Prologue
Bonjour, lecteur intrépide. Oui, vous. Avant que vous ne vous plongiez tête la première dans cette histoire, laissez-moi vous prévenir : ce n’est pas une romance ordinaire. Si vous cherchez des baisers sous la pluie et des fins toutes mignonnes, vous êtes au mauvais endroit. Ici, il y aura des larmes, des rires, des demi-dieux obstinés, des fleurs un peu trop symboliques, et moi. Oui, moi. Écho.
Et si vous pensez connaître mon histoire, détrompez-vous. Vous avez entendu parler de la nymphe silencieuse, du jeune homme obsédé par son reflet, des malédictions divines… mais vous n’avez jamais vu ce mythe comme ça. Pas avec moi comme narratrice. Parce que, franchement, quelqu’un doit bien vous raconter la vérité avant que vous ne vous endormiez en pensant que tout est tragique et inévitable.
Alors, commençons par le principal acteur : Narcisse. Beau à faire pâlir les dieux, charmant au point que même les fleurs se tournent vers lui, et orgueilleux… eh bien, orgueilleux n’est pas le mot. Imaginez l’ego le plus imposant que vous puissiez concevoir, multipliez-le par mille, et vous aurez un aperçu de la complexité du bonhomme. Narcisse ne se soucie de personne… jusqu’à ce que son propre reflet devienne plus intéressant que le monde entier. Classique, vous me direz. Mais attendez, ce n’est que le début.
Moi ? Je suis Écho. Oui, la légendaire Écho, condamnée à répéter les derniers mots des autres… mais pas seulement. Je suis sarcastique, débrouillarde, et je refuse de laisser le destin ou un demi-dieu narcissique décider de ma vie. J’ai aimé. J’ai été blessée. J’ai fui. Et maintenant, je suis revenue, prête à remettre les pendules à l’heure, quitte à hurler sur un Narcisse têtu jusqu’à ce qu’il comprenne que son reflet ne peut pas tout remplacer.
Tout commence comme dans la version classique : j’ai été éprise de Narcisse. Oui, le même. Mais croyez-moi, il n’y a rien de simple à aimer quelqu’un qui pense que le monde entier tourne autour de son miroir. Au début, il m’a aimée… à sa manière. Ensuite, il m’a rejetée. Brutalement. Et moi ? J’ai fui. Montagnes, forêts, solitude choisie, consolée par ma famille et un peu de bonne humeur sarcastique pour survivre à cette tragédie annoncée.
Et puis les dieux sont intervenus. Nemesis, la déesse de la vengeance, qui ne supporte pas l’orgueil mal placé, a décidé que Narcisse méritait une leçon. Et quelle leçon ! Le pauvre garçon est tombé amoureux de… lui-même. Littéralement. Le reflet dans l’eau est devenu son obsession. Et moi, je dois intervenir. Parce que malgré tout, malgré son ego monumental, je refuse qu’il se laisse consumer par sa propre vanité.
Vous pensez que c’est simple ? Ah ah. Non. Pas du tout. Ici, chaque miroir devient un piège, chaque reflet raconte une vérité qu’il refuse d’entendre, et les fleurs — oh, les fleurs — ne font pas que décorer le paysage ; elles jugent, elles rient, elles rappellent à Narcisse qu’il ne peut pas être seul avec lui-même pour toujours.
Mais ce n’est pas juste un conte de malédiction. C’est une histoire de survie, d’apprentissage, et d’amour. Parce que regarder Narcisse dépérir sous sa propre obsession serait cruel… et franchement, un peu ennuyeux pour moi. J’ai décidé de prendre les choses en main. De le sauver, de le secouer, de le faire rire… et de lui montrer qu’aimer quelqu’un d’autre que soi-même n’est pas une tragédie, mais une aventure.
Et attendez, ce n’est pas tout. Parce que dans cette version, je ne suis pas une nymphe passivement tragique. Je parle, je combats, je prends des risques, et oui, je sauve un demi-dieu narcissique. Si vous pensez que c’est facile, détrompez-vous. Chaque geste, chaque parole, chaque sourire mal interprété devient une occasion de catastrophe. Et croyez-moi, Narcisse est très doué pour se mettre dans des situations impossibles.
Alors pourquoi devriez-vous lire cette histoire ? Parce qu’elle est drôle, dramatique, et pleine de surprises. Parce que vous allez pleurer, rire et vouloir hurler à l’écran : « Non, Narcisse, regarde-moi ! » Et parce que même les dieux eux-mêmes s’amusent en observant nos erreurs.
Vous allez voir : l’amour ne se mesure pas en reflets ou en apparences. L’orgueil peut être terrifiant, mais il peut aussi être surmonté. Et parfois, il suffit qu’une voix persistante et sarcastique vous pousse à regarder au-delà de votre miroir pour que la magie opère.
Alors, préparez-vous. Riez, pleurez, et laissez-vous emporter dans ce monde où les mythes respirent, où les fleurs parlent, et où les demi-dieux apprennent à aimer. Et si vous avez peur de tomber amoureux de Narcisse… eh bien, prenez garde. Moi, Écho, je vous aurai prévenu.
Bienvenue dans notre histoire. Chaotique, drôle, dramatique, et — si vous êtes patient — merveilleusement heureuse.