Bon Appétit Ou L’amour Comme Des Loups par NekoYokai chez Inkitt
Personnaliser la lisibilité
Aa

Bon appétit ou L’amour comme des loups

Tous droits réservés ©

Résumé

Au plus profond de la forêt des ombres, niché au centre de quatre meutes de loup-garou ; une auberge thermale fait du bruit autour d'elle. Les salariés métamorphes et autres monstres folkloriques s'y sentent en sécurité et valorisé par leur cheffe, nommée Amalee. Mais ce qui fait grand bruit, ici bas, c'est bien la cheffe en elle-même : la cheffe est une humaine. Ezio Crimson est un loup bleu géant et Alpha de l'une des quatre grandes meutes qui entoure la forêt des ombres. Il veuille sur sa communauté mais aussi sur sa mate qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. En plus d'essayer de la courtiser, il doit aussi bloquer ses rivaux qui tentent par tout les moyens d'attirer la jeune femme. Venez consommer sans modération cette nouvelle... vous prendrez bien un café pour la fin ?

Genre :
Romance
Auteur :
NekoYokai
Statut :
En cours
Chapitres :
3
Rating
n/a
Classification par âge :
16+

Chapitre 1 : Un endroit chaleureux au plus profond de la forêt

PDV 3ème personne

« Je ne me le répèterais pas : qui est le chef de cet établissement ?! » gronde l’homme s’énervant sur la pauvre serveuse tremblante derrière un jeune homme.

« Il… la… cheffe est actuellement occupé, » explique tant bien que mal le serveur faisant acte de bouclier.

« Que l’on arrête ce service et que l’on m’amène le chef de cuisine ! » vocifère l’énergumène.

« Je crains que cela ne soit pas possible, monsieur… » tente de calmer le serveur avec une gestuelle apaisante.

« Vous ne savez pas qui je suis, jeune bleu ! Quand j’exige quelque chose : vous devez me la donner illico presto ! » se dresse-t-il de sa chaise pour se métamorphoser partiellement en loup.

Les doubles portes menant aux cuisines s’ouvrent doucement et laisse passer une silhouette féminine se dirigeant sans mal vers la table remuante. Elle redresse ses manches au niveau des coudes tout en gardant un pas décidé. Les autres clients n’osent rien dire, non pas qu’ils sont muets mais trop captivé par la scène qui se joue devant eux ; ils préfèrent la filmer pour la repartager sur les réseaux sociaux. Car après tout : voir un métamorphe vagabond se faire ratatiner par un métamorphe sédentaire, c’est devenu tellement banale mais dans un restaurant aussi huppé ; c’est fun.

« Quel est le problème de tout ce raffut, Patrick ? » demande-t-elle.

Quand Patrick se tourne vers la voix : cette voix qu’il connait maintenant depuis bientôt cinq années, il est partagé entre la joie et la mortification. La joie d’être sauvé par cette dernière mais aussi une grande mortification d’avoir interrompu le rush en cuisine.

« Je… je suis désolé, » dit-il toujours protégeant sa collègue du loup furieux devant lui. « Ce client dit qu’il y a un cheveux dans sa soupe et il exige un dédommagement, » bredouille-t-il la dernière partie.

« Un cheveux ? » arque-t-elle un sourcil.

« Un cheveux, effectivement ! » argumente vigoureusement le loup mécontent.

« C’est ce qu’il affirme, » réplique honteux Patrick.

La jeune femme s’approche de la table et plus précisément vers l’assiette creuse où l’on a versé ladite soupe de saison. Avec une délicatesse qui lui est propre, elle prend en main une cuillère que lui tend la serveuse redevenue plus téméraire à son apparition. La cuillère est plongée dans la soupe, puis portée à ses lèvres avec comme sécurité la seconde main, placée juste en dessous. On entend que le « gloup » quand elle avale. Elle n’émit aucun bruit ou autres sons guttural. Même autour d’elle, le silence est roi. Sans autres réactions de sa part, elle repose avec précaution et délicatesse sa cuillère pour tapoter avec la serviette non utilisée du client ses lèvres délicates. Une fois la tâche accomplie, elle se remet droite pour regarder droit dans les yeux le client bouillonnant statiquement.

« Et moi qui penser que les pupilles gustatives des loups étaient plus élaborés que les humains. Faut croire que la nature n’est pas si bien faite que ce que l’on pense, » déclare-t-elle en toute franchise.

