Obsessionnel

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Résumé

Au début, j'étais juste un garçon qui buvait mon verre au Knight, un club libertin dans les bas fonds de Chicago. J'y accompagne toujours mon meilleur ami lors de ces soirées à thème dégueulasses, qui le surveillera pour ne pas dépasser les bornes si je ne suis pas là ? Et puis je l'ai vue, elle. Elle sortait d'une pièce en courant, elle a fait tomber son sac par terre, personne ne l'a aidée, évidemment. Elle jurait dans sa barbe en récupérant tout ce qu'elle pouvait avant de partir en courant. Quelque chose à attiré mon regard, un carnet. Ouais ces foutus journaux intimes dans lesquels les femmes aiment écrire et raconter leur vie misérable. Qu'est ce que j'aurais pu faire d'autre à part le prendre, le lire et sourire en coin en y découvrant des choses auxquelles je n'aurais jamais pensé en temps normal. Enfin si, mais pas dans ce genre de contexte. Putain quelle vilaine cette gonzesse. A partir de cette soirée, mes pensées les plus sombres ont prit le dessus, faisant d'elle ma nouvelle proie. Si vous saviez ce qu'elle a écrit dedans vous en tomberiez de votre chaise tellement c'est salace, vilain et malsain. Je vous souhaite bonne chance.

Genre :
Romance
Auteur :
proudofproud
Statut :
En cours
Chapitres :
22
Rating
4.0 1 avis
Classification par âge :
18+

chapitre 1 - Le Knight club

Kade



La musique stridente de ce club infâme tourne inlassablement dans mes oreilles. Je ne prie pas, je n’ai jamais prié, mais je jure que je pourrais me mettre à genoux afin de demander à Dieu qu’il change cette playlist de misère. Qui écoute du Lana Del Rey à une soirée libertine ? Personne. Enfin, je le pensais, jusqu’à ce que j’entre et que je voie tous ces dépravés se déhancher sur cette daube. Je ne savais pas que participer à des soirées libertines était signe de mauvais gout.

Qu’on se comprenne bien, je n’ai rien contre cette femme qui soit dit en passant est vraiment jolie et possède une merveilleuse voix. Ses chansons, par contre, sont médiocres. Cela ne tient qu’à moi, bien sûr, les gouts sont subjectifs après tout.

Je regarde ma montre toutes les cinq minutes, je déteste ce genre de soirée, je préfèrerais être entre les jambes d’une nana toute pimpante que j’aurais attrapée en sortant du travail ou dans mon carnet d’adresses. Tant que c’est une jolie femme propre sur elle, ça m’est égal. J’essaie de ne pas baiser plus que je ne respire, mais j’avoue que c’est généralement difficile. La plupart du temps, je laisse mon chiffon sur le bar et, dès que je sors, une femme que j’ai croisée pendant mon service attend devant qu’on rentre ensemble.

Elles me plaisent et sont consentantes, le reste ne regarde que moi.

Sauf qu’ici, je me fais chier comme un rat crevé. Arès voulait absolument que je l’accompagne et je n’ai pas pu refuser. Parfois ce genre de soirée tourne au vinaigre, ne tenant pas à retrouver mon meilleur ami au fond d’un caniveau, j’ai accepté de venir. Quel merveilleux pote suis-je, pas vrai ?

Je me penche au-dessus du canapé lorsque j’aperçois une femme, assise sur un homme. Les deux sont partiellement nus, évidemment. Elle a les cheveux courts, zut. Je rebrousse alors chemin en attrapant un verre au liquide blanchâtre, de la vodka, génial. Je prends quand même le temps de le renifler afin de vérifier que rien ne traine à l’intérieur.

Chicago, c’est dangereux, autant le jour que la nuit, et particulièrement dans le quartier de Streeterville. Ce petit con a trop une belle gueule pour que je le laisse crever après avoir passé la nuit à lécher des culs. J’ai fait le tour du club au moins deux fois en passant par les pièces principales. Certaines scènes sont présentes dans le grand salon avec au centre des cages et des danseuses. Je ne suis pas fan de ce genre de danse, donc c’est sans regarder plus que ça que j’avance pour la troisième fois à travers la petite foule. Parfois, je me force à regarder quelque chose que je n’aime pas ou que je n’ai pas l’habitude de faire. Il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis, comme on dit si bien. Sauf que certaines choses ne se sont pas faites pour être changées et mes gouts en matière de danse ou de femmes sont des choses qui ne changeront pas. Jamais.

