Cauchemar

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Summary

Une petite famille charmante, pour se donner une nouvelle chance, décida de quitter Londres, pour venir s'installer dans un magnifique manoir, en Roumanie, dans l'espoir de faire table rase du passé, et de commencer une nouvelle vie. Mais cependant, comme dans toute attente, les choses ne se passeront pas comme elle le souhaitait, et le séjour qui était au départ paisible et radieux, se transformera peu à peu, en un véritable cauchemar.

Status
Complete
Chapters
19
Rating
3.7 3 reviews
Age Rating
18+

Chapitre I : Panique



Une porte ouverte, le mouvement de va et vient de cette dernière, dû au craquement du vent, laissait un son aigu qui dérangeait l'oreille, sombre était de l'intérieur.


Les feuilles mortes se détachaient des arbres...un silence... Un silence qui pouvait presque tuer.


Quelqu'un ouvrit la porte qui s'était soudainement refermée brutalement et cette personne hâtait ses pas, c'était une fille, habillée en robe bleue, elle était essoufflée, du sang était sur son crâne, comme si elle s'était cognée violement contre un rocher.


Se retrouvant en pleine nuit, perdue toute seule, au bon milieu d'un sentier, recouvert d'herbes sauvages, la fille semblait être dans une panique total.


Elle heurta une pierre qui la fit tomber par terre, dans la boue, elle se releva, et regarda en arrière vers le manoir d'où elle était sortie, la porte était grande ouverte, une autre personne se tenait juste au seuil de l'entrée du manoir.


La pénombre voilait son corps long d'environ trois mètre de haut, son bras gauche était pointu, telle une aiguille, son regard était si animal et si intense, que ses yeux rayonnaient fortement de blanc dans le noir.


La fille en hâtant ses pas trébucha de nouveau et tomba, elle se releva, trébucha encore et tomba, se releva de nouveau, trébucha encore et tomba à plat sur son ventre, pou ! Lentement elle releva la tête tout en soufflant.


Puis elle s'appuya sur ses petites mains qui étaient étrangement ensanglantées, elle se releva encore, puis elle reprit sa course.

Elle arriva devant la porte d'une cabane et y frappa de toutes ses forces.

- Ouvrez moi ! Ouvrez moi !

Il va me prendre! Il veut me tuer ! S'il vous plaît ouvrez ! Criait-elle avec larmes.


Elle se retournait de temps en temps, l'homme qui l'a poursuivi n'était plus derrière elle, qu'un chemin vide, des feuilles mortes, du vent qui soufflait sur ses cheveux bruns, des arbres de part et d'autre, à présent la porte devant elle se mit à s'ouvrir, s'ouvrir, s'ouvrir, s'ouvrir...


Elle fit marche arrière, un vieil homme sortit, qui y a-t-il ? Marguerite ??


- Il est là, monsieur Pierre, faites-moi entrer s'il vous plaît, dit-elle.


Pierre la fit entrer et verrouilla la porte derrière lui.


- Est-ce que ça va?


- Il y a un homme qui veut me tuer !


- Qui ça ? Qui veut te tuer ?


- Il est dehors, dehors, oui là dehors, je le sais, il attend juste que je sors, gardez-moi près de vous... s'il vous plaît !


Pierre se dirigea vers la fenêtre pour voir, il n'y a personne dehors, de qui parle-t-elle ? Tout est sombre à l'extérieur est-ce le tueur dont parlait cette fille la dernière fois? se dit-il.


Une femme vint au salon où ils étaient en disant : bon sang Pierre c'est quoi tout ce vacarme? Il fait tard et...


Elle resta bouche ouverte, l'air très étonnée, ses yeux posés sur Marguerite, Pierre brisa le silence et dit : je sais ce que tu vas me dire mais cette petite a besoin d'aide!


- Non! Répondit la femme, cette fille est une malédiction elle a tué ma petite fille! Je ne veux pas qu'elle reste ici, tu n'as qu'à la jeter dehors !


- Mais Freyja ce n'était pas de sa faute, et ce n'est qu'une petite fille, tu te souviens de ce qu'a dit père Benjamin ?


- Je sais très bien, ce qu'a dit père Benjamin, mais... Cette fille restera à jamais l'incarnation du mal, le diable en personne, elle respire le mal, elle mange le mal, elle dort avec, se lave avec, il aurait mieux fallu que tu ne sois venue au monde !!


- Je suis désolée, vraiment désolée, madame Freyja, mais s'il vous plaît, ne me laissez pas dehors! Affirma la petite avec le visage mouillé de ses propres larmes qui devinrent du sang.