« Que… comment oses-tu sale humaine ?! Ne sais-tu pas qui tu as en face de toi ? » grogne-t-il devant aussi rouge qu’un feu tricolore.

« A un client ne sachant pas faire la différence entre un cheveux d’ange et un vrai poils pubien, » répond-elle sans crainte.

« Par… pardon ? » balbutiât-il en redressant la tête choqué.

« Un cheveux d’ange, appelé aussi Capellini, Cheveux fins ou encore plus communément Vermicelles ; si le dernier terme vous parle mieux, » dit-elle d’une traite. « Ce que vous avait interprété comme un cheveux humain, n’est rien de moins qu’une variété de pâtes italiennes très fines à base de farine de blé, très cher client. Aussi la prochaine fois que vous avez un doute, n’hésitez surtout pas à lire les phrases écrites avec une police plus petite juste en-dessus du nom du plat : tout est détaillé dans les moindres détails, » conclue-t-elle en posant sans état âme le flyer de la carte des menus que tenait la jeune serveuse dans ses mains sur le buste du client. « Après si vous n’êtes toujours pas satisfait, cher monsieur, vous êtes libre de sortir d’ici sans faire plus de chichis qui n’a pas lieu d’être, » dit-elle avec sarcasme.

« Je n’ai pas d’ordre à recevoir d’une humaine ingrate et… » commence-t-il.

« Regardez-moi bien, loup glouton ! » gronde-t-elle en l’attrapant sans ménagement par le col soigné de sa chemise. « Je me fiche complètement de savoir si tu es un simple petit hôte de réception ou un héritier à la couronne de la nation. Mais ici, dès que tu as franchis le seuil de mon restaurant, tu es un client comme tant d’autres dans cette salle. Je tolère beaucoup de chose mais certainement pas le non-respect, la contrainte et la brutalité vis-à-vis de mes salariés ; qu’ils soient avec moi aux fourneaux comme ceux qui sont en salle. Me suis-je bien fait comprendre ? »

Le loup dégluti difficilement face à la poigne de la jeune femme. Bien que dans la chaine alimentaire, il soit au-dessus d’elle, en cet instant, avec tout les regards et les téléphones braqués sur eux, il ne fait pas le fier.

« Henri ? »

« Oui ? » demande la personne arrivant de l’entrée.

« La table 15, est-ce un nouveau client ou un habitué ? » demande-t-elle sans rompre le contact avec sa proie.

« C’est un habitué, madame, » répond Henri après avoir vérifié sur sa tablette.

« As-tu la carte en ta possession ? »

« Oui, madame, » réplique-t-il en lui donnent en main propre.

Henri lui remet une carte de fidélité de l’établissement dans sa main valide. La carte est de couleur dorée : attribution donné à des clients de longues dates et qui logent parfois dans la deuxième partie de l’auberge en ayant accès aux sources thermales.

« C’est bien votre carte ? » demande-t-elle à l’intéressé.

« O-oui… » répond-il ignorant où mène sa demande.

Sans attendre qu’il argumente d’avantage, elle le relâche comme une vieille serviette trébuchant dans ses pattes.

D’un pas ferme, elle s’avance vers la table la plus proche.

Le couple la regarde intriguer.

« Puis-je ? » demande-t-elle avec un sourire poli.

« Faites donc, » répond l’homme sans sourciller et amuser.

Et d’un geste net et précis, elle prend le briquet pour brûler la carte qui finit de se consommer dans le cendrier du couple.

L’homme se rue sur la table voisine mais il ne reste que des petits confettis de son ancien passe.

« Qu’à… Avez-vous fait malheureuse ?! » geint-il.

« Je vous ai radié de nos privilégiés, cher client. Selon la charte de notre établissement, vous avez enfreint la règle n°25 qui je rappel : ’En aucun cas, vous qui êtes titulaires du passe d’or, n’avez le droit de rabaisser, soumettre, frapper ou même violenté (physiquement comme verbalement) un salarié de l’établissement. Et ceux qu’importe votre pédigré.’ Vous avez enfreint celle-ci ainsi que d’autres aux fils des années aussi bien en consommant ici que dans l’autre parti de l’auberge. De plus, vous m’avez personnellement menacé et vous pensez que j’allais en rester là ? Mais quelle blague ! Donc c’est sans ménagement que je vous congédie monsieur. Aller donc balloter votre bonne humeur ailleurs ! » ordonne-t-elle en pointant l’entrée avec fermeté.

