Personnaliser la lisibilité
Aa

École Morte

Tous droits réservés ©

Résumé

Lorsque Erin survit à un tragique accident de voiture qui tue ses parents, aux prises avec le chagrin, sa tante ne lui offre aucun amour. Au lieu de cela, elle envoie Erin en internat. Billet en main, Erin monte dans un bus inhabituel, ignorant que sa destination est un endroit qu'elle ne pourra jamais quitter. Ravenwood Boarding School est une école pour les morts et les créatures indésirables du monde surnaturel. Une école qu'Erin Moore ne devrait pas fréquenter. Son être humain doit esquiver crocs et griffes au quotidien pour survivre à cette dernière année — et pour découvrir qui elle est vraiment.

Genre :
Fantasy/Romance
Auteur :
Arri Stone
Statut :
Terminé
Chapitres :
30
Rating
4.8 33 avis
Classification par âge :
18+

Chapitre 1

Erin

Ma tante Mabel me traîne jusqu'à la pièce qu'elle appelle ma chambre. C'est une petite pièce toute simple, comparée au luxe qu'ils ont ici. « Fais tes valises. Tu pars au pensionnat demain. »

La porte claque. Je me laisse tomber sur mon lit, les larmes déjà aux yeux. Cela fait à peine un mois que maman et papa sont morts dans un terrible accident de voiture. Leurs corps sont à peine enterrés. Et maintenant, je suis devenue un fardeau pour ma tante détestable.

Je l'entends parler à quelqu'un au téléphone. Elle meurt d'envie de se débarrasser de moi. Elle utilise l'argent que mes parents m'ont laissé pour payer mes études. Si je peux au moins terminer cette dernière année de lycée, je pourrai m'éloigner d'elle pour de bon.

Je n'ai jamais aimé ma tante, les rares fois où je l'ai vue. Mais vivre avec elle, c'est de la torture. Tout ce qui faisait ma vie a disparu. Mes amis, mon école, ma maison, mes parents. Je vis dans un autre État avec cette garce de tante.

La vieille valise en cuir marron contient tous mes vêtements, de justesse. Je laisse quelques affaires de côté pour tenir les douze prochaines heures. Avec seulement la télé pour me tenir compagnie, je m'allonge sur le lit devant des bêtises.

Je traverse la maison jusqu'à la cuisine pour trouver de quoi manger. Depuis un mois, j'ai appris à rester hors de sa vue jusqu'à ce qu'elle se retire dans sa partie de la maison. Parfois, elle remarque qu'il manque de la nourriture, mais elle s'attend à quoi ? À ce qu'elle ne me nourrisse pas ?

Le lendemain, elle arrive avec un sourire aux lèvres. Un sourire que j'aimerais lui effacer un jour. « Le chauffeur va te déposer à la gare routière. Voici ton billet. »

« C'est tout ? Où est-ce que je vais ? » Elle ne m'a absolument rien dit sur cette école.

« Tout est sur le billet. » Elle soupire d'agacement. « Pars maintenant. Qu'est-ce que tu attends ? » Elle me chasse d'un geste de la main.

Je prends ma valise et je l'installe à côté de moi dans la voiture. Je garde la tête haute. Il n'y a pas d'adieu, ni de « à bientôt ». C'est un départ définitif, et ce n'est pas pour me déplaire.

Le trajet est long et silencieux. Le vaste paysage défile comme un film muet. Où diable m'emmène-t-il ? Lorsqu'il s'arrête devant un petit bâtiment en briques avec un arrêt de bus, il m'ouvre la porte. Il me dit que c'est ici que je descends.

D'accord. Je serre ma valise et je me mords la lèvre inférieure. « Vous êtes sûr que c'est le bon arrêt ? » J'ai l'estomac noué. D'habitude, je ne suis pas nerveuse, mais cet endroit me donne l'impression que je ne devrais pas être là.

Il me fait un signe de tête, remonte en voiture et s'en va. Je pousse la porte du bâtiment et je trouve un guichet d'information. Enfin, un signe de vie.

« Pouvez-vous me dire quand mon bus arrive ? L'heure n'est pas indiquée sur le billet. » Je lui tends le papier. La personne le prend, le regarde, puis hoche la tête en montrant la porte par laquelle je viens d'entrer. « D'accord... merci », dis-je en reprenant mon billet avant de ressortir.

