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LE CONTRAT CAMBEL

Tous droits réservés ©

Résumé

Je suis venue pour un poste de femme de ménage dans son grand hôtel. Je suis pauvre, endettée, et je n’avais besoin que d’un salaire… pas d’un mari. Mais Nolan Cambel, PDG froid et dominateur, ne m’a pas proposé un travail. Il m’a offert un contrat. Un week-end d’essai pour vivre comme sa soumise. Une semaine d’essai pour jouer le rôle de son épouse, avant de sauter le pas et signer ce mariage imposé par ses règles. Tout est écrit : ses ordres, ses punitions, ses récompenses. Je dois accepter ou fuir. Sauf que je n’ai pas le luxe de dire non. Et surtout… il y a une vérité qu’il ignore : j’ai une fille. Mon secret. Mon trésor. Si Nolan découvre que je la lui ai cachée, je sais que le prix à payer sera terrible.

Genre :
Erotica
Auteur :
CAROLE73
Statut :
Terminé
Chapitres :
96
Rating
4.8 23 avis
Classification par âge :
18+

Chapitre 1

⚠️ Avertissement ⚠️

Contenu réservé aux adultes (+18).

Contient BDSM consensuel, violence émotionnelle, scènes explicites.

Si tu as moins de 18 ans, ne lis pas ce livre.

Ceci est un conte de fées moderne… ou presque.

Pas de carrosse ni de bal, ici : plutôt des contrats, du contrôle et des nuits brûlantes.

Ce roman contient :

des scènes sexuelles crues et explicites (oui, il y a du cul, assumé 😅),

de la domination psychologique et physique, incluant des fessées,

des rapports de pouvoir et des situations intenses.

Ceci est une œuvre de fiction.

Les situations décrites relèvent du fantasme littéraire et ne doivent en aucun cas être reproduites dans la réalité… sauf si c’est consenti et que ça devient votre propre fantasme 😏😂

👉 À lire uniquement si vous aimez les romances sombres, intenses et sans filtre et avec un peu de fautes mdr ! 😂


ISITA

Le soleil de Saint-Denis perce à travers les volets usés de ma chambre, projetant des rayons timides sur le mur défraîchi. Je me réveille en sursaut, le cœur battant, comme si j’avais couru toute la nuit dans un rêve sans fin.

Aujourd’hui, c’est l’entretien.

Un poste de femme de ménage dans un hôtel Cambel, un de ces palaces où je n’ai jamais osé poser un pied. Je passe une main sur mon visage, ma peau mate captant la lumière pâle du matin.

Mes origines portoricaines et brésiliennes m’ont donné ce teint chaud, mais ici, sous le ciel gris de la banlieue parisienne, il semble s’effacer, comme si la ville voulait me voler une part de moi.

Je me lève, le parquet grinçant sous mes pieds nus. L’appartement est petit, encombré de souvenirs et de bruits familiers.

Dans la cuisine, Maman s’active déjà, le cliquetis de la cafetière emplissant l’air d’une odeur douce-amère.

Elle porte son tablier fleuri, celui qu’elle met pour tout : cuisiner, nettoyer, ou juste se donner une contenance. Ses cheveux noirs, striés de mèches grises, sont tirés en un chignon sévère.

À côté d’elle, Gloria, ma fille de huit ans, est assise à la table, ses boucles brunes en bataille, un bol de céréales devant elle.

Elle lève ses grands yeux noisette vers moi, un sourire malicieux aux lèvres.

— Maman, tu m’emmènes à l’école aujourd’hui, hein ? demande-t-elle, sa cuillère en l’air.

Je soupire, un sourire fatigué sur les lèvres. Gloria a cette énergie qui illumine tout, mais ce matin, je n’ai pas la tête à ça.

— Pas aujourd’hui, mi amor. J’ai un rendez-vous important. Mamie t’emmènera.

Maman se retourne, la cafetière à la main, et me lance un regard perçant.

— Isita, t’as intérêt à te dépêcher. Ce rendez-vous, c’est pas n’importe quoi. Les hôtels Cambel, c’est du sérieux. Tu fais tout bien, tu souris, tu dis « oui, monsieur », « oui, madame ». Compris ?

Je marmonne un « oui, Maman » en attrapant une tranche de pain. Gloria fronce les sourcils, pas satisfaite.

— Mais Maman, c’est toujours Mamie qui m’emmène ! Je veux que ce soit toi !

