Prologue : " Vivre Dans Ma Peau "
Ahhhhh...
-Debout marmotte, tu vas être en retard.
La voix agaçante de ma petite sœur me réveille en sursaut et me donne envie de la tuer.
Je la tire donc vers moi et nous tombons dans le lit, ce qui nous entraîne dans un combat que je gagne toujours.
-C'est bon t'as gagné mais lève toi, on t'attends dans la salle à manger, me dit t-elle en rigolant.
Je la laisse partir et me dirige vers ma salle de bain. Je fais tout mon tralala et m' habille comme une responsable car aujourd'hui c'est le grand jour. Je vais enfin commencer mon stage. Je suis sur le chemin de la réussite et de mes rêves, j'ai un CV plein et je sens que c'est mon année. Quoi de mieux, hein ?
Je pends mon téléphone et mets de la musique aussi forte que je peux, je danse alors en direction de la salle à manger en chantant et bougeant mon corps comme jamais. Et tout ça sur love not war de Jason Derulo.
I Know money can't buy, buy, buy your love
I guess i didn't try, try hard enough. But we could work this like a nine-to-five, oh, oh...
Et quand j'apparais dans la salle à manger, ya m'a soeur qui chante plus fort que moi, on dirait que j'ai mis la chanson pour elle.Mes parents, nous regardent seulement avant de parler.
Can we just make love, and not war ? Oh oh, baby
Can we just make love, not war ? Oh, oh
Je prends ensuite la main de ma mère et la fais tourner sur le refrain,ce qui la fait rire comme tout.
Not war baby...
C'est sur cette dernière note que je m'arrête pour rire avec ma mère et ma sœur.
-Vous avez fini? Demande mon père.
-Oui !Bonjour tout le monde ! Dis-je en souriant.
-T'es folle Maryssa ! s'exclame ma mère.
Oh désolée ! j'avais zappé les présentations. Vous n'êtes sûrement pas là pour écouter une folle comme moi chanter sans se présenter,alors commençons :
Moi, c'est Maryssa Diakité. Oui je sais que c'est pas commun pour une guinéenne, c'est mon homonyme qui s'appelait comme ça et elle est décédée de l'asthme (Rip). C'était une merveilleuse personne, et sa mort m'a bouleversée vu qu'on était super proche. Mais bon, c'est la vie... Même si parfois sa présence me manque de ouf.
Pardon, je ne voulais pas du tout gâcher l'ambiance alors...
Je viens de terminer mes trois ans de licence en Banque, finance et assurance, je commence mon stage aujourd'hui et j'ai vingt et un ans.
Ma mère est médecin, mon père avocat et ma sœur une lycéenne imbécile, voici ma petite famille, vous en saurez davantage en temps, en heure et...
-OH MON DIEU, AHHHHHHHH !!!
On sursaute et moi en renversant presque mon café.
-YA QUOI ?, demande ma mère affolée.
-Le jeune business man le plus connu actuellement en Guinée est de retour et il a trop la class.
Quand elle a dit ça, on l'a tous regardé comme si on voulait la tuer, car c'est le cas.
-Tchurrrr, je dis en même temps que ma mère.
Mon père, lui se lève doucement et prend ses affaires :
-Moi je m'en vais, je suis pas si vieux mais la crise cardiaque est une expérience que je veux pas tenter, sur ceux au-revoir.
On rigole tous, et il s'en va. Nous commençons à manger avant que je ne demande à ma sœur :
-Au fait, c'est qui ce type ? j'entends trop parler de lui actuellement.
-T'es sérieuse là ? Tu ne connais pas ce jeune homme beau, intelligent et très bon en affaire. Il était en France pour les affaires ces derniers temps. Il a une entreprise pétrolière et vient d'être nommé directeur général d'une banque, et toi tu le connais pas sérieux ?
-Heureuse de savoir que tu connais toute sa vie et arrêtes d'exagérer tu veux ? Je suis certaine que c'est encore l'un de ces gros connards de riches guinéens.
-Mais oui c'est ça, mon œil oui. Mais ce que t'oublie grande soeur c'est qu'on peut pas être si parfait physiquement et intellectuellement et être un connard, c'est im-po-ssi-ble !
-Et qu'est ce que t'en sais toi, tu vis avec lui peut-être ? Souviens toi ma fille que les apparences Sont très souvent trompeuses, il peut être un connard ou pas, ça seul Allah le sait, intervient ma mère.
Ma sœur lève les yeux au ciel sans rien dire et sans que ma mère ne la voie bien sûre, elle serais morte sinon ( Mère africaine ) et moi je hoche la tête en souriant. Je suis parfaitement d'accord avec elle quand on ne sait rien d'une personne mieux vaut ne rien dire sur elle.
Car seul Allah sait !
Et on ne vit en aucun cas dans sa peau.
Je me demande même à quoi il peut bien ressembler ce type. Hum...
~~~~
De l'autre côté de la ville
-NON !
Je me réveille encore une fois en sursaut. Moi qui croyais que ces cauchemars avaient pris fin. Mais non, apparemment mon passé prend toujours malin plaisir à me suivre et qu'est ce que je déteste cela.