- Voilà, voilà encore, ses yeux se mettent à pisser du sang, Pierre, cette fille est une malédiction! Affirma Freyja à voix haute.


Pierre prit un linge et essuya le visage de la petite, cette dernière murmurait : il est dehors, il est dehors, il...il veut me tuer...


-Où sont tes parents Marguerite ??


- Ils sont tous... Ils sont tous morts, je suis la seule survivante il ne faut pas que nous restons dans ce village, partons d'ici au plus vite !


- Quoi ?? Tous mort ??


- Tu vois ? Père Benjamin nous avait prévenu, cette fille traîne avec elle le mal, et maintenant elle a tué sa propre famille !


- Tu n'en sais rien Freyja, je vais aller vérifier !


- Non, ne me laisse pas avec elle Pierre !!


- Si c'est vrai que la personne qui cherche à la tuer est dehors, et que c'est lui qui a tué sa famille, alors il vaut mieux que vous restiez ici, si je ne reviens pas avant dix minutes, partez d'ici au plus vite compris ??


Freyja fut sans voix, la petite était assise sur un canapé rouge, autour de son cou était le linge blanc ensanglanté.

Pierre sortit et les laissa au salon.


Freyja s'assit en face de Marguerite, sur le canapé rouge, qui était en face, son corps transpirait et tremblotait.


- Pourquoi est-ce que tu dois toujours revenir dans notre maison? Elle n'était qu'une enfant, âgée de 8 ans, à son âge elle avait sûrement plein de rêves... J'aimais brosser ses cheveux blonds, caresser ses tendres joues roses... affirma Freyja.

Cette dernière releva ses yeux sur Marguerite qui sur ses joues roulaient de grosses larmes de sang.


Freyja reprit la parole et dit : mais un jour une petite fille vint la voir et depuis elles devinrent des meilleures amies, elles étaient toujours à deux, inséparables, je me disais, waouh ! ma petite fille a trouvé une sœur, parce qu'elle ne pouvait plus en avoir, sa mère avait déjà atteint la ménopause et ne pouvait plus mettre au monde, c'était en hiver, froid était le souffle, souffle était la neige, sur un lac gelé, elles s'étaient aventurées trop loin de la maison, maman on revient je t'aime, me dit ma chère petite Mélanie, le temps passa, elles ne revinrent pas à la maison, mon cœur ne tenait plus debout, pourtant je l'avais interdit de s'y rendre pour jouer, parce que la glace pourrait se briser, en arrivant sur le lieu sa chère amie n'était pas là, elle l'avait abandonné, elle était coincée sous la glace... Ma Mélanie était morte, sa peau toute pâle, ses yeux grands ouverts... Père Benjamin avait raison, tu n'es pas une fille normale !! J'aurai dû te jeter dehors !


- Non pitié, je n'ai pas tué Mélanie...


La tête de pierre tomba au milieu d'elles, du sang jaillit sur leurs vêtements, Freyja cria en reculant les mains derrière ses hanches, pi...pi...Pierre ? Oh mon Dieu, se dit-elle.


La tête de pierre gisait sur la table les yeux ouverts, tournés vers les regards de Freyja, soudain la petite Marguerite leva la tête et affirma à voix basse : il est ici...


- Quoi ?


Un petit grognement semblable à celui d'un chat qui veut mordre émana du plafond.


- Il est ici, affirma la petite les yeux fixés en haut.


Freyja leva les yeux et aperçut une silhouette d'homme dans la pénombre, accrochée telle une araignée sur le plafond, Cours! Marguerite sauve-toi ! Cria-t-elle.


L'homme dans le noir accroché au plafond retomba sur ses pattes au sol, et transperça la poitrine de Freyja avec son bras pointu, le cœur de cette dernière se détacha de son buste et s'écroula par terre, puis d'un seul geste, il la termina par une tranche verticale de sa tête qui se sépara en deux et tomba des deux côtés.


Marguerite hâta ses pas et sortit par la porte du derrière, elle suffoquait, perdue dans le noir complet de la forêt, le bruit des chauves-souris et des corbeaux la parvenait aux oreilles et la faisait regarder de tous les côtés, sans savoir que par après elle tomberait en chute libre dans un trou noir sans fond...


L'homme à la main pointue arriva au trou, mais il ne sauta pas à l'intérieur, il regardait juste avec calme, la lumière de la pleine lune derrière lui, créait une ombre sur son visage, mettant en éclat ses yeux rayonnant de blanc, puis après quelques secondes, il repartit comme si de rien n'était.


Quelque part au sud de la Roumanie, année 1847...


À suivre.

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