Un PDG trop fier pour son propre bien, et ma poursuite acharnée

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Résumé

Un PDG orgueilleux finit par pousser son époux, trop honnête, à bout au point de le faire fuir. 【 Le jour du mariage avec l'époux honnête 】 L'époux honnête : « Je... je ferai de mon mieux pour bâtir notre mariage. » Les lèvres fines du PDG se courbent légèrement : « Inutile. » 【 Après le mariage 】 L'époux honnête est loin de se douter que le PDG a deux visages radicalement opposés. Hors du lit : « Je te conseille de ne pas nourrir d'idées déplacées à mon égard. » Au lit : « Tes pectoraux sont si imposants... Chut... Ne serre pas si fort... » 【 Le jour du divorce 】 Le PDG : « N'avais-tu pas dit que tu ferais de ton mieux pour bâtir notre mariage ? » L'époux honnête : « Plus besoin. »

Genre :
Lgbtq
Auteur :
Fangirl Lâm Nhất
Statut :
Complete
Chapitres :
88
Rating
n/a
Classification par âge :
18+

Chapitre 01. Le héros sauve la belle

Édition : Leia

[ Un mariage ? Je suis quoi, un déchet qu’on ramasse pour mettre à la décharge ? ]

*

Il y a quelques jours, Quan Lang participait au sommet sur les sciences et technologies dans la ville de H. Il rentrait tout juste à la ville de T par avion.

Dans la voiture, la secrétaire Lin profitait du trajet pour lui faire un rapport, avant de mentionner un autre sujet juste avant de conclure.

« Qu’est-ce que vous dites ? » Quan Lang attrapa une bouteille de soda dans le réfrigérateur de la voiture, en ouvrit le bouchon et en but quelques gorgées.

« Cette personne, Liu Ru, est passée à la télé pour dire qu’elle a eu le coup de foudre pour vous. Elle dit que vous lui avez sauvé la vie et qu’elle ne sait pas comment vous remercier, alors elle préfère… offrir son corps… » L’instinct de la secrétaire Lin lui soufflait que son patron ne voulait surtout pas entendre la fin de cette phrase.

Quan Lang eut un sourire glacial : « Qu’il continue de rêver. »

La secrétaire Lin se tut immédiatement.

Quan Lang faisait tourner lentement la bouteille en verre dans sa main, son regard rivé sur le goulot, sans la moindre chaleur.

« Continuez. »

« Il vous exprime sa reconnaissance, il pleure, il rit, et pour finir, il a sorti un horoscope qu’un maître du temple Junling lui aurait fait. Il y est écrit que vous et lui êtes… » La secrétaire Lin ne savait plus trop comment poursuivre.

« Allez-y. »

« Que vous êtes… prédestinés par le ciel. »

Un « clac » sec retentit. La bouteille fut jetée dans le porte-gobelet. Ce n’était qu’un petit bruit, mais il fit perler des gouttes de sueur froide sur le front de la secrétaire Lin. Bien qu’elle ne travaille pour Quan Lang que depuis quelques mois, elle sentait parfaitement qu’il était en colère.

En réalité, Quan Lang était furieux, surtout contre lui-même. S’il pouvait remonter le temps d’il y a deux semaines, il ne ferait certainement pas un pas de plus.

Ce soir-là, il venait de terminer un repas d’affaires. Alors qu’il attendait son chauffeur au bord de la route, un jeune homme, en pleine conversation téléphonique, traversa soudainement la chaussée. Au milieu de la rue, il se disputa avec son interlocuteur, si agité qu’il ne remarqua pas le camion qui surgissait au détour du virage, fonçant droit sur lui.

Dans un réflexe instinctif, Quan Lang se précipita, attrapa le jeune homme et le serra fort contre lui. Ils roulèrent ensemble sur le sol jusqu’à l’autre côté de la route, évitant de justesse un accident tragique.

Quan Lang avait bien l’intention de l’insulter, mais en baissant les yeux, il vit le jeune homme dans ses bras trembler de peur. Des larmes coulaient sur son visage fin et juvénile, et ses mains s’agrippaient à lui comme à une bouée de sauvetage. L’autre parvint à bredouiller : « Merci… »

Il ne répondit pas, le lâcha sans ménagement, retourna de l’autre côté de la rue et monta dans sa voiture.

Si l’affaire s’était arrêtée là, tout aurait été pour le mieux. Mais par hasard, un blogueur qui prenait des photos dans la rue avait immortalisé toute la scène avec son téléphone.

Le blogueur, flairant le bon sujet, monta la vidéo et la publia sur Weibo le soir même, créant un sacré buzz. Beaucoup d’internautes s’extasièrent devant ce beau jeune homme héroïque, tandis que d’autres reconnaissaient l’héritier du célèbre « groupe Quan Zhong » : Quan Lang.

Cette révélation mit le feu aux poudres. Les internautes, avides de drama, décortiquèrent toute la vie de Quan Lang. On apprit qu’il avait sauté des classes à l’école primaire, qu’il était diplômé de master à vingt-deux ans, deux ans de moins que ses camarades. Et ce n’était pas tout : à quinze ans, il avait déjà sa ceinture noire de Taekwondo et avait failli rejoindre l’équipe nationale.

Un héritier brillant, doué aussi bien intellectuellement que physiquement, qui avait fait tourner bien des têtes à l’université. Lui, en revanche, avait été très clair : il aimait les hommes.

Le mariage homosexuel étant légal depuis plus de dix ans, sa famille n’avait jamais cherché à démentir les rumeurs. Son orientation sexuelle était un secret de polichinelle.

Quan Lang a vingt-quatre ans cette année. Il y a quelques mois, il a repris la direction d’une entreprise technologique du groupe Quan Zhong. Avec ses deux diplômes en informatique et en gestion, il était tout naturel que le président Quan lui confie ce poste.

