Daddy Dante ✓

Tous droits réservés ©

Résumé

Oublier une aventure d'un soir — surtout la meilleure que vous ayez jamais eue — est difficile. Cela devient encore plus ardu quand l'homme en question franchit le seuil de votre maison... ❝ Alors, je suis censée t'appeler « daddy » à partir de maintenant ? ❞ Un sourire espiègle étira mes lèvres dès que ces mots m'échappèrent, sans même que je m'en rende compte, en direction de ce bel homme à moitié nu qui se tenait devant moi, absolument irrésistible. ❝ Crois-moi, ma petite Arya, bientôt tu seras de nouveau à genoux, à me supplier de te baiser. ❞ * Arya Michelakis se fichait éperdument du septième mariage de sa mère ; de toute façon, chaque année, elle ramenait un nouvel homme à la maison. Elle ne lui reprochait pas d'être aussi fleur bleue, mais elle détestait sa capacité à se lasser de ses époux si facilement. Divorce après divorce, elle s'était habituée à toute cette mascarade et, cette année, elle n'avait aucune intention de se mêler des affaires de sa mère. Le seul élément fâcheux et contrariant de ce nouveau mariage est le mari en question, un homme qu'Arya connaît bien trop intimement.

Genre :
Romance/Erotica
Auteur :
Caterina Faye
Statut :
Terminé
Chapitres :
40
Rating
4.6 272 avis
Classification par âge :
18+

Chapitre 1 : Doux Jésus !

« Bénissez-moi, mon Père, parce que j'ai péché. Cela fait... eh bien, ça fait longtemps. Quatre ans depuis ma dernière confession. » J'ai bafouillé ces mots en m'agitant sur le prie-Dieu. Je ne savais toujours pas pourquoi j'avais cru que déballer tous mes sales petits secrets à un prêtre changerait quoi que ce soit. Mais bon, ça valait le coup d'essayer.

« Oui, mon enfant. »

« Je ne sais pas par où commencer, mon Père. »

« Avez-vous blasphémé en utilisant le nom de Jésus-Christ en vain ? »

« Oui, mon Père... et j'ai commis pas mal d'autres péchés. Ces dernières années, je me suis abandonnée à des... relations sexuelles impures avec beaucoup d'hommes. Souvent des hommes plus âgés. Mais cette fois-ci, j'étais ivre et j'ai couché avec un homme marié. » J'ai tout lâché d'un coup. Je me souvenais encore de l'alliance à son doigt. Ça ne m'avait pas empêchée de tomber à genoux devant lui.

« Ne consommez pas d'alcool. Évitez la compagnie de ceux qui vous attirent des ennuis et essayez de garder vos vêtements sur vous. » Super, voilà qui m'aidait beaucoup.

« Ça va être un peu dur de... » Je me suis coupée, réalisant que je pensais tout haut. « Je suis désolée », me suis-je excusée rapidement, un peu gênée.

Il s'est raclé la gorge. « Cinq Je vous salue Marie. »

« Merci, mon Père. » Prenant cela pour le signal du départ, je me suis levée. J'ai quitté l'église le plus vite possible. J'y étais venue désespérément pour me vider le cœur. En vérité, je n'étais même pas pratiquante, loin de là. Julio, le cinquième mari de ma mère, nous emmenait à la messe chaque semaine pendant trois ans, son fils et moi. On était à la fac à l'époque, jusqu'à leur divorce. J'avais pris cette habitude avec lui. J'y avais même trouvé un peu de paix pendant un temps. Puis j'ai perdu ma virginité avec Markus, le meilleur ami de Julio. Depuis, je n'avais plus remis les pieds dans un lieu sacré. Je me sentais comme une pure pécheresse.

J'ai descendu la rue et traversé la route vers le manoir de ma mère, à environ cinq pâtés de maisons. Je me rappelais cette nuit d'il y a exactement trois mois. J'avais couché avec ce bel inconnu brun et marié. Je n'avais même pas pris la peine de lui demander son nom. Je m'étais retrouvée les jambes écartées sur son lit sous son regard brûlant pendant des heures. J'avais eu plus d'orgasmes que je ne pouvais en compter sur les doigts d'une main.

J'ai frissonné de plaisir en repensant à sa peau moite contre la mienne. Son membre dur s'insérait parfaitement dans ma chatte soyeuse. Ses lèvres exigeantes m'enivraient et avaient embrassé brutalement chaque centimètre de mon corps. J'ai poussé un gémissement en réalisant que j'étais encore trempée ! Oh, pour l'amour de Dieu, je viens de sortir de l'église il y a moins d'une minute.