« Vous… qui diable êtes-vous, ne vous en tirerez pas ainsi ! Je vais en parler à mon Alpha et il te fera perdre de ta prestance, sale vermine bonne qu’à récurer les marmites, » grogne-t-il en se relevant et s’avançant vers elle d’un pas meurtrier. « Ecoute-moi bien petite… »

Il n’a pas le temps de terminer sa phrase que des bras fort et solide comme des rocs l’attrape sans ménagement.

Bien qu’il soit un loup-garou, sa force n’est rien comparé à deux grizzly métamorphes parés en agents de sécurités.

Il tente de se sortir des entrailles mais en vain.

« Gaston, Ferdinand ; veuillez escorter ce malotru jusqu’à son moyen de locomotion, » dit-elle sans rompre de sa prestance.

« A vos ordres, Cheffe, » répondent-ils en se courbant légèrement.

« Attendez : c’est elle ? Le chef de cet établissement ? » s’enquit-il alors qu’il est expulsé en douceur.

Une fois que la porte est claquée et que l’on entend sous-l’eau les plaintes du loup, la cheffe se retourne pour remercier courtoisement le couple qui s’étaient remis à savourer leurs plats.

Puis elle se dirige vers ses deux serveurs et son hôte d’accueil.

« Merci pour votre efficacité, Henri et Patrick, » dit-elle avec un sourire.

« Merci Cheffe ! » répondent-ils en cœur.

« Nadia, comment te sens-tu ? » s’enquit-elle auprès de sa jeune serveuse.

« Je vais bien cheffe… » répond-elle en prenant ses mains dans les siennes. « Merci d’être venue à mon secours… malgré le fait que vous ayez dû lâcher votre rush… » abaisse-t-elle la tête honteuse et les mains tremblotantes.

« Nadia ? Regarde-moi, Nadia, » encourage la cheffe avec douceur. « Les rush peuvent être perturbés à tout moment ; surtout si le personnel en salle est en difficulté. C’est mon rôle de veiller sur chacun de vous, » dit-elle en faisant des cercles avec ses pouces sur les mains de la jeune femme. « Bien que Patrick soit un loup dans la force de l’âge, il ne pouvait rien faire avec si peu de moyen face à un loup avare tel que ce mécréant. Tu t’es défendu vaillamment et avec tes propres armes. Je suis fière de toi, Nadia. Vraiment fière de toi de ne pas avoir cédé trop facilement à ton autre toi. Tu as été plus que courageuse. C’est bien. Mais tout combattant, aussi puissant qu’il soit, doit se reposer ET accepter sans broncher quand son supérieur lui ordonne de prendre du recul pour revenir sur de bonnes bases. Donc tu vas déposer ta tablette électronique et ton tablier sur cette table… tranquillement, sans rechigner… et tu vas retrouver Susanne et Jocelyn. D’accord ? » chuchote-t-elle en la regardant droit dans les yeux.

« Merci… Cheffe ! » réussit-elle à dire entre deux sanglots.

Nadia s’exécute en reproduisant ce que sa cheffe lui a ordonné de faire. Elle accepte le tapotement dans le dos réconfortant de cette dernière et l’accolade amicale de Patrick avant de suivre Henri dans l’autre partie du bâtiment. Une fois Nadia assez loin, la chef se retourne vers Henri qui attend patiemment les nouvelles directive.

« Fait venir Blake, s’il-te-plait. Et assure-toi auprès de Susanne et Jocelyn que Nadia se repose pendant les quatre prochains jours, » déclare-t-elle en prenant en main les affaires laisser par sa serveuse.

« Cheffe ! Vous m’avez fait appeler ? » demande Blake en se présentant mains dans le dos.

« Oui, Blake. Nadia a eu besoin de temps pour elle. Donc c’est toi qui va la remplacer pour les rush d’aujourd’hui et ceux jusqu’à samedi après-midi. Tu seras sous la supervision de Abe aujourd’hui. Si son rapport de ce soir est concluant, il se pourrait que tu puisses avoir droit d’intégrer l’équipe de salle. Je compte donc sur toi pour prouver à tous que j’ai bien fait de t’engager toi et pas quelqu’un d’autre… me suis-je bien fait comprendre ? » demande-t-elle en plantant ses yeux dans les siens.

« Oui, cheffe ! » répond-il en se courbant reconnaissant.