Quan Lang n’a jamais prêté attention aux médias ou aux curieux, et la secrétaire Lin évitait généralement de lui rapporter ces ragots inutiles.

Mais Liu Ru, le jeune homme secouru ce soir-là, a affirmé avoir eu le coup de foudre pour Quan Lang. Depuis qu’il connaît son identité, il le poursuit sans relâche. Il a même multiplié les interviews, racontant les moindres détails du sauvetage et exprimant son espoir de revoir son sauveur.

La situation est devenue ridicule, surtout avec cet horoscope du temple Junling, comme s’il comptait forcer le destin : « Si tu ne m’épouses pas, je ne te lâcherai pas ».

Sur Internet, les avis divergent. Certains traitent Liu Ru de profiteur, d’autres l’encouragent à suivre son cœur. Certains fans, charmés par son allure délicate et son élocution polie, s’amusent même à faire des montages photos de lui et Quan Lang, imaginant leurs noces.

Quan Lang déteste ce genre de parasite. Il ne se souvient même plus du visage de Liu Ru. Ce jour-là, l’autre n’était qu’une proie tremblante dans ses bras. Que veut-il maintenant ? Faire son petit oiseau en cage ?

Le plus agaçant, c’est que tous ses anciens camarades d’université sont au courant, et ceux qui sont proches de lui ne se privent pas de le taquiner.

Avec l’horoscope du temple Junling en renfort, le nombre de supporters de Liu Ru ne fait qu’augmenter. Ce n’est pas tant pour lui, mais parce que ce temple est réputé pour être le plus sacré de la ville, que ce soit pour trouver l’amour, la paix ou réussir ses études.

L’abbé vivant en ermite, ce sont les maîtres qui gèrent les affaires courantes. Quand ils font une prédiction, elle est souvent infaillible, et chaque année, les offrandes sont telles qu’on en use le seuil du temple.

La secrétaire Lin continuait son rapport. L’émission à laquelle Liu Ru a participé remonte à près d’une semaine, et pourtant, le sujet est de plus en plus discuté. Les internautes s’intéressent même aux cours de la bourse du groupe Quan Zhong et à la rentabilité de chaque filiale.

Quan Lang ouvrit son téléphone et jeta un coup d’œil au groupe de discussion de ses amis.

Xu Tiancheng : [ Le maître du temple Junling a dit que vous étiez faits l’un pour l’autre, tu attends quoi pour l’épouser ? ]

Song Zhen : [ Pourquoi une telle aubaine de héros sauvant sa belle ne m’arrive-t-elle jamais ? Quel petit chanceux ce gosse ! ]

Xu Tiancheng : [ J’ai déjà préparé mon cadeau, c’est pour quand le mariage ? N’oublie pas de me garder une place de garçon d’honneur. ]

Quan Lang éteignit brusquement son téléphone et inclina son siège pour fermer les yeux.

Un mariage ? Je suis quoi, un déchet qu’on ramasse pour mettre à la décharge ?

Après un rapide détour par l’entreprise, Quan Lang décida de passer chez son père pour récupérer des dossiers. Il demanda au chauffeur de s’arrêter sur le côté de la villa, monta les marches et ouvrit la porte d’entrée.

Le salon était tout éclairé. Quan Qiting, en peignoir, sortait de la salle de bain du rez-de-chaussée en s’essuyant les cheveux.

Quan Lang jeta un coup d’œil réflexe à sa montre : il était 17 heures. Son père était déjà à la maison en train de se laver ?

Sans chercher à s’expliquer, Quan Qiting lui fit signe de s’asseoir sur le canapé avant de lâcher une bombe.

« Xiao Lang, prépare-toi pour ton mariage. »

Quan Lang pensa qu’il avait des hallucinations. Comment son père pouvait-il dire une chose pareille sur un ton aussi naturel, comme s’il commentait la météo ?

« Papa, tu es malade ? » demanda Quan Lang avec difficulté. « Tu racontes n’importe quoi. Maman est au courant ? »

Il connaissait trop bien son père. Pour éviter de faire quelque chose qu’il ne voulait pas, il suffisait d’invoquer sa mère. Ses parents s’affrontaient constamment, et rien ne les amusait plus que de se mettre des bâtons dans les roues.

Mais cette fois, la réaction de Quan Qiting fut étrange. Il resta assis sans bouger, le visage un peu fermé.

Alors que Quan Lang s’apprêtait à insister, il entendit une voix familière venant de l’étage.

« Je suis là, mon fils. »

Shen Yanyan, en nuisette de soie pourpre, les cheveux relevés en un chignon bas, descendit les escaliers avec nonchalance. Elle sortait manifestement aussi de la douche et semblait de très bonne humeur. Quan Lang se détendit, s’attendant à une pique de sa part.

Mais la suite fut encore plus absurde que ce que son père venait de dire.

« Ton père et moi en avons discuté. Nous t’avons trouvé un très bon parti. Prépare-toi à te marier la semaine prochaine. »

Quan Lang resta pétrifié.

Jamais en vingt-quatre ans il n’aurait cru voir ses parents faire front commun, et encore moins pour une affaire aussi importante que son mariage.

Mot de l’auteur :

Le protagoniste est Jiang Dao, il fera son apparition au prochain chapitre.

Nouvelle histoire ! C’est l’histoire d’un PDG autoritaire et d’un gars très honnête. L’histoire est publiée simultanément sur Changpei. Si vous ne pouvez pas lire sur Feiwena, vous pouvez aller sur Changpei.

C’est une lecture très progressive, avec des personnages et une intrigue assez basiques, vraiment cheap ! Parce que c’est mon goût, et qu’il est très cheap !