Chapitre 1 : Nikk, partie 1
Prologue :
Elle me porte dans ses bras, comment peut-elle me sourire, est-ce un rêve ? Est-ce possible ?
Nous sommes toutes les deux prises dans une tempête de flammes bleu et violet, mais elle seule semble en souffrir, sa peau d’ivoire s’émiette comme de l’argile.
Je la vois disparaître de plus en plus.
Je voudrais la retenir, mais rien ne se passe.
Ses cheveux danses devant moi, mais ce sont ses yeux qui accrochent mon regard.
Le souvenir de leurs apparences se grave dans mon âme, dans ma mémoire comme une vérité inéluctable et je suis suspendue dans le temps.
Ses iris reptilienne flotte sur des pupilles ocre et leur fond noir les rendent encore plus intenses, j’y vois l’éternité, si bien que j’en ai le vertige.
Soudain mes oreilles se mettent à bourdonner, ma réalité se disloque, il me faut un peu de temps pour comprendre qu’il s’agit d’un cri. Un hurlement de douleur et d’agonie, mais il s’agit de la voix d’un homme.
Je crois que je sursaute presque en entendant un autre cri plus lointain. Est-ce ma voix ? Comment cela pourrait être le cas, je tourne frénétiquement la tête pour déceler la provenance de ce son, mais je ne vois rien.
Au fond de moi je supplie que le ciel stoppe cette torture, au lieu de ça, un tourbillon nous aspire toutes les deux, je sens l’énergie du monde se précipiter tout autour de nous.
Cela ne peut pas être réel.
Je me concentre sur ses yeux, persuadé qu’il représente mon salut, les battements de mon cœur accélèrent, puis le silence tombe lourdement.
Je suis plongé dans une obscurité totale, quand le soleil vient transpercer mon univers de ténèbres. La tempête n’est plus qu’un lointain souvenir.
Je tente de prononcer quelques mots mais rien ne vient, ni son, ni mot, seule l’idée des sensations et de mes émotions flotte dans mon esprit.
Je ne reconnais rien autour de moi, ma seule certitude et d’avoir dormi très longtemps, peut-être trop longtemps.
Je me redresse en titubant, autour de moi une série de champs de fruits et de légumes me tendent les bras n’attendant que moi pour être cueillies.
Alors que je m’avance pour répondre à ce besoin qui me tiraille le ventre, je trébuche sur une racine et tombe accroupie penchée au-dessus d’un visage stupéfait. J’observe l’expression d’une jeune fille, dont les cheveux bleus entourent le visage comme un halo de lumière.
Mon regard croise le sien, je m’arrête sur cette pupille que je reconnaîtrais entre toutes, c’est celle de mon rêve, la deuxième est pourtant bien différente… C’est comme contempler une galaxie à travers une vitre, elle ne possède pas d’iris, seule une étoile d’or suit mon regard.
Sans que j’y pense je porte ma main à mon visage et la jeune fille en face de moi en fait de même.
Je comprends enfin qu’il s’agit de moi ? Mais je ne me souviens pas qu’il s’agisse de mon visage…
Je suis penchée au-dessus d’une flaque d’eau, c’est mon propre reflet qui me toise de cette manière.
Je secoue la tête. Comment se fait-il que je ne sois pas capable de reconnaître mon propre visage ! ? Frustré, je détourne le regard.
Quelque chose attire mon attention. Au pied d’une vigne une pierre scintille, elle n’est pas plus grande qu’une noix, et quand je la prends dans ma paume, je constate qu’elle n’est pas beaucoup plus lourde non plus, mais la comparaison s’arrête là, car il n’y a rien de comparable, à l’intérieur je peux voir un amas de cristaux desquels émane une multitude de couleurs plus lumineuses les unes que les autres. L’ai-je fait tomber en trébuchant.
Je porte la pierre à mes lèvres, une odeur de rouille s’en dégage. Pendant une seconde je pense m’être blessé avec la racine, mais ma cheville ne montre pas la moindre trace de sang.