J'ai chassé l'idée que j'avais besoin de me noyer dans l'eau bénite. Je suis entrée dans le manoir de trois étages. C'était vide. J'étais contente d'avoir donné congé au personnel. Ma mère et mon demi-frère Dominic, son fils aîné, étaient partis pour affaires depuis deux mois et demi. J'avais la maison pour moi toute seule.

Après m'être rafraîchie, j'ai enfilé une chemise blanche large. Je me suis allongée sur mon lit et j'ai jeté mon livre sur le côté. J'ai commencé à faire aller et venir Mr. Johnny Deep en moi. J'imaginais que c'était le gros nœud veineux d'un autre homme.

« Oh, merde », ai-je murmuré. Ça ne me faisait rien du tout. Il me fallait plus de stimulation pour jouir. Depuis quatre-vingt-dix jours, je n'arrivais pas à atteindre l'orgasme. J'étais frustrée comme jamais. C'était comme si cet homme m'avait gâchée pour tous les autres. Je m'étais même laissé baiser par un connard que ma meilleure amie Portia m'avait présenté. Mais je n'avais été qu'un trou serré pour lui. Je n'avais pas ressenti le moindre plaisir. Le sexe avait duré une minute et quatre secondes montre en main avant qu'il ne s'écroule sur moi. J'avais repoussé son corps flasque et j'étais partie de chez lui avant même qu'il ne reprenne son souffle.

J'ai posé Johnny à côté de moi quand j'ai entendu ma mère m'appeler d'en bas. J'ai froncé les sourcils. Elle rentrait deux jours plus tôt que prévu. J'ai rabattu mon t-shirt. Je n'ai même pas pris la peine de mettre un pantalon ou une culotte. Je pensais qu'elle était seule puisque mon frère ne rentrait pas avant deux semaines. En descendant l'escalier quatre à quatre, j'ai regretté ma décision. J'aurais dû mettre un soutien-gorge. Mes seins ballottaient sous le tissu blanc presque transparent. Et ils étaient sous les yeux d'une paire de prunelles grises gravées à jamais dans ma mémoire. J'ai eu un hoquet de surprise. Avant de comprendre ce qui arrivait, j'ai glissé sur les dernières marches. J'allais m'étaler de tout mon long et me casser les dents de devant. Mais des bras m'ont rattrapée au vol. Mes jambes se sont enroulées naturellement autour de son torse. Ça m'a ramenée direct à cette fameuse nuit.

« Oh mon Dieu, Arya. Ça va, ma chérie ? » La voix inquiète de ma mère a atteint mes oreilles. Dès qu'elle a fini sa phrase, l'homme m'a reposée délicatement sur mes pieds. Je faisais une tête de moins que celui qui hantait tous mes rêves érotiques. Il me fixait en fronçant les sourcils, tout comme moi. Mes yeux sont tombés sur sa main gauche. Je cherchais l'anneau tout simple qui était toujours à son doigt. Doux Jésus !

« Ouais... Heu... Ça va, maman. » Je me suis raclé la gorge. « Ça n'a jamais été aussi bien... Tu sais, ce sol en marbre est très glissant. J'ai déjà perdu l'équilibre plusieurs fois. » Je lui ai fait un sourire forcé. Je l'ai prise par l'épaule pour dissiper ses doutes. J'avais la bouche toute sèche d'un coup. Je n'arrêtais pas de loucher vers la brute qui se tenait à côté d'elle. Jamais je n'aurais pensé le revoir. Et pourtant, il était là, dans ma maison. Ma mère tenait son bras et le caressait de haut en bas. Faites que ce soit juste un partenaire d'affaires, ou son nouveau garde du corps, ou son jardinier... J'ai arrêté d'imaginer des trucs bizarres. C'était évident que c'était son nouveau jouet vu la façon dont elle le touchait. Merde. Merde. Merde.

« Ah oui, tu es parfois un peu maladroite, ma chérie. Fais attention. » Elle a eu un petit rire. « Ma puce, je te présente mon fiancé, Dante Rossi. » Son sourire s'est encore élargi. On aurait dit que son visage allait se fendre en deux. Pendant ce temps, la brute me regardait avec des yeux ronds. Il venait enfin de comprendre d'où il me connaissait. Ou plutôt, qu'il connaissait déjà chaque parcelle de mon corps.

Putain de bordel de merde !