Je trouve leur manière de danser très belle, ce n’est juste pas trop mon truc. En fait, c’est seulement quand son adorable fessier bouge sur ma queue que j’accepte. Mais nous nous trouvons dans un club échangiste et non dans un club de striptease. Les femmes se ressemblent presque toutes ici, pour mon plus grand malheur. J’aime les brunes aux longs cheveux noirs et à la peau de porcelaine, elles marquent mieux quand elles sont blanches à crever. J’aime marquer. Je ne suis pas attiré par les rousses ou les blondes, elles sont toutes jolies à leur manière et peuvent être vachement attirantes, sauf que ça ne m’intéresse pas.

Mon corps me le fait comprendre de toute manière, ma queue refuse de se lever si ce n’est pas une brune, ce n’est pas faute d’avoir tout essayé. Quand je dis tout, c’est tout. Cacher son visage, porter une perruque, les prendre par-derrière. Asiatiques ou hispaniques, irlandaises et même françaises. Je goute à tout, j’en ai besoin. Baiser, c’est comme une seconde nature. Je fais ça dans les règles de l’art et je pose toujours la question à la demoiselle sur ce qu’elle aime avant de la foutre à poil et de la jeter sur le lit. Certaines aiment que ce soit lent, d’autres violents. Je goute tout et je touche à tout, il faut bien essayer pour savoir ce que l’on aime, n’est-ce pas ? Je n’ai pas forcément de préférence, j’aime à peu près tout, donc quand elles souhaitent y aller fort, je prends autant mon pied que si je le faisais en douceur.

Je hausse les épaules en passant devant une salle de voyeurisme, la plupart du temps dans les clubs libertins, c’est ce qu’on y trouve le plus. J’aime bien regarder, mais celle-ci n’est pas brune, alors je passe mon tour en portant mon verre à mes lèvres. Les boissons sont bonnes au moins, c’est déjà ça de prix. Il ne manquerait plus que la soirée soit minable et les boissons à gerber.

Je passerais presque une soirée de merde et, pendant mon seul congé de la semaine en plus, un honneur. Arès, je vais te tuer. Où est ce con déjà ?

Je fais le tour du bar, encore, en jetant des regards autour de moi. Des hommes, des femmes, je me demande même si certaines sont majeures. Quelle horreur, voir une fille mineure se faire prendre par un cinquantenaire me rend malade. À tout moment, elle peut tourner la tête et voir que c’est son père. Je rêve de voir ça, enfin, je pourrais esquisser un petit sourire ou bien même rire. Je me fais chier.

Je monte à l’étage cette fois n’y étant pas encore allé. Cet endroit est tellement grand que même une soirée ne pourrait pas me permettre de tout voir. Un tapis mauve jonche les escaliers en bois tandis que les murs sont noirs parsemés de tableaux en tout genre. Évidemment, il fallait que tout soit trop sombre ici, j’aime les couleurs, c’est apaisant. Ici, c’est lugubre, on se croirait au fond d’une ruelle malfamée. Je déteste ça. Je quitte mon quartier pour prendre l’air et voilà que je me retrouve dans un endroit qui lui ressemble, j’ai tout gagné ce soir.

Plusieurs couples passent à côté de moi, me frôlant légèrement. Les regards baladeurs des hommes comme des femmes me prennent par surprise, je trouve ça toujours aussi fascinant que certains couples décident d’aller voir ailleurs et en plus de leur plein gré. Je n’ai rien contre le fait de partager, des plans à trois j’apprécie. Mais partager ma copine ? Ce n’est pas pour moi. Je suis du genre bien possessif à la limite de l’extrême, c’est d’ailleurs pour ça que je ne sors plus avec personne. Plus jeune, j’ai consulté plusieurs psychiatres. Quand j’ai reçu mon diagnostic, j’ai compris que les relations ne me convenaient plus.