Le contact de cette pierre m’apaise, je sens une incroyable chaleur m’envahir, elle me parcourt tout entière et je suis en paix.
Chapitre I : Nikk
Je sors de chez moi, c’est à mon tour d’accomplir les corvées, je devrais m’estimer heureux qu’il fait beau, mais j’aurais aimé occuper autrement mon temps qu’en allant récupérer les récoltes dans les champs, nourrir le bétail ou organiser les provisions en vue des saisons froides.
Qu’est-ce qu’on y peut, tout le monde doit contribuer à la vie de famille, c’est du moins ce que répète toujours mon père.
J’ai déjà accompli un travail de titan quand le temps commence à se couvrir, cette fois, il ne faut pas que j’oublie de fermer la grange, depuis quelque temps, nous avons constaté des vols de provisions.
Il y a une semaine de ça, mon second frère avait même oublié de rentrer Chubby, notre porc que nous laissons dormir à l’abri les nuits de tempêtes.
Je porte cinq sacs remplis de blés que je laisse retomber lourdement au fond de l’habitacle.
Je me retourne et manque d’écraser Chubby, qui semble de pas vouloir que je le laisse seul.
_Désolé mon vieux, je ne suis pas un garde cochon, va te coucher dans la paille et laisse moi terminer mes corvées.
Qui sait avec un peu de chance je pourrais même aller me promener avant qu’il ne fasse nuit, je finis de traire les dernières chèvres naines qui semblent incroyablement méfiantes aujourd’hui.
Mais qu’est-ce qui se passe en ce moment dans cette ferme ?
Le ciel se couvre et de gros nuages noirs escortent la pluie jusqu’au-dessus de notre maison.
Adieu douce promenade…
J’entends Chubby couiner au loin, je me rapproche à petite foulée et constate que les chèvres naines ne l’on pas laisser s’incruster dans leur enclos.
_Mais qu’est-ce que tu fait imbécile, tu as une grange entière pour toi tout seul et toi tu vient t’inviter auprès des chèvres ?
J’emmène Chubby dans la grange et ferme la porte, content que la journée soit enfin terminée, je songe déjà au bon repas de ma mère et au bon feu de bois au coin de la cheminée.
Demain je pourrais profiter d’une grande ballade en forêt loin de cette ferme qui me fatigues.
J’ai à peine le temps de passer le pas de la porte qu’un déluge claque contre les fenêtres et fracasse les volets.
Mon père me demande comment c’est passé ma journée et je lui raconte mes activités du jour, il m’offre un sourire mutique, qui signifie qu’il est fière de moi.
Mon père n’a jamais était un grand bavard.
Ma mère pose le repas sur la table et nous commençons tous à manger dans la bonne humeur, nous discutons des précédents vols, ainsi que des premières pluies de l’année qui de l’avis de mon père ont rarement était aussi destructrices.
Quand ma mère apporte le dessert, elle se tourne vers moi en me sermonnant.
_Que diable avez-vous contre ce pauvre cochon ?
Nous nous tournons tous les quatre vers elle dans un même geste.
_Pourquoi tu dit ça.
_Il est en train de pleurer devant l’enclos des chèvres, la pauvre bête ! Veux-tu bien la mettre à l’abris Nikk.
J’ai beau assurer à ma mère que je l’avais pourtant bien enfermer dans la grange, elle continue de me sermonner en me disant que les cochons n’ouvre pas les portes.
Mes frères me taquine en mimant Chubby me suppliant de lui ouvrir.
Je traîne des pieds et attrape ce fichu cochon.
_Franchement Chubby, comment as-tu réussi à sortir, je t’avait pourtant enfermé !
Chubby semble renâcler tristement.
Je commence finalement à me dire que je perd la tête, je pousse la porte et pose mon petit camarade au milieu de la pièce en le priant de ne pas ressortir une nouvelle fois.
_Bonne nuit Chubby !