— Gloria, basta, intervient Maman en posant la cafetière avec un bruit sec. Ta mère a un entretien. C’est important. Tu veux qu’on ait de l’argent pour tes nouveaux crayons, non ? Alors tu vas à l’école avec moi et tu fais pas d’histoires.

Gloria croise les bras, boudeuse, mais elle ne proteste plus. Je m’approche d’elle, pose un baiser sur son front.

— Promis, ma puce, demain je t’emmène, d’accord ?

Elle hoche la tête à contrecœur, et je file dans la salle de bains.

Le miroir écaillé me renvoie l’image d’une femme de vingt-trois ans qui jongle entre ses rêves et ses responsabilités.

Ma peau mate brille sous la lumière crue.

Je prends mon temps pour me maquiller : un peu de mascara pour ouvrir mes yeux sombres, une touche de gloss rosé, rien de trop.

Juste assez pour avoir l’air soignée, pour me donner du courage.

Maman déteste quand je me maquille trop ; elle dit que ça fait « vulgaire ».

Mais moi, je veux juste me sentir prête à affronter cet univers qui n’est pas le mien.

Je passe une jupe noire toute simple et un chemisier blanc repassé avec soin. Mes cheveux bouclés, noirs comme l’ébène, tombent sur mes épaules. Je les attache en une queue-de-cheval stricte, espérant avoir l’air professionnelle. Une femme de ménage, ça doit être invisible, non ? Pourtant, je me sens comme une intruse, une fille du quartier qui va se perdre dans un monde de luxe.

— Isita ! hurle Maman depuis le salon. Tu vas être en retard ! Allez, vamos !

Je prends mon sac à main, un vieux truc en cuir élimé, et retourne dans le salon. Gloria est déjà prête, son cartable rose sur le dos. Elle me regarde avec ses grands yeux pleins d’espoir.

— Maman, t’es sûre que tu peux pas m’emmener ?

Mon cœur se serre. J’aimerais tellement avoir le temps, mais Maman intervient avant que je puisse répondre.

— Non, Gloria. Ta mère doit se concentrer. Elle va pas rater ce rendez-vous à cause de toi. Je t’emmène, et c’est tout.

Je soupire, attrapant mon sac. Maman a raison, mais je déteste voir la déception dans les yeux de ma fille.

— Je t’aime, ma puce, dis-je en l’embrassant une dernière fois. Sois sage à l’école, d’accord ?

Elle hoche la tête, et Maman me pousse presque dehors. Dans l’ascenseur, elle me répète ses consignes : sourire, parler fort, ne pas croiser les bras.

Je l’écoute à moitié, mon esprit déjà dans cet hôtel où je vais devoir prouver que je vaux quelque chose.

Quand j’arrive devant l’hôtel Cambel, je serre mon sac contre moi comme si ma vie en dépendait. Les ascenseurs sont trop rapides, les miroirs trop propres. Tout ici brille, tout ici me rappelle que je n’ai rien à faire dans un endroit pareil.

Les hôtels Cambel… des palaces pour milliardaires.

Et moi, simple fille de quartier, mère célibataire, je viens pour un poste de femme de ménage. Mais le salaire est motivant.

Les portes de l’ascenseur s’ouvrent sur un couloir silencieux. Tapis épais, boiseries sombres, lumière tamisée. Une réceptionniste au tailleur impeccable m’indique une salle d’attente.

Son regard glisse sur moi un instant, comme si elle cherchait à deviner ce que je fais là.

Je redresse les épaules, fais semblant d’être à l’aise.

Dans la salle d’attente, quatre femmes sont assises. Pas des candidates comme moi, du moins pas à ce que je comprends.

Elles portent des robes ajustées, des talons vertigineux, des coiffures parfaites. Moi, avec ma jupe simple et mon chemisier blanc bon marché, je me sens comme une tache sur une toile immaculée. Je m’assois, mal à l’aise, mon sac sur les genoux comme un bouclier.

— C’est pour l’entretien ? demandé-je à la fille la plus proche, une blonde aux lèvres peintes d’un rouge éclatant. Je veux être sûre de ne pas me tromper.

Elle me toise, un sourire en coin, comme si j’avais dit une bêtise.

— Si on veut, dit-elle, mystérieuse, avant de détourner le regard.