Je souffre de jalousie pathologique ainsi que d’un trouble de la personnalité limite. En gros, je suis un bon gros possessif maladif qui se voit bouffer par ses pensées les plus sombres. Je l’ai compris avec une fille de mon lycée à l’époque. Le fait d’avoir eu envie de l’enfermer dans les toilettes et de la bâillonner à l’en étouffer pour qu’elle ne parle à personne d’autre que moi m’a poussé à aller consulter. Certains cèderaient à leurs pulsions, mais moi, ça m’a fait peur. J’ai des idées si sombres parfois que je me fais peur à moi-même. Finalement, juste coucher avec des femmes me convient, je ne vois pas l’intérêt de faire souffrir quelqu’un tout en me détruisant moi-même. Je n’ai pas le temps, bien que l’envie ne manque pas. Que se passerait-il si je tombais amoureux d’une femme et que je voulais lui faire toutes sortes de choses vraiment barbares ? Elle prendrait peur, je serais obligé de la séquestrer et ensuite, je finirai en prison. C’est ce dernier point qui me pousse à lâcher prise, pour rien au monde je ne souhaite finir ma vie en prison.

— Oh ouais... aspire.

Je me stoppe quand j’entends une voix rauque parler alors que les gémissements étouffés d’une femme percutent mes tympans. Je reconnais cette voix. Je pousse la porte qui longe le couloir sur ma droite, puis reste contre le chambranle en sirotant le fond de ma boisson. Si je dois rester encore dix minutes ici, il va falloir que je me reprenne un verre.

Arès, se voyant faire une fellation qui m’a tout l’air d’être excellente. Quelle merveille ! Je lève les yeux au ciel alors qu’il bloque la tête de la demoiselle au point où la veine sur son front ressort manquant d’éclater d’une seconde à l’autre. Je regarde sans me gêner, quittant même le pas de la porte pour m’approcher d’eux. Je m’assois sur le fauteuil dans le coin tout en rabattant ma cheville sur mon genou.

— Tu as bientôt fini ? je soupire dans le fond de mon verre.

Il répond par un long gémissement rauque, elle va littéralement s’étouffer s’il continue. Une femme dans cette position est tout simplement fascinante. Le fait qu’il soit brutal et qu’elle aime ça, je veux dire. On le remarque si vite, sa façon de se tenir, de gémir, ses mains qui se posent sur les cuisses de son partenaire en effectuant elle-même les mouvements. On n’est pas dans un porno, et les gens sont suffisamment expérimentés dans ce genre d’endroit pour dire s’ils n’aiment pas, alors il est évident qu’elle prend son pied. Et voir mon meilleur ami s’éclater de la sorte, ça me rend heureux. Son bassin part vers l’arrière pour se retirer de sa bouche, elle n’a même pas le temps de respirer correctement qu’il s’enfonce au fond de sa gorge sans la prévenir. Il reste bloqué un moment, et je vois rapidement sa semence transparente, voire blanchâtre, couler vulgairement le long du menton de cette fille. Ils sont dans leur élément. J’espère que nous allons rentrer rapidement, j’ai vraiment besoin de baiser. Elle ne me fait même pas bander et ça me fait mal aux couilles.

La jeune blonde lèche le bord de ses lèvres de façon exubérante et y fourre le reste du sperme de mon meilleur ami au fond de sa gorge en récupérant le reste à l’aide de son doigt.

— C’est ça, avale tout, gémit encore Arès alors qu’il reboutonne son pantalon.

Elle se lève et l’embrasse sur la joue avant de quitter la pièce. Il ne ressent aucune forme de gène que quelqu’un puisse le voir en train de baiser ou de se faire sucer, de toute façon, j’ai déjà vu absolument toutes les parties de son corps à celui-ci. De ses orteils jusqu’à la racine de ses cheveux. Même son trou de balle, on n’est pas pudiques, alors quand il m’a demandé de lui épiler le cul une fois, j’ai dit oui. J’y suis allé tellement fort qu’il ne m’a plus jamais redemandé. Tant mieux. Mais j’avoue que c’était certainement l’une des meilleures expériences de ma vie de le voir souffrir ainsi, j’ai bien rigolé.