Je me dépêche de fermer la porte, mais je ne me suis éloigné que de quelques pas quand je l’entend s’ouvrir, je me retourne précipitamment et n’en crois pas mes yeux.
Chubby, devant moi me regarde abasourdi, derrière lui la porte claque.
Notre voleur !
Je savais que je n’étais pas fou, la moutarde me monte au nez quand je me rend compte que je me suis pris une réflexion à cause d’un vagabond qui se permet de squatter notre grange et de virer notre cochon !
Je m’engouffre à l’intérieur et tombe nez à nez avec l’inconnu qui dérange notre ferme.
_Toi tu n’es qu’une espèce de…
Je baisse les yeux et découvre une fille bien plus jeune que moi, ses cheveux bleus sont en batailles et du foin en dépasse.
Jamais je n’avais vu des yeux comme les siens, ni de regard aussi intense, une lueur d’intelligence et courage les animes.
_De gamine… ?
Elle me toise l’air offensé et croise les bras, il est clair qu’elle comprends ce que je lui raconte.
Je pointe ses cheveux du doigt et en retire une paille de foin. Elle l’attrape et la contemple en silence, elle me sourit et change presque immédiatement d’apparence.
À présent nous avons la même coupe de cheveux et le même visage.
Ma mâchoire manque de percuter le sol, je crois bien n’avoir jamais rien vu de tel.
Je bafouille, je m’approche et sans y penser je lui pince les joues, peut-être qu’il ne s’agit que d’une hallucination, est-ce que cette ferme aura finalement réussi à me rendre fou ?
Un petit couinement de douleur franchit le seuil de ses lèvres et elle retrouve son ancienne apparence.
Je me frotte les yeux, tandis qu’elle se masse les joues, les yeux brillant.
Les mots me manques pour exprimer mon trouble, elle me foudroie du regard, elle n’a sans pas apprécié que je la pince.
_Euh, désolé…, c’est juste que je n’avais jamais vu de…
Finalement je laisse tomber et décide de changer de sujet.
_C’est toi la voleuse ?
Elle penche la tête sur le côté, il est clair qu’elle ne voit pas de quoi je parle, elle paraît très jeune mais elle devrait être capable de parler à son âge, non ?
Chubby se faufile entre mes pattes pour aller se frotter à la petite fille.
Elle grimace et lui montre l’extérieur de son index, Chubby couine mais sort sans attendre.
_Mais tu es qui, tu viens d’où ? T’as perdu tes parents ?
Elle secoue la tête et hausse les épaules, la conversation risque d’être compliqué, je soupire et la contourne. Au niveau du grenier je vois un linge dépassé, visiblement c’est ici qu’elle doit dormir.
Je réfléchis à toute vitesse, je n’ai pas le cœur à la chassée, je ne sais pas quel âge elle a, mais elle semble encore plus jeune que moi et elle ne peux même pas communiqué.
Je ne crois pas pouvoir en parler à ma famille non plus, elle ressemble trop a un démon pour cela .
Je pose ma main sur son épaule.
_C’est bon, tu peux rester, je m’occuperait de toi, ça ne doit pas être si compliqué, je m’occupe bien des chèvres naines et des poulets à la ferme, ça ne doit pas faire une grande différence…
Elle hausse un sourcil mais acquiesce.
_Bon par contre il ne faudra pas qu’on te voit sortir de la grange, je ne suis pas sûr que mes parents accepte ta présence, tu comprend ?
La petite opine toujours sans dire un mot.
Maintenant que je suis rassuré, je décide de la laisser et de lui rapporter quelques affaires qui pourrait lui être utile.
Avant de quitter la grange je vois Chubby nous regarder sous la pluie, je lui fait signe de rentrer et me tourne vers ma nouvelle amie.
_Par contre il faudra que tu laisse Chubby dormir dans la grange avec toi, sinon ma famille va se poser des questions…
Elle soupire et croise les bras l’air renfrogné, mais je penses que c’est sa manière d’accepter malgré sa contrariété.
