen haut sâouvre les portes sans attendre dâĂȘtre rĂ©pondu..
Sans cesse on fait des A-R, les rues sont nos schedules,
Ce nâest guĂšre en bas quâon trainait, sĂ©vĂšres Ă©taient nos pendules,
Elles savaient aussi cĂąliner quand les apps nous prenaient pour moins que leurs ovules.
On nous a pas éduqué au vol, car nos mÚres portent leur voile,
Nos voix portaient peu, on sera jamais mis sur un piédestal,
Fataliste sur ce qui se reflĂšte dans nos yeux: câest le syndrome du character principal.
Une boule dâĂ©nergie, je bouillonnais comme la pile,
Je traine avec â”â”⎰┣â”â”â”, ŚĄÖ°Ś€ÖžŚšÖ·ŚÖŽÖŒŚŚ et Peuls,
Pas de peau, on se reconnaissait au village avec des « Wesh ma gueule! »
Jâincarnais ma folie, je changeais de couleur comme de climat,
Dans ma tour jâĂ©tais enclavĂ©, lâaltitude parait ĂȘtre un mirage,
Du haut de ma tess je voyais pas lâenfer mais un miracle,
JâĂ©tais gagnant quand je repartais avec un mistral.
Je nâavais que faire de ma paire, les rĂȘves Ă©taient astral comme Kepler,
Il ne sâagit pas dâune vie de star, on en avait que faire du systĂšme,
On aimait lâĂȘtre, rien Ă foutre que lâhĂ©tĂ©ro, lâhomo ou le cis tâaime..
Que cesse la canicule, que la neige nous accorde de sa tendresse,
Quand est-ce quâon rentre car le temps presse ?
Un feu de forĂȘt câest moins impressionnant quâun feu de dĂ©tresse,
Jâai choisi Diamant, Douze, Detroit Ă la place du Triple S!