Je fronce les sourcils, perplexe. Qu’est-ce que ça veut dire ? Avant que je puisse poser d’autres questions, une assistante ouvre la porte et appelle un nom. Une candidate, une brune élancée, se lève et disparaît dans le bureau. Le silence retombe, lourd, oppressant.

Mes mains deviennent moites sur mon sac, et je m’efforce de respirer calmement.

Je repense à Gloria, à son regard déçu ce matin.

À Maman, à ses espoirs démesurés. « Tu fais tout bien, Isita. » Je ne veux pas les décevoir, ni elle, ni ma fille. Mais une boule dans mon estomac me dit que je ne suis pas à ma place ici. Et si je rate tout ?

Quand vient mon tour, mon cœur cogne si fort que j’ai peur qu’on l’entende dans tout l’étage. L’assistante, une femme aux lunettes sévères, me conduit dans un vaste bureau vitré. Derrière le bureau, il est là.

Nolan Cambel.

Je le reconnais immédiatement. Les journaux parlent de lui sans arrêt : PDG impitoyable, empire hôtelier, milliardaire célibataire. Grand, large d’épaules, cheveux noirs parfaitement peignés, costume sombre taillé sur mesure. Ses yeux gris me captent, me traversent, me clouent sur place. Je sens ma gorge se nouer, ma peau mate soudain brûlante sous son regard.

— Isita Mendez, dit-il, sa voix grave résonnant dans la pièce.

J’acquiesce, incapable de parler, la gorge sèche comme du papier de verre.

— Entrez et asseyez-vous.

J’obéis tout de suite, un peu intimidée. J’ouvre mon sac et sors mon curriculum vitæ. C’est rare d’être reçue directement par le grand patron, et j’avoue que c’est un peu intimidant.

Je pose le CV devant moi. Il le regarde sans le prendre et me demande :

— Vous croyez postuler pour quoi, Isita ?

Je déglutis, forçant ma voix à sortir.

— Pour un poste de femme de ménage, monsieur.

Un silence. Puis un sourire, mince, tranchant comme une lame.

— Non. Pas ici. Pas aujourd’hui.

Je fronce les sourcils, perdue, mon cœur battant plus fort.

— Comment ça ? J’ai eu la dame au téléphone qui m’a dit de venir ce matin et qu’il y aurait des recrutements.

Il se lève, sa silhouette imposante emplissant l’espace. Ses gestes sont précis, lents, presque calculés. Il contourne le bureau, vient se placer devant moi. Sa présence est écrasante, comme une vague qui menace de m’engloutir.

— Vous êtes là, Isita, parce que vous avez été proposée pour quelque chose de… différent.

Mon cœur s’emballe, un mélange de peur et de curiosité.

— Proposée ? Par qui ?

— Par le service de recrutement. On m’a soumis plusieurs candidatures. La vôtre a retenu mon attention. En fait, votre CV est tombé par hasard d’une pile, et quand je vous ai vue, je me suis dit : « pourquoi pas ».

Je sens ma peau se glacer, mes doigts serrant mon sac plus fort.

— Mais… je ne comprends pas. Pourquoi pas quoi, monsieur ?

Ses yeux d’acier se plissent, un éclat indéchiffrable dans le regard.

— Je cherche une épouse, Isita. Une épouse qui sera aussi ma soumise. Quelqu’un qui acceptera de se plier à mes règles, à mes désirs, dans ma vie de tous les jours : une épouse ; et le week-end, une soumise. Les deux rôles sont inséparables.

Le mot « soumise » tombe comme une pierre, lourd, chargé de sens. Je ris, nerveuse, un son aigu qui me trahit.

— Une blague, c’est ça ?

Je regarde autour de moi à la recherche d’une caméra.

— Je ne plaisante jamais.

Sa voix est froide, intimidante.

Il sort un dossier d’un tiroir, le pose sur la table basse à côté de moi. Un contrat, noir sur blanc, épais comme un verdict.

— J’ai besoin d’une épouse pour l’héritage, l’image, la descendance. Et d’une soumise pour mes jeux, mes plaisirs, particulièrement le week-end. Pas de sentiments inutiles, pas de faux-semblants. Juste un accord clair. Si vous acceptez, vous devrez être les deux : épouse en public, soumise en privé.

Je reste figée, incapable de bouger, de penser. Mon esprit tourne à vide. Je pense à Gloria, à Maman, à notre vie qui tient à un fil.

— Vous voulez dire… un mariage ? Et… des jeux ?

