Goodbye Mary

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Résumé

Septembre 1985 Tina Moore voit sa vie basculer au seuil de ses dix-huit ans lorsqu'elle apprend le suicide de sa meilleure amie. Dans les couloirs d'Oakridge, elle affronte le vide béant laissé par celle qui était tout pour elle. C'est pourtant là où résonnent encore les échos de leur amitié qu'elle croise la route de l'excentrique Elliot, le "barjot" au van cabossé et aux vinyles de Led Zeppelin. Des décombres d'un deuil naît une relation inattendue qui réveille en Tina le goût de vivre. Mais les secrets de Mary ne tardent pas à refaire surface et ses croyances volent en éclats. Prise entre sa famille qui s'inquiète, ses amis qui la mettent en garde et ses propres doutes, Tina doit choisir : rester prisonnière de son chagrin ou risquer de nouveaux liens et s'émanciper de ce qu'elle n'est plus. Un roman sur le deuil, les secrets et le courage d'aimer malgré la peur de perdre.

Genre :
Romance
Auteur :
MllePixel
Statut :
Terminé
Chapitres :
45
Rating
5.0 1 avis
Classification par âge :
16+

Prologue

2 Août 1985

« Pardonne-moi de n’avoir pas su te parler, la honte me paralysait.

Je vivais dans l’ombre écrasante de leurs attentes démesurées.

Pardonne ma lâcheté, je ne serai jamais assez.

J’ignore comment exister, je n’ai plus d’identité.

Pardonne-moi d’avoir tout quitté.

Il n’y avait plus de raisons de continuer. Plus rien à espérer.

Pardonne-moi, cette existence me fait suffoquer.

Mon cœur ne fait que s’effriter.

Je te souhaite de trouver cette liberté qui m’a toujours échappé.

Mary, à jamais ta meilleure amie. »

Dix lignes griffonnées sur un bout de papier, c’est à ça que se résume l’héritage de celle qui a été ma meilleure amie. Agenouillée devant sa tombe, l’âme brisée par le poids de la perte, je ne parviens pas à pleurer. Le déni est une douce anesthésie. Je m’interdis de lire son nom devenu épitaphe, incapable d’accepter la réalité de son départ.

Pourquoi t’as fait ça ?

La question tourne, me tourmente et me hante, puis creuse une plaie béante. Alors je lis. Encore et encore. Mais cette lettre n’offre que des réponses muettes, enchaînées au douloureux silence de son absence.

Pardonne-moi de n’avoir pas su être là.