Chapitre 1
Noah
Le regard perdu à l'horizon dans un soleil qui doucement s'éteignait peu à peu, la neige s'infiltrait doucement dans mes bottes, je continuais d'avancer; perdu dans mes pensées. Le général nous avait donné des ordres; nous ne pouvions pas rebroussé chemin. Mes coéquipiers devant moi étaient fatigués, nous l'étions tous. Le vent froid venu du Nord chatouillait mes narines qui menaçait à chaque instant de devenir un glaçon. Je ne pouvais plus sentir mes joues et mes oreilles sifflaient.
-Avance plus vite Noah!
M'ordonna le commandant, sa voix à moitié cachée par la tempete de neige qui venait de s'abattre. Je m'étais engagé dans l'armée à l'age ou je sus tenir une épée, et à quatorze ans, je fus embaucher comme écuyer du capitaine. Il était devenu comme un père pour moi. Mes parents étaient morts à ma naissance; tués par nos ennemis d'après les témoins. Je m'étais promis de me venger un jour. L'armée m'a recueilli comme une seconde famille et m'a élevé dans l'art du combat et le soutien que l'on se porte les uns les autres.
-Nous sommes encore loin?!
Demanda un soldat derrière moi, visiblement plus fatigué que moi. Le capitaine se retourna, et le regarda fixement.
-Encore une ou deux journées de marche soldat!
Je soupirai. Cette mission n'aura donc pas de fin? Je ne souvenais plus de la dernière fois ou j'avais passé une bonne nuit. Lorsque j'avais le privilège de parvenir à fermer les yeux, c'était pour revoir une scène d'horreur. Les memes cauchemars revenaient en boucle, encore et encore. Je voyaient deux silhouettes lointaines dans une maison ou regnait la joie et la bonne humeur. Lorsqu'une bande de mercenaire s'infiltrait par la porte d'entrée et pus rien. Je ne pouvait plus entendre les cris de joie de ma famille. Je ne parvenais plus à fermer l'oeil de ma nuit. Plus je marchais, plus je m'enfonçais. Je sentais la neige craquelée sous mes pas et la sensation étrange de tomber me prenais en avançant. La nuit commençait à pointer le bout de son nez et je dus lever le bras devant mes yeux afin de me protéger des rayons du soleil. Sa chaleur m'envahit tout entière et je les laissaient me réchauffer, petit à petit. Lorsque soudain, j'aperçu de loin, un palais aussi grand qu'une montagne qui s'élançais de toute sa hauteur, comme s'il voulait rejoindre les étoiles.
-Nous y sommes!
S'écria le capitaine, au devant de la troupe. Enfin...
-Eternis.....
Alénia
-Je le sais bien père. J'ai dix sept ans je vous l'accorde mais ne voulez vous pas mon bonheur?
Assis dans son fauteuil au coin du feu, mon père s'appuya la tete contre ses mains sèches et se tourna dans ma direction.
-Je suis vieux et le royaume aura besoin d'une reine qui s'affirme et aura donc un appui. Tu dois penser à ta sécurité en te mariant.
Mon père était un vieux tetu qui n'a jamais su cacher son interet pour le profit du pays. Pour lui, je ne suis qu'une marchandise que l'on peut trainer ou bon sa lui semble avec pour seul but: gagner de la puissance. J'aurai du etre un garçon, comme il l'avait tant désiré. Malheureusement pour lui, il a eu une fille. Et pour conclure le spectacle: une fille des plus rebelles. Tous ce qu'il n'aimait pas.
-Toutes vos listes ne me feront pas changer d'avis père. Je ne compte épouser aucun de vos chevaliers ou seigneurs qui prétendront vouloir prendre ma main. Vos efforts resteront vains.
Je quitte le grand salon en colère. Il n'y a qu'une chose qui puisse m'apaiser là tout de suite: me promener. Le royaume de Valdoria était splendide au mois d'été. L'odeur du pain bien chaud sortant du four se mélangeait à celle des fleurs, parsemant les champs. Les vieilles maisons encadraient le centre ville qui se trouvait de part et d'autre de la grande muraille. Je fus surprise du monde qui envahissait les rues. Tous le monde me saluais lorsque je passais. Une petite fille m'offrit meme une fleur.
-Un jour, je serai comme vous.
Me dit elle . Elle était tellement mignonne avec sa robe bleu et ses petits yeux noisette. J'adorais découvrir de nouveaux endroits. C'était comme devenir une autre personne. Il n'y avait plus de princesse, plus de fille à marier. Il n'y avait qu'Alénia. La ruelle était sombre, étroite et donnait l'impression de s'infiltrait dans un monde parallèle.
-Qui est là?
Quand soudain, un bruit dans mon dos me fit sursauter. Je restais un moment immobile, le bras tendu vers ma botte, ou était caché un poignard ou cas ou je devais en user. Un autre objet se fracassa sur ma droite, donnant directement dans une autre rue bien plus étroite. Je me décider enfin à prendre le chemin de droite, cette fois ci mon petit couteau à la main. Les murs étaient encore plus petits et menait à une auberge pauvre et sale. J'entrais, le coeur battant la chamade. "Pourquoi suis je aussi curieuse?".
Lorsque je mis un pied sur le sol de l'entrée, tous les regards se retournèrent dans ma direction. Je fis mine de ne pas m'en préoccuper, me dirigeant vers le tavernier.
-Un verre d'eau je vous prie.
Il sembla hésiter, puis me tendit un verre. Je m'assis dans un coin, à l'abris des regards, lorsqu'un homme, à peine plus agé que moi, prit place en face de moi. Il portait une capuche- ce qui en passant n'étais pas très poli de sa part, ses yeux étaient cachés dans sa capuche noiratre et portait dans son dos une très longue épée aiguisée.
-Votre altesse, que faites vous là?
Lorsqu'il leva la tete, je pus enfin voire ses yeux d'un bleu perçant. Je ne le connaissais pas et c'était bien le premier à m'avoir reconnu, ou plutot le premier à m'avoir appeler par mon nom.
-Cela ne vous regarde en rien.
Répondis je d'un ton qui le voulait sec et direct. A la place, je le perçu sonner faux et quelque peu tremblant. Il faut bien l'avouer que l'arme glissait derrière lui ne me rassurais en rien. Mais je me gardais de le lui dire, de peur de n'etre vulnérable. Ce jeun homme m'adressa un sourire rieur; je devais avoir marqué un point.
-Bien au contraire. Vous etes l'héritière de la couronne et ces rues sont dangereuses pour une personne telle que vous. Je vous raccompagne.
Dit il en se levant, m'incitant à faire de meme. Mais je ne bougeais pas, le regard fixé droit devant moi, impassible.
-Je ne partirai pas... En tout cas pas avec vous.
Dis je en me levant de ma chaise, les yeux rivés dans les siens. L'étranger me raccompagna jusqu'à la porte et me laissa seule. Lorsque je jetais un ultime coup d'oeil rapide dans mon dos, je remarquais immédiatement une marque sur le mur de l'auberge. J'avais aidée mon père de nombreuses fois avant aujourd'hui, concernant la géographie mondiale des autres royaumes, qui s'étendait bien au delà du notre.
La marque de la rébellion....
wow j'adore le début !🔥
Merci si t'as des idées hésite pas à me dire ce qui ne va pas trop
C'est génial vraiment bravo