Quand je rentre enfin chez moi, ma mère m’attends les bras croisés, je crains durant un instant qu’elle nous ait vus par la fenêtre.
_Alors, Chubby ?
_C’est bon, je l’ai rentré, il ne sortira plus.
Mes frères m’applaudissent avec beaucoup d’humour pour me charrier, ma mère leur fait les gros yeux et se tourne de nouveau vers moi.
_Qu’est-ce qui t’a pris autant de temps mon chéri ?
J’improvise un mensonge honteux en fuyant le regard des membres de ma famille.
_Une planche à l’arrière de la grange est tombé, sans doute à cause des précédentes tempêtes, il m’a fallu le temps pour la remettre, ça doit être pour ça que Chubby a réussi à sortir de la grange ses derniers jours, il ne doit pas être si bête se cochon.
Ma mère me félicite pour ma soi-disante « application ».
Je ne peux pas m’empêcher de grimacer quand elle me fait remarquer que je serait un excellent fermier.
Je refuse de rester ici à m’occuper du bétail et de rabrouer la terre toutes la journée, sans parler des ces maudites fêtes de paysans, soit-disantes conviviale…
Je me contente de sourire poliment et me dépêche de rejoindre ma chambre où je cherche d’anciennes affaires à moi dans mes tiroirs, des livres de lecture, d’écriture, de mathématique, d’anciens vêtements.
J’enroule le tout dans un drap que je glisse sous mon lit, je regarde une dernière fois par la fenêtre en direction de la grange.
Peut-être qu’elle pourra m’aider à m’enfuir d’ici plus tard, je suis certain qu’elle doit en avoir vu plus que moi sur la ville.
Le soleil se lève et comme chaque matin à la ferme, ma famille et moi nous levons en même temps que lui.
Quelques fois, renoncer à une ou deux heures de sommeil pour admirer les rayons du soleil en vaut la peine, mais pas aujourd’hui, puisqu’il y a de la brume et du vent. Je me lève donc en traînant des pieds.
Mon seul réconfort est que ce n’est pas mon tour de m’occuper du bétail et de tout le reste aujourd’hui. Je me frotte les yeux à moitié endormie devant le copieux petit déjeuner que ma mère se dépêche de dresser sur la table.
Au moins moi, j’ai eu la chance d’avoir un peu de soleil la veille pour ma journée de besogne…
Ma journée de besogne ? Oh mince, la gamine, je l’avais presque oublié celle-là !
Je sursaute presque en me rappelant que je lui ai autorisée de rester dans notre grange la veille.
Alors que j’avale précipitamment ma dernière tartine, une idée absurde, enfin je l’espère me traverse l’esprit…
« Est-ce que les démons mange les cochons ? »
…
Nan, elle ne mangerais pas Chubby quand même ! Si ?
Une fois mon repas terminé je disparais à l’étage fouille sous mon lit et attrape le baluchon que j’ai préparé la veille, quand je traverse la cuisine, mes parents me dévisage.
_Où vas-tu de si bon matin ? Mon père fixe le balluchon que j’ai noué autour de ma taille d’un œil mauvais.
Sa réaction ne m’étonne pas vraiment, enfant il m’arrivait fréquemment de fugué, je tentais par tout les moyens de rejoindre la ville et de fuir cette foutue campagne. Plus d’une fois mon père m’a traqué sur des sentiers ou des collines, une fois je l’ai même entraîné jusque’à la limite du bourg voisin. J’ai évidemment arrêté d’essayer de fuir surtout quand je me suis retrouvé dans la charrette du vieux Borin, ce vieux fou y avait stocké des tonneaux, que j’imaginait partir pour la ville, seulement j’ai très vite déchanté quand j’ai compris qu’il voulait les utiliser pour faire un feu de joie à l’occasion de la fête traditionnelle du village.
_Je vais dans les bois voisin, j’emmène de quoi lire et affuté mon couteau, je ne penses pas rentrer avant le soir !