« Bien, » dit-elle. « Prend ses affaires, connectes-toi avec tes identifiants sur la tablette et reprend là où elle s’était arrêtée » quitte-t-elle les lieux en direction de ses fourneaux. Quand elle arrive devant les double portes, elle se tourne pour faire face à ses convives. « Merci chers clients de ne pas être intervenus dans ce quiproquo. Malgré ce fâcheux incident, nous espérons que vous finirez sans autre interruption votre repas. Au plaisir de vous revoir prochainement, » conclue-t-elle avant d’entrer sans attendre les remerciements dans son entre de chaleurs, d’odeurs et de rapidité.

Après son départ, Abe, Blake et deux autres serveurs s’affairent avec les commandes en cours et celles à venir afin de mener ce service à bien.

Les clients chuchotent de ce qu’il vient de se passer.

« La cheffe Amalee est… »

« C’est digne d’un combat de boss ! »

« Pour une humaine : elle porte plus ses bijoux de familles que n’importe quel autres dirigeants qui foulent nos terres… »

« Elle est professionnelle jusqu’au bout… »

« N’empêche, ce n’est pas commun de voir des salariés métamorphes obéir aux ordres d’une cheffe humaine… »

« J’ai entendu dire que la plupart de ceux qu’elle avait engagé étaient des repris de justice… »

« D’autres sont des rejetés de sociétés… »

« Je crois que l’une des réceptionnistes fait partie de cette race de monstres folklores que l’on ne voit plus trop… »

« Cette femme est une sainte à bien des égards… »

« Retaper cette vieille bâtisse pour en faire une partie auberge avec bains thermale et une partie restaurant au plus profond de cette maudite forêt à la croisée de quatre meutes : il fallait oser… »

« Malgré tout : ses plats sont à tomber par terre ! »

« Ils sont simples, gourmands et soignés… »

« Et les prix sont attractifs ! »

« Il n’y a pas eu de hausse depuis six ans… »

̴ ̴ ̴ ̴

« Je ne pensez pas que les clients d’ici et des environs seraient si admiratifs de notre cheffe ! » s’étonne Blake en s’appuyant pensif sur le manche de sa serpillère. « Il n’y a eu que des éloges sur elle pendant le rush du midi et celui de ce soir ! »

« Les gens du coins et des environs sont pour la plupart des métamorphes. Ils ne côtoient pas autant les humains ou autres monstres comme leurs mentent leurs ouvrages, » répond Henri venu donner un coup de main en nettoyant les vitres.

« Faut dire que certains clients n’ont pas tort sur un point, » lance Rosie marchant au plafond avec son chiffon et se déplaçant de luminaires en luminaires.

« Sur quel point ? » demande Blake en relevant la tête.

« Comme quoi c’est une sainte ! » ricane-t-elle.

« Une sainte ? N’exagérons pas non plus, gamine ! » réplique amusé Abé rangeant les couverts dans le tiroir du meuble de la salle.

« Si c’est pas une sainte, alors c’est quoi pour toi ? Monsieur Grincheux ? » pique Rosie avec son chiffon.

« Je dirais qu’elle est la personne la plus respectable pour moi, » répond-il avec sincérité. « Une personne avec ce trait de personnalité qui accepte les vieux grabataires comme moi, il est bien difficile de les compter sur les doigt d’une main. »

« Pour moi, elle est comme le mythe de la boite de Pandore : elle est l’espoir qui m’a tendu la main quand personne ne voulait embaucher un satyre. Même ma famille ne voulait pas de ma personne. Donc je suis reconnaissant qu’elle se soit arrêtée sur mon chemin, » dit Henri avec nostalgie.

« Pour ma part et sans doute pour beaucoup de monde ici : la cheffe est notre carte de la dernière chance ! Sans elle, je ne serais pas où je serais actuellement, » explique Rosie. « Donc je lui suis plus que reconnaissante pour sa main tendue. Et toi Blake, comment as-tu atterrit ici ? »

« La communauté des Terres Sèches, celle où vivent la plupart des lycaons métamorphes m’ont banni après que mon père Gamma s’est fait accuser de trafique de revente de bien matériel. Le procès inexistant à propulsé mes parents sur la potence tandis que mes petites sœurs et moi-même avons étaient dépourvu de nos statuts et nos biens, » détaille Blake avec amertume. « Nous étions presque des squelettes sur pattes quand la cheffe nous a trouvé à fouiller les poubelles d’un restaurant à la périphérie d’une meute à proximité. Si comme Henri, elle n’avait pas croisé mon chemin : je ne serais réellement pas ici, » dit-il en reconnaissance.