Sa main tatouée rabat ses cheveux bruns vers l’arrière, sa ceinture en main, il relève ses yeux verts dans ma direction. Arès est un très bel homme, les Japonais sont toujours beaux. Si j’avais été un peu attiré par les hommes, j’aurais déjà couché avec lui, c’est sûr. Il m’arrive de le reluquer pendant de longues minutes quand il se dandine chez moi, en sous-vêtements. Son corps est fin, mais sculpté à la perfection et les tatouages qui recouvrent son corps font de lui une œuvre d’art. Je n’ai pas honte d’admettre que c’est un très bel homme et on le remarque bien au nombre de conquêtes qu’il a au quotidien.

— Tu n’as pas trouvé ? il me demande curieusement.

Je hausse les épaules, quelque peu déçu.

— Il faut croire que, dans ce genre d’endroit, les brunes, ça ne court pas les rues, je réponds en prenant la dernière gorgée de mon verre.

Parfait. Je me redresse et plisse mon teeshirt. Il faut que je sorte d’ici, les gémissements et toute la merde qui se trouve dans ce manoir me donnent le tournis. En sortant de la pièce, on passe prendre nos affaires dans la chambre prévue à cet effet. De grands casiers avec codes retiennent nos affaires, je vérifie bien que ma veste et mon casque soient encore en parfait état. S’il y a une seule rayure dessus, je vais péter un mur.

Je suis légèrement impulsif sur les bords, je n’aime pas abimer mes affaires. Encore moins si c’est dans un endroit comme celui-là, personne n’a eu accès au casier, mais peut-être que quelqu’un a trafiqué le code pour poser ses sales pattes dessus. Je suis parano aussi, et alors ? Mon casque vaut une fortune et je ne touche pas suffisamment pour en avoir toute une panoplie chez moi, c’est mon bébé.

Ma veste sur le dos, lui, son pull enfilé, on quitte la pièce une bonne fois pour toutes. Je souhaite ne jamais revenir ici, bon sang que j’aurais pu passer ma soirée à faire autre chose de plus intéressant que le regarder se faire sucer.

— Pourquoi continues-tu de venir ici ? Tu peux trouver des meufs partout.

— J’aime que tout le monde soit dans la même optique et puis ici, je peux voir sans que ça paraisse bizarre. Tout à l’heure, une meuf s’est pris une double pénétration, tu aurais dû voir ça, c’était vraiment excitant, dit-il en se léchant les lèvres.

Ce genre de soirée a l’air d’un club libertin, mais moi, je pense surtout que tous les dépravés de la ville se regroupent pour faire des choses salaces. Normalement, c’est bien plus contrôlé. Je souffle un coup. Ouais, ça devait être super, oh, sacrilège, pourquoi ai-je loupé ça ? Les clubs libertins sont généralement des endroits sécurisés, les tenues doivent être dans le thème avant d’entrer et ce sont surtout des personnes consentantes qui font ça pour le kif. Il y en a à peu près deux ou trois par semaine dans la ville, celle-ci est un peu plus craignos que les autres parce qu’on est dans le nord de Chicago.

Donc, se faire sucer et voir des gens se prendre des doubles queues parait plus normal que la normale. Personne ne vérifie si tu mets des capotes ou si tu as fait des tests avant d’éjaculer dans la bouche de quelqu’un. C’est en partie pour ça que j’ai du mal à venir ici, je suis à cheval sur l’hygiène, du moins sur les MST. Qui sait ce que tu peux choper ici sans déconner.

Mais je ne suis pas près d’arrêter de venir ici si monsieur se décide à faire ça toutes les semaines, je finirais bien par trouver chaussure à mon pied d’ici là. Ou bien je pourrais coller un traceur GPS sur lui pour vérifier chacun de ses mouvements, mais je ne sais pas s’il accepterait que ce soit un truc aussi peu fiable plutôt que moi. Le traceur ne sait pas se battre lui-même, ce qui est dommage.