Mon père acquiesce rassuré et reporte son attention sur le journal de la ville, ces derniers temps je le vois de plus en lire des articles sur la lutte contre l’esclavage, pourtant il refuse toujours d’en parler avec nous.
_Attends mon chéri, si tu pars toute la journée je vais te préparer de quoi manger dehors, mes fils ne passerons pas une seule journée le ventre vide, que tous les Thalus m’en soit témoins !
Je dois me retenir de lever les yeux au ciel, je remercie ma mère et leur souhaite une bonne journée.
Mon frère est occupée à nourrir les poulets quand je me glisse discrètement dans la grange. Pour la deuxième fois en deux jours je manque d’écraser Chubby, la pauvre bête dors tout prêt de la porte dans un courant d’air, j’imagine que la gamine au cheveux bleus n’y est pas pour rien…
Au moins cette fois-ci elle ne l’a pas mis à la porte.
_Eh oh ? La fille bizarre aux cheveux bleu ? Tu es là ?
Je lève la tête et vois sa frimousse dépasser du grenier, elle me fait un petit signe de la main avant de me rejoindre, alors qu’elle descend l’escalier, je la vois échapper un objet, elle manque également de se casser la figure mais parvient à se rattraper au dernier moment.
L’objet roule dans ma direction et s’arrête à mes pieds, sans le ramasser je me penche pour l’observer de plus près.
_Oh, bah ça alors…
Ma démon de compagnie se penche et récupère l’objet avec précaution.
_C’est à toi ?
Elle hoche rapidement la tête.
_Tu sais ce que c’est au moins ?
Cette fois-ci elle hausse les épaules, je pointe du doigt la petite sphère et commence à lui expliquer ce que j’en sais.
_Cette pierre est utilisé contre les criminels, elle draine la magie de quiconque la touche. C’est dingue que tu sois capable de la porter ! Quand j’étais petit ma mère m’a dit que jadis, elles ont été crées à partir du sang des gardiens, en fait cette pierre est aussi flippante que toi !
Elle m’offre une oeillade peu amène et reporte son attention sur la pierre qui scintille d’une multitude de couleurs au creux de sa paume.
_Co-comment…, ça… appelle ?
Cette fois ci, c’est à mon tour de devenir muet, je crois bien que c’est la première fois que je l’entends parler, elle a du mal a articuler les mots et sa voix semble un peu cassé, mais c’était bel et bien une phrase, dans ma langue qui plus est.
_Euh, on appelle ça de l’Ethernium.
_E-ether-ni-um, Ethernium. Ethernium !
Elle marmonne le mot à plusieurs reprises comme pour l’inscrire dans sa mémoire, pour une fille, je la trouve plutôt amusante enfin de compte. Mais nous n’avons pas le temps de jouer avec des pierres dangereuses, mon frère pourrait se pointer à tout moment…
Je dénoue le baluchon de fortune et attrape une ancienne veste à moi que je jette sur mon amie démon.
_Vite enfile-la, ça devrait être à ta taille, il fait trop froid dehors pour que tu sortes dans ces haillons !
Sans tergiverser, elle fourre son maudit cailloux dans sa poche et enfile ma vieille veste. Bon, eh bien nous sommes tous les deux certains d’une chose à présent, je n’ai vraiment aucun sens des mesures, car le vêtement qui « devrait » être à sa taille lui arrive aux chevilles, je l’entends ricaner.
Elle n’a pas le temps de remonter ses manches, qu’elles retombes lourdement .
_Bah c’est mieux que rien, il faudra que tu t’en contente ! Je ne peux m’empêcher de bougonner en la voyant se moquer de moi, je la traîne par la manche dans le fond de la grange et fait sauter l’une des planches d’un coup de pied.
L’ouverture est parfaitement à sa taille, elle a à peine besoin de se pencher pour passer, quand à moi je doit me recroqueviller pour me glisser entre les planches.
Une fois sortis je pose une pierre contre l’ouverture pour maintenir la planche en place.