Rosie, Henri et Abé sourient compatissant à son histoire. Rosie descend de son perchoir pour câliner sa tête. Blake rit de son geste mignon. Oui à bien des égards, la cheffe Amalee était une entité rare qui voyait au-delà de l’âme. Rosie embrasse le haut de son crâne avant de remonter en hauteur. Blake essuie rapidement une larme sauvage avec le dos de sa main et se remet au travail.

Ce n’est que tard dans la soirée, soit 23h35, que la deuxième salle de festivité accueille l’ensemble du personnel pour un repas conviviable. Blake retrouve avec plaisir ses petites sœurs qui finissent la maquette d’un château médiéval à rendre en classe en compagnie de la vieille Leah.

« Bonsoir Leah, » dit-il souriant. « Ça a été ? » demande-t-il en embrassant la tête des ses sœurs.

« Ça a été, Blake, » dit-elle avec les yeux fermés et un sourire chaleureux. « Ces demoiselles sont très investies dans leur objectif d’être première encore ce mois-ci, » dit-elle en plaçant magiquement une nappe sur la table après que ses protégées ont rangé tout leur matériel.

« Merci encore Leah, » dit-il. « Si jamais c’est trop pour toi et que tu n’as plus le temps de t’occuper de la bâtisse, n’hésite pas à me le dire et je finirai mes tâches plus vite, » s’empresse-t-il de dire.

« Allons Blake, » dit-elle en tapotant gentiment. « Une banshee est la gardienne protectrice d’une maison. C’est une grande maison que j’affectionne depuis qu’elle a retrouvé sa gloire d’antan. Et puis m’occuper de l’éducation et de la protection de mes occupants font partie de mon ADN. Y faillir, c’est comme laisser ma maison être réduite en cendre, » dit-elle bienveillante.

Blake acquiesce.

Depuis qu’il est arrivé ici avec ses sœurs, il n’a jamais vu la couleur des yeux de Leah.

Elle sourit même quand elle est en colère ou triste.

D’après la cheffe, c’est sa manière à elle de se préserver du monde extérieur qui change trop vite pour elle.

D’un hochement de tête, il invite ses jeunes sœurs à aider à mettre la table ce qu’elles font sans rechigner maintenant.

Quand les derniers couverts ont été placé, la brigade de cuisine sortirent par une seconde porte pour déposer les restent non-consommés.

Vient ensuite la première et seconde équipes s’occupant de la partie auberge et sources thermales.

Bras dessus, bras dessous, Nadia entre apaiser en compagnie de Susanne.

Blake sourit et vient à sa rencontre.

« Bonsoir Nadia, » dit-il courtoisement. « Comment te sens-tu ? » demande-t-il poliment.

« Bonsoir Blake… merci de prendre de mes nouvelles, » dit-elle rougissante. « Je… je reprends doucement mais surement du poils de la bête, » dit-elle plus confiante sur la dernière partie.

« Bien… vu que tu es au repos, je propose que l’on reporte nos séances à lundi. Qu’en penses-tu ? » demande-t-il.

« Ça ne te dérange pas ? » demande-t-elle soucieuse.

« Absolument pas, » ricane-t-il compréhensif. « Tu dois décompresser. Si tu es trop sous tension, tu vas imploser, Nadia, » tapote-t-il son épaule. « Ma porte te sera toujours ouverte. »

« Merci beaucoup Blake ! » l’enlace-t-elle chaleureusement. « Tu es le premier loup-garou compréhensif que je rencontre. Merci d’exister ! » sanglote-t-elle sur la dernière partie.

« Et toi tu es une Jackalope* (lapin cornu) hypersensible mais tellement adorable, » réconforte-t-il avec un sourire jusqu’au yeux tout en la berçant affectueusement.

Quand ils se séparent, Blake vire au rouge en entendant ses petites sœurs le charrier sur ses problèmes de cœur.

Nadia n’en mener pas large avec ses joues prenant une belle tintent rouge.

Après une fausse course poursuite autour de la table où tout le monde rient et s’assoient, l’ensemble de l’établissement commence à festoyer. Les derniers à arriver sont la cheffe Amalee et ses deux bras droits. L’un transporte dans ses multitudes de mains des panières de pains et le deuxième porte les treize carafes d’eaux qu’il réparti sur la longue table. La cheffe Amalee a encore le nez plongé dans les rapports de ses salariés quand elle s’assoit en bout de table à sa place.

