Werewolf: The cursed Love

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Résumé

Vous voyez cette petite comptine qu'on vous apprend quand vous êtes petits... Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas... Et si pour une fois il était là pendant qu'on se promène, nous observant cacher derrières les arbres, attendant le bon moment pour nous attaquer. Amaya Rose est une jeune fille de 18 ans pas comme les autres. Dernière sorcière de sa lignée, elle est surprotégée et n'est donc jamais sorti de chez elle, sauf pour quelques rares exceptions. Un jour l'une de ces exceptions se présente à nouveau et elle se retrouve obligé d'aller rendre visite à sa grand mère qui vit seule dans la forêt. Shiye est le futur alpha de son clan. Il mène une vie parfaite, entouré par de loyaux serviteurs, d'autres moins loyaux et par des femmes. Il pensait tout connaître à la vie et se croyait invulnérable, jusqu'au jour où il rencontra cette jeune fille à la peau brune et aux yeux de braise qui changea à jamais son monde. Rien de ce qui arriva après ce jour, n'aurait pu être imaginé par ces deux jeunes gens. Une rencontre au clair de lune. Deux êtres. Un amour. Une guerre. Un destin.

Genre :
Fantasy/Romance
Auteur :
Jesyg
Statut :
En cours
Chapitres :
6
Rating
4.3 6 avis
Classification par âge :
18+

Prologue

Septembre 2014

Assise au bord de ma fenêtre, j’observai la vie au-dehors. Des enfants de mon âge jouaient, s’amusaient et vivaient pleinement. Certains faisaient de la corde à sauter, d’autres du vélo ou encore couraient en riant aux éclats. Je n’avais jamais rien fait de tel, car moi, Amaya Rose, jeune héritière d’une des plus grandes familles de sorciers, je ne sortais presque jamais de chez moi. Je n’avais aucun ami, aucune personne avec qui rire aux éclats ou jouer comme tout enfant de onze ans devraient le faire, et cela, parce que je passais le plus clair de mon temps enfermé. Les rares fois où j’avais mis un pied hors de cette maison, c’était pour assister à des soirées mondaines plus ennuyantes les unes que les autres. Il y avait bien d’autres enfants pendant ces fêtes, mais aucun ne venait m’adresser la parole, alors je faisais de même et restais dans mon coin. Ma vie se résumait donc à converser avec mes parents, lire des bouquins, étudier avec mes parents et m’amuser, toujours, avec mes parents. Je les aimais plus que tout, mais tout le monde serait saturé au bout d’un moment.

- Ama, tu veux bien descendre, s’il te plaît.

La voix de mon père me parvint et je m’exécutai aussitôt. Je dévalai les escaliers et me rendis au salon, il n’y était pas, j’allai dans la cuisine et trouvai mon père et ma mère en train de se déhancher sur une des chansons de Grease. C’était à la fois mignon et attristant. Danser, ce n’était pas vraiment ce qu’ils faisaient de mieux. Ils se mirent à rire, papa attrapa maman, se pencha et l’embrassa langoureusement.

- C’est dégoûtant. Je vais vomir, dis-je.

- J’espère que tu diras toujours ça lorsque tu seras plus grande, me dit mon père par-dessus l’épaule de ma mère.

Je levai les yeux au ciel et il quitta les bras de ma mère pour venir me serrer contre lui. Il me chuchota à l’oreille que j’étais son petit bébé, un bébé âgé de onze ans qui resterait sien éternellement, et si un homme comptait un jour me voler à lui, celui-ci finirait six pieds sous terre. Je ris amusée et je le traitai de cinglé.

- J’aurais dû réfléchir à deux fois avant d’épouser un cinglé, déclara maman.

- C’est justement parce que je suis cinglé que tu m’as épousé, rétorqua papa.

- Vous vouliez que je fasse quelque chose ? demandai-je, retrouvant mon sérieux.

- Eh bien, papa et maman reçoivent du monde aujourd’hui. Nous nous sommes dits que c’était l’occasion de t’initier à ce qui fait de nous ce que nous sommes.

- La magie ! m’exclamai-je.

- Ta grand-mère est l’une des invités, et elle a toute une collection de vieux grimoires à te donner. Tu commenceras ton apprentissage avec elle, annonça ma mère.

-Je suis tellement... Tellement excitée ! J’attends depuis toujours ! Est-ce que ça veut dire que je serais aussi autorisé à sortir ?

Mes parents échangèrent un regard et je sus sans qu’ils n’aient à parler que cela n’arriverait pas. Je tentai de contenir la rage en moi, mais ça ne servit à rien. Des larmes dévalèrent contre mon gré le long de mes joues, mon père s’avança, prêt à me serrer dans ses bras, mais je l’esquivai et remontai dans ma chambre.

Les invités arrivèrent en début de soirée. Il semblait être six, selon les voix que je distinguais depuis ma chambre. Ma mère ne devrait pas tarder à venir me chercher, et même si je m’étais un peu remise de mes émotions, je n’avais plus aucune envie de participer à leur petite soirée. Cependant, que je le veuille ou non, il le fallait. J’enfilai la robe blanche que ma mère avait mise de côté pour moi, puis brossai ma crinière de boucle brune et la noua en un chignon bas. La douce voix de ma mère s’éleva juste au même moment, elle rentra dans ma chambre et vint doucement poser une main réconfortante sur mes épaules.