On descend les escaliers, tandis que je repose mon verre sur le bar et que Arès se trouve déjà devant la porte d’entrée. J’allais avancer quand une fille débarque en courant à côté de moi. Sa hanche se cogne contre le rebord d’une table quelques mètres plus loin et le bruit sourd indique qu’elle vient vraiment de se faire mal, son sac tombe sur le sol, éparpillant toutes ses affaires par terre. À la hâte, elle se baisse pour tout ramasser, sans que personne ne vienne l’aider.

Tu es un peu hypocrite, toi, tu ne bouges pas ton cul non plus.

Une fois son sac sur l’épaule, elle repart en courant, mais quelque chose me fait de l’œil en me retournant. Je m’avance et me penche pour récupérer ce qu’elle a oublié, ça ressemble à un carnet de notes ou... un journal intime. Est-ce que c’est comme dans ces séries où la fille dit « cher journal » ? Ça me ferait bien rire que ce soit le cas. Je ne devrais pas l’ouvrir par respect pour elle, lui courir après pour le lui rendre. Mais c’est ma seule attraction de la journée, s’il était si important que ça, elle aurait vérifié qu’il soit dans son sac avant de décamper comme une voleuse. La tenue qu’elle portait n’était pas du tout en accord avec la soirée. Elle semblait perdue et courait dans tous les sens sans raison apparente.

Peut-être qu’un mec l’a agressée ? Ce serait vraiment la merde si c’était le cas. Elle avait plus l’air pressée que choquée ou énervée.

— Tu viens ou quoi ? cri Arès depuis la porte d’entrée.

Le journal entre mes mains, je le range à l’intérieur de la poche de ma veste, une petite lecture s’impose ce soir. J’espère qu’elle y met des trucs intéressants parce que je risque de bruler mon lit si je n’ai rien de croustillant à me mettre sous la dent. Peu importe qui tu es, jeune fille, assure-toi de raconter des histoires qui éveilleront les morts.

Je suis Arès dehors, enfile mon casque et lui donne un coup de coude qui sonne comme un au revoir une fois arrivé devant nos motos. Je fais le tour de la mienne en vérifiant chaque recoin, si quelqu’un l’a touché ou même respiré le même air qu’elle, je le verrais. On ne touche pas à ce qui est à moi.

— Arrête avec ça, tu as pris tes médocs au moins ? il dit à voix haute pour que je l’entende à travers son casque.

— Va te faire foutre.

Je passe lentement une jambe par-dessus la selle. Quand je suis bien assis et que Arès est monté sur la sienne, il me fait un signe de tête et démarre. En quelques secondes, le voilà parti en direction de chez lui, tandis que moi, je prends le sens opposé pour regagner mon appartement. On ne vit pas au même endroit, une bonne quinzaine de minutes de route nous sépare. Ce n’est pas faute qu’il ait tenté de me dire de venir vers chez lui, mais je préfère avoir ma tranquillité sans l’avoir trop près. Il serait du genre à débarquer toutes les dix minutes pour me faire chier à longueur de journée si c’était le cas.

Non merci.

Le club étant à seulement quatre minutes de mon appartement, je gare ma moto en arrivant devant mon portail. Je sens l’épaisseur du journal à travers ma veste, c’est presque en courant que j’ouvre ma porte. Je jette mes affaires dans un coin, enfin, sauf mon casque que je pose délicatement sur la table du salon.

Je retire mes chaussures et m’allonge sur le canapé pour en feuilleter les premières pages. Je suis trop curieux et la devanture du journal est rouge sang avec quelques coups de crayons de couleur noire laissant croire que quelqu’un l’a griffé.

Je n’ai même pas pris le temps de prendre une douche, tout ce que je veux, c’est me plonger dedans. Je ne sais pas comment tu t’appelles, mais j’espère que ce que tu as écrit dedans sera digne des plus grandes lectures, ma jolie.





Petit chapitre de mise en bouche.

Bienvenue à tous dans cette nouvelle histoire, plus sombre, plus sale que la précédente. Je répète, il n’y a pas de censure, si vous n’aimez pas le smut passez votre chemin.