Une aventure d'un soir avec mon demi-frère 1
Miya
« Quand j'aurai 21 ans, je veux me bourrer la gueule et avoir une aventure d'un soir avec un inconnu. »
C'est la promesse que je me suis faite il y a cinq ans. C'était idiot à l'époque. Mais finalement, je me suis dit que ce n'était pas une si mauvaise idée. Aujourd'hui, c'est mon vingt-et-unième anniversaire et je compte bien en profiter à fond.
« Miya, tu es sûre de vouloir faire ça ? » m'a demandé ma meilleure amie Sarah pendant qu'on se préparait pour aller en boîte.
« Écoute, je vais vivre mon fantasme l'espace d'un instant. Je retrouverai la réalité demain », j'ai répondu avant de me remettre à mon maquillage.
Je portais une petite robe noire moulante sans manches. Elle me collait à la peau comme une seconde main. Mes cheveux étaient ondulés et j'avais fait un smoky eye.
Je suis trop canon ! Je me l'avoue en me regardant dans le miroir. Si je veux faire des folies ce soir, je ferais mieux d'avoir le look qui va avec.
En arrivant au club, on est allées direct au bar.
« Salut la star du jour. Tu es sexy ce soir », nous a lancé Ben, le barman, avec un sourire alors qu'on s'asseyait.
« Merci Ben », on lui a répondu en souriant. Il nous a préparé un cocktail sans alcool.
Pendant qu'on buvait tranquillement, une fille est venue demander une danse à Sarah. Cette traîtresse m'a plantée là pour rejoindre la piste.
Je scrute le bar en sirotant mon verre. Mon cœur fait un bond quand je regarde vers le carré VIP et que je croise le regard d'un inconnu.
On se fixe dans les yeux, comme pour un défi. Je parie qu'il n'est pas d'ici. Je me souviendrais d'un visage aussi beau. Il a l'air d'avoir entre vingt-huit et trente ans. Avec la rambarde, je ne vois pas tout son corps, mais ce que je vois me plaît déjà beaucoup.
Son regard sur moi est si intense que j'ai du mal à respirer. J'ai la chair de poule et ça me chatouille entre les jambes.
J'ai souri. J'ai peut-être trouvé celui que j'étais venue chercher.
Je détourne les yeux et demande un autre verre à Ben. J'ai besoin d'un peu de courage liquide. Quand je me retourne, dommage, Monsieur l'Inconnu a disparu. Mon regard croise celui d'un autre type, mais il a l'air louche et n'est pas du tout mon genre.
« Salut Miya, bon anniversaire ! » lance quelqu'un en me serrant dans ses bras. C'est Michael, le mec de Ben.
« Merci, Micky », je lui dis en lui rendant son étreinte.
En me détachant de lui, surprise : Monsieur l'Inconnu se tient à quelques mètres. Il se dirige vers moi, enfin, je crois. Il reste planté là, nous dévisageant Michael et moi.
Merde ! Il doit croire qu'on est ensemble.
« Tu le connais ? » me demande Michael en remarquant l'échange de regards.
« J'aimerais bien », j'ai répondu en regardant l'inconnu faire demi-tour pour remonter à l'étage.
« Coquine. Tu veux que j'aille tâter le terrain pour toi ? » propose Michael.
« Merci, mais je gère. » J'ai vidé mon verre d'un trait et je suis montée à sa suite. Je n'ai jamais été du genre dévergondée, mais il y a un début à tout.
Mon cœur s'arrête alors que j'approche de sa table. Qu'est-ce que je vais dire ? Est-ce que je m'assois carrément ?
Il a dû lire dans mes pensées, car il se présente : « Je m'appelle Chase. »
« Ravie de te rencontrer, moi c'est Miya », j'ai répondu. Je me suis assise alors qu'il m'invitait d'un geste de la main.
Il a froncé les sourcils et a demandé : « Tu es avec lui ? »
« Lui ? Oh, Michael ? Non, pas du tout ! C'est le petit ami de Ben, le barman », j'ai expliqué.