— Oui. Un mariage que je dirigerai comme mon entreprise. Avec des règles strictes. Avec des obligations. Et des récompenses. En tant qu’épouse, vous serez à mes côtés, impeccable. En tant que soumise, vous vous abandonnerez à moi, selon mes termes, surtout le week-end, dans l’intimité de mes désirs.

Je tremble, une chaleur étrange grimpant dans mon ventre. Ce n’est pas possible. C’est irréel.

— Et si… je refuse ?

Il s’accroupit devant moi, son visage si près que je sens son souffle sur ma peau. Mes joues s’enflamment, ma respiration se bloque.

— Alors vous repartez comme vous êtes venue. Sans rien. Je ne vous force pas, je vous propose. C’est tout.

Ses mots me frappent comme une gifle. Je pense à ma vie, à Gloria, à nos dettes, aux petits boulots qui ne mènent nulle part. À Saint-Denis, à la grisaille, à la lutte quotidienne.

— Et si… j’accepte ?

Un éclat passe dans ses yeux, comme une flamme dans l’obscurité.

— Si vous acceptez, Isita, vous aurez tout ce dont vous avez toujours rêvé. Luxe. Sécurité. Respect. Mais aussi… discipline, dans les deux rôles. En tant qu’épouse, vous suivrez mes directives publiques. En tant que soumise, vous vous plierez à mes exigences privées.

Je fronce les sourcils, le souffle court.

— Discipline ?

Son sourire s’élargit, glacé, presque dangereux.

— Je ne suis pas un mari banal, ni un maître indulgent. Je fixe les règles. Si elles sont respectées, vous serez récompensée. Si elles sont transgressées, vous serez punie, que ce soit comme épouse ou comme soumise.

Mes joues brûlent, mon cœur bat trop fort. Je n’arrive pas à détourner le regard.

— Punie… comment ?

— Fessée. Privation. Humiliation. Tout ce qui sera nécessaire pour vous rappeler votre place, dans notre mariage ou dans nos jeux.

Une vague de chaleur m’envahit, un mélange de peur et d’une sensation que je n’ose pas nommer. Ses mots devraient me faire fuir, mais ils m’ancrent, me captivent.

— Et si je veux arrêter ?

Ses yeux brillent d’un éclat plus sombre, plus intense.

— Alors vous direz un mot. Un seul. Et tout s’arrête.

Je murmure, la voix brisée :

— Quel mot ?

— Abricot.

Je cligne des yeux. Ce mot absurde, si simple, si décalé, me fait l’effet d’une gifle douce, un contraste avec l’intensité de son regard.

Il se redresse, reprend le contrat, le tient entre ses mains comme une arme.

— Vous n’êtes pas obligée de signer tout de suite, évidemment. Je vous propose un week-end d’essai. Vous vivrez avec moi, selon mes règles, en tant que soumise. Vous découvrirez qui je suis vraiment, ce que j’attends de vous. Ensuite, si vous acceptez d’aller plus loin, nous ferons une semaine d’essai où vous jouerez ma fiancée. Ensuite seulement, vous déciderez… et si nous nous entendons, nous ferons affaire.

Mon souffle s’accroche dans ma gorge.

Un week-end avec lui.

L’idée me terrifie. Et m’intrigue. Je pense à Gloria, à ses crayons neufs, à Maman, à ses espoirs. À ma vie qui tourne en rond. Et à cet homme, cet inconnu, qui me propose un monde que je ne comprends pas.

Il tend le contrat, ses yeux d’acier plongent dans les miens.

— Alors, Isita. Voulez-vous tenter ?

— Et si je refuse cette idée ? J’étais venue pour un poste de femme de ménage.

Il me regarde.

— Ce n’est pas moi qui gère ça. Moi, je gère ce qui touche à ma vie et à mon plaisir !

Je serre mon sac, mes doigts tremblants. Mon cœur bat si fort que je n’entends plus que lui.

Dans ma tête, une seule question tourne en boucle :Pourquoi moi ?

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Bien écrit

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Intrigue captivante

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Super personnage

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Dialogues forts

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Dialogues forts

author

ce mec est du genre très directe. j'aime ça. en tout cas très bon début. j'ai hâte 🥰🤣😊👌

9 mois
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Un début d'histoire captivante...
Direct et excitant 🔥🔥❤️😍

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Il n'a pas parlé de sa fille, elle va faire comment

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