La pandémie
Dans un futur proche, la société humaine s’est effondrée après l’apparition d’un virus foudroyant.
En quelques semaines, 80 % de la population mondiale fut contaminée.
Trente pour cent moururent presque aussitôt. Les autres ne moururent pas. Pas vraiment. Leur corps se déforma peu à peu, leur peau devint grise, morte, presque pourrie. Leur odeur suffisait parfois à les repérer avant même de les voir.
Ces créatures humanoïdes furent nommées les mutés.
Ils n’étaient plus humains. Ou du moins, plus assez pour qu’on puisse encore les considérer comme tels.
Affamés, violents, attirés par la chair vivante, ils devinrent l’une des plus grandes menaces pour les derniers survivants. Une morsure ne signifiait pas toujours la mort immédiate. Certains mouraient en quelques heures. D’autres se transformaient à leur tour.
Les 20 % restants, ceux qui avaient échappé à la première vague, durent apprendre à survivre dans un monde vidé de ses lois.
Livrés à eux-mêmes, les survivants se regroupèrent en petites communautés plus ou moins organisées, tentant de recréer un semblant d’ordre au milieu du chaos. Mais l’instinct primaire de l’humain reprit vite le dessus. Des guerres de clans éclatèrent partout : dans les villes, les campagnes, les anciens pays et les territoires oubliés.
Les pires atrocités furent commises.
Trois ans plus tard, l’humanité avait encore été divisée par deux.
Une seule règle subsistait : survivre.