« D'accord, j'ai cru que... » Il a commencé sa phrase, puis s'est tu.
« Tu as cru quoi ? »
« C'est rien. Tu veux boire quelque chose ? » Chase m'a tendu un verre.
« Merci ! » j'ai murmuré. Ses doigts ont effleuré les miens en me passant le verre. J'ai retenu mon souffle et nos regards se sont soudés.
Mon Dieu ! Une nuit avec un homme pareil, c'est tout ce qu'il me faut.
« Tu n'es pas du coin, n'est-ce pas ? » j'ai demandé après une gorgée.
« Non. Je suis arrivé aujourd'hui pour des affaires de famille. »
« Marié ? » j'ai demandé en croisant les doigts sous la table.
« Ah ah, non ! Je ne suis pas ce genre de mec. Sinon je ne serais pas là. »
« Et tu fais quoi dans la vie ? »
« Je gère l'entreprise familiale », il a répondu en me rapprochant de lui. « Mais je n'ai pas envie de parler de boulot. »
« Moi non plus. »
On en est où, alors ? s'est demandé mon cerveau.
« Ça t'ennuierait si je t'embrassais ? » a-t-il demandé en s'approchant encore. Il a posé son pouce sur mes lèvres et les a caressées.
« Non... » j'ai murmuré. J'entendais à peine ma propre voix. J'ai entrouvert la bouche pour lécher son pouce. J'ai vu son regard s'assombrir de désir.
Il m'a tirée contre lui et a posé ses lèvres sur les miennes. Je ne pouvais plus respirer. Son baiser était doux au début, puis il est devenu dévorant.
On sentait l'envie qu'on avait l'un pour l'autre.
Il n'y a pas eu d'avertissement. Juste un souffle coupé, ses yeux qui s'assombrissent, et puis son goût. Chaud. Sauvage. Désespéré. Comme s'il crevait d'envie de ce moment et qu'il finissait par craquer.
Ses lèvres bougeaient contre les miennes avec une urgence qui me coupait le souffle. Ses mains agrippaient ma taille, me plaquant contre lui. Je ressentais tout : chaque millimètre de son désir, chaque battement de son cœur qui cognait contre le mien.
Je ne pouvais plus réfléchir.
Je ne pouvais plus respirer.
Je ne pouvais pas m'arrêter.
Sa langue a balayé ma lèvre inférieure, exigeant l'entrée. Quand je me suis ouverte à lui, c'est comme si on avait tous les deux basculé. Le baiser s'est approfondi, plus rude, plus humide, plus affamé. Mes doigts se sont emmêlés dans ses cheveux pour l'ancrer contre moi, essayant de suivre le rythme alors qu'il me dévorait.
J'ai gémi dans sa bouche, et il a grogné contre la mienne. Ce son était comme de l'essence jetée sur le feu qui brûlait entre nous.
Quand on s'est enfin écartés, haletants, les lèvres gonflées et luisantes, j'ai cru que c'était fini.
Mais il a baissé la tête.
Et j'ai volé en éclats.
Sa bouche a trouvé la courbe de mon cou, chaude et humide. Il a embrassé juste sous ma mâchoire, puis plus bas, encore plus bas. Son souffle me brûlait la peau alors que ses lèvres traçaient un chemin vers le creux sensible derrière mon oreille.
J'ai poussé un petit cri.
Je n'ai pas pu m'en empêcher.
Il m'a mordillée doucement avant de calmer l'endroit avec sa langue. J'ai senti mes jambes flageoler. Mes mains se sont agrippées à ses épaules pour me retenir à quelque chose de solide, mais il était partout : sa bouche, sa chaleur, sa faim. Il me consumait.
« S'il te plaît, ne t'arrête pas ! » j'ai dit en serrant les jambes, envahie par une sensation intense que je ne peux pas décrire.
« C'est bien la dernière chose dont j'ai envie », a-t-il répondu.