Plus personne ne parle ici ou quoi ? En soupirant, je pose mon cul sur un banc. Je sens le mur de briques rugueuses contre mon dos. Je suis au milieu de nulle part et je n'ai pas de téléphone parce que cette peau de vache de tante a cassé le mien. Je m'entoure de mes bras et je ferme les yeux. C'est fini. Je vais mourir ici.

Quand un vrombissement résonne au loin, j'ouvre les yeux. Je plisse le regard pour essayer de voir ce qui arrive. Un bus apparaît enfin. Dieu merci, je ne vais pas passer la nuit dehors.

Il s'arrête et je me lève en serrant mon billet. C'est mon ticket de sortie. Les vitres teintées en noir ajoutent un côté mystérieux, mais le bus a l'air luxueux. La porte s'ouvre dans un sifflement et je recule d'un pas.

« Le billet, s'il vous plaît », grogne presque le chauffeur.

Génial, un chauffeur de super humeur. Ça va être un vrai plaisir... ou pas. En levant les yeux au ciel, je grimpe les marches et lui donne mon billet. Il grimace en me le rendant, les coins de sa bouche tombants.

« Au fond, et tu ne bouges plus. » Voilà ce qu'il me dit, puis les portes se referment bruyamment.

Je remonte l'allée en observant les sièges. Il n'y a pas un chat. Je suis la première à monter ? Je range ma valise dans le compartiment au-dessus des sièges, vers l'arrière. Il a dit au fond, mais sans préciser de numéro. Je m'assois au milieu pour voir qui montera au prochain arrêt, s'il y en a un.

Les vitres sont tellement sombres que je vois à peine dehors. C'est vraiment étrange. Il y a un faible bourdonnement, une radio peut-être, mais l'ambiance est bizarre. J'ai l'impression de ne pas être à ma place.

Après un moment, le bus ralentit et s'arrête. Je me redresse sur mon siège et je regarde attentivement les portes s'ouvrir. Un échange a lieu. Une odeur de renfermé flotte dans le bus alors qu'un mystérieux inconnu monte à bord.

Il est grand, musclé et, oh là là, tellement beau. Il rejette ses cheveux brun foncé en arrière en remontant l'allée. Ses yeux vert foncé croisent les miens et il se fige une seconde. Il fronce le nez comme s'il reniflait l'air. Qu'est-ce qu'il fabrique ? Un grognement sourd s'échappe de sa gorge alors qu'il continue d'avancer vers moi.

Il s'arrête devant moi, fait une grimace et marmonne entre ses dents en rangeant son sac dans le compartiment.

« C'est quoi ton problème ? » je chuchote, mais ça ressemble plus à un sifflement. Je n'ai pas quitté une maison de merde pour être traitée comme une moins que rien ici aussi.

« Tu ne devrais pas être là », grogne-t-il.

« Eh bien, au moins toi, tu parles. Contrairement à tous ceux que j'ai croisés jusqu'ici. C'est quoi ton nom ? » Je ferais mieux d'essayer d'être sympa si on va au même endroit.

Il s'assied sur un siège devant moi, se retourne et fixe mon visage. « Je garderais cette jolie petite bouche fermée si j'étais toi. Sinon, tu vas avoir des ennuis. »

« Est-ce que tous ceux qui montent dans ce bus sont aussi mal aimables que toi ? » Purée, il est vraiment beau. Dommage que ce soit un connard.

Il grogne et secoue la tête en regardant devant lui. « Tu seras morte avant d'arriver », murmure-t-il entre ses dents.

Dites à Arri Stone ce que vous avez pensé de ce chapitre !
J'adore ça

0

J'adore ça

Drôle

0

Drôle

Épicé

0

Épicé

Plein de suspense

0

Plein de suspense

Émouvant

0

Émouvant

Profond

0

Profond

Réconfortant

0

Réconfortant

Choquant

0

Choquant

Bien écrit

0

Bien écrit

Intrigue captivante

0

Intrigue captivante

Super personnage

0

Super personnage

Dialogues forts

0

Dialogues forts