- Je sais que c’est difficile, mais je t’assure que c’est pour ton bien. Alors range-moi ce visage sinistre et fais-moi un joli sourire. Une fille aussi magnifique que toi devrait toujours être rayonnante.

-Je ne suis pas magnifique, marmonnai-je.

-Oh que si, tu es la plus belle fille de l’univers, sourit-elle.

-Si je suis la plus belle fille, toi, tu es la plus belle maman, lui répondis-je en souriant.

Ma mère était vraiment la plus belle femme qu’il m’ait eue été permis de voir. Elle était soignée et élégante. Elle avait la peau laiteuse, et de longs cheveux bruns soyeux et lisses. Elle était mince et se mouvait avec grâce. Son grand sourire et son regard d’un vert profond ne faisaient qu’ajouter à son charme, et lui avaient valu le surnom de Beauté Parfaite lors de ses années au lycée. Je ne lui ressemblais pas beaucoup, nos seuls traits communs s’arrêtaient à nos yeux. Tout le monde s’accordait à dire que j’étais le portrait craché de mon père. Mon père, lui, n’avait rien à envier à la beauté de ma mère. Il était beaucoup plus décontracté, mais cela n’enlevait rien à sa prestance. Il était grand et musclé. Sa peau brune sans le moindre défaut, ses yeux noisette et ses cheveux frisés étaient ses atouts principaux.

- Avant de descendre n’oublie pas d’enfiler un gilet. Ils ne doivent pas voir ta tache de naissance, me rappela ma mère avant de quitter ma chambre.

Ma main gauche glissa automatiquement sur mon poignet droit, à l’endroit même où se trouvait cette maudite tâche. Je ne savais pas exactement ce qu’elle signifiait et ce qu’elle impliquait exactement, mais j’étais persuadée, après y avoir bien réfléchi, qu’elle était la cause de mon emprisonnement forcé à domicile.

J’enfilai un petit gilet de couleur rose pastel, puis je sortis ma chambre. Nos invités, au nombre de six, comme je l’avais bien deviné plus tôt, étaient installés dans le salon. Il y avait une vieille femme, petite et ronde aux cheveux grisonnants ; deux femmes, l’une rousse, l’autre brune qui avait l’air d’avoir l’âge de ma mère ; et un couple, un homme brun, une femme blonde et leur enfant, blond tout comme sa mère, qu’il me semblait avoir déjà croisé lors de soirée mondaine.

-Amaya, m’appela ma mère.

Elle me fit signe de les rejoindre, et je m’avançai hésitante. Toute l’attention des invités se centra sur moi et je me sentis affreusement mal à l’aise.

- Amaya, tu as bien grandi ma petite. La dernière fois que je t’ai vu, tu tenais à peine debout. Viens dans les bras de ta grand-mère ! s’exclama la vieille dame.

Je n’eus pas le temps d’hésiter, sous le regard bienveillant de mes parents, elle me prit chaleureusement dans ses bras et une douce odeur de cannelle et d’herbes m’envahit. Elle me relâcha, et me fit m’asseoir à ses côtés. On resta un petit moment dans salon, puis ce fut l’heure de passer à table. Ma mère avait sorti le grand jeu et préparé une quantité phénoménale de plats tous plus délicieux que les autres, dont un assortiment de fruits de mer dont je ne pouvais plus me passer. Une fois le dîner terminé tout le monde retourna au salon, ma mère proposa du thé aux invités et arrivé comme un cheveu sur la soupe, le père de famille me proposa de faire visiter ma chambre à son fils.

Jusque-là, j’avais presque oublié la présence du jeune garçon qui s’était montré extrêmement discret. Je l’observai pour la première fois. Il était indéniablement plus âgé que moi. Il était également plus grand d’une bonne vingtaine de centimètres. Il avait des cheveux blonds et des yeux bleu clair. Nos regards se croisèrent, il détourna instantanément la tête et rougit. Je lui demandai de me suivre et montai dans ma chambre, avec le garçon sur mes talons.

Le silence régnait dans la pièce, debout dans un coin, il observait les alentours sans dire un mot, et debout à ses côtés, je l’observais lui ne sachant quoi faire ou dire. Nous étions de parfait inconnu et avant lui, je n’avais jamais été en présence de jeune de mon âge.

- Je m’appelle Jey, dit-il soudainement. Et toi ?

- Amaya.

- Soyons amis, annonça-t-il.

Sa main se posa sur mon épaule et me fit sursauter. Je réagis instinctivement, attrapai sa main, la tordis, puis le jetai au sol. Ses yeux s’écarquillèrent d’effroi, et je fis un bond en arrière, encore choquée par ce que je venais de faire. Il se releva, fuis hors de ma chambre et dévala les escaliers. Quelqu’un venait de me proposer pour la première fois d’être son ami, et je venais de tout gâcher. C’était sûr à présent, je ne pourrai jamais avoir d’ami. En tant que cas social, je resterais coincée avec mes parents pour le reste de ma vie.