Et voilà que je suis tout en sueur maintenant.
BORDEL !
-Bébé, qu'est ce que tu as?
-Rien.
-Mais-
-J'ai dis rien putain ! Et arrêtes de m'appeler Bébé, je ne suis pas ton bébé ! Siflais-je entre les dents énervé.
Elle se tait et je la sens même qui frisonne légèrement. Non mais franchement, elles croient toutes que tu leur appartienne après seulement une nuit de jambes en l'air.
Une seule nuit pour me changer les idées depuis mon retour dans ce pays de mes blessures. Et elle, elle me prend pour acquis. Qui sortirait en plus avec une fille de sa catégorie ? Pathétique !
Mon téléphone sonne à ce moment, je me relève légèrement pour voir qui c'est et...
-Non putain, pas elle ! Soufflais-je exaspéré.
Conversation téléphonique :
Moi : Quoi encore Djamila ?
Djamila : t'es sérieux là ? T'as débarqué hier, je n'ai pas cessé de t'appeler et toi tout ce que tu me réponds c'est quoi?
Moi: oui c'est vrai... désolé, c'est juste que j'étais un peu...comment dire(je regarde autour de moi et vois le visage de la meuf dont je connais même pas le nom dans le lit de la chambre d'hôtel) j'etais occupé voilà tout !
Djamila: t'es avec quelqu'un c'est ça ? C'est qui cette meuf ?
Moi: on ne pourrait pas en parler plus tard ?
Djamila: non, je veux savoir maintenant.
Moi: et ben moi je n'ai pas du tout envie d'en parler. Bon, on se voit à la maison, je t'aime sœurette. Bisous.
Djamila : mais-
Fin de la conversation téléphonique
Je lui ai raccroché au nez, je sais qu'elle me tuera plus tard mais je ferai avec. Je me lève et pars sous la douche. Je me change et reviens.
La fille est toujours sur mon lit, à moitié nue, entrain de me dévorer du regard pendant que je prends mes affaires.
-Tu t'en vas déjà ? On ne pourrait pas rester encore un peu dans ce lit, me dit t-elle tout bas.
-Mademoiselle est déjà accro c'est ça ? Demandais-je en souriant.
-Comment ne pas l'être avec ce corps ? C'était l'une des meilleurs nuits de ma vie.
Je souris encore plus sournoisement. Cela ne me surprends même pas. Toutes aussi faciles ces meufs quand elles voit mes sous.
-Et bien tu vas devoir rester sur ta faim, parceque le buffet est fermé ma poupée ! Et aussi parceque moi j'ai un travail, oui moi je travaille.
-Alors peut être une prochaine fois.
C'est là que j'eclate de rire, non mais elle se croit où la petite. Elle est vraiment trop drôle... je la vois fronçer les sourcils et perdre son sourire.
-Il n'y aura plus de prochaine fois avec toi parceque vois tu... Je déteste les femmes beaucoup trop collantes comme des aimantes. Maintenant contente toi simplement de ta paye et va t'en dès que je serai parti. J'ai déjà tout réglé.
Sur ceux, je sors de la chambre et m'en vais rejoindre mon chauffeur dans la voiture. N'importe quoi cette histoire, elle a même réussi à me mettre de mauvaise humeur cette fille (dont j'ignore encore le nom).
-Bonjour Aly !
-Bonjour monsieur, je vois que vous vous êtes bien amusé cette nuit !me répond t-il souriant.
Je souris à mon tour, si ce n'est lui personne n'oserait me dire ça. Aly, c'est mon compagnon en tout, il est plus âgé de deux ans. Pourtant il m'appelle toujours monsieur même si je lui ai dis non.
Il me dit toujours que c'est normal, vue que c'est mon employé et que c'est moi le patron.
-Moi je dirai plutôt distrait, au final cette nuit n'était pas aussi amusante que ça. Surtout vue que mes anciens démons sont encore là et que la fille était sans intérêt.
-Pour les démons, ça ne sera pas facile car ça fait parti de vous et pour la fille, sincèrement vous méritez mieux, et je suis sûr que ça viendra, il me répond doucement.
-Tu t'es réveillé d'humeur romantique ou quoi ? Pour moi, il n'y a jamais été question d'amour, il n'y a que mon travail qui m'intéresse.
-Peut être que si vous arrêtiez d'être grognon et essayez d'être plus charmeur, vous arriverez à draguer plus que votre argent.
-Et bien je ne peux pas, je laisserai toujours ma tune draguer et faire le boulot à ma place. Je suis juste ainsi. Bienvenu dans ma peau Aly ! Rigolais-je.
Il secoue la tête en riant avant de démarrer. Je reprends ensuite mon aura sérieux des affaires, un air sans pitié, c'est à dire un air professionnel.
Car rigoler pour moi, c'est réservé à des quantités de personnes. Dans les affaires, je ne rigole pas, avec les autres non plus. Ma vie est cadrée, très cadrée.
Alors bienvenue à vous, merci de vivre dans ma peau et enchanté je suis le très grand Gassim Djalo.
Ma vie... vous allez bientôt la découvrir, ne spoilons rien du coup.