« Blake ? » appelle-t-elle.

« Cheffe ? » répond-il en se redressant de sa place.

« Demain, tu commences à 08h45 avec Rosie et Dovi pour le petit-déjeuner. Comme ça, tu peux amener sans tresse tes sœurs à l’école, » déclare-t-elle en donnant les rapports à Leah qui les ramènent dans le bureau.

« M-merci Cheffe ! » dit-il en se courbant.

La cheffe Amalee lui adresse un sourire amicale tout en levant son verre, signalant à la fois qu’elle le félicite et que le repas peut être entamé.

Ils sont tous à la fin du plat principal quand Leah accoure vers Amalee en panique.

Tous regarde la gardienne mais ne dit rien.

Elle chuchote à l’oreille de cette dernière l’information reçu.

La cheffe ne divulgue aucune émotion à l’énoncé.

Une fois le message transmit, elle rabat sa serviette en soupirant avant de décaler sa chaise pour suivre Leah.

Dites à NekoYokai ce que vous avez pensé de ce chapitre !
J'adore ça

0

J'adore ça

Drôle

0

Drôle

Épicé

0

Épicé

Plein de suspense

0

Plein de suspense

Émouvant

0

Émouvant

Profond

0

Profond

Réconfortant

0

Réconfortant

Choquant

0

Choquant

Bien écrit

0

Bien écrit

Intrigue captivante

0

Intrigue captivante

Super personnage

0

Super personnage

Dialogues forts

0

Dialogues forts

Autres recommandations

Merry Christmas - Adventskalender 2025

Aelyn Raven: Wieder eine tolle Geschichte. Leider bin ich erst jetzt dazu gekommen sie zu lesen, aber das tut der Geschichte keinen Abbruch *g* ich freue mich schon auf den nächsten Adventskalender

Lire maintenant
Charly's Weihnachten

T.M: Ich kann es gar nicht anders sagen also ich liebe diese Geschichte einfach. Sie hat für mich einfach alles was es braucht. Sie hat mich einfach mitgenommen auf eine echt schöne Reise. Danke❤️

Lire maintenant
Destino Secreto

Karin Rogowski: Gut geschrieben und beschrieben. Die Charaktere und Situationen sind stimmig und nehmen einen gefangen. Mich hat das Buch ab der ersten Zeile fasziniert, genau wie die anderen Bücher davor. Sehr guter Schreibstil und eine sehr gute Übersetzung, nebenbei bemerkt. Dankeschön, dass Du Deine Bücher ...

Lire maintenant
 Mehrfach zurückgewiesene Gefährtin

Silvia: Sehr schön geschrieben, mit Spannung von Anfang bis Ende. Tolle Geschichte .

Lire maintenant
My Blacksmith Savior

MoonlightN🌕: I absolutely love Sully. He's such a mature, patient, and understanding character—a complete green forest. 💚I love Sorsha too. She's strong, resilient, and easy to admire. They're a perfect match, and watching their relationship grow with patience, trust, and love was beautiful.The way their bond d...

Lire maintenant
Ein Kuss für den CEO

phelix21: Gesucht, leichte Kost für zwischendurchGefunden, viel Wahrheit in jedem Kapitel!Jedes Kapitel mit einem Tagebucheintrag zu beenden ist ein schöner schreibtechnischer Kniff.

Lire maintenant
Luna de Verano - Die Gefährtin des Alphas (Band 1)

C.: Ich habe so oft herzhaft gelacht. Was für eine tolle Geschichte. So schön geschrieben. So schön, flüssig lesbar. Ich lieb‘s. Mir tun die Herren in der Geschichte fast leid, die Frauen sind reine Naturgewalten. Lustig, verschmitzt, offen, direkt. So schön. Danke für diese Geschichte und das wir sie l...

Lire maintenant
Stripped Shadows

Pfefferwinz: Richtig gut geschrieben und spannend bis zum Schluss.Ich kann es nur absolut empfehlen und bin auch schon bei der Fortsetzung, ... soweit wie sie eben schon fertig gestellt ist. Ich bin sehr gespannt was noch kommt ♥️Danke für die Bereicherung meiner Freizeit. Für mich der perfekte Ausgleich zumArbe...

Lire maintenant